Valls annonce une mission de réflexion pour répondre au malaise dans la police

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé jeudi soir à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) une mission de réflexion dans "un calendrier resserré", pour répondre au récent malaise dans la police. "J’ai entendu et compris l’émotion qui traverse les rangs de la police", a déclaré M. Valls, à l’issue d’une visite au commissariat de Noisy-le-Sec, où avait démarré le mouvement de protestation dans la police après la mise en examen le 25 avril d’un gardien de la paix de Seine-Saint-Denis pour homicide volontaire, consécutive à la mort dans cette ville d’un multirécidiviste en fuite

http://lci.tf1.fr/filnews/politique/valls-annonce-une-mission-de-reflexion-pour-repondre-au-malaise-7255868.html

Affaire Trayvon Martin : le tueur présumé récolte 15 000 dollars de dons

Un nouveau fonds de soutien à George Zimmerman, accusé du meurtre du jeune Noir Trayvon Martin, en février en Floride, a récolté 15 424 dollars entre le 3 mai, date de sa création, et mercredi. C’est ce qu’a annoncé jeudi son avocat dans un communiqué.
Le meurtre de l’adolescent avait suscité une intense émotion aux Etats-Unis, en particulier au sein de la communauté noire.

«Le don le plus important a été de 3 000 dollars, puis de 2000 dollars et le plus bas d’un dollar», a précisé l’avocat de Zimmerman, Mark O’Mara, chargé du site qui permet de récupérer les dons destinés à assurer la défense, le maintien de la surveillance et les dépenses quotidiennes de l’accusé. Celui-ci plaide non coupable, invoquant la légitime défense. Zimmerman avait tué Trayvon, un adolescent noir de 17 ans, le 26 février à Sanford, près d’Orlando, alors qu’il effectuait une ronde de surveillance dans son quartier. Il a été arrêté le 11 avril puis remis en liberté conditionnelle le 23 du même mois. Un juge avait alors accepté sa libération contre le paiement de 150 000 dollars (quelque 114 000 euros).

De quoi assurer une «vie tranquille» jusqu’au procès

Ce fonds remplace un compte ouvert par George Zimmerman lui-même sur le site de paiement en ligne Paypal, qui avait reçu 200 000 dollars. L’accusé avait fermé ce compte le 26 avril tout en bénéficiant de l’existence d’un autre compte, celui-là géré de manière indépendante par une tierce partie qui «s’assure que les sommes levées sont allouées à ses frais quotidiens raisonnables, au coût de sa défense et aux frais légaux», précise l’avocat.

«Environ 30 000 dollars de ce fonds initial ont été dépensés pour assurer la transition compliquée de M. Zimmerman de sa vie tranquille à Sanford, en Floride, à une nouvelle vie où il doit se cacher en tant qu’accusé d’un procès très en vue», a indiqué Mark O’Mara, ajoutant que 20 000 dollars étaient mis de côté pour ses dépenses quotidiennes des prochains mois. La justice a fixé au 8 août la prochaine audience à laquelle il devra comparaître. La famille et des organisations de défense des droits civiques dénoncent un crime racial. Agé de 28 ans, George Zimmerman encourt la prison à vie.

Zimmerman blessé au lendemain du meurtre ?

Mercredi, la chaîne ABC News, citant un rapport médical, a indiqué qu’un médecin avait prescrit des calmants le lendemain des faits à George Zimmerman, présumé coupable du meurtre de Trayvon Martin. Il avait diagnostiqué une fracture au nez, un double œil au beurre noir, des bleus aux joues et aux lèvres, ainsi que deux entailles à l’arrière de la tête et une légère douleur au dos. Ce qui pourrait appuyer la thèse de la légitime défense avancée par le tireur bien que Trayvon Martin n’était pas armé.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/floride-le-tueur-de-trayvon-martin-recolte-15-000-dollars-de-dons-17-05-2012-2004931.php

Manuel Valls en visite au commissariat de Noisy-le-Sec

(…) Dans la soirée, cette visite sur le terrain devait s’achever au commissariat de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, point de départ du récent malaise dans la police après la mise en examen le 25 avril d’un gardien de la paix pour homicide volontaire, après la mort d’un multirécidiviste en fuite..

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/manuel-valls-premiere-visite-ministerielle-en-seine-et-marne-17-05-2012-2004778.php

Un mineur, soupçonné d’avoir agressé un SDF, meurt au commissariat de Cayenne

Un mineur de 17 ans qui avait été interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité (Bac) de Cayenne, suite à l’agression présumée d’un SDF, est mort jeudi peu après minuit au commissariat de Cayenne, a-t-on appris de source policière.

Le jeune homme avait été interpellé avec deux autres personnes, peu de temps auparavant, sur la place des Palmistes de Cayenne, proche du commissariat. Ces trois personnes étaient soupçonnées de l’agression d’un SDF près de la cathédrale, distante de quelques centaines de mètres.

"L’examen du corps montre une blessure non saignante au niveau du coeur", indique encore le communiqué.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/un-mineur-soupconne-d-avoir-agresse-un-sdf-meurt-au-commissariat-7255832.html

Silence de plomb pour la sortie de Guéant de la place Beauvau

Beaucoup des conseillers de l’ancien ministre, dont il était proche, étaient absents lors de la passation de pouvoir jeudi matin.

Il n’y a pas eu d’applaudissement. Pas un seul. Claude Guéant a rejoint la voiture qui l’attendait dans la Cour de la place Beauvau dans un silence pesant, serrant au passage la main de quelques uns de ceux qui furent ses plus proches, notamment le préfet de police de Paris Michel Gaudin. Puis il s’est installé à l’arrière de la voiture. Et les grilles du ministère se sont refermées après son passage.

C’est à une bien curieuse passation de pouvoir qu’ont assisté jeudi matin les journalistes et les personnels de l’Intérieur. Certes, les formes et l’esprit républicains ont été respectés à la lettre. Claude Guéant ainsi que l’ex-ministre aux collectivités locales Philippe Richert patientaient depuis quelques minutes déjà sur le perron de l’entrée principale du ministère quand, à 11 heures tapantes, Manuel Valls, a fait son entrée, remontant à pied la longue allée pavée qui sépare la grille de Beauvau de l’hôtel particulier. Tous les grands directeurs de l’Intérieur étaient là, comme le veut la tradition républicaine. Mais, curieusement, beaucoup des conseillers du ministre, dont il était si proche, manquaient à l’appel.

A l’arrivée de Valls, Guéant a descendu les quelques marches du perron pour l’accueillir. Les deux hommes ont échangé une poignée de main sans grande chaleur, prolongée à la demande des photographes. Puis ils se sont entretenus une vingtaine de minutes dans le bureau qu’occupera dorénavant le député-maire d’Évry (Essonne), avant que ne soient présentés à Valls les grands directeurs de la police et de la gendarmerie.

Valls a multiplié les critiques en creux
Après leur entrevue, les deux hommes ont fait un bref discours. Visiblement ému de quitter un ministère auquel il a «donné l’essentiel de (sa) vie professionnelle» Guéant a rendu hommage à la «loyauté» qui anime les personnels du ministère et adressé ses «vœux de succès» à Valls. «Nos options politiques ne sont pas les mêmes mais nous partageons la volonté de servir nos concitoyens» a déclaré l’ex-préfet en retraite, qui fut aussi directeur général de la police nationale.

Valls a ensuite pris la parole. Il s’est montré très offensif, multipliant les critiques en creux sur les prises de position de son prédécesseur. «Il n’y aura ni angélisme, ni course effrénée aux chiffres, ni stigmatisation de communautés, d’une catégorie par rapport à une autre, notre pays a besoin de tempérance et de mesure, les Français vivent une période difficile» a ainsi martelé le ministre.

Classé à la droite de la gauche, Valls a tenu à assurer que «la République est partout, dans chaque ville, dans chaque village, dans chaque quartier pour que ses règles et ses principes soient les mêmes pour tous et pour chacun». «J’y veillerai» a-t-il ajouté. Puis, le nouveau ministre de l’Intérieur est revenu sur son histoire personnelle, celle d’un enfant espagnol, naturalisé français en 1982. «Pour celui qui n’est pas né en France, qui est devenu français, qui a appris à aimer ce pays, ses valeurs, sa devise, sa culture, sa langue, son drapeau, devenir ministre de l’Intérieur, cela montre bien que ce pays est un pays un peu à part (dont) il faut souligner davantage la force et les atouts» a-t-il souligné.

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/05/17/01002-20120517ARTFIG00564-silence-de-plomb-pour-la-sortie-de-gueant-de-la-place-beauvau.php#!

Un policier tombe pour trafic de stups: 6 mois de prison ferme

Je suis désolé. J’ai été pris par "le truc"… C’est une catastrophe pour moi et pour la police, car ça jette le doute sur les pratiques policières. Je sais que j’ai fauté. Je suis anéanti. »

Terrible confession. Elle émane d’un jeune lieutenant de police alors promis à un bel avenir. Carrière brisée net par un dérapage des plus graves, qui l’a conduit derrière les barreaux : le trafic de stupéfiants. Serge Billières, 36 ans aujourd’hui, policier en cours de révocation, est aujourd’hui libre. Mais condamné. Avant-hier soir, devant la 6e chambre correctionnelle de Nice, il a écopé de trente mois de prison, dont vingt-quatre avec sursis.

Balancé par son indic

C’est l’histoire d’une « déchéance », d’après ses propres termes. Celle d’un flic tombé pour s’être comporté en « voyou », selon le parquet. Vêtu d’un élégant costume sombre, stoïque à la barre, Serge Billières baisse la tête sur le banc des prévenus. Résigné à expier sa faute. « J’ai été minable… »

Ce Toulousain d’origine, entré dans la police en 2002, arrive à Cagnes-sur-Mer en 2007. Puis à Nice en 2010. Il sera interpellé peu après, le 20 octobre. Surpris en pleine transaction avec l’indic qui dealait pour lui. Et qui l’a, à son tour, « balancé ».

Présenté par un autre policier, ce « tonton » est prêt à troquer des tuyaux contre sa régularisation. Un bon informateur, insiste Serge Billières. Tout bascule quand l’indic lui demande 20 g de cocaïne pour honorer une dette. Il les lui livre le soir même, près de l’A8, à Saint-Laurent-du-Var. S’ensuivront des transactions régulières entre Promenade des Anglais et Marina Baie des Anges. Jusqu’au jour où l’indic, las de jouer les dealers, dénonce Serge Billières à ses collègues.

« Il y a 8 000 € dehors… »

L’enquête de l’IGPN sera fatale à son contact flic. Étayée par les géolocalisations des téléphones portables, et les échanges avec l’indic. Le président Patrick Véron lit des SMS accablants : « Et les sous ? Tu te moques de moi ? » « Il y a 8 000edehors… » « J’ai 3 kg de bon. »Les perquisitions dans sa voiture et son bureau feront le reste.

Le policier va passer trois mois en prison, puis autant assigné à résidence. Le voilà poursuivi pour bris de scellés, vol de stupéfiants dans l’exercice de ses fonctions, et trafic. Dans quelles quantités ? 200 g de cocaïne et 1 kg de résine de cannabis, selon le procureur Hervé Leroy, qui ne mâche pas ses mots :« Entre flic et voyou, il faut choisir. Vous êtes passé de l’autre côté de la barre. Oui, vous êtes un voyou ! Vous avez trahi la fonction publique et l’institution judiciaire ! »

Serge Billières bat sa coulpe. Mais livre une version bien différente. Il admet avoir trafiqué de la coke, mais pas du shit. Affirme que la drogue ne provenait pas de scellés, mais de « saisies sèches », connues de lui seul. Assure que ces pratiques borderline visaient à « sortir » des affaires, sous la pression du résultat. Et que de telles pratiques existaient « depuis toujours »…

Trois ans ferme requis

Son défenseur, Me Gérard Baudoux, appelle « à ne pas se réfugier derrière une hypocrisie de mauvais aloi ». Et évoque, sans la citer, l’affaire Neyret (1).« Il n’est pas l’initiateur de cette pratique. (…) Il n’a pas su s’abriter derrière le garde-fou, même si certains textes sont des pousse-au-crime. »

Reste, souligne le parquet, que le prévenu a cédé à la tentation par intérêt personnel. Pour faire face à des difficultés financières. Ses réquisitions sont lourdes : cinq ans de prison, dont deux avec sursis-mise à l’épreuve. Et mandat de dépôt à la barre.

Certes, conclut le tribunal, les faits sont « d’une grande gravité ». Mais au regard d’un parcours jusqu’alors sans tâche, il limite la peine ferme à six mois, déjà purgés. Pendant cinq ans, Serge Billières se voit en outre interdire toute mission de service public, ainsi que ses droits civiques. Aujourd’hui, il s’est reconverti dans le privé.

(1) Michel Neyret, l’ex-n°2 de la PJ de Lyon, en poste à Nice de 2004 à 2007, est incarcéré depuis le 3 octobre, mis en examen pour une dizaine de chefs dont « corruption » et « trafic d’influence ».

http://www.nicematin.com/nice/un-policier-tombe-pour-trafic-de-stups-6-mois-de-prison-ferme-0.873241.html

Italie : 14.000 cibles potentielles d’attentats et 550 personnes protégées

Les cibles d’attentats potentiels en Italie sont plus de 14.000, les personnes devant être protégées environ 550 et il est donc nécessaire de renforcer le travail de renseignement, ont indiqué jeudi les forces de l’ordre, alors que la péninsule traverse une période de tension.

"Il y a au total plus de 14.000 cibles à risque surveillées par les forces de police avec l’utilisation d’environ 18.000 agents. Il y a plus de 550 personnes protégées (…) et plus de 2.000 policiers affectés à cette tâche", indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Ce communiqué a été publié après une réunion du Comité national pour l’ordre et la sécurité publique qui a analysé la situation en Italie après un attentat qui a blessé il y a une dizaine de jours à une jambe le patron d’Ansaldo Nucleare, une filiale du géant public Finmeccanica, et les nombreuses agressions contre des bureaux ou des employés d’Equitalia, l’agence italienne de collecte des impôts.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/italie-14-000-cibles-potentielles-d-attentats-et-550-personnes-7255518.html

Valls, nouveau ministre de l’Intérieur, promet "ni angélisme ni course aux chiffres"

Le nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls a promis jeudi, à l’issue de la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Claude Guéant qu’il n’y aurait "ni angélisme ni course aux chiffres" en matière de sécurité, "ni stigmatisation de communautés".

"Il n’y aura ni angélisme, ni course effrénée aux chiffres, ni stigmatisation de communautés, d’une catégorie par rapport à une autre, notre pays a besoin de tempérance et de mesure, les Français vivent une période difficile", a déclaré le ministre sur le perron de la Place Beauvau.

"Dans cette période, l’ordre républicain", auquel il a fait référence à plusieurs reprises "et le progrès social doivent être parfaitement compatibles, a-t-il ajouté.

"La République est partout, dans chaque ville, dans chaque village, dans chaque quartier pour que ses règles et ses principes soient les mêmes pour tous et pour chacun, j’y veillerai", a promis le nouveau ministre.

Il a adressé un "message de confiance à tous les fonctionnaires de police, des préfectures, de la sécurité civile, à tous les militaires de la gendarmerie". Ils ont "une mission essentielle", a-t-il poursuivi. "Je serai un ministre attentif aux conditions dans lesquelles ils réalisent ces missions".

"Pour celui qui n’est pas né en France (ndlr, né en Espagne), qui est devenu français, qui a appris à aimer ce pays, ses valeurs, sa devise, sa culture, sa langue, son drapeau, devenir ministre de l’Intérieur, cela montre bien que ce pays est un pays un peu à part (dont) il faut souligner davantage la force et les atouts", a souligné Manuel Valls.

Il venait de saluer Claude Guéant: "C’est un jour important pour vous, une page qui se tourne (…) servir la France est un honneur et une fierté". Visiblement ému de quitter un ministère dans lequel, a-t-il dit, "j’ai donné l’essentiel de ma vie professionnelle", Claude Guéant a adressé ses "voeux de succès" à Manuel Valls, et rendu hommage aux personnels de ce ministère, dont il a notamment salué "la loyauté". Les deux hommes s’étaient entretenus auparavant une vingtaine de minutes dans le bureau ministériel, pendant que le nouveau directeur de cabinet, Jean Daubigny faisait de même avec son prédécesseur Stéphane Bouillon".

Le ministre sortant avait également présenté à son successeur les responsables des différents services de l’Intérieur.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/17/1355518-valls-nouveau-ministre-de-l-interieur-promet-ni-angelisme-ni-course-aux-chiffres.html#xtor=RSS-6

Belgique. Une famille condamnée à payer 2000 € au chauffard « légèrement imbibé d’alcool » qui a tué leur fille

La petite Cassandra, malade depuis sa naissance, commençait à peine à se déplacer à quatre pattes. Le Dimanche 5 août 2007, la petite fille de 4 ans était sortie de la maison et ses parents ne l’ont pas remarqué immédiatement. Quelques instants plus tard, il était déjà trop tard. La fillette avait été violemment fauchée par une voiture.

Après le choc, Cassandra avait souffert de trois fractures au crâne et avait été blessée au niveau des poumons. Elle perdait la vie le lendemain matin. Le conducteur a été acquitté par la justice et les parents doivent payer ses frais de justice. « Il tue ma fille et je dois lui payer 2000 euros » a expliqué Xavier Randolet. Interrogée, la maman de Cassandra s’est dit choquée: « Je ne donnerai même pas un euro, je préfère mourir que de donner un euro. C’est honteux, il peut tout faire, il peut tuer, il n’y a pas de loi par ici. »

L’homme avait été condamné par le tribunal de police après les faits en 2007 mais il avait fait appel. Le prévenu soutenait depuis le départ que l’enfant avait constitué pour lui « un obstacle imprévisible » ce qui est effectivement prévu dans le code la route. En appel, le tribunal a décidé de suivre point par point la position du prévenu. Les faits ne s’arrêtent pas là car la justice a demandé aux parents de payer 2000 euros d’indemnités liées aux frais de procédure. Face à cette réalité judiciaire, les parents sont scandalisés.

http://www.rtl.be/info/votreregion/hainaut/877756/jemappes-il-tue-ma-fille-et-je-dois-lui-payer-2000-euros-

Révélations sur les attaques que préparait Mohammed Merah

Une école catholique du centre-ville de Toulouse avait été ciblée par le terroriste Mohammed Merah lors de ses repérages en scooter.

Les projets terroristes de Mohammed Merah, tué par les hommes du Raid et auteur de sept assassinats à Toulouse et Montauban, entre le 11 et le 19 mars, ne se limitaient pas à des militaires et à des personnes de confession juive. Regrettant de « ne pas en avoir assez tué », avait-il confessé lors de ses terribles aveux auprès du négociateur du Raid au moment du siège de son appartement par les policiers, Merah avait également pour cible une école catholique de Toulouse.

Selon nos informations, celui que l’on surnommait le tueur au scooter avait fait des repérages au centre ville et notamment Grande Rue Nazareth, devant l’école collège Saint-Thomas d’Aquin. Une institution centenaire qui accueille de nombreux enfants et adolescents de très bonnes familles. Mais cette cible présentait manifestement des difficultés en raison de l’étroitesse des rues et des directions de fuite bien trop dangereuses.

PROJET D’ATTENTAT À PARIS
Autre élément nouveau, Mohammed Merah aurait également eu un autre projet d’attentat, à Paris. Il voulait cibler cette fois l’ambassade d’Inde, avant de renoncer. Selon le journal « Le Monde », c’est la cible que lui auraient recommandé de choisir les talibans lors de son séjour au Pakistan en été 2011. Mais Mohammed Merah, très attiré par les armes à feu, avait d’abord opté pour des cibles toulousaines. Après avoir abattu trois militaires, trois enfants et un rabin devant une école, Mohammed Merah avait également ciblé des policiers toulousains, devant le commissariat central et des militaires de la caserne Pérignon, dans le quartier de la Côte-Pavée, non loin de son domicile, rue du Sergent-Vigné.

Ces nouvelles révélations interviennent alors que les familles des militaires tués demandent toute la transparence sur l’enquête. Transparence au niveau des échanges entre Mohammed Merah et le Raid, tout au long des trente heures de l’assaut, et transparence également sur la surveillance du terroriste par les enquêteurs de la direction centrale du renseignement intérieur. L’enquête de la sous-direction de l’antiterrorisme se concentre toujours sur l’existence supposée d’un réseau dont aurait pu bénéficier Merah.

Son frère aîné, Abdelkader, mis en examen pour « complicité d’assassinats et association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », est toujours la seule personne écrouée dans ce dossier. Il aurait pris part au vol du scooter le 6 mars, à Toulouse. Un Tmax 530 gris foncé dont le tracker, ce dispositif permettant de localiser le véhicule en cas de vol, a été enlevé et détruit dans la foulée.

Frédéric Abéla

Les manqués du Raid
En attendant une éventuelle plainte en justice contre le Raid, ce qui ressort aujourd’hui c’est surtout la mauvaise préparation de l’unité d’élite de la police française à l’arrestation de Mohammed Merah. Quand le groupe d’assaut a débarqué à 3 heures du matin devant l’appartement du suspect numéro 1, le mercredi 21 mars, les policiers avaient laissé en bas de l’escalier leurs lourds boucliers de protection. Résultat : deux blessés sérieux dans le groupe d’assaut touchés par ricochet, Mohammed Merah tirant au colt 45 à travers la porte en partie dégondée mais qui est restée debout grâce au réfrigérateur placé en protection par le locataire des lieux. Dans un immeuble encore plein de tous ses locataires (!), le siège commençait et c’est bien Mohammed Merah qui en avait fixé les règles. Au passage, il a fallu envoyer en urgence la BRI du SRPJ de Toulouse à Auterive pour « boucler » Abdelkadher, prévenu par son frère de l’intervention de la police… Quant à l’assaut final, là aussi, le Raid a failli se faire piéger. Plus de contact, plus de mouvement… Les policiers pensaient « le tueur au scooter » au moins assommé, même sans doute mort. Il existait bien une tâche « particulière » repérée par la caméra thermique dans la salle de bain mais… Mohammed Merah attendait là, sans bouger, sous deux matelas. Caché, il voulait, comme il l’avait annoncé au négociateur la veille, mourir « en djihadiste » les armes à la main malgré ses deux tympans éclatés par les grenades assourdissantes lâchées dès le mercredi soir par le Raid. Et lors de l’ultime face-à-face, même les tireurs d’élite ont eu beaucoup de mal à « cibler » le tueur qui « comme dans les jeux vidéos » se servait de la protection du balcon pour tirer sur les policiers postés à l’extérieur.

Jean Cohadon

Abdelkader et l’amour des motos
Placé à l’isolement à la prison de Fresnes depuis son incarcération le 26 mars, Abdlekader Merah, 29 ans, le frère de Mohammed Merah, nie toujours toute implication dans les assassinats perpétrés par son cadet. Présenté par les enquêteurs de l’antiterrorisme comme le « guide spirituel » de Mohammed Merah, celui qui aurait « endoctriné » le jeune terroriste, Abdelkader avait lui aussi une passion pour les deux-roues. Ce salafiste se revendiquant d’un islam dur, « par choix personnel après avoir étudié toutes les autres religions », selon ses proches, avait fait l’acquisition d’une grosse moto quelques mois avant les tueries. Il avait acheté à crédit une Yamaha R1, un bolide de 1000 cm3 d’occasion dont la valeur est estimée à environ 12 000€. Une somme importante au regard des revenus modestes qu’il percevait.

Peintre en bâtiment, il effectuait des missions d’intérim qui lui rapportaient entre 800 et 1 000 €, en moyenne, tous les mois. À ces revenus s’ajoutait, le RSA. Mensuellement, il gagnait environ 1 800 à 2 000€. Locataire d’une villa à Auterive, près de Toulouse, il s’était également inscrit à un club de sport auprès duquel il avait versé trois chèques de 60€, demandant des facilités de paiement. À ces dépenses, se greffent ses voyages, à quatre reprises, en Egypte pour apprendre, selon son épouse « l’arabe littéraire. » Au Caire, il louait un petit appartement, « tout ce qui avait de plus modeste », précise son avocate, Me Anne-Sophie Laguens. Selon elle, « Abdelkader ne menait pas un train de vie extraordinaire. Il avait mis de l’argent de côté à la suite de ses missions en intérim. Il n’avait pas beaucoup de dépenses et se contentait de peu de choses. »

Pour les enquêteurs de l’antiterrorisme qui épluchent les 13 tomes du dossier, Abdlekader aurait joué un rôle dans les assassinats de Mohammed Merah. « Il n’était pas présent aux côtés de son frère la veille de la tuerie devant l’école, précise Me Laguens. Il était chez lui, à Auterive. Il n’a pas bougé de son domicile durant plusieurs jours. »

F.Ab

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/17/1355431-revelations-sur-les-attaques-que-preparait-mohammed-merah.html

VAL D’OISE : 34 policiers récompensés pour leur courage

Ils se sont distingués lors d’interventions périlleuses en 2011 et début 2012 : 34 policiers du Val-d’Oise ont reçu jeudi à Cergy la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement des mains du préfet, Pierre-Henry Maccioni, à l’occasion de la cérémonie d’hommage aux policiers morts pour la France.

Parmi les médaillés, dix fonctionnaires d’Argenteuil qui, le 13 août, interpellent les auteurs d’un braquage dans une agence postale. Un malfaiteur qui a pris deux otages est arrêté à Paris après une course-poursuite. Le second, qui porte une grenade, est appréhendé dans l’agence avec un pistolet 9 mm. Ce sont également ces trois policiers de Sarcelles qui, le 22 avril 2011, intervenant sur une explosion de gaz, sauvent une personne âgée d’un incendie et évacuent tout l’immeuble avant l’arrivée des pompiers. Autre incendie, à Deuil-la-Barre, le 27 juillet. Quatre personnes, dont une femme enceinte, sont secourues par trois fonctionnaires. A La Frette-sur-Seine, le 18 décembre, un homme paraplégique menace ses proches à l’aide d’un couteau. A l’arrivé des forces de l’ordre, il tente de se trancher la gorge. Un policier réussit à le maîtriser mais reçoit un coup de couteau au mollet. Pendant que les policiers évacuent leur collègue , le forcené incendie son pavillon. Il est extrait des flammes. Un particulier a été également honoré, pour avoir sauvé une personne âgée à qui il était venu livrer un repas, le 13 janvier dernier. Plusieurs policiers ont également pris des risques pour sauver des désespérés, formant une chaîne humaine pour récupérer un gardien de la paix dans la Seine et une victime, à Argenteuil, le 22 janvier dernier. Onze autres fonctionnaires de police du département ont reçu la médaille d’honneur de la police nationale.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/argenteuil-95100/34-policiers-recompenses-pour-leur-courage-14-05-2012-1999439.php

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