Le cannabis nuit gravement à la mémoire

Non seulement cette drogue a des effets néfastes sur la faculté d’effectuer des tâches courantes, mais c’est aussi un perturbateur endocrinien.

La mémoire de travail permet de réaliser des opérations quotidiennes (réfléchir, lire, écrire, calculer…) sur des informations stockées temporairement (de quelques secondes à quelques minutes). Cette capacité est responsable de l’intégration des informations sonores, visuelles et spatiales. Malheureusement, la consommation de cannabis a un effet délétère sur cette mémoire. L’équipe de Giovanni Marsicano (Inserm U862 à Bordeaux en collaboration avec celle de Xia Zhang, à Ottawa, au Canada) vient d’en déterminer les causes précises, pour la première fois. Ces travaux sont publiés dans la revue Cell datée du 2 mars 2012

"L’usage de cannabis entraîne des perturbations qui empêchent le consommateur d’effectuer des tâches qu’il sait pourtant réaliser au quotidien", explique Giovanni Marsicano. Car il existe des récepteurs aux cannabinoïdes (des composés présents dans la feuille et la fleur de cannabis) sur certaines cellules de l’hippocampe, une structure cérébrale essentielle à la coordination et à la modulation des souvenirs. Attention, il ne s’agit pas des neurones, mais des autres cellules dites gliales, qui représentent environ la moitié du volume cérébral et qui assurent le soutien, la nutrition des neurones ainsi que la formation de la myéline, la gaine qui isole les nerfs.

Baisse de la fertilité

Les chercheurs ont donc décrit, chez la souris, un mécanisme par lequel le cannabis engendre des effets délétères sur la mémoire de travail : une fois lié à ses récepteurs, il diminue la force des connexions entre les neurones au niveau de l’hippocampe. Un message qu’il faudrait faire passer auprès des ados… Reste que l’équipe de Giovanni Marsicano tire de ses travaux une conclusion plutôt positive lorsque le cannabis est utilisé dans un cadre thérapeutique. Après avoir rappelé l’intérêt du cannabis dans le traitement de plusieurs maladies, les chercheurs estiment que "la description des mécanismes d’action spécifiques des cannabinoïdes au niveau de l’hippocampe permettra d’optimiser leur potentiel d’utilisation thérapeutique, aujourd’hui limité par d’importants effets indésirables associés à leur consommation".

Que les consommateurs de joints ne se réjouissent pas trop vite, car des experts, réunis en début de semaine à l’Assemblée nationale, à l’initiative de plusieurs députés, ont souligné que le cannabis est un perturbateur endocrinien, au même titre que des molécules comme le bisphénol A, les phtalates, les parabènes, et a les mêmes effets inhibiteurs de la fonction sexuelle chez l’homme. En agissant sur tous les systèmes hormonaux, il est soupçonné de générer une baisse de la fertilité masculine, d’engendrer des malformations génitales, voire de favoriser l’obésité ou le diabète. En d’autres termes, fumer régulièrement des joints, ça n’a rien d’anodin !

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/le-cannabis-nuit-gravement-a-la-memoire-01-03-2012-1436983_57.php

Espionnage avant l’embauche : EuroDisney renvoyé en correctionnelle

En plein scandale Ikea, EuroDisney est à son tour mis en cause pour s’être procuré des informations judiciaires, de façon tout à fait illégale, sur ses employés au moment de leur embauche au parc Disneyland Paris, en Seine-et-Marne. Selon nos informations, entre 2001 et 2004, la société aurait eu accès au passé judiciaire de près de 3000 «cast-members».

Dans cette affaire, la société a été mise en examen en 2006, notamment pour recel de violation du secret professionnel et détournement de données de fichiers informatifs nominatifs. Et c’est en septembre dernier que le juge d’instruction a signé l’ordonnance de renvoi de la société devant le tribunal correctionnel de Meaux, ainsi que de trois anciens gendarmes.

En 1997, EuroDisney engage un gendarme à la retraite, moyennant 240 000 francs (environ 36 585€) par an. Selon l’ordonnance du juge d’instruction, que nous nous sommes procurée, le retraité est chargé pour toute nouvelle embauche d’obtenir des informations sur «les antécédents judiciaires en matière d’infractions aux moeurs (agressions sexuelles, viol, pédophilie, etc), travail clandestin ou infractions économiques et financières», pioché dans les fichiers informatiques de la gendarmerie et de la police, grâce à deux autres gendarmes, dont l’un en poste au «Service techniques de Recherche judiciaire et de documentation» basé à Rosny et qui avait accès au STIC (Système de traitement des infractions constatées, de la Police Nationale) et du JUDEX (système Judiciaire de Documentation et d’Exploitation, de la gendarmerie).

EuroDisney affirme que ces pratiques «n’ont plus court depuis de nombreuses années et ont été stoppées en 2004, quand la nouvelle direction a eu connaissance de ces procédure». C’est d’ailleurs elle qui a informé les autorités judiciaires et déclenché l’enquête.

LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/eurodisney-achetait-le-passe-judiciaire-de-ses-salaries-01-03-2012-1885077.php

Possession obligatoire d’un éthylotest par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025417826

Des armes, 12 500 euros et 125 kg de cannabis saisis

Soupçonnées de tremper dans un important trafic de stupéfiants, quatre personnes, dont le cerveau du réseau, ont été interpellées samedi matin. Trois d’entre elles ont été écrouées.

C’est un véritable petit arsenal que les enquêteurs de la section Recherches et du groupement de Pau ont saisi, samedi matin dans un box et au domicile palois d’un homme âgé de 35 ans. Ce dernier est soupçonné d’être le cerveau d’un important trafic de stupéfiants qui alimentait Pau et son agglomération.

Une douzaine d’hommes du peloton interrégional de la gendarmerie basé à Toulouse ont déboulé samedi, aux alentours de 9 heures chez le trafiquant présumé domicilié au centre-ville. Il rentrait à peine chez lui après avoir effectué un petit voyage en Espagne pour s’approvisionner. Les gendarmes lui ont laissé le temps de vider son véhicule Renault et de ranger dans son garage les 125 kg de drogue qu’il venait de ramener.

Apparemment, cet homme menait une vie très rangée et tranquille. Soudeur dans une entreprise installée au nord de Pau, il partait travailler tous les matins. Très discret, « il ne menait pas un train de vie clinquant. Il ne flambait pas et roulait au volant d’une petite Renault » souligne une source proche de l’enquête. Il était connu des services de police et de gendarmerie pour avoir trempé en 1996 dans une affaire de trafic de voitures volées à Ousse des Bois. Il avait 16 ans. Depuis, il n’avait plus fait entendre parler de lui. Il est considéré par les enquêteurs comme « un gros bonnet pour Pau et son agglomération ».

A la même heure, samedi matin, trois autres personnes soupçonnées de tremper dans ce trafic ont été interpellées. L’un d’eux a été arrêté en pleine braderie à Pau, les deux autres respectivement à Mourenx et à Nay.

L’enquête qui a débuté en décembre 2011 a permis d’établir, qu’en deux ans et demi, ce trafic a permis d’écouler « entre 500 et 800 kg de marchandise sur le marché local » précise une source judiciaire. Achetée 1 800 euros le kilo en Espagne, la drogue est revendue entre 2200 et 2 300 kg le kilo.

Trois des trafiquants présumés dont le cerveau ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent. Ils ont été placés en détention provisoire à la maison d’arrêt de Pau et de Mont-de-Marsan. Le quatrième a été placé sous contrôle judiciaire.

SUITE ET VIDEO :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/03/01/des-armes-12-500-euros-et-125-kg-de-cannabis-saisis,228003.php

(merci à Clarisse JOLY)

« UN FICHAGE GÉNÉRALISÉ DE LA POPULATION »

« Le ficher STIC s’apparente à un fichage généralisé de la population ! ». L’homme qui s’exprime est un ancien policier. Philippe Pichon, 42 ans, vient d’être mis « à la retraite d’office » et répondra bientôt en correctionnelle de « violation du secret professionnel ».

En octobre 2008, il avait sorti les fiches STIC de Johnny Hallyday et Djamel Debbouze et les avait communiquées au site Bakchich. « Je m’étais rendu compte depuis longtemps qu’il y avait des fuites organisées, j’avais alerté en vain ma hiérarchie et le parquet. J’ai donc choisi de mettre ce dysfonctionnement sur la place publique ». En 2010, il a sorti « Une mémoire policière sale, le fichier STIC », aux Editions Gawsewitch.

Un rapport de l’assemblée nationale de décembre 2011 chiffre le nombre de Français fichés par le STIC (Système de traitement des infractions constatées) à 44,5 millions ! Pour Philippe Pichon, cette immense base de renseignements n’est pas mise à jour.

« Le STIC regroupe les antécédents policiers : les mis en cause et les plaignants. Mais les décisions de justice ne sont pas prises en compte. Si vous avez été mis hors de cause, vous restez quand même dans le STIC. Pourquoi ? Parce la police a intérêt à avoir un maximum d’informations, qu’elles soient vraies ou fausses. Ces informations permettent par exemple de faire pression lors d’une garde à vue ».

Seuls 100.000 policiers sont habilités, avec un mot de passe individuel, à consulter le STIC. « Souvent ces mots de passe, on en a tellement, sont affichés sur un post-it sur l’ordinateur. Un collègue peut se servir de votre code pour consulter le fichier ». Et refiler, dans la foulée, les précieuses informations…

« Tous les jours, des fiches sortent du STIC à destination des entreprises ou des journalistes. Quand on lit dans la presse l’expression ‘’ selon des sources policières ‘’, c’est que le fichier STIC a été consulté. Dans cette affaire Ikea, je vois la routine policière… J’ai vu que la direction d’Ikea payait 80 euros pour une fiche, je pense quand même que l’aspect financier est marginal. On est surtout dans l’échange de services. Une ou deux fiches contre une bouffe ou des places de cinéma. On rend service… On rend service par exemple à des DRH de grosses boîtes qui souhaiteraient faire pression sur une personne qu’ils veulent licencier : ‘’ Dites-moi, vous nous aviez caché qu’il y a quatre ans vous aviez été inquiété pour vol..? ‘’ ».

Eric NICOLAS
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/03/01/un-fichage-generalise-de-la-population

(merci à Cat Aclysme)

170 kg de cannabis saisis à Cannes

La Sûreté urbaine de Cannes a réalisé un joli coup, avec la saisie de 170 kg de cannabis, conditionné pour être revendu.

A la suite à l’interpellation de quatre dealers en flagrant délit (une transaction de 20 g) par les policiers de la BAC (Brigade Anti Criminalité) vendredi soir, la marchandise a été découverte dans le coffre d’une Renault Laguna, dissimulée dans un box du Boulevard Carnot à Cannes.

Un revolver de gros calibre, une grenade de défense et une compteuse à billets ont également été saisis lors de perquisition effectuées dans la cité des festivals et dans les Bouches du Rhône.

Les investigations devraient se poursuivre, et la Police judiciaire de Nice a été co-saisie de l’enquête.

http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/170-kg-de-cannabis-saisis-a-cannes.802696.html

Condamné pour avoir menacé Sarkozy

L’homme qui a proféré lundi des menaces de mort à l’encontre du président Nicolas Sarkozy a été condamné à trois mois de prison avec sursis, révèle le quotidien Sud-Ouest. Interpellé hier matin à son domicile bordelais puis placé en garde à vue, le suspect était passé aux aveux.

Cet homme d’une quarantaine d’années, en couple depuis 16 ans et père de trois enfants, était déjà connu pour des faits de vols, outrages à agent et violences. "Alcoolisé" au moment des faits, il a été confondu car "il a appelé avec son propre téléphone", selon la même source.

Plus de 80 appels en deux mois

Selon Sud-Ouest, en deux mois, il aurait appelé pas moins de 86 fois police-secours avec son téléphone mobile, "proférant des insultes et indiquant avoir perçu une forte somme pour attenter aux jours du président".

La direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux avait été saisie de l’enquête.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/01/97001-20120301FILWWW00570-condamne-pour-avoir-menace-sarkozy.php#xtor=RSS-216

Deux morts dans un immeuble à Paris : le scénario du crime passionnel se précise

Le scénario d’un crime passionnel semble se préciser après la découverte de deux cadavres dans l’appartement d’un immeuble du boulevard de Sébastopol à Paris (IIe). Une jeune femme de 25 ans a été retrouvée morte dans le lit de l’appartement, la tête ensanglantée. L’homme a lui été retrouvé dans une courette d’aération inaccessible de l’immeuble en contrebas de l’appartement.
Les deux cadavres gisaient depuis plusieurs jours. Les faits se sont produits chez la jeune femme dans ce studio de 25 m².

Les policiers ont été prévenus jeudi matin par un responsable de l’immeuble. Selon les premiers éléments de l’enquête confiée au 1er district de police judiciaire de la police parisienne, l’appartement était en désordre, et un couteau avait été placé sous la porte d’entrée, peut-être pour tenter de la coincer et de gêner l’accès.

Selon une source proche de l’enquête, qui reste encore prudente, la piste du crime passionnel pourrait être privilégiée. Des témoignages de voisins ont fait état de disputes récentes. Deux armes de collection ont été retrouvées sur place. Des armes à «un coup», indique un enquêteur. Les causes de la mort de l’homme et de la femme ne sont pas encore établies mais l’homme pourrait avoir délibérément sauté par la fenêtre après avoir laissé la femme sans vie.

«On a appris qu’il y avait eu un drame mais on ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé», a confié une résidente de l’immeuble qui a souhaité garder l’anonymat tandis que d’autres voisins affirmaient n’être au courant de rien, affichant leur surprise. Jeudi à la mi-journée, pendant que ses collègues entamaient une enquête de voisinage, une policière filtrait les entrées et les sorties de l’immeuble dans ce quartier très vivant, où les commerces et bureaux sont nombreux.

Des autopsies vont être réalisées dans les prochains jours.

LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-une-jeune-femme-et-un-homme-retrouves-morts-dans-un-immeuble-01-03-2012-1884865.php

Des données militaires sensibles volées chez Nexter à Versailles

Des données sensibles militaires ont été volées à Versailles entre le 23 décembre et 17 février dans la société Nexter. Cette société, autrefois appelée «Giat industries», installée dans le quartier de Satory, est spécialisée dans la conception de programmes informatiques destinés notamment aux blindés et a rendre les armes intelligentes.

La semaine dernière, un responsable de l’entreprise est venu déposer une plainte pour vol au commissariat. Un disque dur externe d’une capacité d’un tetraoctet a été dérobé dans une armoire dans la salle informatique de la société. Il contenait des logiciels développés par Nexter d’une valeur estimée à deux millions d’euros. La salle qui est, en principe sécurisé par un accès avec un badge, était restée ouverte entre le 26 et le 28 décembre pour cause de travaux.

Les enquêteurs du commissariat restent prudents dans cette affaire. «Nous ne savons pas si ce sont les données sensibles qui étaient convoitées ou tout simplement le disque dur qui a pu être volé par un salarié?», confie une source proche de l’affaire.

LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/versailles-78000/des-donnees-militaires-sensibles-volees-chez-nexter-a-versailles-01-03-2012-1884953.php

Trois interpellations en marge du déplacement de Sarkozy au Pays basque

Trois personnes ont été interpellées en marge du déplacement de Nicolas Sarkozy au Pays basque, après avoir lancé des fusées en l’air à proximité d’une ferme visitée par le président de la République, a-t-on appris auprès des gendarmes. Alors qu’une centaine de manifestants se tenaient à proximité de la ferme visitée par M. Sarkozy à Itxassou (Pyrénées-Atlantiques), un groupe d’individus a, vers 13H00, contourné le service d’ordre pour, à travers bois, s’approcher de la ferme d’où ils ont tiré des fusées en l’air, a-t-on indiqué. Après une course-poursuite à travers champs, trois personnes ont été interpellées et conduites à Bayonne par les forces de sécurité pour "vérification d’identité", a-t-on indiqué de même source. Le groupe de manifestants était composé d’opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) devant relier Bordeaux à l’Espagne et de militants de la coalition Euzkal Herria Bai regroupant des partis de la gauche nationaliste basque.

http://lci.tf1.fr/filnews/politique/trois-interpellations-en-marge-du-deplacement-de-sarkozy-au-7029730.html

Corps décapité à Villebon-sur-Yvette : le parquet lance un appel à témoin

Le parquet d’Evry a lancé un appel à témoin après la découverte, le 10 décembre dernier, d’un corps de femme sans tête et sans mains à Villebon-sur-Yvette, dans l’Essonne. La victime est décrite comme "de type européen, âgée de 40 à 45 ans", mesurant 1,60 ; elle portait lors de sa découverte "un legging en laine bleu marine", "un haut noir (type polaire), un manteau (…) bleu turquoise (…) et une chaîne de cou en métal argenté". Toute personne disposant d’informations à ce sujet peut contacter le numéro de téléphone suivant : 0 800 87 32 05.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/corps-decapite-a-villebon-sur-yvette-le-parquet-lance-un-appel-7029678.html

Dordogne : une femme battue riposte avec un couteau, elle part en prison

C’était « la bagarre de trop », déclare le procureur, Charles Charollois. L’ultime altercation qui a fait basculer une femme battue dans le camp des prévenus. Toute sa vie, cette Montbéliardaise de souche, Eymétoise d’adoption, a été le souffre-douleur des hommes. Père incestueux, compagnons violents : à 43 ans, elle cumule les histoires sordides autant que les coups et s’abrutit d’alcool, de drogue et de tranquillisants. Pour oublier sans doute.

Le 3 juin 2008, elle buvait quelques verres de rosé avec son amoureux du moment lorsque la dispute a éclaté sur fond de jalousie. Le couple a « l’habitude de se taper dessus », précise la défense au tribunal, mentionnant les nombreuses interventions consignées des gendarmes à ce domicile, toujours pour des faits de violences conjugales.

Cette fois, la prévenue fait baisser le ton en décidant d’aller se reposer. Son conjoint sort, mais lorsqu’il revient dans la soirée, la porte est fermée et elle, toujours dans son sommeil, ne répond pas à ses coups de sonnette.

Habitués de l’amour vache

Enervé, l’homme brise une vitre pour pénétrer dans le logement. Elle se réveille, se met en colère en voyant les morceaux de verre par terre. Cette fois, la dispute éclate. Les insultes volent, il la frappe et tente de l’étrangler. L’expertise médicale, effectuée après coup, confirme la présence de « traces évidentes de violences » sur le corps de la prévenue : « hématome de 10 cm sous l’omoplate, ecchymose sur la lèvre supérieure, rougeur à la cuisse arrière droite… »

Des voisins restés à distance

Plusieurs fois, elle essaie d’alerter les voisins. Mais ces derniers n’en peuvent plus de leurs bagarres répétées et les laissent se débrouiller. Alors, à deux reprises, elle va chercher un couteau dans la cuisine. « Quand vous voyez un fou arriver sur vous, vous réagissez », dit-elle au tribunal.

L’homme la désarme une première fois, mais pas la seconde. Et tandis qu’il se jette sur elle, la lame s’enfonce « jusqu’à la garde » à gauche de sa cage thoracique. Héliporté à Bordeaux en urgence dans la soirée même, il restera dans le coma plus d’une semaine.

« Geste de réflexe »

À la barre, la femme plaide « l’accident », le « geste de réflexe », « involontaire », la « mauvaise réaction ». Presque la faute à pas de chance. Une version à laquelle le ministère public ne croit pas, vu les témoignages recueillis parmi les voisins et les amis, et les constatations faites lors de l’enquête. En résumé, l’entaille n’aurait pas été si profonde si la prévenue n’avait pas un peu aidé le couteau à s’enfoncer.

Appuyant sur les « séquelles morales et physiques » de son client, l’avocat de la partie civile réclame « une véritable sanction ». La défense, quant à elle, demande à ce que soit reconnue la « large participation de la victime » au déroulement du drame.

Une requête entendue par le tribunal, mais qui n’empêche pas la prévenue d’être condamnée. « On ne riposte pas à des coups avec un couteau, mais avec une gifle », lance le procureur. La femme qui n’a pas gardé la lame dans sa poche écope de deux ans de prison dont 18 mois avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de 3 ans, durant laquelle elle aura obligation de se soigner et interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagnon. Elle devra, en outre, lui verser 3 000 de dommages et intérêts à titre provisoire, en attendant de nouvelles expertises.

http://www.sudouest.fr/2012/02/29/la-femme-battue-a-riposte-au-couteau-646071-1833.php

Les suites de l’affaire du Policier Municipal à BEAUVAIS-60

CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT :

Com SNPM oise 39 fev 2012 à 21h30.pdf

Le Havre : Rachid, 43 ans et 40 condamnations

Début février, lorsqu’il a déjà été présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel du Havre, Rachid Mahrouchi, 43 ans et autant de mentions au casier judiciaire, dont 39 condamnations, affirmait qu’« une voix …

Suite :

http://seine-maritime.info/?s=Rachid+Mahrouchi

Ain : Mourad prend cinq ans pour avoir frappé sa compagne jusqu’à l’infirmité

Bourg-en-Bresse et Jasseron. Le 18 janvier dernier, il avait frappé sa compagne à coup de pied et lui avait brisé la hanche. Il avait également exercé de graves violences sur sa précédente compagne. Il a été écroué hier.

Mourad Draoui et sa compagne revenaient du Jura. (…) Mourad Draoui était sorti de ses gonds et sa compagne était sortie de la voiture et était partie en courant.

Il l’avait rattrapée, traînée par les cheveux jusqu’à la voiture, puis abreuvée d’insultes, avant de la gifler et de lui porter des coups de poing. Il l’avait ensuite éjectée de l’habitacle, l’avait fait chuter au sol avant de lui donner de violents coups de pied. La jeune femme avait senti un craquement. Il venait de lui casser la hanche. Malgré ses cris et sa douleur, il l’avait de nouveau tirée par les cheveux jusque dans la voiture, où elle avait réussi à verrouiller les portes. (…) Au final, la jeune femme a dû être opérée et elle porte désormais une hanche artificielle. (…)

Mourad Draoui, lui, a dit qu’il avait « honte ». Il a également reconnu avoir exercé des violences sur sa précédente compagne. Notamment le 9 juin 2011 à Bourg-en-Bresse quand il l’avait giflée, lui avait craché au visage, cogné la tête contre le mur et donné deux coups de poings. (…)

Déjà condamné à neuf reprises pour des affaires de stupéfiants, de violences, ou des délits routiers, il était jugé en état de récidive légale. (…) Le tribunal a condamné Mourad Draoui à cinq ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve. Il a été maintenu en détention.

Suite : http://www.leprogres.fr/ain/2012/02/28/cinq-ans-de-prison-pour-avoir-frappe-sa-compagne-jusqu-a-l-infirmite

Guéant dissout le groupuscule islamiste Forsane Alizza

Le groupuscule islamiste Forsane Alizza a été « dissous » sur proposition du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, qui l’a accusé de former ses militants à la lutte armée, a annoncé mercredi le Conseil des ministres. Ce groupuscule à la marge, adepte de l’agitprop et du Web, dont le ministre avait demandé la dissolution le 23 janvier, menait des actions épisodiques, notamment contre la loi sur le voile intégral, destinées à être filmées et diffusées sur le Net. Si ses membres continuaient leurs activités, ils commettraient le délit de « participation au maintien ou à la reconstitution ouverte ou déguisée d’un groupement dissous en application de la loi du 10 janvier 1936″, passible de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

http://www.lepoint.fr/societe/gueant-dissout-le-groupuscule-islamiste-forsane-alizza-29-02-2012-1436345_23.php

Prison: le Parlement approuve la création de 24 000 places

Cette mesure doit être appliquée dans les cinq années à venir. La gauche, qui reproche au gouvernement de tout miser sur "l’enfermement", a voté contre ce projet inspiré par un rapport du député UMP Eric Ciotti. 

Cette mesure doit permettre de réduire le nombre de peines non exécutées. Le Parlement a adopté mercredi soir par un dernier vote de l’Assemblée nationale un projet de loi prévoyant la création de 24 000 places de prison dans les cinq ans. 

La gauche, qui reproche au gouvernement de tout miser sur "l’enfermement" sans faire reculer la délinquance, a voté contre ce projet, approuvé par la droite et le centre qui ont taxé "d’angélisme" l’opposition lors des débats.  

Le nombre de peines "en attente d’exécution" devrait être ramené, selon le gouvernement, à 35 000 en 2017, contre 87 000 à la fin de l’an dernier et 100 000 en 2010. Ce chiffre concerne uniquement les délits, les peines criminelles étant appliquées sans délai. La moitié des peines non encore exécutées correspondent à des durées inférieures ou égales à trois mois de prison. Inspiré par un rapport du député UMP Eric Ciotti, ce texte avait été annoncé par Nicolas Sarkozy mi-septembre. Le ministre de la Justice Michel Mercier l’avait présenté en Conseil des ministres le 23 novembre, quelques jours seulement après le meurtre en Haute-Loire d’une adolescente, Agnès, avoué par un lycéen déjà poursuivi pour viol dans le Gard en 2010.  

Aussi un article du projet de loi fait obligation à la justice d’informer les chefs d’établissements scolaires si un élève est placé sous contrôle judiciaire pour des crimes ou délits violents ou de nature sexuelle. 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/prison-le-parlement-approuve-la-creation-de-24-000-places_1088285.html

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