Nord : un homme tué dans une bagarre pour une cigarette, un suspect écroué

Un homme de 47 ans est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Louvroil (Nord) après une bagarre au sujet d’une cigarette et un suspect de 21 ans, qui a reconnu les faits, a été mis en examen jeudi et écroué, a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet de Valenciennes, qui a ouvert une information judiciaire pour "homicide volontaire", a requis le placement en détention provisoire du suspect, connu de la justice pour des faits de violences lorsqu’il était mineur, selon la même source. Le suspect a demandé que sa comparution devant le juge des libertés et de la détention (JLD) pour statuer sur ce point soit différée et il a été incarcéré en attendant, selon cette source.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/nord-un-homme-tue-dans-une-bagarre-pour-une-cigarette-un-suspect-7235450.html

Les policiers en colère mettent la pression sur le futur gouvernement

La colère des policiers, née de la mise en examen d’un des leurs pour homicide volontaire, ne faiblit pas: ils ont manifesté en France jeudi à l’appel du puissant syndicat Unité police SGP qui a exigé du futur gouvernement du «changement» pour répondre au «ras-le-bol» général.

Plusieurs rassemblements se sont tenus à Paris et province. Vendredi, ce sont Alliance (2e syndicat) et Synergie (2e syndicat d’officiers) qui ont appelé à l’action près des préfectures, tandis que l’Unsa-police (3ème syndicat) et le Snop (majoritaire chez les officiers) lancent, en vain, des appels à des tables rondes.

«Il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur»

«Casse de la police nationale», «mépris à l’encontre des policiers», «stress permanent», «conditions de travail dégradées», «politique du chiffre»: à Paris, place du Châtelet, devant plusieurs centaines de policiers (400 selon des journalistes, 800 selon le syndicat), le secrétaire général d’Unité police SGP (1re organisation chez les gardiens de la paix), Nicolas Comte, n’a pas mâché ses mots à l’encontre du gouvernement sortant. Sans ménager le prochain.

«J’adresse à ce futur gouvernement (…) un simple avertissement sans frais: si rien ne change (…) nous serons là pour exiger un vrai changement», a mis en garde Nicolas Comte. «Oui, nous sommes en colère, oui les policiers sont à bout (…), sont indignés», «il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur», a-t-il dit. «La mise en examen de notre collègue» est «l’élément déclencheur d’une crise plus grave». Il a demandé au futur gouvernement une «négociation immédiate» sur «cinq points essentiels» dont la présomption d’innocence pour les policiers «tant que la faute professionnelle n’a pas été prouvée», la fin de la «politique du chiffre» et du non remplacement de policiers prévu par la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Les syndicats accusés de récupération par des manifestants anonymes

Les syndicats avaient appelé à l’action après la mise en examen le 25 avril d’un gardien de la paix de Seine-Saint-Denis pour homicide volontaire, consécutive à la mort à Noisy-le-Sec d’un multirécidiviste en fuite. Ils tentent ainsi de «relayer le ras-le-bol» et le «malaise» des policiers qui a resurgi à cette occasion entre les deux tours de la présidentielle et s’est traduit par plusieurs manifestations inopinées non encadrées par les syndicats parfois accusés de «récupération» par des manifestants anonymes. Nicolas Comte, dont l’allocution a été légèrement perturbée par une centaine de manifestants apparemment inorganisés, a fustigé les «coordinations spontanées» de policiers que, selon lui, «l’administration voit d’un bon oeil».

En province des rassemblements similaires ont eu lieu: une trentaine de policiers à Bastia (Corse) ou Strasbourg (haut-Rhin), une quarantaine à Rennes (Ille-et-Vilaine), entre 50 et 60 à Tours (Indre-et-Loire), Le Havre (Seine-Maritime) et Lyon (Rhône), une centaine à Toulon (Var), Montpellier (Hérault), 140 à Nice (Alpes-Maritimes), 150 à Toulouse (haute-Garonne)… A Bordeaux (Gironde) un syndicaliste d’Unité SGP, Aymed Korbosli, a évoqué une espèce de «grève du zèle» dans les services se traduisant par une application stricte des directives.

«Stop aux bavures policières», demande la soeur de la victime

De son côté, Amal Bentounsi, la soeur du jeune homme tué par le policier a appelé à une manifestation samedi «pour dire non à la présomption de légitime défense, stop aux bavures policières, non au permis de tuer». «Mobilisons-nous pour que ces policiers qui commettent des bavures soient condamnés comme n’importe quel citoyen», selon cet appel diffusé par SMS.
LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-policiers-en-colere-mettent-la-pression-sur-le-futur-gouvernement-10-05-2012-1993833.php

Val-d’Oise : un jeune détenu meurt brûlé dans sa cellule à Osny

Jeudi , un peu avant deux heures, un détenu de la maison d’arrêt du Val-d’Oise, à Osny, a été retrouvé mort dans sa cellule, brûlé. Il pourrait s’être immolé par le feu. L’alerte a été donné par un détenu voisin. La surveillante principale a découvert le détenu en feu. Les secours n’ont rien pu faire.

Son décès a été constaté sur place par les secours qui ont ausculté les autres détenus voisins. Le jeune homme, âgé de vingt ans, qui n’a alerté personne au moment des faits, présentait des antécédents psychiatriques et avait vu un médecin à deux reprises dans la soirée d’hier. Suicide ou accident ? L’origine du feu n’est pas encore déterminée avec certitude par l’enquête.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/val-d-oise-un-jeune-detenu-meurt-brule-dans-sa-cellule-a-osny-10-05-2012-1993817.php

Des policiers en colère lancent un appel à François Hollande

Plusieurs centaines de policiers ont manifesté jeudi en France pour protester contre leurs conditions de travail et réclamer la mise en place d’une protection administrative pour les fonctionnaires mis en examen dans l’exercice de leurs fonctions. Quatre jours après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, les fonctionnaires de police souhaitaient lancer un signal au président élu, à l’appel du syndicat majoritaire Unité SGP Police. "Il est important que le futur ministre de l’Intérieur sache qu’il y a un malaise dans la police nationale et on lui demandera de nous entendre là-dessus", a dit Nicolas Comte, secrétaire général de ce syndicat proche de Force Ouvrière.

Environ 300 manifestants étaient rassemblés place du Châtelet à Paris, parmi lesquels des policiers municipaux, qui ont défilé aux côtés de leurs collègues de la police nationale.
Environ 1.800 policiers municipaux ont manifesté à travers le pays d’après leur syndicat majoritaire."Policiers en colère" lançaient-ils, sous les sifflets et les banderoles réclamant "du respect et des moyens". Tous déploraient un quotidien devenu "difficile et stressant". "On est toujours présumé coupable, toujours pointé du doigt", a dit Nicolas, policier dans le Val-de-Marne.

La colère des policiers ne faiblit pas depuis fin avril. De nombreuses manifestations spontanées ont eu lieu à travers la France après la mise en examen pour homicide volontaire, le 25 avril, d’un policier qui avait tué un homme en fuite à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Le soir même, plusieurs centaines de policiers avaient bloqué les Champs-Elysées, à Paris. "Ça a été un peu le détonateur et tout ressort", a expliqué Nathalie Orioli, secrétaire nationale d’Unité SGP Police. "Ça fait des années que les policiers sont en colère, pour la réduction des effectifs, pour la politique du chiffre, pour le manque de matériel", a-t-elle ajouté

Les policiers en ont "ras-le-bol" et exigent des actes du futur gouvernement

Des policiers manifestent place du Châtelet à Paris, le 10 mai 2012 Bertrand Guay AFP
La colère des policiers, née de la mise en examen d’un des leurs pour homicide volontaire, ne se dément pas: ils ont manifesté en France jeudi à l’appel d’un puissant syndicat qui a exigé du futur gouvernement du "changement" pour répondre au "ras-le-bol" général.

"Casse de la police nationale", "mépris à l’encontre des policiers", "stress permanent", "conditions de travail dégradées", "politique du chiffre": à Paris, place du Châtelet, devant plusieurs centaines de policiers (400 selon des journalistes, 800 selon le syndicat), le secrétaire général d’Unité police SGP (1re organisation chez les gardiens de la paix), Nicolas Comte, n’a pas mâché ses mots à l’encontre du gouvernement sortant. Sans ménager le prochain.

Plusieurs rassemblements se sont aussi tenus en province. Vendredi, c’est Alliance (2d syndicat) qui a appelé à l’action près des préfectures, tandis que l’Unsa-police (3ème syndicat) et le Snop (majoritaire chez les officiers) lancent, en vain, des appels à des tables rondes.

"J’adresse à ce futur gouvernement (…) un simple avertissement sans frais: si rien ne change (…) nous serons là pour exiger un vrai changement", a mis en garde Nicolas Comte. Devant les journalistes, M. Comte n’a pas exclu de "descendre dans la rue" si "nous ne sommes pas entendus".

"Oui, nous sommes en colère, oui les policiers sont à bout (…), sont indignés", "il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur", a-t-il dit. "La mise en examen de notre collègue" est "l’élément déclencheur d’une crise plus grave".

"Grève du zèle"

Il a demandé au futur gouvernement une "négociation immédiate" sur "cinq points essentiels" dont la présomption d’innocence pour les policiers "tant que la faute professionnelle n’a pas été prouvée", la fin de la "politique du chiffre" et du non remplacement de policiers prévu par la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Les syndicats avaient appelé à l’action après la mise en examen le 25 avril d’un gardien de la paix de Seine-Saint-Denis pour homicide volontaire, consécutive à la mort à Noisy-le-Sec d’un multirécidiviste en fuite.

Ils tentent ainsi de "relayer le ras-le-bol" et le "malaise" des policiers qui a resurgi à cette occasion entre les deux tours de la présidentielle et s’est traduit par plusieurs manifestations inopinées non encadrées par les syndicats parfois accusés de "récupération" par des manifestants anonymes.

Nicolas Comte, dont l’allocution a été légèrement perturbée par une centaine de manifestants apparemment inorganisés, a fustigé les "coordinations spontanées" de policiers que, selon lui, "l’administration voit d’un bon oeil".

En province des rassemblements similaires ont eu lieu: une trentaine de policiers à Bastia ou Strasbourg, une quarantaine à Rennes, entre 50 et 60 à Tours, Le Havre et Lyon, une centaine à Toulon, Montpellier, 140 à Nice, 150 à Toulouse…

A Bordeaux un syndicaliste d’Unité SGP, Aymed Korbosli, a évoqué une espèce de "grève du zèle" dans les services se traduisant par une application stricte des directives.

De son côté, Amal Bentounsi, la soeur du jeune homme tué par le policier a appelé à une manifestation samedi "pour dire non à la présomption de légitime défense, stop aux bavures policières, non au permis de tuer". "Mobilisons-nous pour que ces policiers qui commettent des bavures soient condamnés comme n’importe quel citoyen", selon cet appel diffusé par SMS.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/10/1350099-les-policiers-en-ont-ras-le-bol-et-exigent-des-actes-du-futur-gouvernement.html#xtor=RSS-6

Policiers en colère : "Notre métier a été démoli au cours du quinquennat"

Yannick Danio, du syndicat Unité SGP-FO, répond à nos questions sur la colère des fonctionnaires de police. Si le programme de François Hollande est encourageant, il juge l’héritage du précédent quinquennat lourd à porter.

FRANCE-SOIR : L’objectif de cette manifestation était d’interpeller le futur gouvernement…

YANNICK DANIO : Oui, mais aussi l’ancien, pour dire aux ministres qu’ils se sont plantés, vis-à-vis de nous et vis-à-vis de la population. En un quinquennat, il y a 12.000 policiers en moins, et des conditions de travail qui se sont dégradées. Et ce sous le regard d’autres ministères complètement inexistants. Le ministre de la Justice, je ne connais même pas son nom… Dans certaines régions, comme la Bretagne, la situation est catastrophique, certains correspondants locaux nous décrivent la situation comme une politique de la « terre brûlée ».

F.-S. : Qu’attendez-vous alors de François Hollande ?

Y. D. : Dans ses propositions, il y a beaucoup de choses qui vont dans le bon sens : l’arrêt de la réforme générale des politiques publiques (RGPP), les hausses d’effectifs… Nous sommes sur la même longueur d’ondes sur la questions des conditions sociales, des relations entre la police et les citoyens. Mais il aura beaucoup de travail pour réformer…

F.-S. :P révoyez-vous d’autres mouvements dans les prochains jours, comme on en voit fleurir ?

Y. D. : Je pense qu’il est urgent d’attendre la nomination d’un ministre de l’Intérieur. Le problème, c’est qu’il aura à faire face à un héritage très lourd, à des métiers démolis… Pour ce qui est des pseudo-mouvements de solidarité avec le collègue mis en examen, il faut probablement mettre ça au compte d’une manipulation de la part du FN et de l’UMP. On n’a pas vu ces mêmes manifestations pour le collègue tué à Chambéry par exemple… Les gardiens de l’ordre ne sont pas là pour créer le désordre, et la question de la présomption d’innocence pour un policier mis en cause est un problème de fond, qui n’est pas nouveau. Nous réclamons depuis longtemps une présomption d’innocence renforcée pour les policiers, de sorte qu’il ne perde pas son salaire, par exemple.

Propos recueillis par Jérôme Sage

http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/policiers-en-colere-notre-metier-a-ete-demoli-223521.html

Delage : «L’exaspération dans la police est légitime»

INTERVIEW – Le secrétaire général du syndicat de gradés et gardiens Alliance, Jean-Claude Delage, expose les motifs de la colère qui monte. Et espère la fin de la diminution des effectifs et réclame un Grenelle de la sécurité.

Le Figaro. – Depuis la mise en examen d’un agent pour homicide volontaire dans l’affaire de Noisy-le-Sec, la grogne policière n’est pas retombée. Les syndicats semblent même dépassés par la base?

Jean-Claude Delage. – L’exaspération des collègues est légitime. Elle monte de toutes parts. Le syndicat Unité-Police SGP-FO soutient des mouvements ce jeudi à Paris. D’autres villes comme Lyon ou Toulouse accueilleront des rassemblements. Alliance, de son côté, a lancé un mot d’ordre pour vendredi. Nous réclamons du concret. Et d’abord, la présomption de légitime défense pour les policiers en service qui ne doivent pas avoir leur salaire suspendu dès lors qu’ils sont, comme dans l’affaire de Noisy-le-Sec, placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer leur activité.

Cependant, cette notion de légitime défense accordée presque par principe ne fait pas l’unanimité…

Il s’agit d’une simple présomption, qui d’ailleurs ne suscite aucune controverse lorsqu’elle s’applique aux gendarmes, comme c’est le cas aujourd’hui. Rien ne s’oppose donc à ce que l’on étende cette garantie aux policiers.

Mais les critiques de la base vont bien au-delà du cas de Noisy-le-Sec. N’y a-t-il une crise plus profonde dans la police?

Bien sûr, le malaise est général. Nous en appelons au futur ministre de l’Intérieur. Il devra faire preuve d’ambition pour la police et plus généralement pour les forces de l’ordre qui sont le maillon essentiel de la chaîne judiciaire que François Hollande a promis de restaurer. Il faut une sorte de Grenelle de la sécurité, où le gouvernement, en concertation avec les syndicats, devra s’engager sur la mise en place de la phase deux de réformes fondamentales à nos yeux. Je pense notamment aux moyens juridiques et humains que les policiers réclament pour une bonne application de la réforme des corps et carrières. Il faut un budget à la hauteur et une réflexion d’ensemble sur les priorités et les missions, puisque la politique du chiffre, telle qu’elle était pratiquée, va être remise à plat.

Et la question des effectifs?

En cinq ans, la police a perdu 12.000 agents. Cela suffit! Le candidat Hollande s’est engagé par écrit auprès de nous pour geler la Révision générale de politiques publiques (RGPP) qui conduisait à ces coupes claires dans nos rangs. Nous ne nous contenterons pas d’effets d’annonce.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/05/10/01016-20120510ARTFIG00440-delage-l-exasperation-dans-la-police-est-legitime.php
(merci à BELAOUER Bruno)

Un homme nu menaçant de sauter d’une passerelle finit par se trancher la gorge

Un homme nu de 48 ans, qui menaçait jeudi de se jeter du haut d’une passerelle surplombant l’autoroute A86 à Colombes (Hauts-de-Seine), s’est tranché la gorge avec un couteau avant d’être maîtrisé par des policiers locaux, a indiqué une source policière. Cet homme, dont le pronostic vital est engagé, a été transporté à l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), selon cette source. On ne connaît pas encore les raisons de son geste. Les faits se sont déroulés entre 12h00 et 14h00.

Durant ce laps de temps, un accident a eu lieu sur l’autoroute : distrait par la scène se déroulant sur la passerelle, un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule, qui a fini sur le toit, et a été légèrement blessé.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/un-homme-menacant-de-sauter-d-une-passerelle-finit-par-se-trancher-7235014.html

Pompiers de Paris. Nouvelle plainte : un soldat du feu dit avoir été frappé

Les treize sapeurs-pompiers de Paris placés mercredi en garde à vue dans l’enquête sur le viol présumé d’un jeune engagé dimanche dans un autocar, l’étaient toujours jeudi, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Dans le même bus, un autre pompier dit avoir été passé à tabac. Il a, à son tour, porté plainte, révèle la chaîne LCI.

Le viol présumé s’est déroulé dans l’autocar qui ramenait l’équipe de gymnastique de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) après une compétition de gymnastique à Colmar ce week-end. Trente-trois personnes se trouvaient alors dans le véhicule.

La thèse du bizutage qui a mal tourné

Un jeune engagé a déposé plainte dimanche à Paris pour viol, accusant un de ses collègues de la BSPP de l’avoir violé après une séance de bizutage qui aurait mal tourné, au vu et au su d’autres pompiers qui se trouvaient dans le bus. Cette scène a même été filmée par un téléphone portable, a-t-on précisé de source judiciaire. Les gendarmes de la Section de recherches de Paris privilégient cette thèse du bizutage qui a mal tourné.

Un autre pompier a porté plainte pour des coups qu’il aurait subis dans le même car, selon une source proche du dossier. «Nous prenons acte de cette nouvelle plainte. Elle ne fait que conforter notre volonté de faire toute la lumière sur cette histoire», réagit le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, porte-parole de la BSPP, sur le site du Figaro.

«Un ou plusieurs autres déballages»

Ces violences auraient été perpétrées « dans l’ambiance du moment, dans l’ambiance confinée de ce car », a expliqué une source proche du dossier. « Cette affaire devrait conduire à un ou plusieurs autres déballages », a mis en garde une source proche du dossier.

La victime du viol présumé a affirmé aux enquêteurs avoir été dans un premier temps « sévèrement bizuté » par plusieurs de ses camarades qui l’auraient « pincé puis mordu au niveau du postérieur » dans un rituel connu sous le nom de « fessée ». Ayant protesté, il se serait retrouvé plaqué au sol par plusieurs de ses collègues, dont un l’aurait violé à plusieurs reprises, sous le regard d’un officier qui ne serait pas intervenu.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/pompiers-de-paris-nouvelle-plainte-un-soldat-du-feu-dit-avoir-ete-frappe-10-05-2012-1993698.php

Policiers déprimés cherchent ministre à l’écoute

Cadeau empoisonné de Nicolas Sarkozy à son successeur : le malaise des policiers. Pendant dix ans, il a placé la lutte contre l’insécurité au coeur de son action. Au moment où il quitte l’Elysée, les forces de l’ordre sont exsangues et désabusées.

Le mouvement de protestation spontané qui a suivi la mise en examen pour "homicide volontaire" d’un gardien de la paix de Seine-Saint-Denis est, à cet égard, symptomatique. Il ne durera sans doute pas, mais exprime crûment la réalité des commissariats et des brigades de gendarmerie. Le premier réflexe des policiers de Seine-Saint-Denis, le 25 avril, n’a d’ailleurs pas été de se diriger vers la Place Vendôme pour contester la décision d’un juge, mais bien de manifester sous les fenêtres du ministre de l’intérieur. C’est toute la "chaîne pénale" qui est aujourd’hui en crise, du gardien de la paix au magistrat.

L’arrivée de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, en 2002, avait pourtant marqué le début d’une période dont les policiers se souviennent avec nostalgie. Le "premier flic de France" avait alors provoqué une vraie rupture, renforcé les effectifs, modernisé les équipements, soutenu ostensiblement les troupes.

Mais ce bel élan n’était que le prélude à la "politique du chiffre", à l’irruption d’un management simpliste dans la police, à une utilisation systématique de la statistique pour juger de l’efficacité des services de police et à un système de primes avantageuses réservées aux chefs de service en cas de bons résultats. Cela a dressé les différents corps les uns contre les autres, gardiens de la paix, officiers et commissaires. La création désordonnée d’unités spécialisées a ajouté à la pagaille.

Initialement favorisée par l’amélioration des moyens, autant que par l’énergie de M. Sarkozy, cette politique n’a résisté ni à la révision générale des politiques publiques, ni au passage de relais à deux ministres de l’intérieur successifs moins charismatiques que lui.

Ce que M. Sarkozy ministre de l’intérieur avait accordé aux policiers, M. Sarkozy président le leur a retiré. Alors que la pression sur les résultats est toujours aussi forte, les effectifs sont passés en dessous de leur étiage de 2001. Après avoir supprimé les adjoints de sécurité (héritiers des emplois-jeunes) pour les remplacer par des titulaires après 2002, le mouvement inverse est à l’oeuvre : les postes supprimés sont compensés par des précaires. La réduction des effectifs ne s’est accompagnée d’aucune rationalisation des structures. Alors on rogne par-ci par-là. Telle unité antiémeute est dévitalisée sans être supprimée, les brigades anticriminalité des petits commissariats ne tournent plus qu’avec deux fonctionnaires, au risque de les mettre en danger.

Le futur ministre de l’intérieur va donc devoir apaiser ce ras-le-bol à la fois profond et diffus.

Sa difficulté sera d’autant plus grande que les syndicats de policiers, empêtrés dans une forme de cogestion, ont du mal à canaliser ce malaise.

Sa chance est que, dans les commissariats, plus personne n’attend aujourd’hui de miracle.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/10/policiers-deprimes-cherchent-ministre-a-l-ecoute_1699242_3224.html#xtor=RSS-3208

Une école maternelle vandalisée dans les Pyrénées-Atlantiques

L’école maternelle Aristide-Briand d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques) a fait l’objet de très importants actes de vandalisme alors qu’elle était fermée, mardi et mercredi derniers, a-t-on appris jeudi auprès de la mairie et du parquet de Bayonne.

Dans un communiqué, la ville fait état "d’importantes dégradations de matériel bureautique" et "de détériorations de mobiliers et outils pédagogiques déplacés ou jetés à terre, de disparition de petits matériels et, enfin, de nombreuses projections de peinture, notamment sur les murs et les sols".

"La ville a porté plainte jeudi contre X pour dégradations volontaires de biens publics. Une enquête est ouverte auprès du parquet de Bayonne", ont par ailleurs indiqué les services du cabinet du maire, une information confirmée par le parquet.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/une-ecole-maternelle-vandalisee-dans-les-pyrenees-atlantiques-7234877.html

Le malaise policier ressurgit avec de nouvelles manifestations

Le malaise récurrent dans la police, exprimé entre les deux tours de la présidentielle par des manifestations spontanées contre la mise en examen d’un policier pour homicide volontaire, ressurgit cette semaine avec des journées de « mobilisation » organisées par les syndicats. (…)

Unité-police SGP-FO a prévu un « grand rassemblement » des policiers d’Ile-de-France jeudi à 13H00 place du Châtelet à Paris et laisse aux régions le soin de de s’organiser. Des rassemblements sont prévus jeudi midi à Toulouse ou à Lyon. Alliance a lancé un mot d’ordre de rassemblement vendredi midi devant les préfectures.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/le-malaise-policier-ressurgit-avec-de-nouvelles-manifestations_1113025.html

Les surveillants de prison montent à Paris pour se faire entendre

Des surveillants de prison se regroupaient jeudi matin près de la prison de la Santé à Paris pour un meeting à l’appel de FO-Pénitentiaire, en pointe d’une mobilisation depuis plus d’un mois pour réclamer plus de moyens, a constaté une journaliste de l’AFP. Le syndicat dit attendre environ 300 personnes à ce rassemblement, organisé sur une portion de la rue de la Santé, dans le 14e arrondissement, tout près de la célèbre maison d’arrêt, seul établissement pénitentiaire à Paris intra-muros.

Depuis le 4 avril, FO et la CGT-Pénitentiaire ont organisé deux jours par semaine des blocages de prisons et autres actions locales et régionales pour "exiger des effectifs et de véritables négociations sur le statutaire et l’indemnitaire", rappelle FO. Les syndicats estiment que les surveillants ne peuvent plus mener à bien leurs missions du fait de la surpopulation carcérale, de la taille croissante des prisons, du transfert à la pénitentiaire de tâches jusque-là dévolues au ministère de l’Intérieur…

Cette fois, la CGT, tout en continuant à appeler à des actions locales, n’est pas partie prenante au rassemblement, préférant attendre de rencontrer le prochain ministre de la Justice pour décider de la suite du mouvement.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/les-surveillants-de-prison-montent-a-paris-pour-se-faire-entendre-7232151.html

Présomption d’innoncence : la police dans la rue

Les policiers seront dans la rue jeudi et vendredi pour crier leur "ras-le-bol". Les deux syndicats de gardiens de la paix, Unité police SGP-FO et Alliance, ont appelé à deux mobilisations distinctes pour relayer officiellement ce "ras-le-bol" des policiers. Un ras le bol qui dure depuis la mise en examen d’un des leurs pour homicide volontaire. Le gardien de la paix en cause avait tiré dans le dos d’un fuyard.

Avec ces mobilisations, les syndicats de police souhaitent rappeler à François Hollande les promesses qu’il a faites pendant sa campagne notamment l’arrêt des diminutions des effectifs de police. Pour Alliance, 2e syndicat de gardien de la paix qui appelle à la mobilisation demain, François Hollande va aussi devoir aller plus loin dans ses prises de position surtout sur celle de la présomption d’innocence renforcée que certains veulent voir aller encore plus loin avec une présomption de légitime défense.

« Arrêter de protéger des policiers voyous »

Des revendications qu’Amal Bentounsi la sœur d’Amine Bentounsi, ce multirécidiviste de 29 ans, tué d’une balle dans le dos par le policier mis en examen pour homicide volontaire, a du mal à comprendre : « Je suis scandalisé qu’on utilise la mort d’un homme. Les syndicats de la police ont des revendications c’est sûr mais là c’est soutenir un meurtrier. Dans la police quand il y a une brebis galeuse, il faut savoir la dénoncer et arrêter de protéger des policiers voyous. Le vrai procès c’est celui du policier qui a tué mon frère d’une balle dans le dos ».

http://www.rmc.fr/editorial/254732/presomption-dinnoncence-la-police-dans-la-rue/

Soupçonné d’avoir noyé son voisin qui avait tué ses poissons rouges

Il était le « brave du gars du village », « prêt à rendre tous les services », d’une « gentillesse désarmante » mais aussi un « homme vulnérable ». Philippe Emery, 55 ans, un ancien menuisier sans emploi, avait fêté son anniversaire le 22 avril. Son corps a été retrouvé par une employée, abandonné mardi matin dans une poubelle-conteneur à deux pas de l’entrée de la maison de retraite du village et en face de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption.
La victime portait de nombreuses traces de coups au crâne et pourrait avoir été noyée.

Hier, un de ses voisins, Mario P., était en garde à vue chez les gendarmes en charge de l’enquête. Un homme connu pour son addiction à l’alcool et vu en train de nettoyer à grande eau et à la Javel son domicile juste en face de celui de Philippe Emery. Le mobile du crime pourrait bien être la mort de quelques poissons d’aquarium que le suspect avait confiés à la victime durant son absence. Des poissons morts de froid début février lorsqu’un soir, Philippe Emery avait déposé l’aquarium sur le pas de la porte de son voisin. Depuis, les deux hommes, voisins dans la même cour, ne se parlaient plus.

Il était devenu une figure incontournable du village

« Philippe, c’était un homme adorable, marqué par la vie. Il se mettait en quatre pour rendre service et travailler. Personne ne peut dire du mal de lui », témoigne Michel Croissant, lui aussi menuisier, qui lui louait une petite maison dans cette cour de la rue Jean-Jaurès, l’artère principale du bourg où l’artisan a installé ses locaux et restauré de modestes appartements. Philippe Emery était arrivé à Bessé en 2000 et vivait des minima sociaux. Nombreux sont les habitants du village qui l’ont un jour « employé pour tondre les pelouses, tailler les haies ou faire de menus travaux », détaille le maire Michel Leroy qui garde le souvenir d’un « homme à la santé fragile mais volontaire car il faisait tout pour retrouver un emploi » et était « devenu une figure incontournable ». Philippe Emery distribuait dans les commerces de la ville les affiches annonçant brocantes, fêtes ou concerts.

Issu d’une famille de dix enfants, l’homme avait sombré dans la précarité après avoir perdu son emploi. Grâce à l’aide du centre social de la ville qui l’avait pris en charge, il avait renoncé à boire. « Quand il venait chez moi déposer des affiches, jamais il ne demandait un verre. Il avait le cœur sur la main », se souvient le patron du Jet d’Eau, le bar de la place de la mairie.

Hier, les gendarmes ont longuement fouillé les égouts du bourg à la recherche de l’arme du crime, peut-être un marteau, tandis qu’un chien de Saint-Hubert pistait des traces de sang pour reconstituer le parcours de la poubelle. Un jeune homme s’est d’ailleurs présenté hier après-midi auprès des enquêteurs pour raconter avoir vu un homme en train de pousser un conteneur.

Décrit comme effacé, malingre, Philippe souffrait aussi d’un grave diabète. « Il ne manquait jamais de passer me voir. Quand je restaurais un vieux fauteuil, il me parlait souvent de son métier d’ébéniste. Il n’aurait jamais cherché querelle à quiconque », raconte Patrick, le tapissier installé sur la place de l’église. Le suspect, impulsif et hâbleur, était arrivé début février dans le village.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/faits-divers/soupconne-d-avoir-noye-son-voisin-qui-avait-tue-ses-poissons-rouges-10-05-2012-1993451.php

Affaire Merah : Me Coutant-Peyre confirme une plainte contre le Raid

Me Isabelle Coutant-Peyre assistera bien l’avocate algérienne mandatée par la famille de Mohamed Merah, qui a froidement abattu sept personnes à Toulouse et Montauban, en mars dernier. «Elle m’a dit qu’elle a eu son visa, j’attends qu’elle arrive à Paris, pour étudier les pièces du dossier et déposer officiellement la plainte contre le Raid (unité d’élite de la police française ndlr.
) en début de semaine», a confié l’avocate parisienne mercredi au parisien.fr.

D’après l’avocate algérienne, Me Mokhtari, la date de son déplacement à Paris dépendra des disponibilités des confrères algériens qui vont voyager avec elle, probablement samedi ou lundi. La rencontre avec l’avocate française, de retour de l’étranger, devrait avoir lieu lundi soir ou mardi matin.

Deux vidéos identiques de 20 minutes chacune

Me Zahia Mokhtari avait affirmé début avril, depuis Alger, détenir des preuves de «la liquidation» du tueur de Toulouse. Elle évoquait deux vidéos identiques, de 20 minutes chacune, probablement filmées par Merah lui même et prouvant, selon sa famille, qu’il avait été «liquidé» par les hommes du Raid. L’homme avait été tué le 22 mars, lors de l’intervention des policiers dans son appartement à Toulouse (sud-est), après 32 heures de siège.

«Nous avons discuté au téléphone, explique l’avocate parisienne, je n’ai pas encore les éléments concrets. Une chose est sûre, la manière dont l’opération a été bouclée est assez obscure. Elle a été bouclée après tant d’heures de sièges avec l’exécution de Mr Merah. Sa famille veut savoir la vérité. Il y a des choses à éclaircir. Il y a de l’obscurité dans tout ça. Tout le monde sait que les hommes du Raid ont des technologies sous la main pour neutraliser sans le tuer». Me Coutant-Peyre déplore une «mise en spectacle» de cette affaire.

«Je ne suis pas une dégonflée»

A la question de savoir ce qui l’a motivée, alors d’autres avocats auraient décliné, l’avocate parisienne coupe net : «Je ne suis pas une dégonflée. Je suis avocat pour défendre la loi et les principes. Quand elle (ndlr Me Mokhtari) m’a demandé, j’ai dit "oui, j’accepte". C’est une procédure normale, même si l’affaire est sensible. S’il y a des choses à découvrir, il faut le faire pour la vérité. Après, c’est aux juges de faire leur travail».

Les 11, 15 et 19 mars, Mohamed Merah avait tué sept personnes: trois parachutistes, puis trois écoliers et un enseignant juifs, à Toulouse et Montauban.

Par ailleurs, une plainte contre Nicolas Sarkozy et le patron du renseignement Bernard Squarcini a été déposée par le père de l’un des 3 militaires abattus par le terroriste, à Montauban, Albert Chenouf. Il estime que, compte tenu des renseignements que l’Etat possédait sur Mohamed Merah, le drame aurait dû être évité. Les plus hautes autorités ont toujours soutenu les hommes du Raid dans cette affaire et ont démenti, notamment, l’idée que Mohamed Merah aurait été un indicateur des services de renseignements.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-merah-me-coutant-peyre-confirme-une-plainte-contre-le-raid-09-05-2012-1992240.php

Malaise dans la police de nouvelles manifestations prévues ce jeudi

SOCIETE – Les syndicats organisent des journées de mobilisation dans plusieurs villes de France…

Le malaise récurrent dans la police, exprimé entre les deux tours de la présidentielle par des manifestations spontanées contre la mise en examen d’un policier pour homicide volontaire, ressurgit cette semaine avec des journées de «mobilisation» organisées par les syndicats dont ce jeudi à Paris, Toulouse ou encore Lyon.

Unité police SGP-FO, le premier syndicat de gardiens de la paix, et Alliance, le second, ont appelé la semaine dernière à deux «journées d’action» distinctes, les 10 et 11 mai, afin de «relayer le ras-le-bol» des policiers. La colère s’est exprimée dans la rue, échappant à tout contrôle, à plusieurs reprises depuis le 25 avril, et a mis au jour juste avant la présidentielle, un malaise chronique dans la police, tant sous la gauche que sous la droite.

«Exprimer notre ras-le-bol général»

Des manifestations sont survenues à la suite de la mise en examen, le 25 avril, d’un gardien de la paix de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) pour homicide volontaire après avoir tué un multirécidiviste en fuite. Le soir-même, une manifestation s’était tenue à Paris dans des véhicules de police toutes sirènes hurlantes et la colère n’est pas retombée depuis.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Pau et dans la région parisienne. Deux à trois cents policiers ont encore manifesté le 4 mai à Paris après s’être rassemblés «spontanément», porte Maillot (17e arrondissement), bloquant la circulation en criant «Policiers en colère!». «Nous sommes là en soutien à notre collègue», avaient lancé les protestataires, «voulant exprimer notre ras-le-bol général», notamment en ce qui concerne les conditions de travail.

Rejet des puissants syndicats de police

Les manifestants expriment également leur rejet des puissants syndicats de police, même si ces organisations n’ont pas l’intention de se faire doubler. Unité-police SGP-FO a prévu un «grand rassemblement» des policiers d’Ile-de-France jeudi à 13h place du Châtelet à Paris et laisse aux régions le soin de de s’organiser. Des rassemblements sont prévus jeudi midi à Toulouse ou à Lyon. Alliance a lancé un mot d’ordre de rassemblement vendredi midi devant les préfectures.

Unité-police SGP-FO vise le gouvernement sortant en ciblant la Révision générale des politiques publiques (RGPP) – les réductions d’effectifs – dont il demande l’arrêt, ainsi que «l’abandon de la politique du chiffre» insufflée par Nicolas Sarkozy en 2002 au ministère de l’Intérieur. Il réclame aussi le «respect absolu de la présomption d’innocence» pour les policiers.

La «présomption de légitime défense» remise sur le tapis

Alliance entend remettre sur le tapis le principe de «présomption de légitime défense» pour laquelle il a lancé une pétition dans les commissariats. L’idée avait été reprise par Nicolas Sarkozy après les premières manifestations, tandis que François Hollande lui avait préféré une «protection juridique» du policier mis en examen. Alliance réclame également un «Grenelle de la Sécurité» et vise le futur gouvernement. Il a critiqué des points du programme Hollande comme l’abandon des peines plancher, une mesure phare du quinquennat Sarkozy.

«Halte à la récupération!», crient – par SMS – des policiers anonymes appelant à une «coordination» et un «mouvement national de contestation». Ils appellent à des rassemblements mercredi midi devant des préfectures, mais il est difficile d’en mesurer la portée.

Avec AFP

http://www.20minutes.fr/article/931623/Societe-Malaise-dans-la-police-De-nouvelles-manifestations-prevues-ce-jeudi.php?xtor=AL-82

Malaise dans la police de nouvelles manifestations prévues ce jeudi

SOCIETE – Les syndicats organisent des journées de mobilisation dans plusieurs villes de France…

Le malaise récurrent dans la police, exprimé entre les deux tours de la présidentielle par des manifestations spontanées contre la mise en examen d’un policier pour homicide volontaire, ressurgit cette semaine avec des journées de «mobilisation» organisées par les syndicats dont ce jeudi à Paris, Toulouse ou encore Lyon.

Unité police SGP-FO, le premier syndicat de gardiens de la paix, et Alliance, le second, ont appelé la semaine dernière à deux «journées d’action» distinctes, les 10 et 11 mai, afin de «relayer le ras-le-bol» des policiers. La colère s’est exprimée dans la rue, échappant à tout contrôle, à plusieurs reprises depuis le 25 avril, et a mis au jour juste avant la présidentielle, un malaise chronique dans la police, tant sous la gauche que sous la droite.

«Exprimer notre ras-le-bol général»

Des manifestations sont survenues à la suite de la mise en examen, le 25 avril, d’un gardien de la paix de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) pour homicide volontaire après avoir tué un multirécidiviste en fuite. Le soir-même, une manifestation s’était tenue à Paris dans des véhicules de police toutes sirènes hurlantes et la colère n’est pas retombée depuis.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Pau et dans la région parisienne. Deux à trois cents policiers ont encore manifesté le 4 mai à Paris après s’être rassemblés «spontanément», porte Maillot (17e arrondissement), bloquant la circulation en criant «Policiers en colère!». «Nous sommes là en soutien à notre collègue», avaient lancé les protestataires, «voulant exprimer notre ras-le-bol général», notamment en ce qui concerne les conditions de travail.

Rejet des puissants syndicats de police

Les manifestants expriment également leur rejet des puissants syndicats de police, même si ces organisations n’ont pas l’intention de se faire doubler. Unité-police SGP-FO a prévu un «grand rassemblement» des policiers d’Ile-de-France jeudi à 13h place du Châtelet à Paris et laisse aux régions le soin de de s’organiser. Des rassemblements sont prévus jeudi midi à Toulouse ou à Lyon. Alliance a lancé un mot d’ordre de rassemblement vendredi midi devant les préfectures.

Unité-police SGP-FO vise le gouvernement sortant en ciblant la Révision générale des politiques publiques (RGPP) – les réductions d’effectifs – dont il demande l’arrêt, ainsi que «l’abandon de la politique du chiffre» insufflée par Nicolas Sarkozy en 2002 au ministère de l’Intérieur. Il réclame aussi le «respect absolu de la présomption d’innocence» pour les policiers.

La «présomption de légitime défense» remise sur le tapis

Alliance entend remettre sur le tapis le principe de «présomption de légitime défense» pour laquelle il a lancé une pétition dans les commissariats. L’idée avait été reprise par Nicolas Sarkozy après les premières manifestations, tandis que François Hollande lui avait préféré une «protection juridique» du policier mis en examen. Alliance réclame également un «Grenelle de la Sécurité» et vise le futur gouvernement. Il a critiqué des points du programme Hollande comme l’abandon des peines plancher, une mesure phare du quinquennat Sarkozy.

«Halte à la récupération!», crient – par SMS – des policiers anonymes appelant à une «coordination» et un «mouvement national de contestation». Ils appellent à des rassemblements mercredi midi devant des préfectures, mais il est difficile d’en mesurer la portée.

Avec AFP

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