Cocaïne : Les dealers étaient des retraités

Ils sont quatre, et ont tous la soixantaine. Lundi, ces papys gangsters se sont retrouvés sur le banc des accusés au tribunal correctionnel de Libourne, en Gironde, pour détention, acquisition, et transport de stupéfiants, pour association de malfaiteurs et détention d’arme sans permis. Une facture salée qui a coûté à deux d’entre eux une peine de dix ans de prison ferme, assortis de 2.000 euros d’amende, raconte Sud Ouest.

L’argent enterré sous des plants de cannabis

Tout a commencé un soir de mars 2011. Les services de la douane interpellent Gérard, 63 ans, près de la gare de Libourne, grâce au flair de Crack, le chien policier de l’équipe. Dans ses valises se trouvent 1,183 kilos de cocaïne, « d’une qualité exceptionnelle, pure à 86,6%, elle aurait supporté d’être coupée quatre ou cinq fois, au final, cela aurait donné cinq kilos à la revente ! », selon le président du tribunal, cité par Sud Ouest.

Le retraité revenait de Paris où il s’était procuré dans la journée les stocks de stupéfiants. La veille, il avait passé la soirée en Gironde dans le mobil-home de Bernard, 67 ans, et sa compagne, où tous trois avaient peaufiné leur plan. La femme de Bernard devait faire le guet à la gare de Libourne à son retour. Mais les nombreux et fiévreux échanges téléphoniques passés avec Bernard et Gérard avant l’arrivée du « chargement » à la gare ont mis la puce à l’oreille des enquêteurs après l’interpellation de Gérard. Ces appels ont permis aussi de découvrir qu’un quatrième quidam, Robert, ami du couple, avait été appelé après l’interpellation pour « nettoyer la caravane », et faire disparaître une arme et une somme de 14.000 euros en petites coupures.

Suite à plusieurs perquisitions, ce magot a été retrouvé enterré dans le jardin de Robert, sous des plantations de… cannabis.

Déjà condamnés par le passé

La folle équipe n’était pas composée de débutants. Gérard avait été condamné en 2002 à six ans de prison pour trafic de drogue. Quant à Bernard, il avait écopé lui aussi de quatre ans de prison en 2003 pour des faits similaires. Tous deux devront purger cette fois-ci dix ans de prison ferme. La compagne de Bernard a été condamnée elle à deux ans de prison, dont un an avec sursis, et Robert à six mois avec sursis.

Par Actu France-Soir / Service Faits Divers

2 braqueurs repoussés par des chaises

le 31/01/2012

Une tentative de braquage a été déjouée hier soir dans un café de Saint-Etienne, grâce au patron et aux clients sur place qui ont fait fuir leurs agresseurs avec des chaises de bistrot.

Peu après 19h30, deux hommes au visage masqué, l’un "a priori" muni d’une arme de poing selon la police, s’introduisent dans le café des Abattoirs à Saint-Etienne, alors qu’un complice les attend dehors près de leur véhicule.

Devant la menace, le propriétaire et les deux clients présents s’arment des chaises du bar pour repousser les deux hommes qui ont finalement pris la fuite avant l’arrivée des policiers alertés par un témoin de la scène.

AFP

(merci à DAN92)

Plus d’une tonne de cannabis saisie dans un go-fast

Plus d’une tonne de cannabis a été saisie ce mardi matin dans un véhicule dans le Vaucluse. Le conducteur a été interpellé, par les gendarmes de Dijon, appuyés par le GIGN.

Les forces de l’ordre, qui agissaient sur commission rogatoire d’un magistrat dijonnais, avaient mis en place un dispositif pour intercepter deux véhicules, vraisemblablement en provenance d’Espagne. Les malfaiteurs utilisaient la méthode dite du "go fast" pour transporter la résine de cannabis, dissimulée dans une puissante voiture allemande.

C’est sur l’aire d’autoroute de Mornas, dans le Vaucluse, que le véhicule transportant la drogue a été intercepté. Celui qui ouvrait la route a pu échapper au dispositif. Il a été retrouvé vide peu de temps après. La voiture a été passée au peigne fin par les techniciens de l’identification criminelle de la gendarmerie.

L’homme interpellé était en garde à vue cet après-midi. "Des moyens importants ont été mis en oeuvre, impliquant notamment des filatures et de la coopération internationale", selon les gendarmes. L’enquête se poursuit, d’autres interpellations sont à prévoir.

La Dépêche

Afghanistan : il tue sa femme car elle donne naissance à une fille

Storay, 30 ans, "a été battue à mort par son mari" parce qu’elle a donné naissance à une petite fille pour la troisième fois alors que son mari souhaitait avoir un garçon. "Nous avons été averti par le père" de la victime, a indiqué Sayed Sarwar Husaini, le porte-parole de la province de Kunduz (nord), où s’est produit le crime.

Des signes de tortures ont été décelés sur le corps de la victime.

"La police a arrêté la belle-mère de Storay, qui est liée au crime. Mais son mari s’est enfui. La police le recherche", a ajouté Sayed Sarwar Husaini

Dix ans après la chute du régime des talibans, chassés du pouvoir par une coalition emmenée par les Américains, la condition des femmes afghanes a surtout évolué dans les villes. Mais la société reste très traditionaliste et patriarcale. Des pratiques telles que les mariages forcés ou les "crimes d’honneur" restent monnaie courante.

Selon l’ONU, aucune statistique officielle n’est disponible en Afghanistan sur les cas de violences contre les femmes, et la plupart ne sont pas signalés.

Cependant, d’après une étude de l’ONG Oxfam publiée en octobre, 87% des femmes afghanes affirment avoir subi des violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou un mariage forcé.

Sud Ouest

Houria Bouteldja : le parquet fait appel !

L’AGRIF nous apprend cette bonne nouvelle :

Le parquet de Toulouse n’accepte pas non plus la relaxe d’Houria Bouteldja et fait appel .

Suite à l’appel interjeté par l’Agrif à l’encontre du jugement vraiment surprenant rendu le 25 janvier 2012 par le Tribunal correctionnel de Toulouse, le procureur de la République a décidé de reconnaître et d’accompagner notre démarche très légitime en exerçant son droit de recours devant la Cour d’Appel.

Il considère en effet que le jugement du tribunal présidé par monsieur Guillaume Roussel est d’abord entaché de graves irrégularités de forme notamment en ce qu’il s’appuie sur les déclarations de témoins recueillies en dépit des règles les plus impératives du code de procédure pénale.

Il observe ensuite que le jugement n’a pas du tout pris en compte les termes de la plainte de l’Agrif selon laquelle la communauté évidemment identifiée, désignée et injuriée est bien celle des « blancs » ; « ces blancs », qu’ « il faut rééduquer », qu’ « il faut bien nommer », et qu’Houria nomme en effet : « moi, je les appelle des sous-chiens ».

Est-il vraiment croyable que l’on n’ait pas saisi le réciproque renforcement injurieux de ces propos additionnant :

- le dédain menaçant : « ces blancs » qu’ « il faut rééduquer ».

- le mépris pour ces moins que rien : « ces blancs, il faut bien les nommer ».

- le racisme dégoulinant : « moi, je les appelle des sous-chiens ».

Qui, sérieusement, pourrait prétendre ne pas voir là l’expression d’une venimeuse haine raciste ?

L’Agrif attend désormais avec confiance de la Cour d’Appel de Toulouse la juste condamnation d’Houria Bouteldja.

AGRIF 70, boulevard saint Germain 75005 Paris – 01 40 46 96 31 – agrif@wanadoo.fr

Le Blog d’Yves DAOUDAL

Sécuriser son Smartphone en 10 minutes chrono

LA CNIL propose un tutoriel vidéo pour sécuriser son Smartphone. Il montre en 10 minutes comment mettre en œuvre six conseils protéger les données contenues dans son téléphone.

A l’occasion de la 6ème journée européenne de la protection des données et de la vie privée, la CNIL publie un tutoriel vidéo afin d’appliquer concrètement six recommandations élaborées suite à une étude « Smartphone et vie privées ». Cette dernière à mise en avant que, contrairement à un ordinateur, un smartphone est très peu sécurisé par son utilisateur. En effet 40% des possesseurs de smartphone stockent des données à caractère secret (coordonnées bancaires 7%, codes secrets 17%, codes d’accès aux immeubles 17%, informations médicales 3%…) dans leur téléphone tandis que 30% d’entre eux déclarent n’avoir aucun code de protection actif sur leur téléphone.

Ce tutoriel vidéo montre comment appliquer six recommandations afin de mettre à l’abri ses données personnelles et confidentielles. Vous trouverez les réponses à :

1) Mettre en place un code PIN
2) Mettre en place un code de verrouillage du téléphone
3) Notez le numéro « IMEI » du téléphone
4) Activer le chiffrement des sauvegardes du téléphone
5) Avant d’installer une application
6) Paramétrer les options de géolocalisation

http://www.dailymotion.com/embed/video/xo33m9
Tutoriel CNIL #2 Sécuriser son smartphone par cnil

ginjfo.com

Le site CopWatch retourne devant les tribunaux le 7 février

Claude Guéant veut faire ça vite et bien. Quelques jours à peine après la résurrection de CopWatch sous une nouvelle adresse Internet, le ministre de l’Intérieur mobilise ses services pour de nouveau obtenir le blocage du site par les fournisseurs d’accès à Internet français. C’est ainsi qu’une audience en référé a été demandée pour le 7 février prochain, rapporte France Inter.

Selon les propos du porte-parole du ministère de l’Intérieur, cités lundi par l’AFP, la place Beauveau cherche à capitaliser sur un précédent jugement rendu en octobre 2011. À l’époque, les autorités avaient obtenu en référé le blocage de CopWatch au motif que celui-ci met en cause la sécurité de policiers et de leurs familles et foule au pied, dans certains cas, leur vie privée.

Pour éviter de multiplier les procédures à chaque apparition d’un nouveau site miroir, le ministère de l’intérieur pourrait envisager de résoudre le cas CopWatch d’une façon quelque peu différente. À la manière de la tactique des ayants droit dans l’affaire AllosStreaming, le ministère pourrait soutenir l’idée d’une mesure de blocage qui soit automatiquement mise à jour pour contrer les tentatives du site.

Cela pourrait toutefois vite conduire à une liste bien longue et difficilement gérable. Lorsque le site principal a été fermé, de nombreux sites miroirs ont rapidement émergé. Le ministère de l’Intérieur s’en était alors accomodé. Mais les efforts de la place Beauvau pour fermer la nouvelle adresse officielle de CopWatch pourrait multiplier encore un peu plus les sites alternatifs et les miroirs.

Comme souvent avec Internet, les efforts pour censurer un contenu – à tort ou à raison – aboutissent la plupart du temps à une diffusion beaucoup plus importante de ce même contenu.

Numerama

L’Etat ordonne le retrait d’une plaque en mémoire d’Ali Ziri

Suite aux pressions de syndicats de police, le préfet du Val-d’Oise a ordonné hier au maire d’Argenteuil de retirer une plaque, déposée le 14 janvier, en mémoire d’Ali Ziri, retraité algérien mort en juin 2009 après son interpellation. La mairie a décidé de s’exécuter.

Mediapart

CE JOUR A 16HOO NOUS SOMMES AVERTIS PAR LA DIRECTION DEPARTEMENTALE QUE LE MAIRE DIFFUSERA UN COMMUNIQUE DE PRESSE POUR INFORMER DU RETRAIT DE CETTE PLAQUE.

NOTRE MOBILISATION A ETE ENTENDU.

NOUS VOUS TIENDRONS INFORMER SUR LE MAINTIEN OU NON DU RASSEMBLEMENT PREVU LE 06 FEVRIER 2012 DEVANT LA MAIRIE D’ARGENTEUIL CAR NOUS SOMMES EN DROIT D’EXPRIMER NOTRE COLERE AU REGARD DU MANQUE DE RESPECT QUE NOS COLLEGUES D’ARGENTEUIL ET EGALEMENT TOUTE LA POLICE NATIONALE ONT SUBI.

LE BUREAU DEPARTEMENTAL
UNITE SGP POLICE

Saint-Ouen: suicide d’un garçon de 8 ans

Un garçon de 8 ans s’est suicidé par pendaison aujourd’hui à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris de sources concordantes.

L’enfant s’est donné la mort à son domicile cet après-midi, a indiqué le parquet de Bobigny. Il a été retrouvé par ses parents, qui sont très choqués, a ajouté une source policière. Les pompiers ont tenté, en vain, de le ranimer, a poursuivi cette source.

Selon l’Inserm, 37 enfants et pré-adolescents de 5 à 14 ans se sont donné la mort en 2009. Il y a deux semaines, un enfant de 11 ans s’était également pendu à son domicile dans le Calvados. Le procureur avait évoqué "une histoire de mauvaise note et de comportement à l’école qui avait entraîné un reproche familial".

Le Figaro

Coup de feu contre le domicile d’une principale de collège dans un « quartier sensible » de Limoges

La police judiciaire (PJ) a été saisie après qu’un coup de feu eût été tiré hier soir contre une baie vitrée du domicile de la principale d’un collège, situé dans un quartier sensible de Limoges. Les faits se sont produits vers 20H30, dans le quartier sensible de Beaubreuil.

Le coup de feu a été tiré de l’extérieur du collège Firmin-Roz « contre une baie vitrée du pavillon de la principale du collège, traversant le volet et la vitre », alors qu’elle se trouvait avec sa famille dans le salon, selon le rectorat. La balle, qui n’a blessé personne, a été retrouvée sur place et doit être analysée.

Source : Le Figaro

Vol de 400 tonnes de cuivre : les têtes de réseau Roms supposées arrêtés

Quelque 180 gendarmes de la compagnie de Lunel ont mené une vaste opération dans quatre camps Roms situés en périphérie de Montpellier, ce matin, entre 7 h et 9 h.

Des vols intervenus dans une quinzaine de départements

C’est le second volet du vaste coup de filet opéré en novembre dernier dans le cadre d’une affaire de vol de 400 t de cuivre dans une quinzaine de départements.

Les enquêteurs pensent avoir arrêté ce matin les quatre têtes de réseau.

Midi Libre

Naufrage d’un chalutier au large du Calvados: Deux marins décédés

Les victimes sont un père et son fils…

Un chalutier a fait naufrage en début d’après midi au large du Calvados, au nord de Port-en-Bessin, selon le site du journal Ouest-France.

Deux marins ont été repêchés morts, selon l’AFP. Selon Ouest-France, il s’agit d’un père et son fils. Un deuxième fils de la première victime, d’abord porté disparu car il était inscrit sur le rôle de l’équipage, n’avait finalement pas embarqué, d’après France 3. Les recherches ont donc été interrompues.

La gendarmerie maritime est chargée de l’enquête.

E.O., avec AFP

Fleury-Mérogis : deux gardiens de la prison agressés dans leur immeuble

Ils vont travailler avec une certaine peur au ventre. Et le soir, cette angoisse les suit jusqu’à leur domicile. A la suite de l’agression de deux d’entre eux dans leur résidence, des surveillants de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis tirent la sonnette d’alarme sur une cohabitation à leurs yeux inappropriée.

Il est entre 19h45 et 20 heures, ce dimanche.

Dans le hall de leur immeuble, une résidence jouxtant la prison et habitée principalement par des gardiens, des jeunes se retrouvent. Avec l’alcool, les décibels montent et quelques dégradations matérielles suivent. Un premier locataire, employé à la maison d’arrêt, descend pour les faire partir. Encerclé par une dizaine d’individus, il se fait rouer de coups par trois ou quatre d’entre eux. Des voisins sortent. Et un de ses collègues est également pris à partie. Quatre des agresseurs sont interpellés et placés en garde à vue. Très choquées, les victimes, blessées au visage et aux oreilles, ont porté plainte hier auprès de la gendarmerie.
«A l’extérieur, ce quartier est surnommé Matonville»

Pour l’Ufap-Unsa, le squat des halls n’est pas nouveau. « Mais cette fois-ci, nous avons atteint un certain niveau de violence », dénonce Gérald Ferjul. Le secrétaire local de ce syndicat va même plus loin. D’après lui, l’agression est liée au travail des deux gardiens. « A l’extérieur, ce quartier est surnommé Matonville. Dimanche, ils ont été traités de sales matons. » Et d’ajouter que les hommes passés à tabac ont reconnu des gens déjà croisés en prison. « Ils craignent les représailles », continue le syndicaliste.

Gérald Ferjul demande qu’un parc immobilier soit exclusivement réservé au personnel pénitentiaire. Car dans cette résidence, en plus des fonctionnaires de la prison, vivent des familles, qui ont obtenu un logement social par la ville ou par la préfecture. Il n’est pas impossible que des ex-détenus deviennent les voisins de surveillants. « Je ne pense pas que nous en avons. Mais lorsque nous recevons les dossiers, nous n’avons aucun moyen de le savoir », précise-t-on chez le bailleur RLF, qui a également porté plainte.

« La préfecture nous met ici des personnes en situation de grande difficulté, voire à risques, qui sont parfois exclues par d’autres villes », déplore David Derrouet, le maire PS de Fleury. L’élu doit adresser ce matin un courrier au ministère de l’Intérieur et à la préfecture pour demander qu’« il y ait un basculement du contingent préfectoral vers celui de la ville et du bailleur ». Contactée, la préfecture n’a pas souhaité répondre. Le bailleur tient lui à préciser que sur les 600 logements, 14 sont attribués par la préfecture, 107 par la commune, 350 par l’administration pénitentiaire et le reste à d’autres fonctionnaires.

Le Parisien

Un juge d’instruction poursuivi devant le CSM

Le juge d’instruction Patrick Ramaël est poursuivi devant le conseil supérieur de la magistrature, à l’initiative du garde de Sceaux. Bien que peu connu du grand public, ce magistrat est en charge de dossiers sensibles comme la disparition en Côte d’Ivoire du journaliste Guy-André Kieffer ou l’enquête sur l’affaire Ben Barka.

Il lui est essentiellement reproché des «insuffisances professionnelles» et de mauvaises relations avec le premier président de la cour d’appel de Paris, Jacques Degrandi.

L’inspection des services judiciaires saisie en 2010 a critiqué un délai «anormalement long» dans le traitement de deux affaires, ainsi qu’un problème de comportement avec une partie civile: le juge avait estimé l’affaire d’Alima Boumediene-Thierry, sénatrice en conflit avec son attachée parlementaire, «insignifiante».

«Manquement au devoir de loyauté et de délicatesse»
Le magistrat s’est toutefois justifié en expliquant qu’il avait du établir des priorités dans le traitement de ses dossiers, ayant en charge un cabinet d’instruction comptant plus de 180 affaires en cours. L’inspection reconnaît en effet que le juge est souvent saisi.

Mais le ton employé par lui vis-à-vis du président de la cour d’appel de Paris est également considéré à la Chancellerie comme «un manquement au devoir de loyauté et de délicatesse». Patrick Ramaël avait écrit à Jacques Degrandi: «Je déplore que l’intérêt que vous semblez porter au service de l’instruction ne se manifeste qu’à l’occasion de ce que vous estimez être des dysfonctionnements» et il lui avait reproché de délaisser les «problèmes quotidiens» ainsi que de laisser les «conditions matérielles se dégrader dans l’indifférence».

Pour ses défenseurs, l’avocat Alexis Gublin et le président de l’USM Christophe Régnard, les reproches avancés contre Patrick Ramaël, juge réputé pour son caractère indépendant, ne sont pas fondés. En 2011, le conseil supérieur de la magistrature a été saisi du cas de 14 magistrats – 12 dossiers ont été transmis par le garde des Sceaux, et deux par les chefs de juridiction.

Le Figaro

Pédopornographie : le bilan 2011 des contenus localisés et retirés

En attendant l’application du décret LOPPSI autorisant le blocage sans juge des sites pédopornographiques, probablement d’ici mars prochain, l’AFA* vient de publier son bilan 2011 sur le retrait de contenus de pornographie infantile dans le monde.

Concernant la France seule, 86 contenus pédopornographiques ont été localisés et retirés par les hébergeurs en France en 2011. Un taux de 100 % entre la localisation et le retrait a aussi été identifié en Allemagne et au Royaume-Uni.

« Hors Union Européenne, près de 90% des contenus pédopornographiques notifiés à la hotline américaine par Pointdecontact.net ont été retirés en 2011, tandis que l’on atteint un taux de 100% de retraits en Russie et en Corée du Sud » note l’AFA.

Quelques chiffres pour 2011 :

7820 contenus choquants (pédoporno, terrorisme, xénophobie, etc.) ont été signalés par les internautes (graphique ci-dessus)

1966 ont été considérés comme illicites au regard de la loi française par le service Point de Contact

dont 720 ont été transmis à l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC)
dont 290 ont été transmises à une hotline membre du réseau INHOPE*
dont 93 ont été transmises à son hébergeur

L’AFA ne donne aucune information sur les sites fermés ni s’il y a eu des dégâts collatéraux. Nous pensons notamment aux fameux surblocages, c’est-à-dire les contenus tout à fait réglementaires bloqués par "erreur" suite à une volonté de bloquer du contenu illicite. De fait, les contenus étant simplement retirés des serveurs sources, ces problèmes ne devraient pas se poser.

*AFA : Association des fournisseurs d’accès et de services internet.
*INHOPE : Association internationale de hotlines internet comptant 40 membres dans 36 pays. Créée en 1999 afin de permettre de retirer à la source les contenus pédopornographiques.

Source : AFA France Nil Sanyas le 31 janvier 2012 à 06:06
PCINPACT

Arrestation à Clermont-Ferrand : l’IGPN relève une immobilisation irrégulière

Dans le jargon policier, la technique s’appelle le "pliage" et consiste à maintenir un homme tête penchée contre les genoux. Selon l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), cette immobilisation irrégulière a été employée par les policiers après l’arrestation mouvementée à Clermont-Ferrand d’un jeune homme de 30 ans, Wissam El-Yamni, le soir de la Saint-Sylvestre. Il est décédé peu après.

La police des polices avait été saisie du dossier peu après le drame. Elle n’a pas jugé irrégulières les conditions de l’arrestation du jeune homme, mais s’est penchée sur son transport jusqu’au commissariat. Dans la voiture, le chauffeur routier a été maintenu immobilisé par un "pliage". Il a perdu connaissance au commissariat, avant de décéder le 9 janvier sans être sorti du coma. Or, selon le porte-parole de l’IGPN cité dans le rapport dont Le Monde a pu prendre connaissance, "le pliage (ne) fait pas partie" des techniques "apprises lors de la formation initiale et continue" des policiers, souligne une source judiciaire.

Deux policiers visés dans cette affaire

"Wissam El-Yamni a été victime de violences, ça c’est certain. On peut éventuellement les considérer comme légitimes lorsqu’elles correspondent à des gestes professionnels répertoriés, mais ce n’est pas le cas du ‘pliage’", a commenté Me Borie, l’avocat de la veuve du jeune homme. Selon lui, la Commission nationale de déontologie de la sécurité a souligné dès 2005 la dangerosité du "pliage", après le décès dans des avions de deux sans-papiers maintenus dans cette position en 2003, et une circulaire interdit cette méthode à la police de l’air et des frontières depuis 2003.

Dans cette affaire, deux policiers, actuellement en congés, sont visés. Une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique" a été ouverte. Le rapport de pré-autopsie rendu la semaine dernière excluait un "décès directement traumatique", dû à des coups des policiers, avait annoncé le parquet de Clermont-Ferrand. Les légistes évoquaient néanmoins une compression des artères carotides "lors du maintien en hyperflexion" dans la voiture, expliquant qu’elle "pourrait avoir entraîné" un ralentissement du flux sanguin "à l’origine d’une perte de connaissance". Cette hypothèse, envisagée au conditionnel, devra être confirmé par le rapport définitif d’autopsie rendu d’ici plusieurs semaines, après des examens complémentaires, d’après le parquet.

Par A.Ga. le 31 janvier 2012 à 09:17

LCI TF1

Un membre du cartel mexicain des Zetas reconnaît 75 meurtres

Un membre présumé du cartel mexicain de Los Zetas, Enrique Aurelio Elizondo Flores, alias "L’Arabe", 35 ans, a reconnu avoir tué 75 personnes : rivaux, policiers et civils, principalement des passagers séquestrés dans des autobus, a indiqué, lundi 30 janvier, le parquet de l’Etat du Nuevo Leon, dans le nord du pays.
Interpellé le 20 janvier, il a été présenté lundi à la presse. "Bien qu’avec les éléments qu’il nous a fournis on arrive à 75 victimes, nous pensons que nous pourrions atteindre plus de 100 meurtres", a affirmé le procureur du Nuevo Leon, Adrian de la Garza. Les membres de Los Zetas sont accusés par le gouvernement d’être responsables de centaines de meurtres de passagers séquestrés dans des autobus circulant dans le nord du pays vers les Etats-Unis.

"Le détenu a reconnu qu’en mars 2011, ils avaient intercepté un bus et qu’il avait participé personnellement à la mort de 35 personnes. En janvier 2011, ils ont intercepté un autre autobus, avec 50 passagers (…) et il a tiré sur 15 personnes", a ajouté M. de la Garza. Selon le détenu, qui a dit avoir agi avec six autres hommes, le groupe avait ordre d’intercepter des autobus et de tuer les civils qui refusaient de se joindre au cartel.

50 000 MORTS DEPUIS 2006

Enrique Aurelio Elizondo Flores a confessé avoir participé au meurtre de six policiers en avril 2011, ainsi qu’à l’assassinat d’une jeune fille de 16 ans. Il a aussi avoué avoir brûlé et enterré le corps d’une fillette, abattue d’une balle perdue dans un échange de tirs, selon le parquet.

En avril 2011, les autorités ont découvert 193 cadavres dans le village de San Fernando, dans l’Etat de de Tamaulipas (nord-est), dont la majeur partie était des passagers d’autobus séquestrés. Plus de 50 000 personnes ont trouvé la mort au Mexique depuis le début de l’offensive militaire contre les cartels de la drogue lancée par le président Felipe Calderon lors de son arrivée au pouvoir en décembre 2006, selon des estimations de la presse. Ce nombre inclut les victimes d’affrontements entre groupes criminels, entre ceux-ci et les forces de sécurité, ainsi qu’une estimation des victimes civiles.

Le Monde

Nancy : un ouvrier meurt écrasé sous 3 tonnes de béton

Lundi matin, sur le chantier d’une future caserne de pompiers près de Nancy (Meurthe-et-Moselle), un ouvrier du bâtiment de 48 ans est mort, écrasé par la chute d’une plaque de béton de 3 tonnes.

D’après le quotidien régional L’Est Républicain, l’accident s’est produit au moment où deux techniciens disposaient des poutres de béton sur des fondations.

L’une des plaques a glissé avant de tomber sur l’ouvrier. L’homme ne serait pas mort sur le coup. La victime est restée coincée sous la poutre jusqu’à ce qu’une grue le dégage. Lorsque les pompiers sont arrivés sur place, l’ouvrier était encore conscient. Il est ensuite décédé d’un arrêt cardiaque, malgré l’intervention des secours.
Un autre ouvrier a été légèrement blessé. La police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident mortel. Une cellule psychologique a été mise en place pour le personnel du chantier.

LeParisien.fr

Appel à témoin après un gros braquage de bijouterie à Chalon-sur-Saône

La PJ de Dijon a lancé lundi un appel à témoins dans l’enquête sur le braquage d’une bijouterie, samedi à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), dont le préjudice avoisine le million d’euros, a indiqué une source policière.

A 9h40 samedi, deux hommes sont entrés dans une bijouterie située en plein centre-ville de Chalon-sur-Saône. Habillés de couleur sombre, ils avaient le visage dissimulé par des casquettes et des écharpes et étaient armés d’un revolver et d’un pistolet-mitrailleur, selon la même source, confirmant une information du Journal de Saône-et-Loire. Après avoir enfermé une des employées et une cliente dans un local, l’autre employée a remis le contenu du coffre et des vitrines aux braqueurs.

"L’affaire était bien préparée"

Le montant du braquage, composé de "nombreux bijoux en or et diamants", "avoisinerait le million d’euros", a précisé une source policière, qui estime qu’"il ne s’agit pas de novices, l’affaire était bien préparée". Vingt minutes après être entrés dans la bijouterie, les deux hommes auraient pris la fuite à bord d’un puissant 4×4.

La police judiciaire demande à toute personne ayant aperçu un 4×4 "de type Q7 roulant à vive allure sur les quais de Chalon-sur-Saône, samedi aux environs de 10h15" de contacter par téléphone le 03.80.44.58.70 ou par mail l’adresse dipj.dijon@interieur.gouv.fr.

le 30 janvier 2012 à 18:24

TF1 LCI

Gilbert Collard: «On sait qu’un soldat peut mourir mais on ne l’envoie pas au massacre quand il n’y a pas d’urgence»

INTERVIEW – L’avocat, qui défend des familles de soldats français morts en Afghanistan en 2008, revient sur l’ouverture inédite d’une enquête judiciaire…

C’est une première. Malgré l’avis contraire du parquet, la cour d’appel de Paris a autorisé ce lundi l’ouverture d’une enquête judiciaire pour homicides involontaires après le décès en 2008 de dix soldats français dans une embuscade en Afghanistan. Contacté par 20 Minutes, Gilbert Collard, avocat de familles de victimes, revient sur cette décision inédite.

Qui est visé par cette enquête ?

Ce n’est pas l’armée, la collectivité militaire, qui est en cause, mais la hiérarchie de l’époque qui va jusqu’au chef des armées, c’est-à-dire Nicolas Sarkozy. On n’a pas déposé plainte parce que des soldats sont morts, mais contre des militaires qui ont organisé cette opération dans des conditions scandaleuses. Il n’y avait ni drone, ni hélicoptère, ni chef de commandement pour aider ces soldats dont les munitions étaient également inadaptées. L’hélicoptère qui devait les soutenir était utilisé pour transporter une haute personnalité, accompagnée justement de leur chef de commandement.

Qu’attendez-vous de cette enquête ?

Elle devrait avoir le mérite de faire réfléchir l’Etat-major. On sait qu’un soldat peut mourir mais on ne l’envoie pas au massacre quand il n’y a pas d’urgence, on ne peut pas jouer avec sa vie. On n’est plus au temps du général Nivelle.

Pensez-vous que cette affaire puisse entraîner une «judiciarisation» de la mort de soldats sur le front?
Non, cela restera au cas par cas. La plainte doit d’abord être validée par un juge qui sert de filtre. Mais c’est une satisfaction immense pour les familles de victimes que je défends qui avaient l’impression que la minute de silence a duré des siècles. Des questions qui dérangent vont enfin pouvoir être posées à la hiérarchie militaire. Cela fait entrer le regard de la société civile au sein de l’armée, c’est une avancée démocratique.

Propos recueillis par Corentin Chauvel

20 Minutes

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