Une enseignante non-voyante agressée à Sévigné

(…) « J’ai emprunté un couloir du bâtiment administratif, tout près du bureau du proviseur adjoint, raconte-t-elle. Et tout d’un coup, j’ai senti qu’on m’attrapait par le bras. » Un élève ? Des élèves ? Peut-être un membre de l’équipe pédagogique ?

« Je n’en sais rien, poursuit la prof de français non-voyante. Je n’exclus aucune possibilité. Mais c’était un homme. »
Le bruit ambiant dans l’établissement ne lui a pas permis de reconnaître des voix. (…)

Intervenue à deux jours des vacances scolaires, cette histoire s’est terminée par un dépôt de plainte au commissariat le jour même. Le chef d’établissement n’a pas tenu à accompagner son enseignante non-voyante, alors qu’elle venait d’être agressée.

L’Union Presse
Défrancisation

SUITE ET DETAILS :

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/une-enseignante-agressee-a-sevigne#comment-287699

Colombie : les Farc annoncent l’abandon des enlèvements de civils

Les Farc se sont également engagées à relâcher unilatéralement les dix otages issus des forces de l’ordre qu’elles détiennent encore.

La guérilla colombienne des Farc a annoncé ce dimanche qu’elle renonçait définitivement aux enlèvements parmi la population civile. "Nous annonçons qu’à compter de cette date, nous interdisons ces pratiques dans le cadre de notre combat révolutionnaire", affirme le commandement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), dans un message publié sur son site internet.

Cette annonce constitue un tournant dans l’histoire de cette guérilla d’obédience marxiste, la principale de Colombie avec environ 9000 combattants, en rébellion ouverte contre les autorités depuis 1964. "On a beaucoup parlé des séquestrations de personnes, hommes et femmes issues de la population civiles, que nous, les Farc, avons effectué à des fins financières pour le soutien de notre lutte", dit la guérilla en préambule de son annonce.

Les Farc se sont également engagées, dans cette même déclaration, à relâcher unilatéralement les dix otages issus des forces de l’ordre qu’elles détiennent encore. En décembre, la guerilla avait promis d’en libérer six, un projet qui avait été ensuite reporté.

Avec AFP
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/colombie-les-farc-annoncent-l-abandon-des-enlevements-de-civils_1086795.html

Marseille: des riverains viennent en aide à un bijoutier en train d’être braqué

Un geste héroïque. Un passant a été blessé par balle lors d’un braquage d’une bijouterie à Marseille. Les truands avaient repéré au préalable le commerçant et l’avait enlevé sur la voie publique dans les quartiers sud de la ville.

Ses agresseurs, arrivés sur un scooter et dans une voiture, l’ont frappé, menotté et placé dans le coffre du véhicule pour aller à la bijouterie. Sur place, une bagarre a éclaté avec des riverains qui se sont interposés quand les malfrats ont sorti la victime du coffre. Celui-ci tentant de prendre la fuite, des coups de feu ont alors été tirés et un passant a été touché à une jambe par une balle perdue, selon la même source. L’alarme du magasin s’est déclenchée et les braqueurs ont pris la fuite sans butin apparent.

Une dizaine de bijoutiers agressés dans cette rue

La brigade de répression du banditisme de la police judiciaire a été saisie par le parquet de Marseille. "Il s’agit de faits très graves qui alimentent le sentiment d’insécurité quotidien des Marseillais", a commenté Caroline Pozmentier, adjointe au maire de Marseille (UMP) en charge de la sécurité. Les bijoutiers de la rue d’Aix, un axe qui permet de rejoindre rapidement l’autoroute pour quitter la ville, ont déjà été victimes d’une dizaine d’agressions à main armée, précédées parfois de saucissonnages à domicile.

En septembre, le préfet de police, Alain Gardère, fraîchement nommé à Marseille, avait rencontré les représentants de la profession pour identifier les zones les plus vulnérables et y renforcer la surveillance. Les bijoutiers de la rue d’Aix, qui font part de difficultés à assurer leurs commerces, ont tenté parallèlement d’organiser des patrouilles privées.

Avec AFP
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/marseille-des-riverais-viennent-en-aide-a-un-bijoutier-en-train-d-etre-braque_1086748.html

Mexique: les narcotrafiquants contre-attaquent

Les civils paient le prix fort de la politique sécuritaire du président Calderon à l’encontre des cartels de la drogue. Une politique jugée plus répressive que préventive qui pourrait se retourner contre lui à l’élection présidentielle du 1er juillet.

Depuis 2006, le Mexique est confronté à une vague de violence sans précédent. La politique sécuritaire du président Calderon, jugée plus répressive que préventive à l’encontre des narcotrafiquants dits "narcos", est mise en cause. En s’attaquant manu militari aux maîtres du trafic de drogue entre la zone andine et les Etats Unis, le chef de l’exécutif a déclenché une crise sociale et politique. En six ans, le bilan de sa méthode frôle les 50 000 morts. Jean Rivelois, chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) de Marseille, revient sur cette explosion de l’insécurité avec en toile de fond, l’élection présidentielle du 1er juillet.

Le 8 février, les autorités Mexicaines annonçaient une saisie sans précédent de 15 tonnes d’amphétamines à Guadalajara. La découverte d’une telle quantité est-elle une victoire ou au contraire, la preuve de l’impuissance du gouvernement face aux criminels ?

Cela fait en effet ressortir l’échec de la politique anti-narcos de Calderon, fondée sur le "tout répressif": la répression a perturbé les activités des narcos mais elle n’a pas mis fin aux trafics. Cette saisie doit représenter 10% de ce qu’il y a à saisir! Cette politique, pour laquelle le PAN (parti conservateur) du président a été élu en 2006, consiste à semer le chaos au sein des groupes criminels en éliminant les chefs chargés de pacifier les relations entre clans.

L’idée était de priver les trafiquants de leurs médiateurs, afin qu’ils se disputent le contrôle des activités, des clients et des territoires. Sur ce plan, l’effet escompté est au rendez-vous car la plupart des décès résultent des guerres auxquelles se livrent les factions criminelles entre elles, à l’instar du cartel du Golfe et de celui des Zetas. Ce qui était moins prévu, c’est l’impact sur la population.

Près de 50 000 morts en six ans. Comment expliquez vous un tel bilan et l’explosion de la violence au Mexique?
Cette violence découle des mesures musclées du gouvernement. Harassés par l’armée, – 45 000 soldats déployés pour lutter contre les narcotrafiquants ont arrêté environ 50 000 d’entre eux – divisés par des luttes intestines, les narcos rétorquent en terrorisant les populations avec des assassinats au hasard.

Cette violence découle des mesures musclées du gouvernement

Le message est le suivant: "Regardez, Calderon ne peut vous protéger, votez pour un autre candidat." En faisant de la population une victime collatérale, ils ont délégitimé le gouvernement. Combiné à une augmentation de la pauvreté, les Mexicains sont saturés de violence et ils en tiennent le président responsable.

Pourquoi le gouvernement a-t-il fait appel à l’armée pour s’attaquer aux narcos et pas aux forces de police ?

La police est très corrompue, surtout la police municipale. Les policiers n’ont pas le choix: ils peuvent soit fermer les yeux, soit collaborer. Sinon, ils sont assassinés.

Au Mexique, un habitant sur deux vit avec moins de deux dollars par jour. Les activités des narcos représentent-elles une alternative au développement aux yeux de la population ?

C’est parce que l’Etat n’a pas rempli sa mission que les activités criminelles peuvent représenter une alternative. Effectivement, les narcos fournissent du travail aux populations pauvres. Par ailleurs, l’entrée du Mexique à l’OMC et l’ouverture de ses frontières aux marchés internationaux a eu des conséquences désastreuses pour de nombreux paysans, notamment dans l’état du Chihuahua. Beaucoup d’entre eux se sont reconvertis dans la culture de la drogue.

Existe-t-il une solution au narcotrafic ?

Difficile à dire! Les narcotrafiquants sont avant tout des hommes d’affaires. Ce sont certes des criminels, mais ce sont surtout des individus qui cherchent plus à maximiser leur profits qu’à assassiner. Le chaos instauré par Caldéron à leur encontre a un coût humain et financier: leur bras de fer avec l’armée les a contraint à relocaliser leurs activités et à investir dans des armes. Ils ont perdu des hommes, une partie de leurs biens a été saisie et beaucoup sont sous les verrous.

Les narcotrafiquants sont des criminels, mais aussi des hommes d’affaires

Les narcos ont été contrariés par la politique de Caldéron. Mais aujourd’hui, ils ont retourné la situation et mis Caldéron dos au mur : les Mexicains exigent une baisse de la violence par la reprise des négociations entre le gouvernement et les clans. C’est ce que faisait le PRI, (centre gauche) jusqu’en 1994 : les narcos pouvaient excercer leurs activités moyennant un impôt informel; l’Etat faisait office de blanchisseur et de régulateur. En revanche s’ils ne reversaient rien, ils étaient assassinés ou emprisonnés. Les narcos avaient tout intérêt à coopérer pour ne pas être inquiétés. Le dilemme, c’est donc que pour faire baisser la violence, il faut augmenter la corruption. Dans tous les cas, on s’éloigne de l’Etat de droit.

En mars 2011, un sondage plaçait le PRI en tête des suffrages avec 50% des intentions de vote, devant le PAN qui plafonnait à 16%. Qu’en est-il aujourd’hui, à quelques mois de l’élection présidentielle ?

Il est quasiment certain que le PRI va arriver au pouvoir. Les Mexicains ne pardonneront pas à Calderon son bilan sécuritaire.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/mexique-les-narcotrafiquants-contre-attaquent_1086311.html

Trois ans ferme pour une conductrice ivre et droguée qui avait tué un piéton

Le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault) a condamné en fin de semaine à trois ans de prison ferme une femme de 28 ans qui avait tué un piéton en 2010, alors qu’elle conduisait sous l’emprise de l’alcool et de la cocaïne, avant de prendre la fuite. Le tribunal, qui a également prononcé l’annulation de son permis de conduire, est allé au-delà des réquisitions du procureur qui avait demandé neuf mois de prison pour la prévenue qui avait 1,48 gramme d’alcool dans le sang au moment des faits. Le 24 janvier 2010 dans l’après-midi à Béziers, elle avait fauché mortellement un piéton de 46 ans. Comparue libre, elle a été incarcérée à la prison pour femmes de Perpignan. Après l’accident, la conductrice avait pris la fuite sans s’apercevoir que le pare-chocs avant de sa voiture était tombé au sol, avec la plaque d’immatriculation. Les policiers l’avaient rapidement interpellée. Lors du procès, elle a reconnu qu’elle avait consommé plusieurs verres de whisky et de rosé limé, ainsi que de la cocaïne, la nuit et les heures ayant précédé le drame. Elle a expliqué sa fuite par la peur des témoins qui entouraient sa voiture après le choc.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/trois-ans-ferme-pour-une-conductrice-ivre-et-droguee-qui-avait-7017895.html

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