France – Les militaires et policiers ne sont plus payés

Depuis quelques jours, diverses informations et mails me faisaient état que les policiers, militaires, crs, marins et pompiers (français, pas albanais) n’étaient pas remboursés de leurs primes de déplacement, frais, prime para TAP, etc.

Mises bout à bout, ces informations vous montrent que l’Etat français est bien en faillite. Mais maintenant c’est encore plus grave : ce sont leurs soldes qui ne sont plus payées ou alors avec beaucoup de retard.

Publié le : mercredi 30 novembre
Source : jovanovic.com

Quand vous pensez que ces hommes risquent leur vie… Commentaire de XX à qui j’ai demandé confirmation, et je l’ai eue, "De toute manière, les seules balles qui aient jamais frôlé les généraux qui conseillent Sarkozy, c’est des balles de tennis ; ils ne voient même pas ce qui se passe dans les régiments, en bas, sur le terrain, alors que vous, journaliste, vous arrivez à le voir. Ils ne payent plus leurs hommes. Dans la Marine, c’est même pire.".

Et voici une autre source qui nous le confirme :

"Des dizaines de militaires de l’armée de terre n’ont toujours pas été soldés pour le mois d’octobre 2011. Nous ne pouvons passer sous silence le fait que de nombreux militaires (de l’Armée de Terre) n’ont toujours pas été soldés au titre du mois d’octobre. On est en droit de se demander s’il s’agit d’un effet de la crise financière qui secoue notre pays ou d’un bug informatique extrêmement fâcheux ?

Les militaires, après avoir rendu compte à leur hiérarchie, tiré toutes les sonnettes à leur disposition et face à la passivité de leurs chefs et des services censés les administrer, se sont tournés alors vers l’Adefdromil. Que le ministre Longuet se rassure : toute l’armée française ne nous a pas téléphoné ! Enfin, pas encore !

Mais, une vingtaine de militaires d’un régiment du Sud, plusieurs dizaines dans l’Est, une quinzaine en Ile-de-France nous signalent n’avoir rien reçu sur leur compte bancaire.A cela s’ajoutent le retard important dans le paiement des frais de déplacement et de changement de résidence, qui correspondent au coût de la mobilité imposée aux militaires, ainsi que des délais interminables de paiement des soldes OPEX sur divers territoires.

Explication donnée : bug informatique. Ben voyons ! Comme à La Poste et dans les autres banques ?

Comme les gros chèques que les banques perdent et qui resurgissent soudain au bout de 20 jours ? Personne n’est dupe. Ensuite bug logiciel chez les paras aussi ? Un autre pour les marins ? etc ?, sachant que tous ces gens sont de toute manière gérés par des administrations totalement distinctes…

Et c’est la même chose pour les CRS… Les frais, primes et autres ajustements ne sont plus renboursés…. Le décalage de paiement des frais atteint parfois de 10 mois ! Les chefs de corps n’arrivent plus à tenir leurs hommes.

Question : quelle mouche à piqué l’Elysée ? Ne pas payer la garde prétorienne revient à se suicider, au pire, à ce qu’elle se révolte et prenne le pouvoir voyant que d’un côté ils dépensent des milliards à bombarder la Lybie, et que de l’autre ils ne payent pas le soldat de base ?

C’est du jamais vu… Ou plutôt si. On sait comment cela se termine quand les gens d’armes ne sont pas payés par les politiques… J’espère pour les ministres de Nicolas Sarkozy que les policiers du service de protection des hautes personnalités ne vont pas s’énerver à attendre le remboursement de leurs primes et frais…

Voilà une information que vous ne verrez pas dans le Figaro et ailleurs, et pour cause… Le Figaro appartient à un marchand d’armes. Bien le bonjour à M Longuet et aux officiers du SIRPA…

Voici ce que nous dit un policier d’une compagnie de CRS :

"Je suis CRS, et la crise nous touche également. En effet nos heures supplémentaires du troisième trimestre ne nous ont pas été payées, à priori elles nous serons versées en janvier voire février. De plus nos indemnités de déplacement de novembre et décembre ne nous seront pas payées non plus cette année mais en 2012.

Pour faire des économies, plusieurs compagnies ne sont pas employées et restent dans leur cantonnement, avec comme conséquence du repos forcé pour les fonctionnaires de ces compagnies et donc les jours de repos fondent comme neige au soleil.

Que fera notre hiérarchie quand les jours de repos tomberont à zéro : chômage technique ?

Et on nous reparle de la suppression de compagnies après mai 2012 mais cette fois ce ne serait pas 2 compagnies mais 20 ! Pour cette dernière info, ce ne sont pour l’instant que des bruits de couloirs mais curieusement les délégués syndicaux quelles que soient leurs paroisses ont les mêmes infos, et il n’y a pas de fumée sans feu…

Les fonctionnaires des compagnies supprimées seront reversés dans les commissariats en manque d’effectifs, et les casernements seront vendus.

Bien entendu nos politiques visent à détruire notre statut spécifique dans la police nationale, nous sommes le seul corps où les heures supplémentaires sont payées, et nous bénéficions d’indemnités de déplacement comme les gendarmes mobiles.

Pour répondre à votre question nous nous laisserons pas faire, il y aura un mouvement de grogne mais nos syndicats nous préparent déjà à ces suppressions, je crois que malheureusement tout ceci est inévitable."

Un autre témoignage d’un soldat de base du XXXX, une source indirecte, mais qui va dans le même sens : "Nos primes sont pas payées depuis 10 mois, j’ai des potes qui sont partis 5 mois au XXXX et dont les primes seront payées qu’en janvier, c’est-à-dire que certains mecs ont pris des crédits avant de partir qu’il devaient rembourser au retour mais sans prime, ça fait mal.

Le coup des primes je le vis en direct ; et j’ai fait une mission XXXXX l’année dernière qui n’est toujours pas finie d’être payée ; ils ont plus une tune !"

La conclusion de Jacques Bessy est encore plus intéressante :

Ce que le troupier d’en bas ignore, c’est que ce genre de bug a peu de chances de survenir pour les grands chefs en région parisienne. En effet, il existe un service spécial rattaché à la DGA, la Délégation Générale pour l’Armement : le SPAC.

Il s’agit du Service Parisien de l’Administration Centrale qui compte environ 1500 agents dédiés à servir tous les galonnés d’en haut : contrôleurs généraux des armées, administrateurs civils, officiers généraux qui servent au secrétariat général pour l’administration (SGA, au cabinet du ministre, etc. jusqu’au service automobile.

Cette appellation discrète donnée à un service pléthorique n’est pas sans rappeler le camouflage du service de renseignement du Colonel Paillole sous l’appellation de Travaux Ruraux opéré pendant la deuxième guerre mondiale.

Faut-il in fine avoir recours à la fameuse citation, sans doute apocryphe figurant en exergue des Centurions de Jean Lartéguy : "Que Rome prenne garde à la colère des légions !"

Conclusion : engagez-vous et ouvrez un compte à La Poste dont le système informatique, dès qu’il s’agit de prendre du liquide, est toujours en panne. C’est top…

Le Post

Un bijoutier braqué chaque jour en France

L’année 2011 devrait s’achever sur près de 350 vols à main armée contre les bijouteries. Un record. Samedi encore, un commerçant a été tué à Cannes. Décryptage d’un phénomène préoccupant.

Des hommes, encagoulés et armés de kalachnikovs, qui font irruption dans une bijouterie avant de briser les vitrines à coups de hache et de dérober tous les bijoux exposés en moins de deux minutes… Cette scène s’est répétée plusieurs centaines de fois, ces dernières années, en France. Entre 2005 et 2010, le nombre de braquages de bijouteries-joailleries a littéralement explosé, passant de 88 vols à main armée à 299, soit une augmentation de 239%!

Et les chiffres pour l’année 2011 s’inscrivent dans la même tendance.

« A la fin du mois d’octobre, nous avions déjà enregistré 299 braquages de bijouteries, soit autant que pour toute l’année 2010, révèle Doron Lévy, consultant spécialisé dans la gestion des risques*. D’ici à la fin de l’année, nous devrions atteindre les 350 vols à main armée avec, parfois, des issues dramatiques. » Presque un par jour.

A l’image du hold-up qui s’est soldé par la mort d’un bijoutier ce week-end à Cannes (Alpes-Maritimes). « C’est le troisième tué cette année en France, après ceux de Cambrai au mois de février et de Paris en avril, déplore Claude Barrier, président de la commission de sécurité au sein de la Fédération nationale des horlogers, bijoutiers, joailliers, orfèvres (FNHBJO). Ces attaques sont de plus en plus violentes. Dans le même temps, le taux d’élucidation de ces braquages a largement augmenté. Nous sommes passés d’à peine 10% à près de 30% d’affaires résolues. »

Pour autant, la situation reste plus que préoccupante pour une profession qui regroupe 8300 bijouteries et qui est touchée de plein fouet par plusieurs phénomènes conjoncturels. « Le prix de l’or a triplé en cinq ans, relate Bertrand Michelin, chargé de la coordination des dispositifs de sécurité des professions exposés au sein du ministère de l’Intérieur. Cette hausse significative de la valeur étalon a donné des envies à de nombreux malfaiteurs qui voient dans les bijoux un excellent moyen de récupérer de l’or. »

«Nous sommes face à une tendance criminelle et à un problème de société»

Les malfrats ont également reporté leur attention, pendant que les banques ont largement renforcé leur niveau de sécurité, sur des boutiques qui s’apparentent à des commerces de proximité, au même titre qu’un tabac ou une boulangerie. « C’est une des difficultés majeures de cette profession, assure Doron Lévy. Faire en sorte de se prémunir contre les vols à main armée, tout en restant un commerce facilement accessible et présentant ouvertement sa marchandise. Des systèmes modernes de sécurité existent mais les braquages ne s’arrêteront pas parce qu’on installe des vitrines blindées ou que l’on pulvérise un marqueur chimique sur les braqueurs. Nous sommes face à une vraie tendance criminelle et à un problème de société. »

Plusieurs spécialistes et services de police s’accordent à dire que la solution viendra de la lutte contre les filières de recel. Des revendeurs, parfois eux-mêmes membres de la profession. « Nous devons faire en sorte d’écarter les brebis galeuses qui se rendent complices de recel en achetant des bijoux volés aux braqueurs, poursuit Claude Barrier. Mais ce type de comportement est le fait d’une infime partie de la profession. »

Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris ont également intensifié, ces dernières semaines, le contrôle des bijouteries et d’autres commerces de rachat d’or. « Les filières sont clairement identifiées, insiste Bertrand Michelin. Les diamants, non dessertis de leur écrin, partent vers la Belgique ou la Suisse. Les grosses pierres, qui sont retaillées, sont ensuite remises sur le marché officiel. Les montres de luxe sont, elles, écoulées dans les pays de l’Est ou servent de monnaie d’échange entre délinquants. » L’Italie et les pays du Maghreb sont, eux, destinataires des bijoux en or, où ils sont refondus.

*Auteur d’un livre intitulé « Braquages », aux Editions du CNRS.

Le Parisien

Poursuivi pour un important trafic de drogue, il est libéré un mois avant son jugement

30/11/2011 – 17h00

RENNES (NOVOpress Breizh) – Poursuivi pour une très grosse affaire de trafic de cocaïne un individu a été remis en liberté samedi dernier par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. Pour une simple erreur de procédure pénale.

Le présumé trafiquant – un homme de 29 ans de nationalité marocaine résidant à Nantes dans le quartier “sensible” des Dervalières – avait déjà condamné précédemment pour trafic de stupéfiants. En janvier 2010 il avait été interpellé suite à la saisie de 350 kilos de cocaïne dans les Antilles françaises, dont la valeur était estimée par les douanes à 14 millions d’euros. La plus grosse saisie de drogue réalisée sur terre aux Antilles.

Le prévenu devait être jugé, avec deux de ses complices présumés, parla Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, compétente en matière de lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière dans des affaires présentant une grande complexité, mi-novembre. Son avocat ayant saisi la Cour de cassation en urgence pour une question procédurale, le procès a été reporté au 2 janvier prochain, report qui a eu pour conséquence d’entraîner un dépassement de la durée maximale de la détention provisoire de 45 jours après le renvoi.

La cour d’appel de Rennes a donc dû prendre la décision de libérer le présumé trafiquant sans contrôle judiciaire. Un de ses complices présumés a eu moins de chance : détenu dans le cadre d’une autre affaire, il restera en détention jusqu’au procès.

Le père noël sur la canebière…

Amnesty : la police française en question

Usage excessif de la force, mauvais traitements, décès pendant des interpellations… L’ONG sonne l’alarme.

Amnesty International France publie un rapport pour dénoncer l’impunité de certains policiers soupçonnés de violences, en particulier envers les minorités.

Il s’appelait Mohamed Boukrourou. Le 12 novembre 2009 dans l’après-midi, ce Marocain de 41 ans se rend à la pharmacie du centre-ville de Valentigney, dans le Doubs, pour se plaindre de certains médicaments qui ne lui conviennent pas. Le pharmacien sent que son client est énervé, le ton monte, il appelle la police. L’homme se serait alors assis pour tenter de reprendre son calme. Les agents, qui ne tardent pas à intervenir, auraient entrepris de le menotter. Mohamed ne se laisse pas faire. Plaqué au sol de force et transporté dans le fourgon, l’homme, selon des témoins qui ont observé ce qui se passait à l’intérieur, aurait été piétiné et frappé à coups de poing et de pied.

Quelques minutes plus tard à peine, un médecin constate le décès. Mais ce n’est que deux jours après l’événement que sa famille obtient l’autorisation de le voir. Après avoir été informée d’un "grave accident"… Selon son frère et sa soeur, Mohamed présentait des ecchymoses, avait l’une des joues arrachée, une arcade entaillée et la lèvre éclatée. Pour la police, c’est un arrêt cardiaque. Aujourd’hui, la famille Boukrourou attend toujours que le juge d’instruction qualifie les faits et décide du renvoi ou non de l’affaire devant le tribunal.
"Des affaires banales qui se terminent de façon tragique"

Un exemple parmi d’autres, selon Amnesty International France. L’organisation publie, mercredi, un rapport pour dénoncer l’impunité de certains policiers soupçonnés de violences, et pour exiger du parquet et des juges d’instruction des enquêtes "effectives, impartiales et dans les meilleurs délais". "Les cinq affaires que nous dénonçons sont tout à fait banales au départ, mais se terminent de façon tragique, parfois juste une heure après l’interpellation", explique Patrick Delouvin, directeur du pôle Europe de l’ONG.

Dans le cas d’Abou Bakari Tandia, qui avait été rapporté par Le Point.fr, tout s’est également passé très vite. Interpellé en banlieue parisienne à la suite d’un contrôle d’identité, le Malien de 38 ans est "tombé dans le coma" dans les locaux de la police et est décédé quelques semaines plus tard à l’hôpital. Selon son avocat, Me Yassine Bouzrou, la responsabilité est bien "judiciaire" : "Les policiers mis en cause ne sont pas sous contrôle judiciaire, ils peuvent se voir, se mettre d’accord sur leur version." Pourtant, les versions diffèrent. Selon certains agents, il se serait jeté par la fenêtre du commissariat. Pour d’autres, il se serait lui-même fracassé la tête contre les murs de sa cellule de garde à vue… Toujours est-il qu’en juillet 2009 un rapport d’expertise établi par l’institut médico-légal de Paris conclut à une lésion cérébrale due à un "ébranlement du tronc cérébral par violentes secousses".
"Cinq individus issus des minorités visibles"

Nouveau rapport en juin 2011 : Abou Bakari Tandia serait mort "d’anoxie (privation d’oxygène) à la suite de contentions répétées alors qu’il était dans un grand état d’agitation et se débattait". Selon le même rapport, c’est bien la contention thoracique effectuée par le fonctionnaire de police qui l’avait immobilisé qui a abouti à l’anoxie terminale. Le parquet de Nanterre a demandé que celui-ci soit de nouveau entendu. Aujourd’hui, l’audition n’a toujours pas eu lieu et le policier continue d’exercer ses fonctions.

Le point commun des cinq cas évoqués par Amnesty International ? Cinq individus issus des minorités "visibles". "Si les victimes de violations des droits humains commises par des policiers appartiennent à plusieurs tranches d’âge, ne viennent pas toutes du même milieu social et sont de nationalité différente, l’immense majorité des cas signalés concernent des personnes issues de ces minorités", explique Amnesty.
"Formation approfondie sur les droits humains"

Pour l’ONG, les méthodes d’immobilisation dangereuse doivent être interdites au plus vite, les policiers devraient recevoir une "formation approfondie" sur les droits humains et être suspendus et sanctionnés systématiquement lorsqu’ils sont mis en cause. Contacté mardi soir, le ministère de la Justice n’a pas souhaité s’exprimer. En attendant, les familles prennent leur mal en patience. "Quoi de pire que de ne pas voir de procès arriver ? De ne pas pouvoir faire son deuil ? La réputation et la confiance dans les institutions y perdent beaucoup", souligne Patrick Delouvin.

Et les commissions chargées d’enquêter sur ces bavures ? Il y avait bien la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), mais celle-ci n’existe plus. Elle a été remplacée par une nouvelle institution, le Défenseur des droits, qui reprend les fonctions de la CNDS, mais aussi du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). Peut-on être à la fois au four et au moulin ? C’est ce dont doute fortement Amnesty.

Le défenseur des droits, Dominique Baudis, contacté par Le Point.fr, évoque, bien au contraire, une "centralisation des compétences" : "Les collaborateurs de la CNDS travaillent maintenant pour nous. Le pôle santé du Médiateur de la République sert à tous les services. Nous avons gagné en efficacité." Interrogé sur l’augmentation considérable des réclamations en matière de déontologie, Dominique Baudis répond : "Nous sommes certes passés de 15 dossiers par mois à 50. Mais avant la nouvelle loi, seuls les députés et les sénateurs pouvaient nous saisir. Aujourd’hui, absolument tout le monde." Quant aux cas évoqués par le rapport : affaire en cours…

Le Point

95 : Un trafic de permis de conduire démantelé

Les vrais-faux permis de conduire coûtaient jusqu’à 7000 €. Une trentaine de personnes originaires pour la plupart de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise ont pu obtenir le précieux document grâce à la complicité d’un patron d’auto-école de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et d’une inspectrice du Gard. (…) Au total, 27 personnes sont soupçonnées d’avoir récupéré le permis de conduire sans l’avoir passé, la plupart de la communauté assyro-chaldéenne. Elles sont notamment originaires d’Arnouville, Villiers-le-Bel ou Gonesse.

Source : Le Parisien

Des tampons imbibés de vodka dans l’anus pour se saouler

Il faut croire que tous les moyens sont bons pour se saouler plus vite et de manière plus intense. Le dernier jeu à boire qui fait fureur en ce moment outre-Atlantique consiste à s’insérer un tampon imbibé d’alcool dans le rectum !

Il semblerait que de cette manière, l’ivresse soit plus intense et plus longue car l’alcool n’est pas filtré par l’estomac et se retrouve directement dans le système sanguin. Une tendance plutôt dangereuse puisque des irritations peuvent apparaître. Pire, sans passage par l’estomac, les jeunes ne peuvent vomir l’alcool lorsqu’ils ont trop bu, ce qui augmente les cas de comas éthyliques. Une mode hallucinante qui inquiète les autorités américaines… mais qui ne s’arrête pas là. Certains adolescents vont jusqu’à « boire » de la bière grâce à un tuyau placé dans le rectum.

Le eyeballing, ou comment se saouler par les yeux

En Grande-Bretagne, c’est un autre phénomène qui a fait son apparition : le eyeballing. Le eyeballing consiste à se verser de la vodka dans les yeux en espérant être saoul plus rapidement. Malheureusement pour ces jeunes, cette méthode ne vaut pas grand chose, puisqu’on ne peut pas être saoul de cette manière, par contre côté oculaire, cela peut s’avérer très dangereux. Le Dr Jean-Antoine Bernard, directeur scientifique de la Société français d’Ophtalmologie explique à Métro : "On ne peut pas être ivre de cette manière. L’absorption par la muqueuse et la cornée est très faible par rapport au tube digestif. Les jeunes qui s’adonnent à ce genre de pratique sont déjà saouls, car il faut être d’une certaine manière anesthésié pour pouvoir supporter la douleur. Cela représente un danger pour la surface de l’œil, très sensible à ce type d’agression qui peut entraîner des troubles définitifs de la vision, notamment si le liquide reste un certain temps en contact avec l’œil."

Ces jeunes ont peut-être trouvé de nouvelles façons de boire, par contre les effets sur le taux d’alcool dans le sang sont les mêmes, ils n’échapperont pas à la police en cas de contrôle ni au ridicule de la situation que cela peut impliquer.

Rtl.be

Sarcelles : Jugé pour la mort et le viol de sa fille de 2 ans

Le procès d’un homme de 46 ans, accusé d’avoir violé et tué accidentellement sa fille de deux ans en 2002 à Sarcelles (Val-d’Oise), s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Pontoise.

Alain Zanga-Metho, qui comparaît libre après avoir effectué 17 mois de détention provisoire, est jugé pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », « viols » et « privation de soins ou d’aliments ». Il nie les faits qui lui sont reprochés.

Son ancienne compagne, à ses côtés sur le banc des accusés, doit répondre pour sa part de « non-dénonciation de mauvais traitements » et de »privation de soins ».

Europe 1

SOLIDARITE ENTRE COLLEGUES !

Message lu sur Facebook :

"de Cops Treize : Salut a tous.Tout le monde est au courant du malheur qui touche la famille de notre Collegue Eric LALES de la BAC d’Aix en Provence. Il est toujours parmi nous et se bat pour rester en vie. Il serait bien pour une fois, de faire un geste pour l’un des notre de son vivant! Pour que lorsqu’il se réveillera, il constate que ses collègues de Marseille ou ailleurs, que des anonymes, que nos amis, qu’ensemble nous avons tendu la main à sa famille. Pour que cette fête de Noël, gâchée d’avance, soit légèrement plus sucrée pour ses deux enfants. On se cotise d’habitude pour des departs en retraite, pour un changement de service, cotisons nous alors pour les enfants d’Eric, c’est le moment de montrer qu’on est capable d’aider et de soutenir notre Collègue, sa femme et ses enfants. Faites passer l’information à tous vos contacts. Un petit cheque (1 ou 5 ou10€, ce que vous pouvez le principal étant d’aider en participant) pas de liquide svp, dans une enveloppe à l’ordre de LALES Eric. Postez cette dernière à l’attention de l’amicale BAC Sud à l’adresse suivante : commissariat de Police du 12 ème, 50 Ave Charles KADDOUZ 13012 Marseille. Joignez un petit mot sympa pour notre collègue et on transmettra le tout directement à nos collègues d’Aix avant les fêtes pour les enfants d’Eric. Un grand merci d’avance à tous. Et pour qu’Eric se rétablisse, soyons solidaires et confiants."

Message de TIM, je fais suivre, très très bonne idée"

Aiffres et Echiré (79) : Des cambrioleurs âgés de 11 à 14 ans

Dans deux affaires distinctes de cambriolages, les gendarmes ont interpellé de très jeunes suspects.

Un commerçant d’Echiré a mis la main, samedi soir vers 21 h 30, sur trois intrus qui tentaient de forcer la porte de son magasin. Il les a remis aux gendarmes de Coulonges-sur-l’Autize qui ont eu la surprise de découvrir trois jeunes adolescents. Deux sont âgés de treize ans, le plus jeune n’en a que onze ! [...]

Le supermarché Lidl avait également été forcé nuitamment, pour un butin composé de… paquets de chips. Les gendarmes de Prahecq ont identifié quatre suspects, entendus jeudi dernier à la brigade de Beauvoir-sur-Niort. Trois d’entre eux sont âgés de treize et quatorze ans. [...]

La Nouvelle République

Belgique : 4.427 mariages suspects déjà comptabilisés en 2011

Plus de 4.420 dossiers de mariages suspects ont déjà été comptabilisés en 2011 par l’Office des étrangers, rapporte mardi la “Dernière Heure” sur base de chiffres arrêtés au 25 novembre. Dès qu’il y a un doute sur une union ou une future union, une enquête est lancée à la demande de l’Office des étrangers, des parquets et des officiers de l’état-civil des communes concernées, explique le journal.

On comptabilise “4.427 dossiers de mariages suspects avant même que l’union ait été contractée et on ne parle ici que des cas où les deux conjoints sont déjà sur le territoire belge”, souligne la porte-parole de l’Office des Étrangers, Dominique Ernould. “Il faut donc ajouter à ces chiffres tous les cas de mariages qui ont déjà eu lieu et qui sont qualifiés ensuite de suspects ainsi que les cas où l’un des conjoints se trouve toujours dans le pays d’origine”, précise-t-elle encore.

Parmi tous ces mariages qualifiés de suspects, seuls 231 ont été refusés par les communes concernées. “Les époux tentent le coup dans plusieurs communes pour y parvenir à tout prix. Les enquêtes prennent également du temps”, indique encore Dominique Ernould. Anvers arrive en tête des communes où l’on compte le plus de mariages suspects, suivie de Molenbeek et de Charleroi. Le Maroc arrive, quant à lui, en tête des pays d’origine des personnes qui se marient uniquement dans le but de vivre légalement sur le territoire belge.

7sur7.be

Rassemblement de soutien à RICO et à sa famille !

"Bonjour à tous,

Vendredi 02 Décembre de 12h à 14h l’ensemble des collègues de la région se réuniront devant la Préfecture de Police à Marseille pour apporter leur soutien à la famille du collègue grièvement blessé.

Ces tragiques actualités ne doivent en aucun cas servir de publicité à un syndicat ou à un parti politique.

Essayez de rassembler un maximum de Collègues !!!!

Merci de bien vouloir transférer ce message à tous vos contacts Policiers."

Cyrille

"Délinquance : les chiffres trompeurs de Claude Guéant"

Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, était sur RTL mardi 29 novembre. L’occasion pour lui de marteler l’efficacité de l’action policière en France, au moment où le bilan de M. Sarkozy et de l’actuelle majorité sur la sécurité est contesté. Et quitte à travestir une nouvelle fois la réalité. Décodage en forme de piqûre de rappel.

guéant sur dailymotion

"Je suis à peu près certain que cette année, pour la neuvième année consécutive, la délinquance va reculer dans notre pays"

Neuf ans de baisse de la délinquance, depuis 2002, le chiffre est très souvent martelé par le ministre de l’intérieur et par le gouvernement. Et il est généralement aussitôt contesté, pour plusieurs raisons, qu’il n’est pas inutile de rappeler à nouveau.

La "baisse de la délinquance" dont parle le ministre a déjà été maintes fois évoquée par lui ou ses prédécesseurs. M. Hortefeux avait même utilisé un tableau pour la prouver :

Selon ce chiffre officiel, après avoir augmenté de 17,8 % de 1997 à 2002, la délinquance serait depuis en baisse constante chaque année. Pourtant, à chaque fois, la même triple erreur est faite : il s’agit d’une baisse statistique, d’un indicateur agrégeant des phénomènes divers, et qui n’est pas considéré comme fiable par les statisticiens officiels de la question.

– Des statistiques dont la collecte pose question. Pour affirmer que la délinquance baisse, M. Guéant s’appuie sur les statistiques policières, qui enregistrent les "faits constatés", donc les procédures policières en cours. Première illusion : ce que décrit le ministre, c’est la baisse des statistiques officielles, pas de la délinquance elle-même. Et de fait, comme nous le précise une lectrice dans un mail, ces mêmes chiffres servent à mesurer le taux d’élucidation, c’est à dire le nombre d’enquêtes résolues par rapport aux enquêtes ouvertes. Le même outil sert donc à mesurer l’efficacité de chaque commissariat et l’ensemble de la politique de sécurité.

Depuis 2002 et la mise en place d’une "politique du chiffre", la statistique policière est très dépendante des pressions exercées par leur hiérarchie sur policiers et gendarmes. Le Monde reproduisait récemment une note d’un général de la gendarmerie, montrant bien de quelle manière l’activité policière est tributaire de la politique décidée au ministère. Du reste, d’anciens gradés de la police ont raconté par le menu les différentes méthodes utilisées pour faire monter ou baisser telle ou telle catégorie de faits constatés : recours à la main courante, requalification d’un délit en contravention… Les méthodes ne manquent pas.

Au final, donc, ces statistiques décrivent plus l’activité et les priorités des forces de l’ordre qu’elles n’indiquent réellement l’évolution de la délinquance.

– Une agrégation de faits différents, par essence non pertinente. Même en s’en tenant à ces statistiques, la notion de baisse "générale" ne veut rien dire. Le chiffre retenu par le ministre, rappelait la Cour des comptes dans un rapport de juillet, est celui de "l’agrégat de délinquance générale, correspondant à la totalisation des 107 index de l’état 4001, c’est-à-dire à l’ensemble des faits de délinquance non routière, enregistrés en France métropolitaine par les services de police et de gendarmerie".

En clair, ce chiffre agrège des faits qui n’ont rien à voir entre eux, et vont des vols d’outils de jardinage aux meurtres en passant par les vols avec violence, les délits routiers et les agressions sexuelles.

Depuis 2002, l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP) a pour mission de produire des statistiques fiables sur la délinquance. On ne peut pas accuser cet observatoire, créé par Nicolas Sarkozy, dirigé par Alain Bauer, un proche du chef de l’Etat, de chercher à s’opposer à la politique menée par M. Guéant. En janvier 2010, voici ce que précisait l’ONDRP à propos de l’agrégat de délinquance général :

"Il n’est pas un chiffre utile dans l’analyse des phénomènes de délinquance. Son utilisation comme chiffre unique, surtout lorsqu’il est assimilé à ‘la délinquance’, est une simplification grossière qui induit en erreur. Le projet même de mesurer en un seul chiffre ‘magique’ la délinquance est illusoire, surtout si on s’en tient à la seule délinquance enregistrée sans tenir compte de données de victimation."

En clair donc, les "fabricants" des statistiques de la délinquance disent eux-même de manière catégorique que l’indicateur que retient le ministre ne signifie rien. Année après année, le gouvernement continue pourtant d’affirmer que la ‘"délinquance est en baisse" sur la base de cette compilation de faits constatés.

Même en conservant ces seuls "faits constatés", il suffit de distinguer simplement, comme le fait l’Insee à partir des mêmes chiffres de l’ONDRP et de la police, atteinte aux biens, atteinte aux personnes et infractions financières, même compte tenu des problèmes de méthodes dans leur collecte, pour nuancer ce bilan : si les atteintes aux biens (vols, cambriolages, dégradations) baissent, les atteintes volontaires à l’intégrité physique, elles, sont en hausse lente, mais constante, depuis 1996. Selon ces chiffres officiels et contestables, les atteintes volontaires à l’intégrité physique sont ainsi passées de 5,4 à 7,3 pour 1 000 entre 2000 et 2009.

– Des enquêtes de victimation qui ne disent pas la même chose. Pour sortir du biais de la statistique policière, la recherche scientifique a développé des enquêtes "de victimation" : un questionnaire adressé à plusieurs dizaines de milliers de personnes pour savoir, de manière déclarative, si elles ont été victimes d’une atteinte à leurs biens ou leur personne.

Or la dernière mouture de l’enquête, menée par l’Insee et l’ONDRP, tend à nuancer fortement les propos du ministre, notamment pour la baisse des atteintes aux biens. Selon cette enquête, les Français ont déclaré avoir subi 4 millions de vols avec violence, contre 1,5 million enregistrés dans les statistiques officielles de police. Ce chiffre est surtout en hausse, de 0,2 point par rapport à 2008, même si les vols sans violence sont en baisse.

Comme le note le sociologue Laurent Mucchielli, il ressort de ces enquêtes que les violences sont globalement stables, et peu sujettes à des variations en fonction des politiques mises en place. En revanche, c’est le sentiment d’insécurité qui a tendance à augmenter légèrement depuis 2008, 20,6 % des personnes interrogées déclarant se sentir "parfois en insécurité", contre 19,4 % à l’époque.

Au final, donc, affirmer que "la délinquance est en baisse depuis neuf ans" s’avère donc plutôt faux, hors d’une statistique officielle et globale sans grande pertinence. Si les atteintes aux biens tendent en partie à baisser, y compris dans les enquêtes de victimation, la violence et les atteintes aux personnes, elles, sont en hausse, selon des statistiques policières qu’il faut éviter de surestimer. Et les enquêtes "de victimation" mesurent quant à elles un sentiment d’insécurité qui tend, lui, à augmenter.

De manière plus anecdotique, mais la coïncidence est amusante : Interrogé sur ces chiffres, mardi 29 novembre à l’Assemblée, Claude Guéant a commis un lapsus, et expliqué que "depuis 2002, chaque année, la délinquance a recruté dans ce pays".

Samuel Laurent

Décodeur

TOUCHE-PAS A MA POLICE !

La page Facebook du géniteur qui a mis son fils dans une machine à laver

https://www.facebook.com/profile.php?id=100000670901045&sk=info

(merci à je m’appelle Erick)

Pétition Sécurité en France

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N17231

Pour:Candidats à l’élection Présidentielle 2012

La Sécurité des Francais est un devoir régalien de l’état. Cette Sécurité est aujourd’hui, de plus en plus difficile à être assuré par les forces de l’ordre, qui ont beaucoup plus de mal, face à une criminalité de plus en plus violente.
Souhaitez vous au travers de cette pétition, demander aux différents candidats à l’élection Présidentielle, plus de moyens humains et matériels..

Les signataires

Brest. Pris à tort pour un pédophile, il meurt pendant son arrestation

Un retraité de Brest est mort hier, lundi 29 novembre, après avoir été pris – à tort – pour un pédophile.

C’est à la sortie d’une école que l’homme qui se trouvait à proximité a été pourchassé par des parents d’élèves furieux, persuadés qu’il s’agissait d’un pédophile. Il s’agirait aujourd’hui d’une méprise.

Une fois réfugié dans le hall de son immeuble, l’homme s’est vu passer les menottes et c’est en montant dans le véhicule de la police qu’il s’est écroulé, victime d’un arrêt cardiaque qui lui a été fatal.

Yves Floc’h, chargé de l’enquête, a indiqué au quotidien Ouest-France qu’à ce stade de l’enquête, "aucun élément négatif ne peut être mis en exergue accréditant la moindre thèse que cet homme ait eu des intentions malveillantes à l’encontre d’un enfant", d’autant plus qu’il habitait à quelques dizaines de mètres seulement de cette école et qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire.

La Dépêche

Rapport d’information sur la diversité du recrutement dans la Police et la Gendarmerie

http://adefdromil.org/wp-content/uploads/2011/11/Rapport-dinformation-N°-3999-du-23-novembre-2011-sur-la-diversité-du-recrutement-dans-la-gendarmerie-et-la-police-nationales.pdf

Tarbes. Plainte de 4 policiers pour "harcèlement"

Quatre policiers du commissariat de Tarbes viennent de déposer plainte auprès du procureur de la République pour « harcèlement moral » contre Brigitte Pommereau, directrice départementale de la sécurité publique, et son adjoint, François Frémaux.

« Si l’on s’engage dans cette procédure, c’est que l’on sait où l’on va. On a des preuves de ce que l’on avance. »

Quatre policiers du commissariat de police de Tarbes viennent de déposer plainte – le 17 novembre auprès du procureur de la République – pour « harcèlement moral » contre Brigitte Pommereau, directrice départementale de la sécurité publique (DDSP), et son adjoint le commandant François Frémaux. C’est extrêmement rare, dans la police, que des policiers, qui plus est de la base, attaquent au pénal leur hiérarchie. Ce n’est pas le genre de la maison où, en général, on règle les différends en interne. « On aurait préféré que les choses se règlent autrement », indiquent les policiers, mais, selon eux, devant le refus de dialoguer de la hiérarchie, ils n’avaient pas d’autres choix que la voie judiciaire.

DÉCISIONS DU PARQUET CONTESTÉES
Les quatre policiers – tous officiers de police judiciaire – qui se rebiffent appartiennent au Groupe d’appui judiciaire (le GAJ), une nouvelle unité créée le 1er avril dernier et qui traite le « petit judiciaire » : petits vols, violences légères, etc. Ils sont six dans le groupe. Ils dénoncent la politique du chiffre de la hiérarchie et la pression qu’elle exerce sur les fonctionnaires pour y parvenir et ainsi gonfler le « fameux taux d’élucidation ».

L’un d’eux raconte : « Quand nous traitons une affaire, nous informons le parquet qui décide ou non de poursuivre. Quand le parquet classe sans suite, le commandant Frémaux nous demande parfois d’effectuer des actes complémentaires. Il conteste la décision du parquet ». Pris entre le marteau et l’enclume, les policiers ne savent plus quoi faire.

Autre cas de figure. « On nous pousse à faire des comptes rendus d’enquête (CRE). En principe, on ne fait un CRE que lorsque l’auteur des faits est identifié. Le problème, si l’on écoute notre hiérarchie, c’est qu’une personne va se retrouver fichée dans le système de traitement des infractions constatées (STIC) alors qu’il n’est pas prouvé qu’elle a fait quoi que ce soit. Tout cela parce que les CRE boostent le taux d’élucidation ».

DEMANDES DE MODIFICATIONS DE PROCÉDURES
Les policiers portent ensuite des accusations plus graves contre leur hiérarchie. « Pour qu’une affaire tienne devant le parquet, on nous demande – ce que nous avons toujours refusé de faire – de modifier des procédures, de reprendre des P.V. d’interpellation par exemple, ce qui équivaudrait à faire des faux ». Les membres du Groupe d’appui judiciaire expliquent que ces « ordres » ne se font, bien sûr, « jamais par écrit ».

Joints par nos soins, Brigitte Pommereau et François Frémaux, tenus par le devoir de réserve, n’ont pas souhaité s’exprimer sur ce dossier délicat.

La plainte est sur le bureau de Chantal Firmigier-Michel, procureur de la République, qui devrait probablement saisir sans tarder l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

L’Unsa soutient la démarche des policiers

« Ce n’est pas une manœuvre syndicale », indique, en préambule, Cédric Delage, secrétaire régional UNSA police. « Les quatre policiers qui ont porté plainte appartiennent tous à un syndicat différent. » Cédric Delage souligne « le courage » de ces fonctionnaires qui osent mettre en cause leur hiérarchie, avec les conséquences que cela peut avoir sur leur carrière. Pour lui, cela illustre le malaise de la police nationale en proie notamment aux manques de moyens et à la politique du résultat. Il explique que cette démarche libère la parole au commissariat de Tarbes. Un fonctionnaire d’un autre service s’apprête également à déposer plainte contre la hiérarchie. « Nous soutenons cette démarche et serons très attentifs à ce dossier. Nous souhaitons qu’il y ait une enquête de l’IGPN, et à l’issue de cette enquête, notre organisation syndicale prendra ses responsabilités vis-à-vis des autorités tarbaises », indique Cédric Delage.

Marine Le Pen: « je préfère un mort chez les criminels qu’un mort chez les forces de l’ordre »

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé aujourd’hui que soit reconnue une « présomption de légitime défense » pour les forces de l’ordre, fût-ce au « risque des bavures », après deux fusillades en 24 heures dans les Bouches-du-Rhône.

« Je suis pour la mise en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, parce qu’il faut que les policiers soient capables, mentalement et moralement, d’être dans leur bon droit lorsqu’ils défendent leur peau face à des criminels », a déclaré la candidate à la présidentielle sur I-Télé. (..)

Comme on lui demandait si cela se ferait au « risque de bavures », elle a répondu: « eh bien au risque des bavures. Moi, je préfère compter un mort chez les criminels qu’un mort chez les forces de l’ordre ».

Source : Le Figaro

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