"LETTRE OUVERTE AUX SYNDICATS DE POLICE UNITE-SGP & ALLIANCE"

Je souhaite aujourd’hui quitter le syndicat.

En effet, la colère des policiers de base n’a cessé de grandir depuis plus de dix ans. Depuis plus de dix ans, vous n’avez pas été à la hauteur pour relayer le malaise de notre profession auprès de nos concitoyens et en premier lieu auprès de ceux qui nous dirigent.

Aujourd’hui, notre colère vous déstabilise.

La colère des policiers de la base, du petit peuple travailleur, celui de la vraie vie, celui qui fait face aux réalités de la rue, en opposition à vous qui fricotez avec nos dirigeants et politiciens dans des salons feutrés, cette colère vous dépasse. Votre étroitesse d’esprit, et votre aveuglement à croire que vous pourriez ad vitam eternam
vous gaver sur notre dos tout en nous méprisant, vous a empêché de voir venir la révolte des policiers unis dans une douleur qui est de moins en moins supportable.

De courageux fonctionnaires de police, risquant la révocation instantanée sans autre forme de procès, ont manifesté leur colère en tenue puis en civil sans bannière, en lieu et place des syndicats.
Remarquez des risques, eux, ils ont l’habitude d’en prendre. Ils n’ont pas le choix, ils ont une mission. Une mission qu’il ont choisi d’accomplir en connaissance de cause. Vocation, don de soi, service public, ne sont pas de vains mots pour ceux-là.

Alors leur gronde, notre gronde vous a éclaté au visage.
Et vous n’avez pas eu le temps de fermer les yeux, cette fois.

En réaction, vous avez décidé d’organiser une manifestation. Mais votre entêtement à croire qu’il ne peut rien vous arriver, tant il est vrai que nous avons besoin d’une protection administrative dans notre métier, vous a poussé à ne surtout pas discuter avec le syndicat d’en face.
Pire : alors les que revendications des policiers que vous êtes censés défendre sont communes à tous, vous avez décidé, en conscience, d’organiser une manifestation en un jour et en un lieu différents de celle du syndicat d’en face. Nous faisant passer pour des chèvres auprès de nos concitoyens, incapables de se mettre d’accord malgré le malaise devenu insupportable.

Aujourd’hui, notre colère est si grande d’avoir été méprisés pendant tant d’années par vous et nos politiciens que nous vous obligeons à prendre vos responsabilités.

Aujourd’hui, je quitte le syndicat qui ne représente plus que lui-même.

Demain, j’irai manifester et défendre mon métier malade. Avec ou sans vous.

Demain, j’irai voir ailleurs. Ailleurs dans les services, à la recherche de vrais représentants du personnel. J’irai à la recherche de délégués engagés et honnêtes auprès d’un syndicat qui ne sera ni Alliance, ni Unité-SGP.

Au plaisir de vous voir, une fois dans ma carrière, sur le bitume.

http://myopenletter.in/789/from/LESPOLICIERSENCOLERE/to/BUREAUXNATIONAUXDESSYNDICATS

La cybercriminalité coûte plus cher que les trafics de cocaïne, héroïne et marijuana

Les bandes organisées internationales sont derrière la plupart des escroqueries sur Internet, et le coût estimé de la cybercriminalité est plus élevé que les trafics de cocaïne, d’héroïne et de marijuana confondus, a déclaré mardi 8 mai le chef d’Interpol, Khoo Boon Hui.

S’exprimant lors de l’ouverture de la conférence régionale Interpol-Europe à Tel-Aviv, M. Khoo a cité une étude de la London’s Metropolitan University indiquant que "80 % de la criminalité commise sur Internet est maintenant liée à des bandes organisées transfrontalières". "Les bandes criminelles jugent aujourd’hui plus [...] rentables la criminalité transnationale et sur Internet que les autres façons, plus risquées, de se faire de l’argent", a déclaré M. Khoo.

"Les experts ont prévenu que le coût [financier pour la société] de la cybercriminalité était plus important que les coûts combinés des trafics de cocaïne, marijuana et héroïne. En Europe, le coût de la cybercriminalité a apparemment atteint 750 milliards d’euros par an", a-t-il dit. Il a cité comme exemples les jeux illégaux ou les fraudes à la carte de crédit ou sur les banques.

SÉCURITÉ MONDIALE

Il a également mis en garde contre les dangers des cyberattaques pour la sécurité mondiale, indiquant que son organisation elle-même avait fait l’objet d’une attaque par le collectif de pirates informatiques Anonymous.

Les banques américaines ont perdu l’année dernière 900 millions de dollars (690 millions d’euros) par le fait de voleurs traditionnels et 12 milliards de dollars (9,2 milliards d’euros) à cause des cybercriminels, a-t-il dit.

En Israël, il y aurait selon lui "plus de 1 000 cyberattaques chaque minute". L’Etat hébreu a fait l’objet depuis janvier de campagnes de piratage informatique menées par des hackers affirmant être arabes. Les sites de la Bourse de Tel-Aviv et de la compagnie nationale aérienne El Al ont été visés, et des pirates ont publié les coordonnées de dizaines de milliers de cartes de crédit appartenant à des Israéliens. En représailles, des pirates israéliens s’en sont pris à des sites arabes.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/05/08/la-cybercriminalite-coute-plus-cher-que-les-trafics-de-cocaine-heroine-et-marijuana_1698207_651865.html#xtor=RSS-3208

Un produit dangereux sur deux en Europe est d’origine chinoise

Un rapport de la Commission européenne montre que si les signalements de dangerosité diminuent, ils concernent majoritairement des produits fabriqués en Chine.

Plus d’un produit sur deux notifié comme dangereux dans l’UE est d’origine chinoise, mais pour la première année, le nombre total de signalements diminue depuis la mise en place en 2004 du système d’alerte européen, selon un rapport publié ce mardi par la Commission européenne. Bien que la Chine demeure le pays donnant lieu au plus grand nombre de notifications, cette proportion "a diminué, passant de 58% des notifications en 2010 à 54% en 2011", souligne le rapport.

Au total, quelque 1.803 produits, en particulier des vêtements et textiles, des jouets et des véhicules à moteur, ont été signalés comme dangereux en 2011 dans le cadre du système RAPEX, contre 2.244 en 2010, soit une baisse de 20%, a précisé la Commission. C’est la première fois que le nombre de notifications diminue depuis la création du système par lequel les pays européens signalent des produits dangereux afin qu’ils soient retirés du marché.

Est-ce dû à un relâchement dans les contrôles ou au contraire au fait que le système commence à porter ses fruits en rendant les producteurs plus sensibles à la qualité des produits qu’ils placent sur le marché?

Une baisse dûe… aux coupes budgétaires

La baisse des notifications pourrait être en partie due à des coupes dans les budgets et des restrictions de ressources dans les administrations nationales, reconnaît la Commission européenne. Mais il faut aussi "noter que le système a désormais atteint un niveau de stabilité et de maturité" qui permet notamment une amélioration de la qualité des notifications, a ajouté l’exécutif européen dans un communiqué.

Pour le commissaire européen chargé du dossier, le Maltais John Dalli, "le fait que l’on trouve moins de produits dangereux sur le marché de l’Union européenne est une bonne nouvelle pour les consommateurs". Il appelle toutefois les Européens "à rester mobilisés pour pouvoir relever les défis découlant de la mondialisation de la chaîne d’approvisionnement et à faire face aux nouveaux problèmes de sûreté des produits dès qu’ils surgissent".

Après la Chine, 19% des notifications ont concerné l’an dernier des produits d’origine européenne, et 15% des produits originaires d’autres pays. Quelque 8% ont porté sur des produits d’origine inconnue (contre 23% en 2004, une diminution constante qui s’explique par les progrès en matière d’identification des produits).

Les vêtements et textiles signalés l’ont été dans la plupart des cas pour des risques de suffocation ou d’irritation. Pour les jouets, il s’agissait principalement d’un risque d’étouffement. Les risques de blessures sont le plus souvent signalés (26% des cas), suivis par les risques chimiques (19%) et de suffocation (15%).
Avec AFP

Affaire Merah. Le caporal blessé à Montauban est sorti de l’hôpital paralysé

Le caporal Loïc Liber, 26 ans, grièvement blessé le 15 mars par Mohammed Merah a quitté le centre hospitalier de Rangueil, à Toulouse en fin de semaine.

Dans le plus grand secret, ce Guadeloupéen sorti du coma onze jours après avoir été froidement abattu de quatre balles de 11,43 a été transféré vers un centre de rééducation spécialisé. Il souffre d’une paralysie complète des membres inférieurs et supérieurs mais est parfaitement conscient.

Le jeudi 15 mars, il a été pris pour cible par Mohammed Merah alors qu’il se trouvait à proximité de son régiment de Montauban. Ce jour-là, le « tueur au scooter » a assassiné Mohamed Legouad et Abel Chennouf avant de tirer à bout portant deux balles dans le cou du caporal Liber, lui fracassant les vertèbres cervicales.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/08/1348273-affaire-merah-le-caporal-blesse-a-montauban-est-sorti-de-l-hopital-paralyse.html

Après l’élection, les policiers restent mobilisés

Deux journées d’action sont prévues jeudi et vendredi. Ils protestent notamment contre la mise en examen d’un des leurs pour homicide involontaire.

Le malaise dans la police, exprimé entre les deux tours de la présidentielle par des manifestations contre la mise en examen d’un policier, ressurgit cette semaine avec des journées de mobilisation. Unité police SGP-FO, le premier syndicat de gardiens de la paix, et Alliance, le second, ont appelé la semaine dernière à deux journées d’action distinctes, les 10 et 11 mai, afin de «relayer le ras-le-bol» des policiers.

Des manifestations sont survenues à la suite de la mise en examen, le 25 avril, d’un gardien de la paix de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) pour homicide volontaire après avoir tué un multirécidiviste en fuite. Le soir-même, une manifestation s’était tenue à Paris dans des véhicules de police toutes sirènes hurlantes et la colère n’est pas retombée depuis.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Pau et dans la région parisienne. Deux cents à trois cents policiers ont encore manifesté le 4 mai à Paris après s’être rassemblés «spontanément», porte Maillot (XVIIe), bloquant la circulation en criant «Policiers en colère!». «Nous sommes là en soutien à notre collègue», avaient lancé les protestataires, «voulant exprimer notre ras-le-bol général», notamment en ce qui concerne les conditions de travail.

«Halte à la récupération»

Les manifestants expriment également leur rejet des puissants syndicats de police, même si ces organisations n’ont pas l’intention de se faire doubler. Unité-police SGP-FO a prévu un «grand rassemblement» des policiers d’Ile-de-France jeudi à 13 heures place du Châtelet à Paris et laisse aux régions le soin de de s’organiser. Des rassemblements sont prévus jeudi midi à Toulouse ou à Lyon. Alliance a lancé un mot d’ordre de rassemblement vendredi midi devant les préfectures.

Unité-police SGP-FO vise le gouvernement sortant en ciblant la Révision générale des politiques publiques (RGPP) – les réductions d’effectifs – dont il demande l’arrêt, ainsi que «l’abandon de la politique du chiffre» insufflée par Nicolas Sarkozy en 2002 au ministère de l’Intérieur. Il réclame aussi le «respect absolu de la présomption d’innocence» pour les policiers.

Alliance entend remettre sur le tapis le principe de «présomption de légitime défense» pour laquelle il a lancé une pétition dans les commissariats. L’idée avait été reprise par Nicolas Sarkozy après les premières manifestations, tandis que François Hollande lui avait préféré une «protection juridique» du policier mis en examen. Alliance réclame également un «Grenelle de la Sécurité» et vise le futur gouvernement. Il a critiqué des points du programme Hollande comme l’abandon des peines plancher, une mesure phare du quinquennat Sarkozy.

«Halte à la récupération!», demandent – par SMS – des policiers anonymes appelant à une «coordination» et un «mouvement national de contestation». Ils appellent à des rassemblements mercredi midi devant des préfectures, mais il est difficile d’en mesurer la portée.

(AFP)

http://www.liberation.fr/societe/2012/05/08/apres-l-election-les-policiers-restent-mobilises_817187

Enquête pour viol ches les pompiers de Paris

Une plainte a été déposée par un jeune sapeur-pompier parisien après un bizutage qui a mal tourné dans un bus.
Une enquête a été ouverte sur des faits allégués de viol dont affirme avoir été victime un jeune sapeur-pompier dans un car qui ramenait de province une équipe sportive des pompiers de Paris, a-t-on appris ce mardi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Le jeune homme a déposé plainte dimanche à Paris pour viol, accusant un de ses collègues de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) de l’avoir violé après une séance de bizutage qui aurait mal tourné, au vu et au su d’autres pompiers qui se trouvaient dans le bus.

Le parquet a confirmé à l’AFP avoir saisi la section de recherches de la gendarmerie de Paris. "Les faits évoqués sont particulièrement graves", le commandement de la brigade "entend faire toute la lumière sur cette affaire", a de son côté déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, porte-parole de la BSPP.

Deux enquêtes en cours

Actuellement, a-t-il précisé, "deux enquêtes sont en cours: une enquête de commandement interne et une enquête diligentée par l’autorité judiciaire, à laquelle nous collaborons totalement". "Bien évidement, le commandement de la brigade tirera toutes les conclusions des résultats de ces enquêtes sur le plan disciplinaire voire statutaire, sans préjuger des éventuelles poursuites pénales", a encore assuré le porte-parole.

Les faits se seraient déroulés dans un car qui ramenait de Colmar une équipe de sapeurs-pompiers de Paris. Selon Le Parisien, le jeune plaignant a affirmé aux enquêteurs avoir été dans un premier temps "sévèrement bizuté" par plusieurs autres jeunes militaires, qui l’auraient "pincé puis mordu au niveau du postérieur".

Le jeune homme ayant protesté, il se serait retrouvé plaqué au sol par plusieurs de ses collègues, dont un l’aurait violé à plusieurs reprises, sous le regard d’un officier qui ne serait pas intervenu.

"Si ces faits étaient avérés, ils sont totalement inacceptables et contraires aux valeurs des sapeurs-pompiers de Paris qui sont la générosité, le dévouement et l’altruisme", a encore déclaré le porte-parole de la BSPP. "Tous ceux qui auraient pu porter atteinte à ces valeurs, à notre déontologie et à notre code d’honneur, devront en répondre", a-t-il conclu.
Avec AFP

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/enquete-pour-viol-ches-les-pompiers-de-paris_1112450.html

Découverte macabre : des pilules de chair humaine en Corée du Sud

Des milliers de pilules à base de chair humaine ont été saisies par la douane sud-coréenne. Censées booster l’endurance…
Une découverte particulièrement macabre en Corée du Sud, où la douane a saisi des pilules de chair humaine en provenance de Chine visiblement.

D’après l’analyse des labos, ces gélules censées booster l’endurance et avoir un effet salvateur sur "certaines maladies", contenaient notamment de la chair humaine issue de foetus morts.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120508_00156358&utm_source=facebook&utm_medium=socialVV&utm_content=article&utm_campaign=seeding

Une fillette de 6 ans meurt accidentellement aux obsèques de son grand-père

Une fillette de 6 ans a été tuée lundi par la chute d’une poutre métallique alors que sa famille était réunie à Trèbes, près de Carcassonne, pour les obsèques de son grand-père, a-t-on appris mardi de source judiciaire. L’enfant s’était éloignée du reste de la famille pour s’amuser sur une poutre métallique reposant sur deux poteaux, juste avant le début de la cérémonie de crémation, au funérarium de Trèbes. "Elle jouait toute seule à l’extérieur (du funérarium), sur une poutre métallique et elle a chuté et la poutre lui est tombée sur la tête. Elle a perdu beaucoup de sang et elle est arrivée aux urgences dans un état désespéré", a relaté à l’AFP le vice-procureur de Carcassonne, Philippe Romanello. Le magistrat a ajouté qu’une enquête avait été ouverte pour déterminer pourquoi les attaches de la poutre métallique d’environ 50 kg avaient cédé et évaluer la "sécurité des lieux". "L’enquête commence, il y a un questionnement. On se demande comment dans un lieu public une poutre peut se desceller par l’action d’une fillette de 6 ans", a ajouté le vice-procureur.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/une-fillette-meurt-accidentellement-aux-obseques-de-son-grand-7226064.html

Manifestations de policiers et guignolades syndicales

Alors que tous les syndicats du monde du travail sont capables de s’allier, et quand la cause l’exige, concevoir des manifestations unitaires, les organisations syndicales policières, elles, s’appliquent à faire bande à part.
Malgré les protestations de l’immense majorité de leurs adhérents qui leur demandent d’unir leurs forces, au moins une fois, exceptionnellement, et de marcher main dans la main comme les policiers l’ont fait spontanément ces jours-ci, quasi quotidiennement, dans toute la France, et de manière souvent spectaculaire.

Rien à faire. L’un décide d’une date, et le second décide aussitôt d’organiser des rassemblements la veille. Consternant. Surfant l’un comme l’autre sur une colère qui avait jusque là été rigoureusement autonome, et que seules l’urgence et le sentiment d’injustice avaient guidée.
Ces flics-là, sans banderoles, libres de leurs slogans, sincères, solidaires comme jamais, n’avaient rien calculé. À force de déni, à force de se perdre à tenter de comprendre l’éternelle hibernation syndicale, ils ont choisi de porter seuls et sans attendre leur parole dans la rue.
Et ce fut une totale réussite.
Un mouvement qui fera date dans l’histoire de la police nationale.
Une fierté.

Quand on sait que la police est la profession qui peut afficher le plus haut taux de syndicalisation de France (pas loin de 80% contre 7 à 8% pour l’ensemble des salariés) on ne peut que déplorer un tel gâchis de forces, de volonté, de potentiel mobilisable… à croire que le but de ce syndicalisme éléphantesque n’a jamais été une mobilisation, bien au contraire.

Ces syndicats ne sont pas vraiment des représentants du personnel. À moins qu’il ne s’agisse de porter devant les commissions paritaires des dossiers de mutation et d’avancement triés selon des équations qui leur sont propres. Non, ces syndicats ont un fonctionnement pyramidal inversé : l’adhérent est prié de recevoir la parole du système, de l’accepter, et de constater la distorsion entre ses légitimes revendications – celles qui touchent essentiellement ses conditions de travail (politique du chiffre, effectifs, etc) qui n’ont cessé de se dégrader – et des victoires syndicales très relatives. Mais aussi écouter des promesses à long terme, ou celles qui sont tellement dites et redites qu’on finit par douter qu’elles ne se réalisent jamais, le temps de cotiser dans le vent quelques années de plus.

Tout ça ne peut plus fonctionner très longtemps. La crédibilité s’étiole. La "manif monstre" promise par le syndicat majoritaire n’aura jamais eu lieu, ou plutôt si mais sans lui. Il n’y a rien à regretter, lors du dernier rassemblement parisien, les consignes étaient de ne pas traverser la rue pour ne surtout pas gêner, et de rester muet devant les médias à moins d’être pourvu d’un mandat syndical.
Autant dire que le cortège sur les Champs-Élysées et les gyrophares des villes de France relevaient ce jour-là de la science-fiction…

Jamais le syndicalisme policier n’aura été plus ridicule qu’en mai 2012.
La preuve est aujourd’hui aveuglante que la préoccupation de ces gens-là est bien moins d’écouter ceux qui leur donnent un mandat, que de protéger le pré carré de leurs prérogatives systémiques. Et peu leur chaut de faire passer les flics pour des cons, divisés par leurs propres représentants, aux yeux de la population et des médias.

Jamais, proposition aussi grotesque n’aura été faite que celle de réunir deux jours de suite sous des banderoles différentes, des professionnels pourtant animés du même état d’esprit et de la même urgence à vouloir préserver leur métier et dire haut et fort les difficultés à l’exercer.

Syndicalistes, une chose est certaine : quelque soit la mobilisation lors de vos rassemblements dissociés, le message que vous vous apprêtez à inscrire sur vos banderoles, et à dicter dans vos slogans, le message qui tentera de restaurer votre légitimité de représentation, le message de la difficulté à être flic, ce message-là est déjà passé.
Sans vous.

Bravo et merci aux quelques sections locales qui ont décidé, malgré la volonté des appareils syndicaux, de s’unir et placer leurs banderoles côte à côte le même jour.

http://police.etc.over-blog.net/article-manifestations-de-policiers-et-guignolades-syndicales-104776385.html

Tentative d’attaque d’un DAB avec des bouteilles de gaz dans les Yvelines

Un dispositif explosif composé de deux bouteilles de gaz a été retrouvé mardi matin devant un distributeur automatique de billets (DAB) à la Poste de Meulan (Yvelines), a-t-on appris de source policière. Les deux bouteilles de gaz domestique de 5 kg chacune étaient reliées par une mèche, qui avait été allumée, a ajouté la même source. Selon les premières constatations, la flamme s’est éteinte avant de permettre au dispositif d’exploser, a-t-elle précisé. Le dispositif a été découvert peu après 08H00 par un commerçant voisin qui ouvrait sa boutique. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/tentative-d-attaque-d-un-dab-avec-des-bouteilles-de-gaz-dans-les-7226030.html

Halim, pédophile récidiviste jugé à Bobigny

Un homme de 40 ans, déjà condamné en 2006 pour une dizaine d’agressions sexuelles ou tentatives sur des enfants, va être jugé par la cour d’assises de la Seine-Saint-Denis à partir de mercredi pour des viols sur mineurs qu’il aurait commis en 2008 et 2009 dans l’Est parisien.

Halim Taguine était en fuite après avoir réussi à s’évader lors de son procès en appel en avril 2008. Entre août 2008 et mars 2009, il est soupçonné d’avoir commis plusieurs viols et agressions sexuelles, la plupart à Montreuil et Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Les victimes sont des garçons âgés de 9 à 14 ans, repérés dans des parcs, des stades de foot ou des gymnases. (…)

Selon les témoignages des enfants, il les menaçait ensuite de mort avec des couteaux, avant de les violer, de tenter de les violer ou de les agresser sexuellement.

http://www.europe1.fr/Faits-divers/Un-pedophile-recidiviste-juge-a-Bobigny-1073489/

L’amante insatiable a encore séquestré un de ses partenaires

La première fois, la police de Munich (Allemagne) a été surprise. Mais lorsque pour la seconde fois, ils ont été confrontés à la même femme, soupçonnée d’avoir séquestré un homme de 31 ans pour le contraindre à avoir des relations sexuelles, les policiers de la capitale bavaroise sont restés éberlués.
Ils ont aussitôt décidé d’interpeller celle que la presse a surnommé « la Nymphomane de Munich ». Cette femme de 47 ans a été internée dans un établissement spécialisé avant son jugement.

L’affaire peut prêter à sourire. Mais très officiellement, la police de Munich a publié sur son site Internet un appel à témoins invitant les hommes qui auraient pu être victimes de cette femme à l’appétit sexuel hors norme à se manifester. C’est dans un bus, la semaine dernière, qu’elle a jeté son dévolu sur un homme de 31 ans. Celui-ci cède vite à ses avances appuyées. Le couple se retrouve ensuite dans l’appartement de la femme pour une soirée coquine, au cours de laquelle ils enchaînent les rapports sexuels. Mais les choses se gâtent lorsque l’amant d’un soir avoue son épuisement. Sa partenaire ne veut rien entendre et lui en demande toujours plus. Le garçon est alors contraint de satisfaire toutes les envies décuplées de l’Allemande insatiable. « Elle lui imposera de lui faire l’amour de façon presque continue pendant trente-six heures », précise la police bavaroise. Impossible d’échapper à cette femme qui a pris le soin de verrouiller son appartement et de cacher les clés pour que son amant ne puisse lui échapper.

Il dit avoir vécu « un véritable martyre »

L’homme, d’origine africaine, finira par prendre la fuite à la faveur du sommeil de cette compagne envahissante. Mais une fois dans la rue, il s’est écroulé sur le trottoir en pleine crise de nerfs et de larmes. C’est là que des passants ont pris en charge cet homme qui a fini par raconter sa mésaventure aux policiers. Il évoquera dans sa déposition avoir « vécu un véritable martyre » au cours de ces trente-six heures de rapports sexuels.

Les policiers se sont en fait rendu compte qu’ils avaient déjà eu affaire à cette personne. La « tortionnaire du sexe » avait déjà séquestré un autre partenaire sexuel pendant quatre jours début avril. Ce dernier, réfugié sur le balcon, avait alerté les forces de l’ordre qui, à leur arrivée, avaient fait l’objet d’avances soutenues. La femme devrait comparaître prochainement devant le tribunal local pour « violences et agressions sexuelles », « séquestrations et menaces sous condition » et « maltraitance ».

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-amante-insatiable-a-encore-sequestre-un-de-ses-partenaires-08-05-2012-1990394.php

Montpellier Policiers sous pression : trois manifestations pour un même malaise

Deux rassemblements de policiers pour deux types de revendications, mais un seul et même malaise.

Cette semaine, on va assister à deux voire peut-être trois manifestations de policiers devant la préfecture. Pour un constat : cette grogne unanime, sera éminemment politisée en ces lendemains d’élection présidentielle qui a vu la victoire de François Hollande.

"Abandon de la politique du chiffre"

Jeudi, c’est le syndicat de gauche, Unité SGP Police, ultra majoritaire à Montpellier et dans l’Hérault qui se rassemblera devant la préfecture pour "l’abandon de la politique du chiffre. Les policiers sont sous une pression et le ras-le-bol est immense", explique Bruno Bartocetti.

Son syndicat, plutôt catalogué à gauche, se dit par ailleurs opposé à la revendication du syndicat de droite qui veut étendre le statut des gendarmes à celui des policiers en matière "de présomption de légitime défense", proposée par Nicolas Sarkozy durant la campagne.

Question de la légitime défense

Selon Franck Bérenguer, le secrétaire régional d’Alliance, le récent fait-divers ayant entraîné la mort d’un homme et la mise en examen du policier qui lui a tiré dessus, et qui encourt jusqu’à la qualification d’homicide volontaire, est à l’origine de cette requête : "A force, le policier finit par hésiter, regrette Franck Bérenguer. Et les centièmes de seconde qu’il perd peuvent lui être fatales. C’est sûr que mort, le policier ne pose plus de question". La mobilisation des policiers d’Alliance, un syndicat plutôt de droite, est elle, prévue ce vendredi.

Pour Bruno Bartocetti, cette demande d’évolution de statut est respectable mais inutile : "cela n’empêchera en rien les poursuites pénales".

"Casse des services publics"

Les deux syndicats avaient prévu leurs mobilisations avant le résultat du second tour. Mais avec la victoire de François Hollande, la revendication d’abandonner la révision générale des politiques publiques (RGPP), demandée par Unité SGP Police devrait aboutir de facto.

Bruno Bartocetti la rend responsable "de la casse des services publics, de la réduction constante des effectifs, de la diminution des moyens…". Dans leurs rangs, jeudi, Unité SGP se verra rallié par des policiers municipaux et des CRS.

Par ailleurs, une autre mobilisation de policiers pourrait avoir lieu dès mercredi, toujours devant la préfecture. Des textos circulent sur les mobiles pour inviter tous ceux qui ne veulent pas s’associer aux syndicats traditionnels à manifester mercredi. Une sorte de syndicat de fait apolitique qui ne peut cacher les difficultés d’être policier aujourd’hui.

(Deux rassemblements devant la préfecture ce jeudi 10 mai, à 13 heures, à l’appel d’Unité SGP police et ce vendredi 11
à 12h, à l’appel d’Alliance police nationale.)

http://www.midilibre.fr/2012/05/07/police-trois-mobilisations-pour-un-meme-malaise,497620.php

(merci à Belouaer Bruno)

Lyon : la minute où les jeunes policiers ont frôlé la catastrophe

Le conducteur en fuite qui a traîné un policier sur 300 mètres a été écroué hier, dans l’attente de son procès. Son avocat met en cause les policiers. Explications.

Le conducteur qui a traîné un policier sur 300 mètres et renversé sa collègue, vendredi dernier dans le 8 e arrondissement de Lyon, a été écroué hier, dans l’attente d’un procès pour « refus d’obtempérer en récidive, violences avec arme par destination sur agents de la force publique et dégradations ».

L’audience des comparutions immédiates a révélé qu’il n’affichait pas moins de onze condamnations à son casier judiciaire, dont bon nombre pour des délits routiers. Samir Ramla, 25 ans, comptabilise quatre ans de prison ferme cumulés. « On a tout essayé, rien n’y fait, il persiste », souligne la procureure Nathalie Descot. « Il n’a de cesse de fuir ».

Multirécidiviste, le conducteur roulait encore sans permis, vendredi dernier, au volant de la Clio noire d’un ami. Quand des policiers ont voulu le contrôler, après avoir entendu sa passagère lancer une insulte, la situation a glissé dans une minute d’extrême danger, au seuil de la catastrophe.

Alors même qu’il transportait sa copine âgée de 17 ans et son jeune frère à l’arrière, alors même qu’un policier avait dégainé son arme pour tenter de le dissuader, il a multiplié les manœuvres dangereuses, entre une station-service et la rue Berliet.

Une jeune policière renversée, son collègue, le buste dans l’habitacle, traîné sur 300 mètres, les jambes cognant des obstacles, un automobiliste réfugié de justesse dans sa voiture qu’il lavait, trois véhicules percutés… Le tout avant d’abandonner la Clio et ses passagers. Et de continuer la fuite en courant.

« Une affaire étonnante, s’échapper de façon aussi déterminée », note un magistrat. Localisé chez un proche le lendemain, interpellé, placé en garde à vue, Samir Ramla affirme qu’il n’a pas vu la policière chuter. Le parquet a failli retenir la qualification criminelle de « tentative d’homicide ». Une vision exagérée selon l’avocat Hervé Banbanaste, qui a dévoilé son axe de défense : mettre en cause l’intervention des policiers. « La sortie de cette arme, c’est peut-être un élément qui a brouillé les cartes », annonce-t-il. Un renversement des responsabilités qui fait sursauter les policiers présents à l’audience. Assis au banc des parties civiles, ils semblent avoir l’âge du prévenu, encore sous le choc d’avoir subi cet enchaînement irraisonné.

Leur avocat, M e Laurent Bohé, promet de ne pas s’en laisser compter. Le procès est prévu début juin.

R. S.

http://www.leprogres.fr/rhone/2012/05/08/lyon-la-minute-ou-les-jeunes-policiers-ont-frole-la-catastrophe

Une heure de course-poursuite

Les voleurs d’un semi-remorque ont été interpellés à 2h50 dans la nuit de vendredi à samedi allée des Bougainvilliers, aux Beaudottes, à Sevran. Les deux hommes se trouvaient au volant du véhicule qu’ils avaient volé une heure plus tôt au nez et à la barbe des gendarmes, à Roye, dans la Somme. Ils ont été poursuivis sur 97 km, jusqu’à Sevran, forçant sur leur passage tous les barrages de péage.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/une-heure-de-course-poursuite-06-05-2012-1986450.php

Grenoble (38) : Ils jettent une plaque d’égout sur les policiers

Les faits se sont produits dimanche vers 20 h 30. Une voiture de police a été prise pour cible par plusieurs hommes, avenue de La Bruyère, à Grenoble. Dimanche soir en effet, le véhicule sérigraphié à l’intérieur duquel se trouvaient trois policiers circulait sur l’avenue de La Bruyère. Un groupe de jeunes hommes cachés sur une passerelle qui enjambe l’avenue de La Bruyère au niveau du 10 de la galerie de l’Arlequin aurait alors jeté une plaque d’égout sur le véhicule. Une pièce de fonte de plusieurs dizaines de kilos qui a atterri sur le capot de la voiture. Le véhicule aurait ensuite été la cible de jets de pierre provenant de la même passerelle. Aucun policier présent dans la voiture au moment des faits n’aurait été blessé. Mais le capot et la calandre de leur véhicule auraient été détériorés. Une enquête a été ouverte, mais, selon nos informations, aucun suspect n’aurait été interpellé.

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/05/07/ils-jettent-une-plaque-d-egout-sur-les-policiers

Une nouvelle vie sous haute protection pour Hollande

Pendant la campagne, François Hollande s’est présenté sous les traits d’un «président normal» en contact direct avec les Français. Mais il devra se plier au protocole de sécurité propre au chef de l’État.

La question de la protection rapprochée de François Hollande figure parmi les priorités qui doivent être réglées avant l’investiture du 15 mai. En relation avec le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), chargé sous l’autorité du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) de la protection des chefs de l’État, le nouveau président élu va devoir organiser son dispositif de protection. Il peut choisir le nombre de policiers qui le surveilleront: ils étaient 60 sous l’ère de Jacques Chirac, plus de 100 avec Nicolas Sarkozy. Son entourage précise lundi que cette question sera tranchée dans les prochains jours.

Le chef de l’État a un droit de regard sur son dispositif de protection, qui est en perpétuelle évolution. En 2007, Nicolas Sarkozy avait par exemple choisi de se débarrasser de tous les gendarmes qui faisaient jusqu’alors partie du GSPR, les remplaçant par des policiers, jugés plus efficaces. Que va décider François Hollande, qui, il y a moins d’un an, circulait encore en scooter dans les rues de Paris? «Il est le maître dans la négociation et décide de sa liberté de mouvement, contrairement au président américain, qui doit se plier aux exigences des services de sécurité, indique Philippe Durant, auteur d’un ouvrage sur la protection des hautes personnalités. Mais il ne peut pas interdire l’indispensable bulle de protection qui entoure un chef de l’État.»

Pendant la campagne, François Hollande s’est présenté sous les traits d’un «président normal» en contact direct avec les Français, multipliant les bains de foule. Mais le candidat socialiste, enfariné lors d’une réunion publique, a aussi pris conscience des risques liés à la fonction présidentielle. À la suite de cet incident, il était suivi en permanence par une quinzaine de gardes du corps armés du SPHP. «Il arrive au pouvoir en sachant que la moitié des Français ne l’aiment pas et qu’il représente une cible de choix pour les terroristes et les déséquilibrés mentaux. Lors des grands événements, surtout en plein air, il sera surveillé de près», note Philippe Durant. Tireurs d’élite sur les toits des bâtiments, unités d’appoint munies d’armes lourdes, mallette en kevlar pare-balles… Le GSPR dispose d’un véritable arsenal pour assurer sa mission.

L’avion plutôt que le train, pas d’immeuble collectif

L’entourage de François Hollande devrait également être placé sous protection rapprochée. Les quatre enfants qu’il a eus avec Ségolène Royal, ainsi que sa compagne Valérie Trierweiler et ses trois enfants sont concernés. «Si les services de renseignement jugent qu’une menace pèse sur une autre personne de son entourage, le dispositif sera immédiatement adapté», assure Philippe Durant. En campagne, le socialiste avait annoncé son intention de ne pas s’installer à l’Élysée pour rester dans son appartement du XVe arrondissement. Seulement, il semble que pour des raisons de sécurité le président ne puisse habiter dans un immeuble collectif. «Ça oblige à bloquer la rue, à contrôler tous les gens qui habitent dans l’immeuble, c’est compliqué…», avait concédé Valérie Trierweiler dans La Dépêche.

Reste la question des transports. Pendant la campagne, François Hollande avait beaucoup pris le train, un moyen de locomotion qu’il avait confié apprécier. «Le train, quand c’est possible, c’est le moyen le plus simple d’aller d’un point à un autre. Si je suis élu, je continuerai de me déplacer ainsi, je n’aurai pas besoin d’un train spécial ou d’un train blindé», se projetait-il. Un vœu pieux, selon les spécialistes. «Il faudrait sécuriser tous les rails du trajet, surveiller les ponts, privatiser une partie voire l’ensemble du train, placer une équipe de protection au départ et à l’arrivée du convoi… Cela coûterait une fortune, et François Hollande va vite s’en rendre compte», prédit Philippe Durant. De la même manière, un voyage présidentiel sur une ligne aérienne régulière coûte plus cher à l’État qu’un trajet en avion privé. Pour ses déplacements, le président socialiste devrait donc privilégier les quinze avions et trois hélicoptères que compte la flotte gouvernementale.

http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/05/07/01039-20120507ARTFIG00733-une-nouvelle-vie-sous-protection-pour-hollande.php#!

Etats-Unis : un attentat suicide contre un avion de ligne déjoué

Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir déjoué un nouveau projet d’attentat-suicide à la bombe contre un avion de ligne à destination de territoire américain. Cet attentat aurait été préparé par la branche yéménite d’Al-Qaïda, deux ans et demi après une tentative similaire attribuée au même groupe.

Un engin explosif «devait être utilisé par un kamikaze à bord d’un avion de ligne», a déclaré à l’AFP un responsable américain antiterroriste. La police fédérale américaine (FBI) a précisé de son côté qu’il avait été saisi à l’étranger, sans dire toutefois dans quel pays.
Les circonstances dans lesquelles la CIA a déjoué le complot n’ont pas été précisées non plus. Aucun "avion de ligne" et "aucun Américain ou allié" n’ont été mis en danger, a simplement indiqué le même responsable antiterroriste américain, qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.
Lundi dans la soirée, des responsables américains ont toutefois précisé à l’AFP que le projet d’attentat visait bien un avion de ligne à destination du territoire américain.
Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), implanté au Yémen, a tenté à plusieurs reprises par le passé d’exploiter les failles de la sûreté aérienne et de faire exploser des avions de ligne à destination des Etats-Unis. L’alerte la plus sérieuse s’était produite le jour de Noël 2009, quand Umar Farouk Abdulmutallab, un Nigérian de 23 ans passé par le Yémen, avait tenté d’activer des explosifs qu’il avait dissimulé dans son slip à bord d’un vol reliant Amsterdam à Detroit. L’opération avait échoué, et il avait été maîtrisé par des passagers de l’avion. Il a été condamné le 16 février à la prison à perpétuité.
Le responsable antiterroriste a expliqué que le mode opératoire du projet qui vient d’être déjoué était "similaire" à celui de Noël 2009 malgré quelques "différences notables".
«L’engin n’était pas métallique. Il était légèrement différent de celui utilisé pour la tentative de Noël 2009. Cela montre qu’AQPA adapte ses méthodes et ses tactiques», a-t-il estimé.
La police fédérale américaine (FBI) a de son côté indiqué qu’elle était en train d’examiner cet "engin explosif artisanal". Elle a souligné que l’opération s’était déroulée «en coopération étroite avec nos partenaires du renseignement et de la sécurité à l’étranger», sans donner plus de précisions.
L’attentat déjoué de 2009 avait constitué un grave revers pour l’administration du président Barack Obama. Ce dernier avait ordonné une remise à plat des méthodes des agences de renseignement et un renforcement des mesures de sécurité aux aéroports, qui avait abouti à l’installation de scanners corporels.
Lundi, la Maison Blanche a souligné que M. Obama «avait été mis au courant de ce projet en avril» et régulièrement informé depuis.
«Si le président a reçu l’assurance que l’engin ne représentait aucun danger pour le public, il a demandé au département de la Sécurité intérieure, aux forces de l’ordre et aux organes de renseignement de prendre toutes les mesures nécessaires pour se prémunir contre ce genre d’attentat», a précisé une porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Caitlin Hayden.
Selon elle, cette tentative «met en évidence la nécessité de rester vigilant vis-à-vis du terrorisme ici (aux Etats-Unis) et à l’étranger».
LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/international/etats-unis-un-attentat-suicide-contre-un-avion-de-ligne-dejoue-08-05-2012-1990216.php

Coups de feu à L’Ile-Saint-Denis

Plusieurs tirs d’armes à feu ont été entendus lundi vers minuit à la limite des communes de L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Une patrouille de police a constaté la présence de plusieurs douilles sur la chaussée.

Selon les premiers éléments de l’enquête, des cartouches de calibre 7,65 mm auraient été retrouvées, ainsi que plusieurs autres douilles de «calibre indéterminé», a précisé lundi soir Christian Lambert, le préfet de Seine-Saint-Denis.
Dans la foulée, un homme blessé, apparemment par balle, s’est présenté à l’hôpital Louis-Mourier à Colombes (Hauts-de-Seine). «Nous ne savons pas si cette personne a un lien avec les coups de feu qui ont eu lieu à L’Ile-Saint-Denis», a encore indiqué Christian Lambert.

«Nous ne pouvons que déplorer ce recours aux armes à feu, qui devient quasi-systématique, a dénoncé Stéphane Pelliccia, délégué départemental pour le syndicat CFDT interco police. Les délinquants se procurent de plus en plus facilement ce type d’armes.»

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/selection-editeurs/coups-de-feu-a-l-ile-saint-denis-et-a-villeneuve-la-garenne-08-05-2012-1989044.php

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