Egypte : au moins 73 morts à la fin d’un match de football

Au moins soixante-treize personnes sont mortes et des centaines de blessées, mercredi soir, dans des violences qui ont éclaté après un match de football entre deux équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd, dans le nord du pays, selon un nouveau bilan fourni par le ministère égyptien de la Santé.

Des affrontements ont commencé entre supporteurs des deux équipes, Al-Masry et Al-Ahly un des clubs phare du football égyptien, a déclaré le vice-ministre de la Santé Hicham Chiha à la télévision publique.

Peu après 20 heures, une source médicale annonçait la mort de 73 personnes tout en indiquant que «ce bilan pourrait s’alourdir».

La situation a dégénéré lorsque l’arbitre a sifflé la fin du match au cours duquel Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d’Egypte, sa première défaite (3-1) de la saison, lors de la 17e journée du championnat national. Des milliers de supporters ont alors envahi le terrain. La violence sur les terrains de football en Egypte n’est pas nouvelle dans ce pays où les partisans d’Al-Ahly ou de Zamalek s’affrontent régulièrement avec les supporters adverses notamment au Caire.

Mercredi soir, alors que le pays traverse une véritable crise sur fond d’affrontements antre les autorités militaires et les manifestants, les Frères musulmans, vainqueurs des dernières législatives, ont accusé les partisans du président déchu Hosni Moubarak d’être responsables de ces violences.

«Les événements de Port-Saïd ont été planifiés et sont un message des partisans de l’ancien régime», a affirmé le député Essam al-Erian dans un communiqué publié sur le site internet du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la formation politique de la confrérie.

Le président de l’Assemblée du peuple, l’islamiste Saad al-Katatni, a annoncé pour sa part la convocation jeudi d’une réunion extraordinaire de la chambre pour discuter de ces évènements.

LeParisien.fr

Egypte: Au moins 50 morts dans des violences après un match de foot

Des centaines de personnes sont par ailleurs blessées…

Au moins 50 personnes ont trouvé la mort après l’envahissement d’un terrain de football à Port Saïd, dans le nord de l’Egypte, a-t-on appris ce mercredi de sources proches du ministère égyptien de la Santé.

Les heurts ont éclaté après un match de la 17e journée du championnat opposant Al Ahli, club phare du championnat égyptien, à Al Masry, l’équipe locale. Les images de télévision montrent des supporters pourchassant les joueurs d’Al Ahli sur la pelouse. Les affrontements ont commencé quand l’arbitre a sifflé la fin du match qui s’est soldé par la première défaite de la saison pour Al Ahli (1-3).

Un incendie dans un stade du Caire

Hesham Sheiha, vice-ministre de la Santé, avait auparavant fait état de 25 morts et de plusieurs centaines de blessés.

D’après une chaîne de télévision citée par Reuters, un stade du Caire est par ailleurs actuellement en proie aux flammes. L’ incendie s’est déclaré après l’annulation par l’arbitre d’une rencontre opposant les équipes de Zamalek et d’Ismaili.

E.O., avec agences
20 Minutes

Delarue sera jugé pour acquisition et détention de cocaïne

L’animateur et producteur Jean-Luc Delarue a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour acquisition et détention de cocaïne dans le cadre d’une vaste affaire de trafic de stupéfiants, a indiqué mercredi l’AFP une source judiciaire. La date du procès n’a pas encore été arrêtée mais il devrait avoir lieu fin juin ou début juillet, selon une source judiciaire. A ses côtés sur le banc des prévenus, six personnes soupçonnées d’avoir organisé ce trafic de cocaïne et douze autres clients, qui utilisaient leurs services, seront jugées dans cette affaire. Un autre garçon, mineur au moment des faits, sera poursuivi devant le tribunal pour enfants de Nanterre.

Jean-Luc Delarue, 47 ans, avait été interpellé le 14 septembre 2010 à son domicile parisien où 15 grammes de cocaïne avaient été saisis par les enquêteurs, puis il avait été mis en examen en janvier 2011. L’enquête des services de police avait débuté en septembre 2009 par un appel anonyme faisant état d’un trafic de cocaïne et de cannabis dans les Hauts-de-Seine et à Paris, dirigé, par téléphone, par un homme surnommé "KIKS".
Delarue a toujours reconnu les faits

Peu de temps après, la mise sur écoute de cette ligne avait pris fin avec le départ en Algérie de son utilisateur. En juillet 2010, un nouveau renseignement anonyme faisait état de son retour en France. Le placement sur écoute de sa nouvelle ligne téléphonique avait permis de mettre à jour un trafic de cocaïne bien organisé, avec des commandes par SMS jamais inférieures à moins de 2 grammes de poudre blanche, toujours envoyées aux membres du réseau avant 18h. Selon les écoutes téléphoniques, une quarantaine de personnes s’approvisionnaient via ce réseau. Toujours d’après ces écoutes, Jean-Luc Delarue était considéré comme le plus gros client de ce trafic, selon l’accusation. Il passait ses commandes par l’intermédiaire d’une jeune femme qu’il avait rencontrée lors d’un vernissage.

Lors de ses auditions, Jean-Luc Delarue a toujours reconnu les faits, reconnaissant être un gros consommateur de cocaïne depuis plusieurs années, avec une consommation moyenne de 20 grammes par semaine.

le 01 février 2012 à 19:39

TF1 LCI

Il violait les filles pour leur apprendre à ne pas sortir la nuit

"Je les ai violées pour leur donner une bonne leçon. Elles n’ont qu’à pas se balader dans les rues au milieu de la nuit", telle est la justification avancée par l’accusé Sunny Islam devant la cour qui le jugeait pour le viol de jeunes femmes au coeur de Londres.

Sunny Islam choisissait ses victimes au hasard, les menaçait d’un couteau puis les attachait avant de les violer. Durant deux mois, l’homme avait semé un vent de panique dans la capitale britannique. Quatre femmes ont officiellement été victimes de ses agissements, dont trois à proximité de son domicile de Barking et une près de Forest Gate. Mais selon la police, on peut craindre qu’il ait sévi bien davantage.

Onze ans de prison

La juge Patricia Lees a condamné le criminel à une peine de minimum onze ans de prison ferme. "La souffrance subie par les victimes est incommensurable. La nature de vos crimes laisse à penser que vous constituerez toujours un danger extrême pour les femmes, certainement la nuit".

L’homme avait été confondu en septembre 2012 par la plaque d’immatriculation du véhicule de sa petite amie alors qu’il l’avait utilisé pour se rendre en ville et commettre ses méfaits. Ce soir-là, Sunny Islam venait d’emmener une jeune fille de 15 ans dans un endroit isolé sous la menace d’un couteau. Il l’avait ensuite violée à deux reprises. La jeune victime, pour dissuader son violeur, avait tenté de lui dire qu’elle n’avait que onze ans, mais son argumentaire avait été vain.

"Personne ne comprendra jamais mes flash-back"

"Vous lui avez dit que vous vouliez lui faire retenir la leçon, comme aux autres victimes (ndlr: plus âgées)", a répondu à l’accusé la présidente de la cour. "Vous n’avez visiblement aucun respect pour les femmes qui mettent le nez dehors une fois la nuit tombée. Et je ne doute pas un seul instant qu’à la prochaine occasion qui vous serait donnée, vous partiriez à la recherche d’une nouvelle proie", a-t-elle expliqué pour justifier l’incompressibilité de sa peine.

L’adolescente violée était pour sa part présente à l’audience et aurait esquissé un sourire à l’énoncé du verdict. "Personne ne ressentira jamais les flash-backs que j’ai si souvent, ils sont si réels", a-t-elle fait savoir dans une lettre adressée à l’assistance et à la cour. "La nuit, quand je suis dans mon lit, j’ai encore l’impression d’être sur les lieux du viol. Comme si un écran dans mon esprit me forçait à revivre cette nuit encore et encore. Les gens disent que les blessures guérissent avec le temps, mais moi je pense que le temps n’a fait que m’aider à accepter la vérité: ce qui m’est arrivé, je ne serai jamais en mesure de le laisser derrière moi".

"Je pensais que j’allais mourir"

L’accusé a également attaché, battu et violé à deux reprises – le double viol, sa "signature" criminelle – une prostituée de vingt ans. Il est alors parti avec son portefeuille, la laissant choquée et le visage tuméfié par les coups. "Il m’a traitée comme une bête, comme si je n’avais aucune valeur. J’ai cru que j’allais mourir". Six jours plus tard venait le tour d’une jeune femme de 28 ans. Bien qu’il l’avait presque étranglée, la victime avait réussi à briser la vitre arrière de sa voiture afin d’échapper à son agresseur.

La police a compris qu’il devait y avoir une quatrième victime au moins en découvrant des traces de sang dans le coffre du véhicule. Une femme de 31 ans avait en effet précédé la victime de 28 ans. Elle avait été battue à sang avant de connaître les mêmes agressions sexuelles que ces prédécesseurs. "Le seul facteur atténuant que l’on puisse prendre en compte est son âge", a plaidé l’avocat de Sunny Islam. "Il n’avait que 21 ans au moment des faits et sortait d’une éducation particulièrement sévère". La juge n’a pas retenu l’argument et l’accusé à écopé de onze années de prison sans possibilité de libération anticipée.

(acx)
26/01/12 16h41

7/7.be

Victoire ! La plaque diffamante retirée à Argenteuil

L’homme de 33 ans agressé et renversé par une voiture dans la nuit de samedi à dimanche à Lyon est décédé

L’homme de 33 ans agressé et renversé par une voiture dans la nuit de samedi à dimanche à Lyon est décédé mercredi, et les faits ont été requalifiés en "homicide volontaire" pour le chauffeur mis en examen, a-t-on appris aujourd’huide source judiciaire. Dimanche matin, quatre hommes avaient été interpellés à Vénissieux (Rhône), soupçonnés d’avoir roué de coups un homme de 33 ans et de lui avoir, pour deux d’entre eux, roulé dessus en voiture.

Sous l’emprise de l’alcool au moment de l’agression, les individus avaient d’abord fait depuis leur voiture des "réflexions déplacées" à deux femmes qui se rendaient avec leurs compagnons en boîte de nuit. Ceux-ci avaient pris leur défense mais avaient rapidement essuyé des coups. Arrêtés grâce au numéro de la plaque d’immatriculation, relevée par des témoins, les quatre jeunes, âgés de 18 à 21 ans, avaient été mis en examen hier.

"Nous avons fait une réquisition pour la requalification des faits en homicide volontaire pour le chauffeur du véhicule", a déclaré mercredi un magistrat du parquet de Lyon. "Sur les quatre, il s’avère que l’un d’entre eux n’était pas sur place, il a juste été entendu comme témoin assisté. Les deux complices, eux, ont été mis en examen pour "violences volontaires, non-assistance à personne en danger et dissimulation de preuves", le véhicule restant introuvable", a poursuivi cette source. Le chauffeur et ses deux complices ont été écroués.

Le Figaro

Savoie, un légionnaire du 2ème REG tué et une dizaine d’artilleurs du 93ème RAM blessés dans une avalanche

Dix militaires appartenant au 2ème Régiment Etranger de Génie (REG) et au 93ème Régiment d’Artillerie de Montagne (RAM) ont été emportés par une avalanche, ce 1er février, aux environ de 10h30, alors qu’ils effectuaient un entraînement à ski au niveau de la combe de l’Aiguille Noire, située sur la commune de Valloire, en Savoie.

Arrivés sur place, les secours n’ont pas pu réanimer un légionnaire du 2e REG de Saint-Christol.

Un autre militaire, souffrant d’hypothermie, a été hostpitalisé à Grenoble. Enfin, trois autres ont été admis à l’hôpital de Saint-Jean-de-Maurienne pour de légères contusions.

Ce drame est un nouveau coup dur pour le 2ème REG et le 93ème RAM. Récemment, quatre militaires servant dans ces deux régiments ont été assassinés par un soldat afghan renégat alors qu’ils effectuaient un footing sur la base avancée de Gwan, dans la province de Kapisa. A la fin de l’année dernière, deux légionnaires avaient été tués pratiquement dans les mêmes conditions, lors d’une opération conjointe avec l’armée nationale afghane.

OPEX360

(merci à duralexsedlex)

Paris XVIIe : le forcené s’est rendu aux policiers

L’homme qui s’était retranché mercredi matin dans un hôtel du XVIIème arrondissement parisien s’est rendu aux policiers.

Pour des raisons ignorées, cet homme, «susceptible d’être armé» et apparemment «pris d’un coup de folie", a d’abord lancé des meubles depuis une chambre de cet établissement situé 64, rue de la Jonquière, avant de s’y retrancher.

La BRI a dépêché des hommes sur place et entamé des négociations, qui ont abouti vers 12h50. Le forcené semble souffrir de problèmes psychologiques

LeParisien.fr

Des vautours travaillent pour la police scientifique

En septembre 2000, j’ai fait un reportage aux Etats-Unis pour Le Monde, dont je me souviendrai toute ma vie, une visité guidée de l’Anthropology Research Facility (ARF) de l’université de Knoxville, au Tennessee. Son surnom est plus parlant : la Ferme des corps. Un endroit où des chercheurs étudient le moindre aspect de la décomposition du corps humain. Non pas à des fins morbides ou pour assouvir une curiosité mal placée. Mais pour aider policiers et médecins légistes à comprendre ce qui est arrivé aux cadavres dont ils ont à s’occuper.

William Bass, le fondateur de l’ARF, avait commencé sa carrière d’anthropologue spécialisé dans la médecine légale au Kansas, où les corps retrouvés dans la nature étaient essentiellement des squelettes. En déménageant dans le Tennessee en 1971, l’homme se voit soumettre des corps possédant encore des chairs, qui grouillent de vers. « Le Kansas est deux fois plus grand et deux fois moins peuplé que le Tennessee, m’expliqua-t-il. Si vous êtes tué au Kansas et que le meurtrier dissimule votre corps, on ne vous trouvera probablement pas avant des années, tandis que si vous êtes tué dans le Tennessee, la probabilité pour que l’on vous découvre plus tôt dans le stade de décomposition est assez bonne. J’ai regardé dans la littérature scientifique pour savoir comment déterminer la date de la mort à partir de ces restes, car c’est toujours ce que la police demande, mais il n’y avait rien. Je me suis donc adressé à l’université de Knoxville en leur disant : "J’ai besoin d’un terrain pour mettre des corps dessus. " » Très pragmatique. Ainsi est donc née, il y a quatre décennies, la Ferme des corps sur laquelle un nombre considérable de recherches ont été menées, que ce soit sur les cadavres eux-mêmes ou sur leurs fluides, sur leurs odeurs comme sur les insectes qui viennent s’en repaître. Avec toujours en tête l’objectif de départ : reconstituer la séquence par laquelle le corps est passé, calculer le plus précisément possible l’intervalle qui sépare la mort de la découverte du cadavre, de façon à déterminer la date du décès mais aussi à faire le tri parmi les suspects quand il y a eu meurtre.

L’exercice, en soi, est déjà assez compliqué étant donné le nombre de variables à traiter. Il se corse lorsque des charognards sont passés par là : il devient particulièrement difficile de comprendre la séquence des événements post-mortem quand des animaux ont dévoré les chairs, voire démembré le cadavre. Si la littérature scientifique recense quelques travaux sur les charognards que peuvent être les rats et les canidés, rien ou presque n’existe sur l’action des oiseaux sur un corps humain, et en particulier les vautours, présents sur tout le territoire américain. Or, comme me l’a expliqué Kate Spradley, anthropologue à l’université du Texas, les vautours sont très nombreux dans cet Etat. Mais les études analysant l’action de ces volatiles sur des cadavres de porcs montrent leurs limites. Même si le cochon est en général considéré comme un bon analogue de l’homme sur le plan biologique, la taille de l’animal, la structure de son squelette et la répartition des masses sont différentes, ce qui influence les vitesses de décomposition mais aussi la manière dont les charognards vont le "nettoyer".

Avec deux de ses collègues, Kate Spradley a donc adopté un point de vue aussi pragmatique que William Bass en son temps : le trio a décidé de lancer un programme d’études sur la manière dont les vautours s’attaquent au cadavre humain et d’établir dans quelles proportions ces oiseaux modifient la fameuse "séquence des corps" établie sur l’ARF, dont Patricia Cornwell s’est inspirée dans son roman du même nom. L’idée consiste aussi à établir tous les "traumatismes" que ces animaux font subir au corps et notamment les traces qu’ils laissent sur le squelette, qui pourraient être confondues, dans le cas d’un meurtre, avec les marques faites par l’assassin. Une première étude a été réalisée en 2009-2010 sur la Ferme des corps que l’université du Texas a ouverte en 2008 sur un terrain de 10 hectares, à l’image de celle du Tennessee. L’expérience vient d’être décrite dans la revue Forensic Science International.

En novembre 2009, les chercheurs ont déposé sur ce terrain le cadavre "frais" (non décomposé et non autopsié) d’une femme ayant légué son corps à la science. Le dispositif d’étude comprenait une caméra détectant les mouvements pour filmer les interventions des animaux et un suivi GPS de quelques points du corps (oreille, bas du sternum, poignets et chevilles) afin d’avoir une idée des différents mouvements infligés au corps, qui risquait d’être traîné hors du champ de la caméra. Les premiers vautours sont apparus au bout de quelques jours pour s’attaquer aux yeux. Il ne s’est ensuite rien passé pendant plusieurs semaines, la décomposition du cadavre se faisant lentement en raison des températures fraîches de la fin de l’automne et du début de l’hiver. Puis, le 26 décembre 2009, une trentaine de vautours sont arrivés et ont dévoré le corps, le réduisant à l’état de squelette en l’espace de seulement cinq heures. Une durée incroyablement courte pour les chercheurs, qui s’attendaient à ce que le processus prenne une journée entière.

Les oiseaux sont revenus sur les lieux pendant les quinze semaines suivantes, s’attaquant à diverses parties du corps qui ont au final été dispersées sur plus de 80 mètres carrés. Pour Kate Spradley, le fait que des vautours soient capables, en si peu de temps, de transformer un cadavre en squelette montre qu’"on ne peut utiliser les méthodes classiques pour estimer le temps qui s’est écoulé depuis la mort, car elles surestimeront ce délai de manière significative. Il nous faut maintenant comprendre quels facteurs jouent un rôle-clé dans la "squelettification", de façon à pouvoir aider les forces de l’ordre." Même si l’expérience peut sembler choquante, tout comme mon reportage de 2000 sur la Ferme des corps avait heurté la sensibilité de certains lecteurs, il ne faut jamais perdre de vue l’objectif de ces recherches : les travaux menés par William Bass ont permis de résoudre de nombreuses affaires criminelles et les méthodes d’analyse que les anthropologues de son genre ont mises au point ont aussi servi au cours des enquêtes sur les charniers découverts dans l’ex-Yougoslavie.

Pierre Barthélémy

Passeur des Sciences Blog Le Monde.fr

Elisabeth Weissman : "La police se meurt"

Elisabeth Weissman est l’auteur de "Flics, chronique d’un désastre annoncé", une vaste enquête sur la police d’aujourd’hui. Interview

Journaliste et essayiste, Elisabeth Weissman publie une enquête sur le monde policier. Fruit de plusieurs mois de recherches et d’une centaine d’entretiens réalisés au quatre coins du pays, ce document remarquable dresse un état des lieux pour le moins inquiétant du quotidien des policiers hexagonaux menacés par la culture du chiffre et le développement de la sécurité privée.

Qu’est ce qui ne va pas chez les policiers aujourd’hui ?

A l’image de ce que l’on peut observer au sein de Pôle emploi, l’institution policière est malade de ce management privé appliqué à une structure publique. Depuis 2007, on étrangle les effectifs en imposant des objectifs chiffrés de lutte contre la délinquance, ce qui, soit dit en passant, est une aberration sans nom.

En quoi les objectifs chiffrés sont-ils un problème ?

La police travaille sur une réalité qui n’est pas prévisible car à chaque fois qu’ils sortent du commissariat, ces fonctionnaires ne savent pas à l’avance les délits auxquels ils vont être confrontés.

Malgré cela, la hiérarchie décide qu’ils devront réaliser tant de verbalisations pour telle infraction, et tant pour une autre. D’une certaine manière, cette demande chiffrée pousse les fonctionnaires a fabriquer ces infractions. Ces objectifs insensés font perdre du sens au coeur de leur métier.

Un exemple marquant ?

Il y a deux mois, les policiers des Pyrénées-Atlantiques ont reçu une note de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), relayant l’ensemble des objectifs chiffrés au regard de ceux réalisés l’année précédente. Dans ce document figurait notamment le nombre de constatations à réaliser concernant le non-port de la ceinture en voiture, la défaillance de feux de signalisation, mais aussi et surtout : un objectif de 51 refus d’obtempérer. En clair, comme ces fonctionnaires avaient constaté 50 infractions similaires l’année précédente, on leur demandait de faire aussi bien, voire une de mieux. Plusieurs policiers se demandaient, incrédules, de quelle manière ils allaient s’y prendre.

Et si le chiffre n’est pas atteint ?

Ils se font taper sur les doigts par la hiérarchie. Ce management de l’entreprise privée que l’on transfère sur un service public amène les policiers à façonner la réalité, car ils ne produisent pas de biens. D’ailleurs, un service public n’a pas vocation à en produire. En les obligeant à agir de la sorte, on les pousse a mettre de côté leur discernement, à faire abstraction de leur intelligence et à produire de l’infraction. En même temps, cela arrange les commissaires à qui l’on verse de confortables primes lorsque les objectifs sont atteints.

Dans le même temps, on assiste depuis cinq ans à un développement sans précédent de la sécurité privée…

Cela émeut l’ensemble des policiers mais répond à une logique implacable. Dès lors que vous appliquez la fameuse révision générale des politiques publiques (RGPP), qui consiste au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, il faut bien que les missions de sécurité soient assurées. Il y a aujourd’hui 28 000 policiers municipaux sur le territoire – soit une hausse de 35% en huit ans -, pour 83 000 policiers nationaux en tenue. Cela a un coup, tout comme la vidéosurveillance d’ailleurs qui, selon plusieurs membres du gouvernement et malgré les études scientifiques qui prouvent son inefficacité, est la solution contre la montée de la délinquance.

Qui peut s’offrir une police municipale ?

Essentiellement les communes les plus riches. Dans les Hauts-de-Seine, 27 des 36 villes en sont dotées. Il faut savoir que ces policiers sont armés et possèdent parfois davantage de moyens que les nationaux. Il suffit de voir la situation à Nice, qui est une sorte de ministère de l’Intérieur bis.
Ce sont près de 350 agents qui disposent de véhicules bien entretenus, de brigades équestres et canines, de patrouilles en VTT et sont armés de pistolets, de tasers et de flashball. Enfin ils ont accès à près de 600 caméras de surveillance. A l’heure actuelle, la municipalité étudie la possible implantation de caméras VSI, capable de détecter des "comportements anormaux" au moyen de puissants algorithmes.

Dans ces conditions, comment les fonctionnaires que vous avez rencontrés envisagent-ils l’avenir ?

L’écrasante majorité d’entre eux ont le moral en berne. D’autant que les jeunes recrues des policier que j’ai rencontré il y a peu, me disait que lors de sa prise de poste en Ile-de-France, son chef l’a accueilli en lui disant : "Bienvenue à Beyrouth". Ils sont désabusés, plus vraiment fiers de leur métier et s’inquiètent chaque jour davantage du fossé qui les sépare de la population. Comme bien des fonctionnaires travaillant au sein des différents services publics, ils ne s’estiment pas en position d’effectuer leur travail au mieux. Ils veulent être dans la prévention, dans le dialogue, dans la verbalisation quand cela est nécessaire, mais certainement pas dans le rôle de collecteur d’argent comme les plus hautes instances le demandent. De plus, ils ont le sentiment d’être pris en otage par une majorité politique qui les utilise pour être des outils de fabrication de statistiques.

En 2007, les policiers, marqués par le passage de Nicolas Sarkozy place Beauvau, avaient massivement voté pour lui. Qu’en est-il à trois mois des présidentielles ?

Au terme de mon enquête, je pense sincèrement qu’une majorité d’entre eux vont voter Le Pen.
Les policiers envoyés dans les zones sensibles mesurent chaque jour les contentieux avec la population. Ce sont les territoires perdus de la république, où la défiance est permanente et les rapports humains totalement inexistants. A ce propos, il n’y a jamais eu autant d’outrages à agent depuis 2007. Les insultes sont quotidiennes et les menaces également. Plusieurs policiers que j’ai interrogés m’ont dit que s’ils n’avaient pas de conscience politique, ils deviendraient "cons et racistes". Sans compter que depuis plusieurs mois maintenant, il y a un véritable climat de
xénophobie attisé par certains politiques et cela façonne les esprits. Les policiers n’échappent pas à la règle, d’autant qu’ils sont en première ligne.

Metro

Les Français aiment-ils leur police ?

La scène a lieu à Wattignies (Nord), lundi 30 janvier. Le ministre de l’intérieur visite le commissariat. La cinquantaine de policiers de la circonscription sont installés au rez-de-chaussée et au premier étage d’un immeuble d’habitation. A la sortie, le couple de locataires qui habite juste au dessus interpelle Claude Guéant.

"Monsieur le ministre, on vous a écrit il y a des mois, vous n’avez jamais répondu! Les habitants se plaignent des policiers. Les fonctionnaires ne respectent pas les habitants.

-Comment ça?, interroge le ministre, courtois.

-Ils ne respectent pas les gens. On travaille tôt le matin, on a un bébé de 20 mois, et eux, ils fument, ils rigolent, ils font du bruit en bas la nuit, à 1 heure du matin même!

-C’est la raison pour laquelle on va déménager le commissariat. Vous avez la réponse en direct. Ça tombe bien, effectivement, le ministre est là pour annoncer le déblocage de 3 millions d’euros pour un nouveau bâtiment. Mais en dehors de ce quartier populaire.

-Non, non, s’empresse de répondre le couple. On veut garder nos policiers, on veut juste qu’ils fassent moins de bruit"

Voilà, de manière inattendue, résumé les rapports complexes des Français avec leur police. Pour le ministre, les choses sont claires: les Français sont contents de leur police (et de leur gendarmerie). Il en veut pour preuve le baromètre de l’institut Paul-Delouvrier sur les services publics vus par leurs usagers (il le cite systématiquement lors de ses interventions et encore lundi, à Lille). Conclusion: 75% des personnes interrogées sont plutôt ou très satisfaites "de l’action de la police ou de la gendarmerie dans les affaires pour lesquelles [ils ont] été en contact avec elles". Cette enquête annuelle (dernière publication en décembre 2011) ne concerne donc que les personnes directement confrontées à ces services et l’échantillon est à l’avenant (369 usagers interrogés). L’évolution est favorable depuis 2007, après avoir connu une chute brutale entre 2006 (87%) et 2007 (66%).

Il y a une autre étude moins favorable mais pas forcément contradictoire que le ministre cite peu, celle de l’Observatoire de la délinquance (ONDRP), que Le Monde a traité en décembre. Sans refaire l’article, on notera que l’échantillon est… un peu plus large (17000 personnes interrogées chaque année depuis 2007 dans le cadre des enquêtes de victimation), et que le constat est plus mitigé: en 2011, seulement 46,4% des personnes interrogées ont jugé efficace ou très efficace "l’action de la police ou de la gendarmerie dans leur quartier ou dans leur village". Mais 26,4% l’ont jugé "peu efficace ou pas efficace du tout" – une proportion proche de celle du baromètre Paul-Delouvrier. La différence, ce sont les indécis: 27,2%. Finalement, le principal enseignement de l’étude de l’ONDRP sur l’efficacité de la police, c’était la distance très forte entre la police et les habitants des quartiers dits "sensibles". Vaste sujet…

Délinquance Blog Le Monde

Paris : un homme armé retranché dans un hôtel

Un homme pouvant être armé s’est retranché mercredi dans un hôtel du XVIIème arrondissement parisien, a-t-on appris de source policière.

Pour des raisons ignorées, cet homme, «susceptible d’être armé» et apparemment «pris d’un coup de folie", a lancé des meubles d’une chambre de cet établissement situé 64, rue de la Jonquière, avant de se retrancher.

La BRI a dépêché des hommes sur place et entamé des négociations, qui se poursuivaient peu avant 11 heures.

LeParisien.fr

Près de 4 millions de mal logés en France

La Fondation Abbé Pierre évalue dans son 17e rapport annuel à plus de 3,6 millions le nombre de personnes mal logées ou sans abri, et plus largement à 8 millions celles concernées par la crise du logement. L’Insee estime à quelque 3 millions les mal logés ou sans abri. La différence tient pour l’essentiel aux personnes habitant chez des tiers, selon la Fondation: l’Insee inclut les personnes de 17 à 59 ans résidant chez des tiers avec lesquels elles n’ont pas de lien de parenté "direct".

La Fondation Abbé Pierre recense :

- 685.116 personnes "privées de domicile personnel" (133.000 sans domicile, 18.116 en résidence sociale, 38.000 en chambre d’hôtel, 85.000 dans des "habitations de fortune" et 411.000 chez des tiers);
- plus de 2,7 millions vivant dans des conditions de logement "très difficiles", sans confort ou très surpeuplés;
- 172.847 personnes locataires de meublés;
- 86.612 gens du voyage ne pouvant accéder à une aide d’accueil.

Soit un total de plus de 3,6 millions de personnes "non ou très mal logées".

L’Insee recense 2,9 millions de mal logés, dont 2,77 millions de personnes dans des logements privés de confort ou surpeuplés et 85.000 dans des habitations de fortune. S’y ajoutent 250.000 personnes privées de logement (33.000 à la rue, 100.000 en hébergement social, 38.000 à l’hôtel, 79.000 hébergées chez des tiers).

La Fondation Abbé Pierre ajoute aux 3,6 millions de mal logés plus de 5,1 millions de personnes "en situation de réelle fragilité de logement" (occupant une copropriété en difficulté, un logement surpeuplé, ou devant faire face à des impayés), évaluant ainsi à près de 9 millions les personnes concernées par la crise du logement. Elle estime également que plus d’1,2 million de ménages sont en attente d’un logement social (chiffre 2006), que 3,8 millions sont en situation de précarité énergétique, que 1,3 million de locataires sont en difficulté de paiement tout comme 565.000 propriétaires, et que plus de 92.000 ménages sont menacés d’expulsion (chiffres 2010). Des chiffres qu’elle n’additionne pas aux précédents (risque de doubles comptes) mais qui lui permettent d’évoquer au final 10 millions de personnes touchées par la crise du logement.

lci tf1

Suresnes : les deux jeunes poignardés par le retraité excédé par le bruit, hors de danger

Les deux jeunes qui ont reçu des coups de couteau portés par un retraité samedi au pied d’un immeuble de la cité-jardin vont s’en sortir. « Leur pronostic vital n’est pas engagé », a confirmé hier une source policière.

Le coup de sang de ce père de famille âgé de 67 ans a plongé le quartier dans la stupeur. Insupporté samedi en fin d’après-midi par le bruit que génèrent plusieurs personnes regroupées devant le hall C du bâtiment en brique de quatre étages, l’homme qui habite la cage d’escalier voisine descend pour demander un peu plus de discrétion. Ses interlocuteurs ne modifient pas leur comportement.

Cet instant de folie a révolté les amis des victimes

Hors de lui, il revient quelques minutes plus tard armé d’un couteau et frappe deux jeunes. « Il en a blessé un grièvement et l’autre plus légèrement », annonce Christian Dupuy, le maire (UMP). Le plus touché a reçu des soins à l’Hôpital Beaujon à Clichy et le deuxième à l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris (XVe).

Cet instant de folie a révolté les amis des victimes qui ont commencé à se regrouper dans la cour où le drame a eu lieu, à quelques dizaines de mètres du stade Maurice-Hubert. « Une amie m’a prévenue alors que je dormais, témoigne une dame qui habite la résidence. J’ai mis le nez à la fenêtre, mais je n’ai pas vu l’ambulance emmener les deux jeunes. Cela m’a surpris de voir tant de policiers, une soixantaine peut-être. Il y a eu beaucoup de tension quand ils ont embarqué le suspect. Les jeunes étaient enragés. »

La raison a heureusement pris le dessus sur la colère. « Nous avons envoyé des éducateurs de la ville afin de ramener le calme, précise Christian Dupuy. Ils sont restés sur le périmètre pendant tout le week-end. » Le théâtre de la tragédie avait retrouvé hier sa physionomie habituelle. Deux gardiennes ont nettoyé l’entrée de la bâtisse à grande eau à la mi-journée.

« Il s’agit d’un hall à problèmes, lâche une locataire. Il y a toujours des groupes qui se forment. » « Il n’y a pas de problème particulier ici », tempère une riveraine. Les allées au pied des immeubles voient défiler pas mal de monde, en particulier les sportifs qui se rendent au complexe sportif de l’autre côté de l’avenue. « Ça résonne beaucoup entre les immeubles, constate une résidante. Des fois, je demande aux passants de parler moins fort. Généralement, ils écoutent et vont un peu plus loin. »

Cet incident a surpris à l’hôtel de ville. « Il s’agit d’un événement terrible, mais isolé, précise Christian Dupuy. L’agresseur présumé est un père de famille sans problèmes à ma connaissance. Ses nerfs ont lâché. » Pour éviter tout souci supplémentaire, la famille de l’homme interpellé a quitté son logement. Le suspect se trouvait encore hier soir en garde à vue dans les locaux du service départemental de la police judiciaire. Les enquêteurs ont retrouvé l’arme dont il aurait fait usage.

Le Parisien

Paris : les braqueurs d’un PMU dérobent 150 000 €

Deux hommes encagoulés, munis d’une arme de poing et d’une bombe lacrymogène ont fait irruption, dimanche, vers 18 h 30, dans un bar-PMU, situé dans le XIXe arrondissement à Paris. L’un des deux malfrats s’en est pris à un client tandis que son complice faisait le guet. Les deux malfaiteurs ont ensuite menacé l’ensemble du personnel et des clients avant de s’emparer du contenu des caisses et du coffre-fort.

Les deux hommes ont tenté de prendre la fuite au guidon d’une puissante moto avant de renoncer : leur deux-roues n’a pas voulu démarrer. Les braqueurs ont quand même réussi à s’enfuir à pied, en emportant un butin estimé à près de 150 000 €. Les enquêteurs du 2ème district de police judiciaire (DPJ) ont été chargés des investigations.

Le Parisien

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