« Etre une femme à la rue, c’est être une proie »

Les assos ferment, le Samu social est en crise ; pour les femmes SDF, violences, prostitution et viol continuent.

« Ils ferment, ils ferment, ils ferment », déplore Marion, 24 ans, à la rue depuis sa majorité. « Il n’y a aucun centre sur le point de rouvrir. » Catherine, 48 ans, a renoncé à appeler le 115. Elle se prépare pour une nouvelle nuit dehors et troque sa robe longue contre un pantalon informe qui « passe un peu plus inaperçu ». Elle dormira dans un recoin de la gare de Lyon.

L’été n’arrange rien pour Catherine, Marion et les autres. De nombreuses associations ferment jusqu’en septembre. La mortalité est la même qu’en hiver, pourtant les distributions alimentaires et les soins médicaux se raréfient.

Alors que le Samu social de Paris faisait déjà état dans son dernier bilan de son incapacité à répondre à 10 601 demandes de mise à l’abri, le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, annonçait le 20 juillet au JT de France 2 la fermeture prochaine de 4 500 places supplémentaires.

Les femmes et les familles sont les plus touchées

Le Samu social est en crise. Son directeur et fondateur Xavier Emmanuelli vient de claquer la porte. Financée à 92,5% par l’Etat, l’institution accuse une restriction budgétaire de 25% alors que le dispositif est déjà en complète saturation.

En 2010, le Samu Social a attribué 1 930 000 nuitées, soit 24% de plus qu’en 2009. Alors que le nombre de personnes en famille – 11 200 – vient de dépasser le nombre de personnes isolées – 10 300 – , la coupe budgétaire annoncée touche de plein fouet l’hébergement en hôtel, principalement dédié aux femmes et aux familles à la rue.

Les centres d’hébergement collectif ne sont pas épargnés non plus. L’été dernier, le Centre pour jeunes femmes à la rue Apaso a mis la clé sous la porte. Fin juin, le centre Yves Garel a fermé à son tour. Une solution de remplacement a été trouvée pour les 57 lits qui étaient réservés aux hommes, mais pas pour les 38 places pour femmes.

Le nombre de femmes à la rue augmente toujours. Elles représentaient 13,3% des appels quotidiens au 115 en 1999, et 16,7% des appels en 2009.

« Il y a très peu d’hébergement pour femme. Donc peu sont prises au 115. Pour le reste, c’est difficile. D’autant que certaines ont des problèmes psychiques ou psychiatriques », commente Solange Gomis, du centre d’accueil la Halte Femmes :

« Quand vous restez pendant 1h30 avec la musique lancinante du 115 au bout du fil et qu’on vous demande de rappeler à 21 heures, c’est dur. »

A la Halte Femmes, des jeunes et des vieilles

La Halte Femmes est un accueil de jour pour femmes situé derrière la gare de Lyon (XIIe arrondissement de Paris). C’est l’un des rares lieux ouverts 365 jours par an, de 9 heures à 21 heures. Ces temps-ci, son chef de service, Rodrigue Cabarrus, remarque que contrairement aux années précédentes, les femmes sont à peine moins nombreuses qu’en hiver.

En arrivant là-bas, Catherine file se débarbouiller au lavabo. Comme elle, Marion vient presque tous les jours et donne une participation d’1 euro par repas quand elle peut. Mais les repas sont comptés. En raison d’un budget serré, leur nombre est passé de 70 à 55 cette année.

A la Halte, on croise aussi bien des primo-arrivants que des filles de l’Est, des jeunes et des vieilles. Certaines se retrouvent dehors à cause de problèmes de dépendance – drogue ou alcool –, de fragilités psychologiques, ou de surendettement. D’autres ont fui le domicile pour des histoires de violences conjugales ou familiales ou se sont fait mettre à la porte de chez elles. Certaines, comme Catherine, sont des mères de famille.

Dans la rue, pour les femmes, une « dimension sexuelle »

Ici, chacune a son histoire, mais toutes en ont commun une même préoccupation : trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Pour Rodrigue :

« Une femme à la rue est bien plus en danger qu’un homme. La rue est un milieu violent en règle générale mais pour les femmes, la dimension sexuelle intervient. »

Tous les jours à la Halte, on sent poindre l’angoisse à mesure qu’approche la fermeture.

Le premier danger qui guette les femmes à la rue, c’est le viol. En 2009, Catherine s’est fait agresser :

« Il était 3 heures du matin et je ne me suis pas rendu compte que j’étais dans un coin dangereux. Des jeunes sont arrivés. L’un d’eux a voulu porter mes valises. Une fois qu’il marchait devant avec mes trois énormes bagages, j’étais obligée de le suivre.

Au bout du compte, il m’a poussée dans une allée, il voulait un rapport sexuel et il a sorti son couteau. J’ai réussi à m’en sortir en laissant deux de mes valises mais il m’a ouvert les deux mains. Ça aurait pu plus mal tourner. »

Catherine n’a pas porté plainte : « Pour ce genre de criminalité, la police ne fait pas d’enquête. »

Des stratégies pour survivre

Selon elle, un des moyens les plus sûrs d’échapper au viol est d’atténuer son aspect féminin. Solange soupire :

« Quand certaines partent d’ici, on dirait des petits fantômes. »

L’animatrice résume très simplement les choses :

« Etre une femme à la rue, c’est être une proie. Donc la première chose qu’elles font en général, c’est de se mettre à côté d’un groupe d’hommes pour chercher protection. » (Ecouter le témoignage de Solange et Rodrigue)

Rodrigue poursuit :

« Et même dans cette situation-là, ça reste fragile parce que les bonnes intentions de départ peuvent évoluer vers des situations difficiles à gérer. Il peut y avoir des risques de viol dans un groupe. Même en étant protégée par le groupe. »

A deux pas de la Halte se trouvent la gare de Lyon et la place Henri-Frenay, qui lui est attenante. La journée, la place vit au rythme des restaurants, des voyageurs et des fans de rollers mais « après 22 heures », explique Solange, « on déconseille aux femmes d’y rester. Il y a beaucoup de monde place Frenay, et aucune sécurité ».

De nombreux groupes d’hommes extrêmement alcoolisés y dorment tous les soirs. Solange ajoute :

« On leur explique qu’elles sont plus en sécurité devant un commissariat ou à l’hôpital. Il y a l’hôpital Saint-Antoine juste à côté. Il est préférable qu’elles passent la nuit aux urgences. Elles sont assises sur une chaise mais au moins, elles ne sont pas dehors. »

Mais « avec les beaux jours, les hôpitaux sont moins tolérants avec les SDF », modère Catherine.

A l’abri en échange d’une prostitution informelle

Depuis qu’elle vit dehors, Marion, 24 ans, se méfie des bandes et des amitiés de rue qui tournent mal : « Avoir des amis, c’est pas la peine, si c’est pour qu’ils deviennent tes ennemis… » Elle évite la place Frenay comme la peste et préfère dormir dans les bus de nuit.

La jeune femme ne jure que par son « amoureux », un Afghan rencontré dans un centre social il y a un an :

« Lui a mis six ans pour venir en France. Il est venu à pied. »

Depuis qu’elle l’a rencontré, il est devenu son protecteur.

Marion s’estime plus chanceuse que bon nombre de ses copines qui, la nuit venue, se mettent à l’abri en échanges de faveurs sexuelles.

Pour Solange, la logique est élémentaire :

« C’est une sorte de protection : je suis à l’abri et je ne suis pas dehors, je dois payer cette protection. [...] Il y a des femmes qui nous disent qu’elles préfèrent ça plutôt qu’être à la rue. » (Ecouter le témoignage de Rodrigue et Solange)

ÉCHANGER DES FAVEURS SEXUELLES CONTRE UN TOIT

Marion l’a constaté sur certaines de ses amies, cette prostitution informelle s’accompagne souvent de blessures morales et d’une image de soi calamiteuse :

« Il y en a qui se sont laissées aller et qui couchent. Y en a qui s’en fichent de leur vie. Qui se disent “Autant que je fasse le trottoir pour gagner un peu d’argent. J’ai plus rien à gagner ni à perdre dans cette vie.” [...] Il y en a certaines que ça blesse. Pour une fille, ça la salit. » (Ecouter le témoignage de Marion)

MARION : « LES FILLES QUI SE LAISSENT ALLER »

De nombreuses femmes se contentent de jongler avec leurs connaissances pour dormir à l’abri. Rodrigue observe :

« C’est toute une stratégie qu’il faut pouvoir mettre en place. Souvent, les femmes qui en sont capables sont celles avec qui on peut essayer de construire des choses. »

« Je tiens pour mon copain »

Marion, elle, trouve la force de tenir grâce à son amoureux. A court de crédit sur sa carte prépayée, elle cherche des téléphones portables à emprunter pour le joindre. « Mon homme m’interdit de faire la manche. » Il paie aussi quelques nuits d’hôtel et lui donne 5 euros quand elle n’a plus de quoi manger. Parfois, il lui est impossible de la « dépanner », alors elle retourne mendier à son insu.

« Je tiens pour mon copain. On compte se marier. C’est lui qui m’a remonté le moral. J’avais perdu confiance en moi, je voulais me tuer et puis je l’ai rencontré. [...] Sinon, à 24 ans, je serais comme les clochards qui puent et qui ne font plus attention à leur vie » (Ecouter le témoignage de Marion)

suite et détails :

http://blogs.rue89.com/francis-a-paris/2011/07/22/etre-une-femme-a-la-rue-cest-etre-une-proie-215208

Pau : Amine, le cambrioleur en cavale, a 17 mentions au casier judiciaire

« En toute franchise, M. le président, j’ai rien fait. J’arrive pas à me défendre quand je suis innocent. Croyez-moi ! Je le fais plus facilement quand je suis coupable »… A 31 ans, Amine Medouar, qui a engrangé 17 mentions au casier, n’a rien du perdreau de l’année.

L’ancien photographe a changé d’objectif depuis plus de dix ans. Il était en cavale quand il a écumé la grande région, de Chinon à Tarbes, en passant par Pau, le 8 mars 2010. Mais il nie tout en bloc.

Il était avec sa compagne, une amie, son frère et un copain si on l’en croit. On lui reproche notamment d’avoir piqué dans une maison, lors de son équipée béarnaise, des objets mobiliers et une carte bancaire – avec le code. Laquelle était avalée dans un distributeur de la rue Carnot à Pau où, dans la foulée, une caméra de vidéosurveillance lui tirait le portrait. Un resto, quelques emplettes, une filouterie d’hôtel et autres vols et exactions diverses… Il finissait par se faire repérer en différents lieux. Et se faisait pincer avec sa copine fin avril du côté de Perpignan.

3 ans de peine plancher

Il s’obstine à dire qu’il n’y est pour rien dans cette histoire. Et de prendre le président à témoin pour faire valoir qu’il n’est pas né de la dernière pluie : « Il y a des gens qui essuient leur couteau sur moi, pour se disculper », qu’il répète. C’est pas un cave, le bougre ! Il n’est tout de même pas assez naïf pour se jeter dans la gueule du loup ! Il a un casier ! Des références, quoi !

Quand on l’identifie avec sa compagne, il brouille les cartes. Il soutient que c’est son autre amie. Que les deux se sont liguées pour lui faire manger de la calèche. Et que le type, filmé à côté, eh ben ! c’est pas lui ! Géolocalisé avec son portable, il jure, « en toute honnêteté », qu’il n’a communiqué avec personne. Fichtre !

Le ministère public n’a pas vu le même film. La magistrate a un tout autre scénar à proposer que celui d’une machination avec un sosie. Elle requiert 3 ans de peine plancher. La défense tente bien de plaider le doute. Mais le tribunal, à tout le moins dubitatif, confirme les réquisitions. On ne prête qu’aux riches !

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/02/17/le-monte-en-l-air-en-cavale-repere-par-une-video-a-pau,226821.php

Suisse : Des demandeurs d’asile musulmans sont logés dans un hôtel de passe

Faute de place, onze requérants d’asile musulmans côtoient les travailleuses du sexe depuis un mois. Fixé sur la façade de l’immeuble, un énorme logo en néon bleu accueille les clients du Vénus. L’établissement, situé à Aadorf en Thurgovie, n’était jusqu’ici qu’un banal lupanar de banlieue. Depuis la mi-janvier cependant, il a la particularité de faire se côtoyer des travailleuses du sexe avec des requérants d’asile, musulmans de surcroît.

Comme le révèle la dernière édition du SonntagsBlick, l’étrange cohabitation est l’œuvre d’un travailleur social d’Aadorf, Beat Schlierenzauer, qui a dû trouver une solution dans l’urgence.

A l’instar du reste de la Suisse, le canton est submergé par l’afflux de requérants, et la population reste peu encline à leur laisser du terrain.

Après avoir vainement cherché des propriétaires prêts à louer leurs appartements à des requérants, Beat Schlierenzauer a dû se résoudre à en caser onze dans cet hôtel un peu particulier. Ceux-ci vivent désormais au deuxième étage du night-club, soit juste au-dessus des lits de passe. (…)

Pour Nicolas Blancho, président du Conseil central islamique suisse (CCIS), la situation frise l’irrespect. «C’est ridicule de mettre des musulmans dans un bordel. Déjà à la base, ce sont des lieux qui n’ont pour nous pas lieu d’être. Et puis, d’un point de vue général, ce ne sont pas des endroits pour vivre, encore moins pour un musulman.» Nicolas Blancho estime aussi choquant que l’Etat promeuve ce genre de solution. «Ce n’est pas bon pour l’image de la Suisse. Il faut les mettre ailleurs», conclut le musulman suisse.

Problème de solidarité

La socialiste Ada Marra perçoit quant à elle la situation d’un point de vue plus large.

«Ce qui me choque le plus, ce n’est pas le fait qu’il s’agisse de musulmans, mais qu’à cause de l’attitude réfractaire de la Suisse on en soit arrivé là! Selon la loi, chaque commune est obligée d’accueillir un certain nombre de requérants, explique la Vaudoise. Il n’y a pas de quota et c’est tant mieux, parce que ce principe, basé sur la confiance, la solidarité, est un pilier fondateur de notre pays. Mais si ça continue dans cette voie, il va falloir sévir et instaurer des ratios, ce que je ne souhaite pas.»

http://www.24heures.ch/suisse/requerants-loges-hotel/story/11831528

Vichy (03) : Quatre jeunes en garde à vue pour une « tournante » dans un ascenseur

Les murs ont des oreilles. Depuis bientôt une semaine, la quiétude de la cité HLM de Presles, dans la banlieue de Vichy, est troublée.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une jeune fille discute avec un jeune homme au pied de l’un des immeubles. Ils sont rejoints par trois amis du garçon. C’est là que la jeune fille aurait été entraînée dans la cabine d’ascenseur « impair » du bâtiment H. Piégée, elle aurait été violée.

Un habitant du bâtiment en question confirme avoir entendu du bruit, ce soir-là. « J’ai entendu du bazar entre 23 heures et minuit. Les cris n’ont pas duré, donc je ne me suis pas plus inquiété que ça. »

La jeune fille a porté plainte auprès du commissariat de Vichy. Interpellés, les quatre jeunes ont été placés en garde à vue, afin d’être entendus sur des faits de « viol aggravé commis en réunion. » Une enquête est ouverte, menée par le SRPJ de Clermont-Ferrand. (…)

Dans la cité cussétoise, l’inquiétude est palpable.

« Nous avons peur pour nos enfants ou même de descendre les poubelles, confie un autre voisin. C’était un quartier plutôt calme mais depuis quelque temps, il y a une escalade des incivilités. Là, ça va loin. Il est temps de réagir. »

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/vichy/2012/02/18/une-tournante-dans-la-cabine-d-ascenseur-179604.html

Vols de voitures : les voyous ont trouvé la faille

Ils ont réussi à se procurer les codes d’accès aux sites des constructeurs pour refaire des cléset déjouer les antivols électroniques. Grâce à des complicités internes…

Les nouveaux as du vol d’automobiles sont dans le collimateur. Dans l’Essonne, mardi dernier, les membres les plus actifs d’un gang «à tiroir», soupçonné d’avoir dérobé au moins 400 véhicules, ont été mis sous les verrous. Le ministère de l’Intérieur est resté plutôt discret sur ce coup de filet, car il s’inscrit dans une stratégie beaucoup plus vaste visant à enrayer un phénomène qui se solde par une explosion des vols de voitures en région parisienne ou dans le sud de la France.

Depuis quelques mois, en effet, des bandes très spécialisées sont parvenues à obtenir des accès aux serveurs informatiques de certaines marques pour récupérer les codes électroniques censés protéger les berlines et les utilitaires les plus récents. La faille est à la fois technique et humaine, car la police déplore de multiples complicités internes chez les constructeurs, qu’ils soient français ou étrangers. Des protocoles de sécurité ont été violés, des secrets maison vendus. La technologie soi-disant imparable et facturée au prix fort, s’est retournée, à grande échelle, contre le client.

Certes, les fabricants assurent aujourd’hui que la brèche a été refermée, des dispositions de «sûreté» ayant été prises, dit-on. Mais le préjudice pourrait être conséquent, puisque les acheteurs de bonne foi de ces voitures volées – et ils se comptent par milliers – vont les conserver et que les compagnies d’assurance rembourseront donc les premiers acquéreurs dépossédés. Ce qui devrait faire grimper les primes pour tous les assurés.

Des numéros d’identification en évidence sur le pare-brise

Dans l’Essonne, les policiers de la Sûreté départementale et les gendarmes de la Brigade de recherches d’Évry ont travaillé d’arrache-pied pendant huit mois pour «sortir» leur affaire. L’opération s’est déroulée en plusieurs vagues, la police judiciaire d’Évry ayant fait tomber une première équipe en décembre 2011, qui s’est vu attribuer 70 vols. Puis deux séries d’arrestations dans le milieu des gens du voyage ont été réalisées, la première, le 17 janvier 2012, la seconde mardi donc, notamment dans des campements de caravanes à Linas, Vert-le-Grand ou Boissy-sous-Saint-Yon et des appartements à Évry. La vingtaine de suspects arrêtés s’est vu imputer cette fois 330 vols. «Ceux dont nous avons remonté la trace, car ils ont pu en commettre deux à trois fois plus!», spécule un enquêteur.

La technique des voyous était rodée. Par l’entremise de plusieurs concessionnaires PSA, dont l’un en Turquie, ils ont pu obtenir des identifiants et des mots de passe du serveur sur lequel se branchent au quotidien les professionnels. Ils s’y sont connectés régulièrement avec des PC portables, via des bornes Wi-Fi dans des divers hôtels et McDonalds’, pour récupérer les codes des systèmes de démarrage (clé et calculateur) des véhicules qu’ils souhaitaient dérober. Pour les voir apparaître, il suffisait de renseigner sur le serveur le numéro d’identification à 17 caractères de la voiture désirée. Peugeot, Citroën ou Volkswagen le font figurer bien en évidence sous le pare-brise…

Deux propriétaires pour un même numéro de série

À partir de là, il n’y avait plus qu’à commander une nouvelle clé, via un garagiste ou un serrurier complices, et à reprogrammer le calculateur par le biais d’un réencodeur disponible sur Internet. «Le vol se déroule alors en une à deux minutes», confie un officier de police judiciaire qui a filmé les voyous en action. Le vol se double d’une phase administrative, pour donner l’apparence de la légalité au véhicule qui sera écoulé, soit directement auprès d’autres voyous, soit, plus généralement, par le biais des ventes en ligne à des prix alléchants, notamment sur le site Le Bon Coin, devenu très populaire.

Mais comment obtenir des papiers au-dessus de tout soupçon? Les voyous vont fracturer un véhicule identique à celui qui est convoité. Ils le feront le plus souvent en Belgique, où les automobilistes laissent généralement leur carte grise dans la boîte à gants, l’amende pour non-présentation de ce document étant très élevée dans ce pays. Une fois la carte grise dérobée, un faux document de vente est élaboré pour réimmatriculer la voiture en France. Et c’est sous l’identité de sa cousine belge que la Peugeot 3008, la 508 ou la très prisée Citroën DS3 volée va connaître une nouvelle vie, avec un numéro de série modifié pour coller à celui de la nouvelle carte grise.

Sous un même numéro de série circuleront donc deux voitures similaires, l’une dans l’Hexagone, l’autre dans le Plat Pays. Et ces doublons vont émerger de plus en plus au fil des révisions chez les garagistes. On aurait pu imaginer que les fichiers informatiques des autorités en France et en Belgique allaient se mettre à tilter, face à une telle énormité. Mais voilà: ils ne sont pas connectés entre eux…

Des constructeurs «vigilants et mobilisés»

Contactée par Le Figaro, les grandes enseignes françaises ont répondu de façon générale à la question des failles de sûreté dans le secteur automobile. Chez Peugeot, on estime que «le niveau d’inviolabilité des véhicules est le produit d’un arbitrage entre les coûts des dispositifs de sécurité et les risques de vols». Le groupe PSA se dit «vigilant et mobilisé» pour mettre en œuvre les parades qui feront échec aux réseaux de vols de véhicules. Les affaires récentes pourraient le conduire à changer plus régulièrement les codes d’accès des professionnels à ses serveurs, pour éviter qu’une utilisation frauduleuse des identifiants et mots de passe attribués à ses concessionnaires ne se prolonge. Renault, de son côté, travaille au quotidien avec les autorités de police. Son nouvel inspecteur général de la direction de la prévention et de la protection du groupe, Jean-Marc Berlioz, fut l’un des bras droits de Claude Guéant au ministère de l’Intérieur. Ancien policier de sécurité publique, il suit de très près l’évolution des nouvelles menaces qui émergent au fil des enquêtes judiciaires. La marque au losange aurait pris des décisions discrètes en matière de sûreté, sur lesquelles elle ne souhaite guère communiquer. Pour ne pas faciliter la tâche des malfaiteurs.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/17/01016-20120217ARTFIG00488-vols-de-voitures-les-voyous-ont-trouve-la-faille.php#xtor=RSS-216

Décédé depuis 4 ans mais flashé à 5 reprises

Le véhicule de l’automobiliste décédé en 2008 avait été retiré de la circulation depuis près de 15 ans.

Un automobiliste décédé en 2008 a été verbalisé pour excès de vitesse à cinq reprises début janvier sur l’axe Tours-Bordeaux-Bayonne, alors que son véhicule était retiré de la circulation depuis près de 15 ans.

"C’est très choquant de recevoir des PV au nom d’un parent disparu pour un véhicule retiré de la circulation en 1999. Ma mère âgée de 80 ans le prend très mal, estimant que c’est une atteinte à son mari", a témoigné auprès de l’AFP Jean-Paul Revaud, le fils du disparu, résidant en Vendée.

"On a adressé des lettres recommandées au centre de traitement de Rennes avec avis de décès de mon père", mais sans résultat, a-t-il ajouté.

Les 5 procès verbaux font état de dépassements de la vitesse autorisée, la plupart du temps de nuit, sur l’A10 et la RN10, sur l’axe Tours-Bordeaux Bayonne.

Selon M. Revaud, si la photo prise par les radars révèle une plaque d’immatriculation apparemment identique aux deux véhicules, la voiture incriminée est de marque Opel avec plaque portugaise alors que celle de son père, mentionnée sur les PV, était une 4L Renault.

"La méprise aurait pu être évitée si un oeil humain avait vérifié les photos" a, de son côté, souligné Daniel Merlet, président de l’Association nationale de défense des victimes d’injustices (Andevi) qui a pris en charge le dossier.
"La veuve, qui réside à Tallud Sainte Gemme (Vendée), craint le pire puisque, après avoir téléphoné au Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR), les agents lui ont conseillé de payer pour contester. Soit au total 1.095 euros", dénonce-t-il.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/decede-depuis-4-ans-mais-flashe-a-5-reprises_1084037.html

La Rochelle : un récidiviste Réunionnais prend 30 ans pour séquestration et agression sexuelle sur une fille de 13 ans

Son cauchemar avait duré cinq longues heures. Il a commencé sur le parking du lycée Valin, à La Rochelle, puis sur la rocade. Il a pris fin dans une maison squattée par le couple de ravisseurs. Une jeune fille de 13 ans avait été enlevée, le 30 juin 2009.[1]

Le Réunionnais de 40 ans, qui avait enlevé, séquestré et agressé sexuellement une adolescente de 13 ans, le 30 juin 2009 à La Rochelle, a écopé de trente ans de réclusion ferme.[2]

Son casier révèle 11 condamnations dont un viol et une séquestration. Il a déjà été emprisonné chez lui à La Réunion ainsi qu’à Neuilly à son arrivée en métropole. Il a essayé, lors de ces précédentes entrevues avec le juge, de minimiser les faits. La jeune fille l’aurait suivi spontanément. Il sera tout de même jugé pour vol, récidive d’enlèvement et séquestration d’une mineure, de récidive de tentative de viol sur mineure et récidive d’agression sexuelle.[3]

Sources : Sud-Ouest
http://www.sudouest.fr/2012/02/17/ravisseurs-a-la-barre-635598-1391.php

http://www.sudouest.fr/2012/02/18/trente-ans-de-prison-pour-le-ravisseur-636514-1531.php

http://www.sudouest.fr/2012/02/13/ils-avaient-enleve-et-sequestre-une-collegienne-632176-1391.php

Washington : le FBI arrête un Marocain qui préparait un attentat-suicide

Un Marocain de 29 ans soupçonné de vouloir perpétrer un attentat-suicide contre le Congrès a été arrêté vendredi à Washington. Il portait une bombe qu’il croyait prête à exploser, ignorant qu’elle avait été rendue inutilisable par le FBI.

Amine El Khalifi, un immigré marocain vivant illégalement aux Etats-Unis, était muni d’une arme automatique et portait une veste contenant des explosifs.

Elle lui avait été fournie par des agents fédéraux qui s’étaient fait passer pour des membres d’Al-Qaïda. «L’arme et la bombe avaient été rendues inoffensives par les forces de l’ordre et ne constituaient pas une menace pour la population», a indiqué le ministère américain de la Justice.

Suite et source : Le Parisien
http://www.leparisien.fr/international/washington-le-fbi-arrete-un-marocain-qui-preparait-un-attentat-suicide-18-02-2012-1866816.php

93 : deux proxénètes serbes condamnés pour torture

La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a condamné ce soir à 30 ans de réclusion criminelle deux Serbes qui avaient séquestré et torturé des prostituées au début des années 2000, entraînant la mort de l’une d’entre elles, dans le cadre d’un réseau de proxénétisme.

(…) Alexsandar Mircic, en fuite, et Bojan Nikolic, en détention provisoire depuis 2004, étaient accusés d’avoir dirigé un réseau de proxénétisme aux contours complexes, entre 2000 et 2002, à Paris, Nice et Toulouse. (…)

Lors de l’enquête, trois prostituées avaient été identifiées. Olga S., parvenue à s’enfuir en 2002, avait raconté aux enquêteurs avoir été enlevée et achetée en ex-Yougoslavie pour 5.000 euros, puis amenée de force à Paris pour se prostituer. L’un des proxénètes lui aurait coupé une phalange de la main droite avec une hache pour la forcer à travailler pour eux.

Khadidja M., qui a également pu prendre la fuite, avait dit avoir été séquestrée et torturée pendant plusieurs mois en banlieue parisienne. Les proxénètes lui auraient notamment planté des clous dans les doigts avec un marteau.
La troisième prostituée, Vesna R., est décédée, après avoir été frappée.

Suite et source : Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/17/97001-20120217FILWWW00627-deux-proxenetes-condamnes-pour-torture.php

Incendie d’une église en Loir-et-Cher : des suspects en garde à vue

L’église d’Epiais incendiée le 5 février

L’enquête de gendarmerie ouverte au lendemain de l’incendie qui, le 5 février dernier, a ravagé l’ancien presbytère et l’église d’Épiais, a franchi une étape décisive. (…) Les perquisitions menées au domicile des suspects ont permis de retrouver des objets volés au presbytère d’Épiais mais aussi dans trois autres cambriolages entre fin janvier et début février. « Les trois mis en cause sont également à l’origine de l’incendie d’Épiais, incendie dont les circonstances restent à préciser » précise le colonel Valynseele.[1]

La gendarmerie a interpellé deux autres personnes dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a détruit l’ancien presbytère et l’église d’Épiais le 5 février dernier. Il s’agit de deux jeunes majeurs domiciliés dans la commune. Trois autres suspects se trouvaient toujours en garde à vue hier soir à la gendarmerie de Vendôme depuis leur interpellation survenue jeudi matin. Ils seront déférés tôt ce samedi matin au palais de justice de Blois.[2]

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/02/17/Incendie-d-Epiais-trois-suspects-en-garde-a-vue

http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/02/18/Epiais-deux-nouvelles-arrestations

Nîmes : Mohamed mord son codétenu qui devra être amputé

Condamné dans une affaire de produits stupéfiants, Sébastien, 24 ans, n’avait jamais connu la prison. Il a été écroué à la maison d’arrêt de Nîmes. À partir du 11 mai 2009, il a partagé sa cellule avec Mohamed, un détenu au casier plutôt conséquent (11 condamnations). (…)

Plus de 15 jours plus tard, les choses ont dégénéré. Pour une partie de cartes perdue, Mohamed s’est attaqué à Sébastien. Les deux hommes en sont venus aux mains. Sébastien s’est défendu. Mohamed l’a mordu à la main gauche. Jusqu’au sang. (…)

Après une semaine de soins, le blessé – chauffeur routier de profession – est enfin hospitalisé. Quatre opérations plus tard (dont les deux dernières à Toulouse), le jeune homme est finalement amputé de l’index à la main gauche. (…)
Mohamed a été condamné à un an de prison. Le tribunal a délivré un mandat d’arrêt.

Midi Libre
http://www.midilibre.fr/2012/02/17/en-prison-son-codetenu-lui-mord-le-doigt-il-est-ampute,459307.php

Saint-Denis : un convoyeur se suicide avec son arme

Un convoyeur de fonds s’est donné la mort avec son arme de service, sur son lieu de travail, samedi matin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L’homme a mis fin à ses jours dans les toilettes de la société de transports de fonds Brink’s Evolution, située 94 boulevard Anatole France à Saint-Denis, où travaillent 70 convoyeurs.

Selon le responsable du site, qui a préféré garder l’anonymat, «le convoyeur qui s’est suicidé était là depuis deux ans.
Il n’avait pas de soucis particuliers au sein de l’entreprise». «Il avait pris son service à 5h30, a poursuivi le responsable. Il a discuté avec ses collègues, avant de rendre aux toilettes où il s’est suicidé avec son arme de service».

Le personnel de l’entreprise a été invité à regagner son domicile, tandis qu’une cellule psychologique était mise en place.

Brink’s Evolution est l’entité de la Brink’s chargée du traitement de l’argent, l’agence de Saint-Denis se consacrant à des activités de comptage et de mouvements de camions de transport de fonds, selon l’entreprise de sécurité.

L’enquête a été confiée au commissariat de la ville de Saint-Denis.

LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-denis-un-convoyeur-se-suicide-avec-son-arme-18-02-2012-1867007.php

Fréjus : 350 kg de cannabis saisis

sources: Var matin

Pour une prise, c’est une sacrée prise. 351,8 kg de cannabis découverts d’un coup ! À titre de comparaison, les douaniers en avaient saisi 445 kg dans les Alpes-Maritimes sur l’ensemble de l’année 2011. C’est dire si le poids lourd intercepté sur l’A8, à hauteur de Mougins, en avait gros dans la panse.

310,8 kg de résine, 41 kg de pollen de cannabis. Soit une valeur à la vente estimée à 600 000 e. C’est la marchandise que convoyait ce camion immatriculé en Espagne, dans une cache de son porte palettes. Encore quelques kilomètres et la came franchissait la frontière italienne. Mais les douaniers ne lui ont pas laissé le loisir de boucler son périple.

Mercredi, en fin de matinée, le poids lourd a tapé dans l’œil des motocyclistes de la brigade de surveillance des douanes de Fréjus, habitués à sillonner l’A8 du Capitou à Vintimille. Ils l’ont inspecté de plus près sur une aire d’autoroute, de concert avec les douaniers de Nice et Cannes. Et n’ont pas été déçus de la visite.

La drogue sera détruite

La niche était remplie de paquets rectangulaires, entourés de ruban adhésif, contenant résine ou pollen de cannabis. Autant de produits stupéfiants à présent entreposés sous scellés en lieu sûr. Scellé, leur sort l’est aussi : la came sera détruite une fois le chauffeur jugé.

Car ce dernier a, fatalement, été interpellé et placé en garde à vue. Direction la caserne Auvare et la PJ de Nice. Cet Espagnol de 55 ans s’est montré peu disert face aux enquêteurs de la brigade des stups. Suffisamment toutefois pour reconnaître qu’il transportait la drogue en connaissance de cause, pour le compte de fournisseurs. Qui ? C’est une autre histoire…

Le suspect aura à nouveau l’occasion de s’expliquer sur son rôle de mule présumée aujourd’hui, face au parquet de Grasse. Il doit être déféré avant d’être soit jugé en comparution immédiate, soit poursuivi dans le cadre d’une information judiciaire. Ce volet-là n’est plus du ressort des douaniers. Mais ceux-ci ont, d’ores et déjà, frappé un grand coup en ce début d’année.

(merci à Donnie Brasco)

Affaire Breillat-Rocancourt: «L’escroc des stars» condamné à huit mois de prison ferme

JUSTICE – Pour abus de faiblesse sur la réalisatrice à laquelle il a soutiré quelque 703.000 euros…

Christophe Rocancourt, célèbre pour avoir escroqué dans les années 1990 des stars de Hollywood, a été condamné ce vendredi soir à huit mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour abus de faiblesse sur la cinéaste française Catherine Breillat. Le procureur Bernard Thouvenot avait requis deux ans de prison dont un avec sursis et il avait en outre demandé au tribunal d’obliger ce Français de 44 ans à rembourser les 703.000 euros qu’on lui reproche d’avoir extorqué à sa victime.

>> Le parcours de Christophe Rocancourt est par ici

Pendant l’audience, vendredi, le prévenu s’est dit innocent et a assuré devant les juges qu’il n’avait fait qu’accepter des rémunérations pour des projets de films. Tantôt complices, tantôt à couteaux tirés, la réalisatrice Catherine Breillat et «l’escroc des stars» s’affrontaient ce vendredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, dans une affaire controversée d’abus de faiblesse.

Le tribunal a eu fort à faire pour décrypter la relation confuse entre «l’arnaqueur des stars» et sa victime présumée, Catherine Breillat. L’affaire remonte à 2007. Attirée par le personnage sulfureux qui a purgé cinq ans de prison aux Etats-Unis pour avoir escroqué le tout-Hollywood sous divers pseudonymes, la cinéaste contacte le play-boy.

Douze chèques d’un montant total de 703.000 euros

La réalisatrice des très tourmentés Romance, A ma soeur ou Anatomie de l’enfer, lui propose un rôle dans un projet de film, Bad Love, qu’elle doit tourner avec Naomi Campbell. Elle lui confie également l’écriture d’un scénario intitulé La vie amoureuse de Christophe Rocancourt. A la signature de ce dernier contrat, elle lui remet 25.000 euros. Suivent, en l’espace d’un an et demi, douze autres chèques d’un montant total de 703.000 euros.

Catherine Breillat accuse Christophe Rocancourt d’avoir profité de son état d’extrême fatigue après un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2005 et ayant entraîné une hémiplégie, des crises d’épilepsie et des troubles d’écriture et de calcul. «Christophe Rocancourt était devenu mon meilleur ami, celui qui disait qu’il s’occuperait de moi», a raconté devant le tribunal Catherine Breillat, visiblement fatiguée et lourdement handicapée. «Je suis vouée au fauteuil roulant à court terme», a-t-elle encore dit, des larmes dans la gorge. «Moi, il faut qu’on s’occupe de moi. Ou l’hôpital, ou le film, ou les gens du film. Ou M. Rocancourt, effectivement.» Or, s’est-elle rappelée, «il se présentait comme un fils et moi comme la mère qu’il n’avait pas eue».

«Elle n’était pas faible!»

A un moment où ses enfants parlent de la placer en maison de retraite, elle perd pied. Christophe Rocancourt l’appelle alors. «Il m’a dit: "Moi, j’ai une famille, ce sera ta famille", et il est venu me chercher tout de suite.» Elle passera alors plusieurs mois au domicile de Christophe Rocancourt et de sa compagne, l’ancienne Miss France Sonia Rolland. C’est là qu’elle signera le plus de chèques. Ce vendredi, elle a expliqué lui avoir donné de l’argent parce qu’il disait avoir «des problèmes de trésorerie».

Face à elle, le prévenu, col roulé noir et chevelure soignée, a reconnu avoir touché les 703.000 euros. Mais, a-t-il assuré de sa voix rauque, c’était en vertu d’un «deuxième contrat», prévoyant une rémunération de 900.000 euros pour qu’il tienne le premier rôle dans Bad Love. «Elle m’a fait des avances sur le film», a-t-il expliqué, et «je lui ai toujours dit, si le film ne se faisait pas, ça se transformait en prêt». Cet argent, «je l’ai dépensé», a-t-il assuré, «je ne vous cache pas les choses». «Je suis un mauvais gestionnaire, je suis dépensier.»

Mais, lui a fait remarquer le président Olivier Géron, aucun exemplaire de ce contrat, pour le moins «irréaliste», ne figure au dossier. Réponse: «Je ne suis pas un homme qui parque ses dossiers.» Et puis surtout, s’est défendu Christophe Rocancourt, «elle n’était pas faible!» Deux expertises médicales et plusieurs témoignages attestent pourtant de la vulnérabilité de Catherine Breillat. Mais, s’est-il agacé, «comment quelqu’un qui est tellement affaibli peut faire des livres et des films?». Le tribunal a finalement tranché en faveur de la cinéaste.

http://www.20minutes.fr/article/881771/Societe-Affaire-Breillat-Rocancourt-L-escroc-des-stars-condamne-a-huit-mois-de-prison-ferme.php?xtor=AL-82

2 personnes gravement blessées après avoir été aspergées d’essence à Paris

Un couple a été grièvement blessé après avoir été aspergé d’essence par un homme cagoulé dans un café du XIVème arrondissement de Paris, a-t-on appris de source policière et auprès des pompiers de Paris, une agression due à un "problème intra-familial". Selon une source policière, un homme cagoulé a pénétré dans le café Arfi, 14 avenue René-Coty peu avant 2.

Il a alors aspergé d’essence un homme et une femme d’une quarantaine d’années, apparemment les gérants de l’établissement, avant d’enflammer le liquide, a précisé à l’AFP cette source policière. Selon le lieutenant-colonel des pompiers Frédéric Grosjean, les deux

personnes ont été sérieusement brûlées au visage et au thorax et hospitalisées. Le feu a touché 100 mètres carrés au rez-de-chaussée de l’immeuble de cinq niveaux et a été éteint à 21h34. L’incendie a mobilisé 50 pompiers et 15 engins venus de sept casernes, a précisé l’officier à l’AFP. Le lieutenant-colonel Grosjean a ajouté que le laboratoire de la préfecture de police enquêtait sur place. Cette agression, a dit cette source policière, aurait pour origine un "problème intra-familial".

http://lci.tf1.fr/filnews/france/2-personnes-gravement-blessees-apres-avoir-ete-aspergees-d-essence-7001982.html

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