Police/DCRI. Péchenard et Squarcini écartés par Hollande

Frédérci Péchenard et Bernard Squarcini, respectivement à la tête de la police nationale et du renseignement intérieur, devraient quitter leurs fonctions dans les jours qui viennent. Un décret doit être pris lors du prochain Conseil des ministres, mercredi, d’après une source policière.

Cette décision était attendue, François Hollande n’ayant pas caché son hostilité vis-à-vis des deux hommes durant sa campagne, en particulier pour Bernard Squarcini. Agé de 56 ans, ce dernier, considéré comme « un as du renseignement », avait été nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de la Division de la surveillance du territoire (DST) avant de piloter la réorganisation du renseignement français au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Vivement critiqué à l’occasion de l’affaire Merah, Bernard Squarcini avait dû justifier le travail de ses hommes sur le jeune Toulousain devenu djihadiste et auteur de trois tueries abominables. A l’époque, le candidat Hollande avait relevé des « manquements » dans le fonctionnement de la DCRI.

"Un état UMP"

Outre l’affaire Merah, Squarcini aura des comptes à rendre dans l’enquête sur les « fadettes » du Monde, en relation avec l’affaire Woerth-Bettancourt. Il a d’ailleurs été mis en examen.

Le cas de Frédéric Péchenard, 55 ans, est moins polémique. Considéré comme « un grand flic » par ses pairs, celui qui fut nommé directeur général de la police nationale en 2007, fait les frais d’une nouvelle politique menée par François Hollande qui avait déclaré à son sujet : « Il n’y a pas de raison, si les Français m’en donnaient mandat, de le renvoyer du jour au lendemain (…) Mais il n’y a pas de raisons qu’il reste toute sa vie. »

Le candidat PS à la Présidentielle avait dénoncé en février dernier « un Etat UMP » et « un vrai système en place au niveau du ministère de l’Intérieur ». « Aucun de ceux qui aujourd’hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n’ont à s’inquiéter mais, en revanche, ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d’autres ». Bernard Squarcini et Frédéric Péchenard sont donc sur le départ. Le patron de la DCRI se défend de son côté d’avoir mis en place « un cabinet noir » ou d’avoir été « l’espion du président » Sarkozy.

On ignore pour l’instant les noms de leurs deux remplaçants.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/19/1357359-police-dcri-pechenard-et-squarcini-ecartes-par-hollande.html

(merci à Corinne Cat)

Essonne : un jeune homme grièvement blessé après s’être fait rouler volontairement dessus

Un jeune homme de 21 ans a été grièvement blessé aux jambes après qu’un automobiliste lui ait volontairement roulé dessus, samedi matin à Igny (Essonne), mais ses jours ne sont pas en danger, a-t-on appris de source policière.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/essonne-un-jeune-homme-grievement-blesse-apres-s-etre-fait-rouler-7257765.html

La police de Marseille à nouveau cambriolée

Une compagnie républicaine de sécurité (CRS), basée dans les quartiers nord de Marseille, a été victime d’un cambriolage, un incident qui survient après une série de vols de véhicules en avril dans des locaux administratifs de la police, a-t-on appris samedi de source proche de l’enquête.

Les faits ont été découverts la semaine dernière au sein de la CRS 53 implantée à Saint-Barthélemy (14e arrondissement), plus précisément dans un "gymnase", un lieu vétuste où sont entreposés des effets non utilisés.

L’effraction a été relevée au niveau d’un fenestron du bâtiment jouxtant des cités sensibles. Selon la source proche de l’enquête, ont été dérobés essentiellement des gilets pare-balles lourds, des képis, des calots, d’anciennes tenues de mécaniciens mais pas d’armes. Le préjudice exact est en cours d’évaluation.

http://www.europe1.fr/Faits-divers/La-police-de-Marseille-a-nouveau-cambriolee-1091201/

Police. Des décorations de dernière minute qui créent la polémique

La remise de décorations survenue, comme à Toulouse, quelques jours avant la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy fait polémique au sein de la police nationale. Des syndicats y voient un remerciement pour « service rendus ».

Une série de remises de décoration à des policiers survenue juste avant le départ de Nicolas Sarkozy à la tête de l’état fait polémique au sein de la Police nationale. Notamment la médaille de l’ordre nationale du Mérite octroyée à Patrice Riberiro, le « patron » du syndicat Synergie Officiers, et celle décernée à Frédéric Lagache, le secrétaire général adjoint d’Alliance, la deuxième centrale la plus représentée parmi les gardiens de la paix.

Pour Yannick Danio, d’Unité SGP police-FO, les choses sont claires : « Sur la justification de ces médailles, nous ne voyons rien d’autre que leur proximité avec le gouvernement sortant. Ils ont été récompensés pour n’avoir pas bougé sous son quinquennat ».

La nomination, toujours quelques jours avant le premier tour de la présidentielle, de Bruno Beschizza, l’ancien secrétaire général de Synergie, au poste de sous-préfet hors cadre est tout autant controversée. Bruno Beschizza, conseiller régional UMP d’Ile-de-France, fait également aujourd’hui partie du secrétariat national du parti où il s’occupe tout particulièrement du dossier de l’emploi des forces publiques.

Pour l’affaire Merah

à Toulouse, la médaille de l’ordre du Mérite que vient de se voir décerner un commandant à la Direction régionale du renseignement intérieur (DRRI), a bien du mal à passer auprès de certains policiers. Ils font observer que cet ancien officier de police judiciaire de Seine-Saint-Denis avait été condamné pour avoir, en compagnie de quatre collègues, passé à tabac deux trafiquants de drogue lors d’une garde à vue, en novembre 1991.

Enfin, la Légion d’honneur décernée à deux autres officiers du renseignement, l’un à Toulouse et l’autre à Paris, censée récompenser leur action au cours de l’affaire Merah, étonne tout autant de nombreux policiers qui qualifient cette affaire de « fiasco ».

Dans le même temps, « les policiers de la base mobilisés sur cette affaire exceptionnelle n’ont jamais reçu ni la moindre prime, ni les honneurs » déplore le responsable d’Unité police à Toulouse.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/19/1356982-des-decorations-de-derniere-minute-qui-creent-la-polemique.html

Sri Lanka : attaques en série contre des pénis, dont un sectionné par une compagne querelleuse

COLOMBO – Un Srilankais de 30 ans doit subir une intervention chirurgicale destinée à lui restituer son pénis que sa compagne a mordu et coupé au cours d’une dispute vendredi, a annoncé un médecin, tandis que la police enquêtait sur deux autres agressions supposées contre des organes sexuels masculins.

Le trentenaire a été transporté dans un hôpital situé en zone rurale à Andapana, à 180 km au sud de Colombo, après avoir été mutilé par sa compagne, une femme de 45 ans, au cours d’une querelle qui a dégénéré en affrontement violent.

Environ les trois quarts du pénis ont été coupés, a déclaré à l’AFP un médecin qui a souhaité garder l’anonymat.

Nous avons arrêté l’hémorragie et avons envoyé cet homme chez un urologue à Karapitiya, une ville située à proximité, pour voir s’il était possible de rattacher la partie sectionnée, a-t-il ajouté.

Selon un policier,cet homme, un coiffeur identifié sous le nom de Chandana Pradeep, etla femme se sont querellés car elle a refusé de lui donner de l’argent pour l’achat d’alcool.

La police avait dans un premier temps indiqué que le couple était marié, puis précisé que la victime avait déclaré dans sa déposition que la femme était sa maitresse.

Deux autres hommes ont été hospitalisés dans la même région pour des blessures aux organes génitaux. La police, qui n’a pas précisé comment ces hommes avaient été blessés, a indiqué qu’elle menait une enquête pour déterminer l’existence éventuelle d’un lien entre les trois cas.

L’affaire du coiffeur évoque un cas devenu célèbre, celui de l’Américain John Bobbit, dont l’épouse Lorana avait coupé en 1993 le pénis avec un couteau de cuisine. La femme avait affirmé avoir subi pendant des années des violences conjugales, physiques et psychologiques.

(©AFP / 18 mai 2012 18h11)

http://www.romandie.com/news/n/_Sri_Lanka_attaques_en_serie_contre_des_penis_dont_un_sectionne_par_une_compagne_querelleuse65180520121814.asp

Corse : vingt et un attentats en 48 heures

Cela faisait des mois que la Corse n’avait pas connu un tel regain de violence nocturne. En quarante-huit heures, l’île a été le théâtre de pas moins de vingt et un attentats. Dans la nuit de jeudi à vendredi, entre 2 et 4 heures, dix-sept 17 explosions ont retenti, détruisant ou endommageant 16 résidences secondaires et 1 véhicule.

Des explosions parfois simultanées, réparties du nord au sud de la région, comme lors des fameuses Nuits bleues des années 1980-1990, où des dizaines d’attentats pouvaient être commis en une seule nuit. Avec, dans toutes les mémoires, ce19 août 1982 lors duquel le nombre record de 118 attentats avait été atteint en quelques heures seulement.
Les sabotages de ces derniers jours visaient presque tous des villas appartenant à des Italiens ou des Français résidant sur le continent, la plupart au bord de l’eau, dans des zones où les nationalistes dénoncent la spéculation immobilière.

Certaines de ces résidences secondaires n’étaient situées qu’à une vingtaine de mètres de la mer, bien loin de la bande réglementaire des 100 m, imposée par la loi Littoral.

Après des mois de calme relatif, pourquoi les clandestins se manifestent-ils à nouveau et de manière si significative? Certaines sources évoquent une manière de célébrer, avec un peu de retard, l’anniversaire de la création du FLNC, il y a trente-six ans, le 5 mai 1976. Mais il semble plus probable que cette série d’actions, perpétrée quelques jours à peine après l’élection présidentielle, soit une façon de se rappeler aux bons souvenirs de l’Etat. (…)

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/faits-divers/corse-vingt-et-un-attentats-en-48-heures-18-05-2012-2006167.php

Italie: Une bombe explose devant un lycée à Brindisi, deux élèves tuées

Une bombe a explosé samedi devant un lycée de Brindisi (sud-est de l’Italie), tuant deux élèves et en blessant sept autres, un attentat sans explications immédiates, les médias faisant toutefois le rapprochement avec le 20e anniversaire de l’assassinat du juge anti-mafia Giovanni Falcone.

Une deuxième élève qui était dans des conditions désespérées est morte a indiqué le journal Gazzetta del Mezzogiorno. L’explosion a coûté la vie à une autre jeune fille et blessé sept autres élèves.

Pas de revendication

L’explosion s’est produite vers 07h45 à l’heure où les élèves entraient dans l’enceinte du lycée professionnel Francesca Morvillo Falcone, du nom de l’épouse du célèbre juge anti-mafia, Giovanni Falcone. En Italie, les lycéens ont généralement cours le samedi matin.

Repérée par France TV Info et publiée par le site d’actalité locale BrindisiReport, une vidéo montre les lieux de l’attentat quelques minutes après l’explosion.

La bombe était composée de bonbonnes de gaz reliées entre elles, cachées dans des sacs à dos et avait été placée près d’un muret du lycée, selon les premiers éléments donnés par les forces de l’ordre aux médias. Les carabiniers et la police ont établi rapidement un périmètre de sécurité autour du lycée et des artificiers sont sur place. L’attentat n’a fait l’objet d’aucune revendication dans l’immédiat.

«Une forte explosion qui a projeté à terre plusieurs élèves»

Les télévisions montraient des dégâts plutôt limités: le mur du lycée noirci par la fumée de la déflagration, des objets épars appartenant aux élèves de cet établissement pour jeunes filles, mais pas de trou dans la chaussée ni d’autres dommages apparents.

«Les premiers à secourir les blessés ont été un enseignant, un surveillant et un agent technique. Ils ont parlé d’une forte explosion qui a projeté à terre plusieurs élèves», a indiqué à Repubblica Valeria Vitale, directrice administrative de l’institut Morvillo Falcone. «Les élèves sont sous le choc, le proviseur est tout de suite parti pour l’hôpital», a-t-elle ajouté. Aucune évacuation massive n’a été décrétée, mais les élèves des autres lycées de la ville ont immédiatement quitté leurs établissements, accompagnés par leurs parents venus les chercher.

Un procureur dépêché par la direction anti-mafia

Des médias ont fait le rapprochement avec le 20e anniversaire de l’attentat du 23 mai 1992 qui tua Falcone ainsi que sa femme et leurs trois gardes du corps. La mafia sicilienne avait fait exploser au passage de leur voiture 500 kg de dynamite enterrée sous l’autoroute entre l’aéroport de Palerme et le centre ville. Interrogé par l’agence Ansa, le maire Mimmo Consales a estimé qu’il y avait «trop de coïncidences dans cette affaire», dans une allusion à l’anniversaire et au fait qu’une «caravane de la légalité» devait passer samedi près de Brindisi pour le commémorer.

La direction départementale anti-mafia a dépêché sur place le procureur de Lecce et une réunion était en cours samedi matin à Brindisi. Les enquêteurs n’ont toutefois pas confirmé ce qui reste seulement une hypothèse, certains médias évoquant l’action d’un déséquilibré ou d’une vengeance.

Le président italien Giorgio Napolitano, informé par la ministre de l’Intérieur, Annamaria Cancellieri, a dit suivre les événements «avec appréhension et a exprimé sa proximité envers les familles de la victime, des blessés et de toute la population de la région». Le président de la région des Pouilles (sud) Nichi Vendola s’est rendu sur les lieux de l’explosion et le ministre de l’Education nationale Francesco Profumo était attendu dans la journée.

© 2012 AFP

http://www.20minutes.fr/article/936661/Monde-Italie-Une-bombe-explose-devant-un-lycee-a-Brindisi-deux-eleves-tuees.php?xtor=AL-82

30 M€ de bijoux dérobés chez un ambassadeur

Le montant du préjudice a de quoi donner le tournis… Des cambrioleurs sont parvenus à s’emparer de 30 M€ de bijoux dans l’appartement parisien d’un ambassadeur des Philippines, actuellement en poste à Lisbonne au Portugal. Le vol a été constaté jeudi matin par un employé de la victime. Informé, le parquet de Paris a saisi la brigade de répression du banditisme (BRB) des investigations.

Selon les premières constatations, les voleurs seraient passés par les toits de l’immeuble situé dans le XVIe arrondissement, avant de forcer un volet puis une fenêtre de l’appartement visé. Le logement de 540 m2, richement décoré de tableaux de maîtres et de précieux bibelots, a été entièrement fouillé. Les cambrioleurs se sont ensuite concentrés sur un coffre-fort. A l’aide d’une disqueuse, ils sont parvenus à l’éventrer avant de s’emparer d’une mallette en métal, renfermant plusieurs dizaines de bijoux et pierres précieuses. « Le préjudice déclaré par la victime s’élève effectivement à 30 M€, confie une source proche de l’affaire. Les auteurs de ce cambriolage ont également dérobé des vases, des horloges et d’autres objets de prix. »

Alerté par un de ses proches, Philippe Jones Lhuillier, 66 ans, a aussitôt prévenu la police avant d’écourter un séjour aux Etats-Unis pour regagner au plus vite son domicile parisien. « Ce diplomate est un passionné et grand expert de gemmologie, poursuit la même source. Il a été nommé pour la première fois par le gouvernement philippin comme ambassadeur en 1999, à Rome en Italie. » Fils d’un ancien consul honoraire de France aux Philippines, il est de nationalité philippine par sa mère.

Les enquêteurs de la BRB ont relevé divers éléments matériels laissés derrière eux par les cambrioleurs. « Cette enquête s’annonce longue, estime un proche de l’affaire. Les auteurs de ce cambriolage ont peutêtre tout simplement agi au hasard, sans savoir qu’ils allaient tomber sur tous ces bijoux. Les cambriolages sont pourtant en baisse à Paris et en petite couronne depuis le début de l’année. Mais nous ne sommes jamais à l’abri de ce type d’affaire avec un énorme préjudice. »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/30-meur-de-bijoux-derobes-chez-un-ambassadeur-19-05-2012-2006591.php

Affaire de l’exorcisée à mort en Belgique : le frère de Latifa Hachmi témoigne [Interview]

Huit ans de combat acharné pour que justice soit faite. Fouad Hachmi, frère de Latifa Hachmi, la MRE exorcisée à mort en 2004, est animé par une détermination transcendante : celle de faire punir les bourreaux de sa sœur. Parce qu’elle ne réussissait pas à tomber enceinte, cinq exorcistes auto-proclamés ont, avec l’aval de son mari, précipité la mort de la jeune femme en pratiquant sur elle le rite exorciste de la Roqya. Ils avaient été alors condamné à une peine légère pour homicide involontaire. Aujourd’hui, alors que s’est ouvert Lundi dernier un nouveau procès en assises visant à requalifier les faits en « tortures ayant conduit à la mort », Fouad Hachmi témoigne. Sa douleur, sa rancoeur, ses attentes. Témoignage.
Latifa Hachmi avait subi de nombreuses cures d’exorcisme dans le mois précédent sa mort
Yabiladi : Quelles sont les preuves matérielles sur lesquelles la cour d’appel s’est fondée pour requalifier les faits en « torture ayant conduit à la mort » ?
Fouad Hachmi : Il y en a eu plusieurs. Le premier concerne l’autopsie du corps de Latifa qui a révélé qu’elle aurait reçu, durant le mois précédent sa mort, plus de 40 coups. La plupart de ces coups ont été infligés par un objet contendant qui n’a jamais été retrouvé au domicile de ma sœur [ndlr. une batte de baseball aurait été retrouvée néanmoins au domicile d’un des accusés]. Deuxième élément à charge : les témoignages, maintes et maintes fois modifiés, et qui ont mis en lumière plusieurs incohérences. Certains d’entre eux relataient d’ailleurs la dissimulation de l’objet contendant alors que d’autres en niaient l’existence. Enfin, troisième élément : le mode de fonctionnement du groupe, qui avec du recul, nous a fait penser au fonctionnement d’une secte, avec à sa tête un gourou – le cheikh Aznagui, son disciple – le néo-musulman Xavier Meert, trois exécutantes – Jamila Zian, Fatima Zekhnini et Hayate Saif Nasr, et, enfin, mon ex-beau-frère – Mourad Mazouj.
Concernant Mourad Mazouj, le mari de Latifa, que pensez-vous de son attitude lors de l’affaire et du procès ?
Le jour de la mort de Latifa, mon père s’est rendu au domicile de ma sœur et est tombé sur son mari. Ce dernier lui a dit que ma sœur était sortie faire une course. Mon père l’a cru, puis est reparti. Plus tard dans la journée, vers 13h, mon père repasse chez elle et il voit une ambulance. Bien entendu, paniqué, il rentre en trombe dans son domicile et tombe nez-à-nez avec une équipe de réanimation qui tentait de sauver ma soeur. Là, il comprend que quelque chose de très grave vient de lui arriver. Le plus étrange dans cette histoire, c’est l’attitude de mon ex-beau-frère : il va voir mon père en pleurant à chaudes larmes et lui dit ne rien avoir compris, ni même vu de suspect qui puisse laisser présager d’un tel drame.
Cette posture, entre déni et fausse compassion, c’en est une qu’il maintiendra tout au long du procès, qu’il s’agisse de celui de 2004 ou de l’actuel. Pour ma part, je crois qu’il est totalement impliqué dans les tortures qui ont mené à la mort de ma sœur. A plusieurs reprises d’ailleurs avant sa mort, nous avions eu des témoignages d’actes de violence répétés de la part de Mourad à son encontre. De plus, quelques temps après le premier procès, nous avons appris que Latifa voulait le quitter, ce qui, en plus de son incapacité à tomber enceinte, aurait pu définitivement finir par convaincre Mourad que ma sœur était bel et bien possédée par des démons. Je tiens à rappeler qu’au début de l’affaire, nous avons cru en son innocence ; d’ailleurs, nous sommes même allés jusqu’à lui prendre un ténor du barreau pour défendre son cas. Ce n’est qu’en venant au Maroc pour l’enterrer, et en parlant de ce qui était arrivé à ma sœur avec des gens de la famille, que nous avons commencé à avoir des doutes sur son innocence.
A ce propos, est-il vrai que ce serait lui, et non votre sœur, qui serait stérile ?
A vrai dire, il n’est pas stérile. Ni elle ne l’était d’ailleurs. Ils avaient tout simplement, l’un comme l’autre, un taux de fertilité en dessous de la moyenne ce qui, par conséquent, réduisait considérablement leurs chances d’avoir un bébé. Ma sœur avait d’ailleurs parlé à de nombreuses reprises de l’idée de recourir à l’insémination artificielle. Mais la secte ne lui aura pas laissé cette chance. Quant à son mari, qui s’est remarié en 2008, il n’est pas aussi impuissant qu’on a pu l’entendre puisqu’il est aujourd’hui père de trois enfants.
Quel est votre ressenti par rapport aux autres accusés, notamment le Cheikh Aznagui, considéré par beaucoup comme « le gourou de cette secte » ?
Abdelkrim Aznagui, alias le « cheikh », est effectivement le principal protagoniste dans cette histoire. C’est certainement par sa faute que Latifa s’est retrouvée prisonnière d’un labyrinthe de dogmes qui ont conduit à sa mort. Aznagui est un personnage de notoriété publique en Belgique, connu non seulement pour pratiquer des séances d’exorcismes, mais aussi pour faire des conférences en berbère durant lesquelles il prononce des discours salafistes au nom du Cheikh Abou Chayma. Pour moi, Aznagui n’est qu’un usurpateur, qu’un imposteur, qui s’est fait un nom en récitant tout au long de sa vie trois sourates dont il ignore même le sens. Xavier Meert, son disciple, alias « Abu Ayub Selim », l’accompagne lui aussi en général durant ses conférences, en Belgique et à l’étranger. Il n’est pas aussi « blanc comme neige » que son avocat cherche à le faire croire. Quant aux trois « sœurs », Jamila Zian, Fatima Zekhnini et Hayate Saif Nasr, je suis écœuré par leur double-jeu et leur hypocrisie : le jour de la mort de ma sœur, alors que nous pleurions sa mort à mon domicile, elles sont toutes les trois passées pour demander à ma mère si elle avait besoin de quelque chose. Ma mère leur a répondu que non. Puis, voyant que cette dernière se levait pour enduire le corps de ma sœur d’huile sainte, les trois « sœurs », qui craignaient que ma mère ne sentent l’odeur des mixtures qu’elles l’avaient forcées à ingurgiter ou celles des huiles qu’elles lui avaient appliquées sur le corps de Latifa dans le mois précédent sa mort, se sont levées comme un seul homme et lui ont dit : « Ne te dérange pas khalti, on va nous même lui oindre le corps ! ».« Khalti ?! » Des femmes qui ont réalisées à plusieurs reprises des massages vaginaux, ou entrées leurs mains dans la bouche de Latifa au point de lui faire exploser la carotide, et qui appelle ma mère Khalti ?! Mais qui sont ces gens ?!

Qu’attendez-vous de ce procès ?

Ma sœur est décédée en 2004. Nous sommes en 2012. Cela fait maintenant huit ans que je patiente. Huit ans en « standby ». On a toujours respecté la justice mais nous attendons d’elle aujourd’hui qu’elle rende un jugement équitable, correct et exemplaire. Nous voulons qu’elle reconnaisse la souffrance infligée à notre famille et qu’elle établisse le rôle de chacun des protagonistes dans cette affaire. Notre avocat (Me Jean-Paul Tieleman) réclame la peine à perpétuité pour les principaux d’entre eux. Nous voulons également que cette histoire serve de débat constructif sur l’Islam, et sur ses dérives lorsque celui-ci est dévoyé de son caractère essentiel, de son humanisme, par des individus qui croient avoir le pouvoir de décider qui est musulman et qui ne l’est pas. L’Islam est la religion de la tolérance, et nous voulons que le drame de ma sœur le rappelle.

http://www.yabiladi.com/articles/details/10761/affaire-l-exorcisee-mort-belgique-frere.html

Mutilations, décapitations : les cartels mexicains en pleine surenchère morbide

La barbarie des crimes commis par les cartels mexicains ces derniers mois met en exergue une surenchère morbide entre groupes criminels rivaux qui terrorisent la population à coups de décapitations, de mutilations et de mises en scènes macabres.

"Ce niveau de violence n’a pas de précédent dans le monde. En Italie, avec la mafia, la violence était très ponctuelle, directe. En Colombie, on a vu des cas comme celui du +meurtrier à la tronçonneuse+, mais rien n’est comparable" à ce qui se passe au Mexique actuellement, estime Martin Barron, expert de l’Institut national de sciences pénales.

Alors que la découverte de cinq têtes humaines dans un bar d’Uruapan (ouest) avait fortement marqué les esprits en septembre 2006, les faits divers de ce type sont devenues quasi-quotidiens. Là où ils se contentaient auparavant d’exécutions sommaires, les cartels torturent désormais leurs victimes et mettent en scène la plupart de leurs tueries.

Dernier épisode en date: la découverte le 13 mai de 49 cadavres décapités, mains et pieds sectionnés, dans des sacs en plastique au bord d’une route du Nord du Mexique.

Ce massacre a été revendiqué par le groupe criminel des Zetas, réputé pour la cruauté et la brutalité de ses crimes, en lutte avec d’autres cartels -notamment ceux de Sinaloa et du Golfe, leurs anciens alliés – pour contrôler la route de la cocaïne vers les Etats-Unis.

Quatre jours auparavant, 18 crânes et des membres humains avaient été trouvés dans deux véhicules abandonnés près de Guadalajara (centre-ouest), la deuxième ville du Mexique.

Cette tuerie a été vue par les autorités comme un acte de représailles après 23 assassinats commis quelques jours plus tôt dans l’Etat du Tamaulipas (nord-est). On y avait alors retrouvé neuf cadavres pendus à un pont et 14 autres décapités. La plupart du temps, les victimes portent des traces de tortures.

Un autre point culminant avait été atteint en septembre 2011 avec la découverte de cinq têtes humaines dans un sac en plastique placé aux portes d’une école d’Acapulco (ouest), provoquant des scènes de panique parmi les parents d’élèves.

Quelle motivation se cache derrière ces mises en scène? Pour M. Barron, les cartels espèrent ainsi "envoyer un message à leurs ennemis" et afficher des "démonstrations de force" face aux autorités.

L’expert y voit également une manière d’attirer l’attention des médias devenus aujourd’hui presque blasés des exécutions "classiques".

Pour Feggy Ostrosky, chercheur de l’Université nationale autonome de Mexico qui tente d’établir le profil psychologique des auteurs de ces crimes, cette extrême cruauté est rendue possible par le fait que les recrues des cartels sont très influençables.

Ces jeunes au chômage ont majoritairement grandi sans repères, devenant ainsi des "hommes manquant de contrôle, d’autocritique et de responsabilité sociale", estime-t-elle.

"Ces personnes intègrent le crime organisé parque qu’il leur offre de fortes sommes d’argent pour des +emplois+ rapides comme l’assassinat", souligne Mme Ostrosky, qui écarte à la fois les profils du fou inconscient et du psychopathe violent.

Le chercheur préfère parler de "sociopathes culturels". Ce sont des gens normaux "qui commencent à fonctionner comme de véritables psychopathes parce qu’il arrivent à considérer leurs victimes comme des +choses+ qu’ils peuvent maltraiter", analyse-t-elle.

Un des exemples les plus célèbre du citoyen ordinaire qui bascule dans l’horreur est celui de Santiago Meza, un maçon payé 50 dollars hebdomadaires qui a fini par céder aux sirènes des narcos et toucher 600 dollars par corps dissous dans l’acide. Il en a torturé et fait disparaître plus de 300 avant son arrestation en 2009.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/19/1357285-mutilations-decapitations-les-cartels-mexicains-en-pleine-surenchere-morbide.html#xtor=RSS-6

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