Quelles filières pour travailler dans le renseignement ?

Mise à jour : 06/02/2012 16:35
Du fait de la tradition républicaine, la France est l’un des rares pays à privilégier les concours. Le principe est de permettre à chacun de postuler, qu’il soit civil ou militaire. Bien au-delà des clichés, il existe une très grande diversité de métiers au sein du renseignement. Quelques liens et informations à ce sujet sur les trois acteurs du renseignement au sein de la Défense.

Rejoindre la DGSE

Avec l’élévation du renseignement au rang de priorité stratégique, la DGSE s’ouvre au recrutement de nouveaux types de profils.

Parmi la grande diversité des métiers qui sont accessibles à la DGSE, deux font l’objet d’une attention particulière :

Les ingénieurs dont le recrutement est capital dans un contexte où les outils informatiques et les télécommunications tiennent une place prépondérante dans le domaine du renseignement.
Les linguistes dont le rôle est d’intervenir en tant que traducteur et d’exploitant linguiste.
Il est également possible d’effectuer des stages au sein de la DGSE pour les élèves ingénieurs dans différents domaines : télécoms, électronique, informatique, cryptologie, traitement du signal, etc. Les stages ont lieux en région parisienne. Plus d’information sur le site de la DGSE.

La DGSE recrute selon des modalités similaires à celles de la fonction publique française. Une habilitation à connaître les informations protégées est néanmoins nécessaire et délivrée après une enquête approfondie.

Les différentes façons de postuler à la DGSE :

Par concours en accédant à l’un des corps spécifiques de fonctionnaire (A, B ou C)
Par recrutement contractuel dans les spécialités ouvertes (ingénierie, langues étrangères, exploitation du renseignement, soutien)
Il est également possible pour les personnes ayant déjà un statut d’agent public d’y entrer par détachement pour les membres de la fonction publique ou par voie d’affectation pour les militaires.

Plus d’informations sur le site de la DGSE.

Rejoindre la DPSD

Les emplois offerts par la DPSD se situent dans tous les domaines du renseignement de la sécurité et de la protection en milieu militaire ou industriel. Des emplois de soutien administratif et logistique sont également ouverts. Les emplois de spécialistes en informatique font notamment l’objet d’une attention toute particulière du fait des enjeux de la sécurité informatique pour la protection des informations dans un monde numérisé.

La DPSD dispense à tous, civils et militaires, une formation adaptée aux emplois tenus. L’ensemble du personnel militaire peut participer, dans le cadre des missions de la DPSD, aux opérations extérieures (OPEX).

Les militaires qui y servent pour une partie de leur carrière appartiennent aux trois armées, à la gendarmerie et à la direction générale de l’armement (DGA). Les personnels civils sont, quant à eux, fonctionnaires ou contractuels.

Pour toute information ou demande concernant le recrutement, les renseignements pour joindre la DPSD sont accessibles sur cette page.

Plus d’informations :

« Renseigner pour protéger au sein de la DPSD »
« Des profils diversifiés »
Rejoindre la DRM :

Les personnels de la direction du renseignement militaire proviennent de tous les corps et statuts du ministère de la défense, qu’ils soient militaires ou civils. Les militaires qui y servent appartiennent aux trois armées, à la Gendarmerie et à la Délégation générale pour l’armement. Par ailleurs, la DRM recrute et emploie un volume important de réservistes.

La DRM accueille également des stagiaires issus du milieu universitaire (2ème et 3ème cycle), par le biais de conventions allant de 3 à 6 mois, ce qui leur permet de découvrir le monde du renseignement tout en faisant bénéficier la DRM d’une expertise spécifique.

Etre affecté à la DRM

L’affectation à la DRM revêt diverses formes. Au moment de l’affectation initiale, la DRM dispense à tous une formation d’adaptation puis des formations spécialisées en fonction des emplois tenus. Pendant sa durée d’affectation à la DRM, le personnel militaire peut être appelé à participer à une ou plusieurs missions extérieures où sont engagées des forces françaises.

Plus d’informations :

- Armée d’aujourd’hui n° 344

La police en grève à Bahia, l’armée prend en charge le maintien de l’ordre

Près de mille soldats et une quarantaine de policiers d’élite ont encerclé lundi 6 février le siège du Parlement de Salvador de Bahia, dans le nord-est du Brésil, où s’est retranché un groupe de policiers militaires en grève avec leurs familles.
Selon la presse locale, la grève des policiers militaires (chargés du maintien de l’ordre au Brésil) entamée il y a six jours pour réclamer de meilleurs salaires a entraîné une vague de pillages et de braquages à main armée et au moins 89 homicides, la plupart à Salvador, la capitale de l’Etat. Une recrudescence de violences qui intervient à deux semaines du carnaval, qui attire des dizaines de milliers de touristes.

Le dirigeant de la grève, Marcos Prisco, a prévenu lundi que son groupe "résisterait" et que "si l’armée envahissait le bâtiment, il pourrait y avoir une catastrophe". Lundi matin des proches des grévistes ont tenté de forcer le cordon de sécurité de l’armée mais ont été repoussés avec des balles en caoutchouc.

VIOLENCES EN HAUSSE

Quarante hommes du commando des opérations tactiques (COT) sont arrivés dimanche soir à Salvador, l’une des douze villes hôtes de la Coupe du monde de football qui se tiendra au Brésil en 2014. Ces policiers d’élite ont onze mandats d’arrêt contre les dirigeants grévistes retranchés dans le Parlement. Les autorités ont ordonné l’arrestation de douze leaders du mouvement de grève, dont l’un a été interpellé dimanche pour "incitation à la violence, formation de bandes organisées et vol de biens publics", a indiqué le gouvernement de l’Etat de Bahia.

3 500 militaires de l’armée de terre, de la marine et de la force nationale de sécurité ont été envoyés depuis vendredi dans cet Etat pour rétablir la sécurité, à la suite du refus des policiers de mettre un terme à leur grève, déclarée illégale par la justice.

La grève, suivie selon les autorités par un tiers des 31 000 policiers, a entraîné une recrudescence des meurtres et des agressions. Le nombre des victimes d’agressions ayant entraîné la mort a doublé par rapport à la même période de l’an dernier, selon Agencia Brasil.

Le Monde

Hollande : "Guéant ferait mieux de s’occuper de sécurité…"

"Guéant ferait mieux de s’occuper de sécurité plutôt que des questions de civilisation !" Lundi 6 février au matin, dans le TGV qui l’emmenait avec un peu de retard vers Dijon, où il se rendait pour une visite thématique consacrée à la sécurité et à la justice, François Hollande n’a pas résisté au plaisir d’une petite "mine" déposée sous les pieds du ministre de l’intérieur.
Au fond, la polémique créée par les propos de M. Guéant, samedi, n’est pas loin de conforter l’objectif du jour du candidat socialiste : "chercher la droite sur son bilan en matière de sécurité. Et montrer qu’à gauche, on a la capacité de faire mieux."

Nicolas Sarkozy, qui avait fait de la question policière son argument numéro un dans la conquête du pouvoir, est ainsi ciblé au premier chef par M. Hollande : " Ministre de l’intérieur, il [avait] fait voter une loi de programmation qui créait 10 000 postes de policiers et de gendarmes. Président de la République, il les supprime ! L’incohérence sur la politique économique, on la retrouve aussi sur la politique de sécurité. C’est le va et le vient, le hue et le dia."

TOILETTAGE ANNONCÉ

Le candidat socialiste doit aujourd’hui visiter, à la chaîne, une unité de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), un foyer de jeunes travailleurs, un centre de vidéosurveillance puis un comité de prévention dans le quartier populaire des Grésilles, en compagnie de ses amis François Rebsamen, maire de Dijon, et André Vallini, respectivement chargés de la sécurité et de la justice dans son staff de campagne. Il entend non seulement contester à son principal adversaire le monopole de la chose policière et déconstruire son bilan en la matière. Mais aussi, souligner la partialité, à ses yeux, de l’institution, sous le régime sarkozyste. "La police aujourd’hui est dans un malaise, pas simplement lié aux postes, mais à une direction qui n’est pas assumée", attaque M. Hollande.

Evoquant la présence de proches du chef de l’Etat aux postes stratégiques de direction de la police (DGPN, préfecture de police, DCRI), M. Hollande, qui dit s’inquiéter de la "nomination des procureurs généraux dans les prochains jours", annonce un toilettage place Beauvau. "Dix ans de droite appellent une alternance, une aération (…) Chacun sait qu’il y aura du mouvement", prévient le candidat socialiste, qui tempère aussitôt les ardeurs : "Après, sur les nominations, on en est pas là… "

Et de pointer la DCRI, ce "FBI à la française" qu’avait voulu M. Sarkozy : "Le fait que la personne chargée de cela [Bernard Squarcini] soit mise en examen pose un problème de fonctionnement. Tout ça devra être revu et reconsidéré."Mais M. Hollande n’entend pas non plus braquer la haute administration policière : "Personne n’est sous surveillance, sous suspiçion", jure-t-il. Avant d’en appeler à l’impartialité politique dans l’appareil d’Etat : "Dans cette période de campagne électorale, chacun, et je pense notamment aux hauts fonctionnaires de ces services mais aussi plus généralement, doit faire preuve d’une grande loyauté. Etre très attentif à servir l’Etat en toute indépendance et loyauté, et ne rien faire qui puisse donner le sentiment d’un parti pris ou pire, d’une interférence."

David Revault d’Allonnes
Le Monde

Le nombre d’excisions augmente en Belgique

Selon une étude, 1.975 petites filles courent le risque d’être excisées en Belgique. De même, près de 6.260 femmes excisées habitent notre pays. Des chiffres qui sont en hausse.

Cette augmentation s’explique par l’immigration ces dernières années de nombreuses femmes issues de pays où les mutilations génitales sont pratiquées. 80 % des femmes victimes de mutilations génitales qui vivent en Belgique sont originaires des mêmes 10 pays africains dont la Guinée, la Somalie, l’Egypte, le Nigeria et la Côte d’Ivoire.

« Des rumeurs font état de la présence d’exciseuses à Anvers et Ostende, mais nous n’avons aucune certitude », précise Djenabou Koné, présidente de l’ASBL Femmes Africaines.

La problématique est particulièrement aiguë en Flandre où 3.550 petites filles et femmes sont excisées ou courent le risque de l’être. Bruxelles et la Région wallonne suivent avec respectivement 3.037 et 1.648 victimes. [...]

rtl.be

Marseille : coups de feu contre un «guetteur» dans les quartiers nord

Un homme de 34 ans a été blessé de plusieurs balles de gros calibre dimanche soir à Marseille. Il se présente lui-même comme «guetteur» dans un réseau de drogue implanté dans une cité des quartiers Nord. Un tireur armé d’un pistolet 9 mm a fait feu sur lui à sept reprises, vers 23 heures, aux Micocouliers (14e), le touchant trois fois aux jambes.

Le tireur a pris la fuite à bord d’une voiture conduite par un complice. Le blessé a été transporté à l’hôpital Nord, où son pronostic vital n’était pas engagé.

Cette fusillade fait suite à d’autres réglements de comptes récents sur fond de trafic. En fin d’année dernière, deux jeunes gens issus de cette même cité sensible ont été retrouvés carbonisés, ainsi qu’une troisième victime, dans la banlieue marseillaise. Un de leurs proches est soupçonné d’être le conducteur d’un véhicule dans lequel a été retrouvé un lot de dix kalachnikov dimanche dernier.

Selon une source proche de l’enquête, le trafic de haschich et de cocaïne génèrerait chaque jour plusieurs milliers d’euros de bénéfices aux Micocouliers.

LeParisien.fr

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