Marseille : un détenu s’échappe à la gare

Un jeune homme de 22 ans est activement recherché depuis mercredi après-midi dans le sud de la France après avoir échappé à la vigilance de deux gendarmes en gare de Marseille, a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête.

Connu notamment des services de police pour vols et escroqueries, il faisait l’objet d’un transfert entre Mulhouse et Marseille en vue d’être présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) de la cité phocéenne afin de statuer sur un mandat de dépôt.

http://www.europe1.fr/France/Marseille-un-detenu-s-echappe-a-la-gare-1098989/

Mougins: elle vient se confesser et dépouille le prêtre de 18000 euros

Une Varoise de 56 ans a été condamnée, ce jeudi, à 18 mois de prison, 9 mois ferme, 9 mois avec sursis, par le tribunal correctionnel de Grasse pour avoir dépouillé un prêtre de toutes ses économies.

Depuis des années, elle se confessait auprès de lui, allant même le trouver à Mougins à la maison de retraite où il était hébergé. Profitant de la vulnérabilité de l’octogénaire, souffrant d’une altération de ses facultés mentales, et qui confondait les francs et les euros, elle s’est fait remettre 7 chèques pour un total de 18 000 euros. "J’avais besoin d’argent pour payer les droits de succession" a expliqué cette femme qui vit de prestations sociales. Une villa à Montauroux et un terrain de 3500 m2 d’une valeur de 850 000 euros. Le prêtre, lui, n’a plus aucune économie. "S’il venait à décéder, il serait enterré dans le carré des indigents" a indiqué sa gérante de tutelle.

http://www.nicematin.com/derniere-minute/mougins-elle-vient-se-confesser-et-depouille-le-pretre-de-18000-euros.880800.html

(merci à "duralexsedlex" du Forum Police & Réalités)

EXCLUSIF. Merah : le rapport du patron du Raid

Le Point.fr s’est procuré le rapport sur l’intervention du Raid contre Mohamed Merah rédigé par Amaury de Hauteclocque. Extraits.

"Tu tues mes frères, je te tue", c’est le 11 mars que Mohamed Merah, 23 ans, commence son équipée sanglante. Il assassine le maréchal des logis-chef Imad ibn Ziaten, du 1er régiment du train parachutiste à Toulouse, d’une balle tirée à bout portant. Le 15 mars, deux militaires du régiment du génie parachutiste de Montauban, le caporal Abel Chennouf et le première classe Mohamed Legouad sont exécutés à leur tour. Loïc Liber, première classe, est, lui, gravement blessé. Le 19 mars 2012, le tueur franchit encore un pas dans l’horreur : il s’en prend à l’école juive Ozar-Hatorah. Myriam Monsonego, 8 ans, Gabriel Sandler, 4 ans, et son frère Arié, 5 ans, ainsi que leur père, Jonathan Sandler, enseignant, sont abattus à l’entrée et dans la cour de cet établissement toulousain.

Polémique

L’auteur des faits est enfin identifié. La DCPJ et la DCRI aidées du Raid organisent un dispositif de surveillance autour du domicile de Mohamed Merah, rue du Sergent-Vigné, un quartier plutôt résidentiel de la Ville rose. Nous sommes le 21 mars, il est 3 h 15…

Le rapport du contrôleur général Amaury de Hauteclocque, chef du Raid, date du 23 mars dernier. Il fait suite à une polémique qui s’est développée après une intervention qui a surpris par sa durée (plus de 30 heures), sa violence (six hommes du Raid ont été blessés dans l’opération), son issue : l’homme devait être interpellé, il sera finalement abattu.

Le patron du Raid revient donc en détail sur l’intervention de ses équipes : comment les hommes du Raid ont été accueillis par un Merah déchaîné, alors qu’ils pensaient le surprendre, comment Merah les a bernés, leur laissant croire qu’il était "dans les meilleures dispositions pour accepter le protocole de reddition".

"Impérieuse nécessité de l’interpeller"

Le rapport d’Amaury de Hauteclocque explique surtout pourquoi Merah est mort, alors que l’objectif était de le prendre vivant. Il souligne que consigne avait été donnée aux policiers de "conserver à l’esprit l’impérieuse nécessité de l’interpeller et d’interpréter avec la plus stricte rigueur les conditions de la légitime défense".

C’est comme à regret qu’Amaury de Hauteclocque conclut son rapport : "Malgré les efforts déployés, en retardant au plus loin ses actions légitimes de riposte proportionnée qui auraient permis de mettre un terme plus tôt aux tirs dont nous étions l’objet et de préserver l’intégrité de ses personnels [...], le Raid n’est pas parvenu à interpeller Mohamed Merah et à le maintenir en vie contre son gré."

EXTRAITS

I. Tentative d’interpellation du dénommé Mohamed Merah le 21 mars à 3 h 15

"[...] La colonne d’intervention progressait silencieusement aux abords de l’immeuble… La lumière du hall d’immeuble n’était pas allumée de manière à ne pas révéler notre présence. Les deux policiers du Raid chargés de mettre en place le système d’ouverture forcée de la porte d’entrée se positionnaient sous la protection de la colonne d’intervention. Au moment de cette mise en place, ces policiers étaient surpris par l’ouverture soudaine de la porte par le mis en cause. Les policiers étaient alors surpris par le passage d’une main porteuse d’un pistolet semi-automatique et l’ouverture de feu dans leur direction sans qu’ils puissent réagir pour se mettre à l’abri ou encore riposter. L’un des policiers recevait deux projectiles au niveau de l’abdomen et devait son salut aux protections balistiques dont il était porteur. Un deuxième policier ressentait plusieurs impacts dans le bouclier de protection qu’il tenait à bout de bras.

[...] Devant ces faits inattendus, j’annonçais à haute voix notre qualité de policier… Cette action ne produisait pas l’effet escompté, le mis en cause redoublant de vigueur et tirant aveuglément dans notre direction.

[...] L’effet de surprise n’étant plus à notre avantage, les policiers ouvraient le feu en direction de la porte afin de couvrir le retrait de l’un des policiers touchés qui devait repasser devant la porte afin de s’extraire de cette mauvaise posture.

La colonne d’intervention essuyait à nouveau un feu nourri de la part du mis en cause. [...]

À 3 h 45, nous sollicitions les services compétents à l’effet de couper le gaz sur tout le quartier considéré. Le réseau était purgé et la coupure effective à 4 h 50. [...]

La situation ayant dégénéré…

La situation étant à nouveau figée, Mohamed Merah s’étant retranché à l’intérieur de son domicile sans que l’on puisse le localiser précisément dans la mesure où les volets métalliques de ses trois fenêtres étaient fermés, je décidais d’engager une liaison d’opportunité à la voix avec le mis en cause par l’intermédiaire de l’un des négociateurs du Raid. Notre qualité de policier lui était une nouvelle fois formellement précisée. Soucieux d’obtenir la résolution pacifique de cette situation de crise, je demandais au négociateur de rassurer le mis en cause sur nos intentions en lui indiquant que nous souhaitions simplement qu’il se constitue prisonnier.

À 5 h 35, le mis en cause nous répondait en nous invectivant et en ouvrant le feu en direction des tireurs d’élite du Raid pourtant dissimulés derrière des véhicules stationnés sur la chaussée à hauteur des fenêtres de cet appartement. À noter que ces tireurs de haute précision étaient engagés sur l’opération comme à l’accoutumée pour nous renseigner sur les mouvements éventuels à l’intérieur de l’appartement visé d’une part et pour couvrir la progression de la colonne d’intervention d’autre part.

La situation ayant ainsi dégénéré et changé de nature (nous passions d’une opération d’interpellation matinale à une situation de forcené retranché), un changement de rythme était décidé afin de préserver la vie de l’ensemble des personnes impliquées dans cette opération."

Dans cette première phase, quatre hommes du Raid sont blessés (NDLR).

II. La phase de négociation

"[...] La stratégie de négociation arrêtée d’un commun accord avec les autorités administratives et judiciaires consistait à le conduire à prendre conscience qu’il n’avait pas d’autre issue que celle de se rendre au service interpellateur, étant entendu que sa réaction violente à l’égard des forces de police n’avait eu aucune conséquence dramatique quant à présent. Dans la première phase de cette négociation, nous avons cherché à établir un lien de confiance en lui permettant notamment de ventiler ses émotions et de s’expliquer sur les circonstances qui l’ont conduit à réagir de cette manière à notre arrivée.

Durant toute la négociation, Mohamed Merah faisait preuve, en apparence, de bonne volonté. Celle-ci se manifestait de plusieurs manières. Il acceptait par exemple de nous remettre l’une de ses armes (pistolet semi-automatique) en la jetant par la fenêtre vers 7 h 15 le mercredi 21 mars 2012. Il acceptait encore de nous désigner un véhicule de location stationné à l’arrière du bâtiment et à l’intérieur duquel il avait entreposé des armes. Toutes ces manifestations permettaient au service enquêteur de rassembler des éléments de preuve susceptibles de confirmer son implication dans les faits de l’espèce.

Ces déclarations étaient, en tout état de cause, de nature à nous laisser raisonnablement penser qu’il était dans les meilleures dispositions pour accepter le protocole de reddition. Elles nous incitaient à prolonger cette phase autant que nécessaire, de manière à ne pas compromettre l’issue de cette opération, l’objectif poursuivi étant de l’interpeller sans incident et de le mettre à disposition du service enquêteur.

Satisfaction

Mohamed Merah déclarait d’emblée être l’auteur des assassinats ayant défrayé la chronique ces derniers jours dans la région de Montauban (82) et de Toulouse (31). Il revendiquait son action en faisant valoir son appartenance à la mouvance djihadiste internationale et plus particulièrement à la nébuleuse al-Qaida. [...]

Mohamed Merah déclarait vouloir tuer des militaires et des policiers français à raison de l’engagement militaire et diplomatique de la France au côté des forces de la coalition dans la lutte contre le terrorisme en général et al-Qaida en particulier. Le fait que les premières victimes soient de confession musulmane n’entamait en rien sa satisfaction et sa conviction d’avoir bien agi. Il estimait en effet que les musulmans engagés dans l’armée française devaient être considérés, selon ses critères, comme des "traîtres" à la cause qu’il défendait.

Dans le cadre des négociations, Mohamed Merah s’engageait formellement à se constituer prisonnier à l’issue de la journée du mercredi 21 mars 2012. [...] Il expliquait néanmoins vouloir un peu de temps pour se préparer à ce moment, indiquant que la perspective d’être condamné par la suite à la réclusion criminelle à perpétuité n’était pas simple à admettre à son âge. Nous convenions du protocole de reddition qui devait être mis en oeuvre au plus tard le mercredi 21 mars 2012 à 23 heures.
Pendant toute la phase de négociation, les policiers des groupes d’intervention du Raid se préparaient à la mise en oeuvre d’une intervention planifiée (cf. infra), afin de parer à toute éventualité. [...]

Un combat à mort avec les forces de l’ordre

Le mercredi 21 mars 2012 à 22 h 45, Mohamed Merah déclarait finalement ne pas vouloir se constituer prisonnier contrairement à ses engagements pourtant réitérés à plusieurs reprises. Il admettait même ne jamais l’avoir réellement envisagé, expliquant en fait qu’il nous avait délibérément menti sur ses intentions réelles afin de gagner du temps. Il déclarait avoir mis à profit tout ce temps pour se reposer et se préparer à notre intervention.

Mohamed Merah déclarait froidement vouloir mourir "les armes à la main" et que son destin était entre les mains d’Allah. Il déclarait être bien au fait des techniques habituellement mises en oeuvre par les unités d’intervention comme le Raid et qu’il s’y était préparé. Il indiquait qu’il était lourdement armé et qu’il essaierait de faire un maximum de victimes dans nos rangs. Il précisait notamment qu’il était détenteur d’un fusil d’assaut de type Kalashnikov AK 47. Il ajoutait d’ailleurs qu’il regrettait de ne pas avoir tué ou blessé davantage de policiers du Raid lors de notre arrivée.

Durant toute la phase de négociation, Mohamed Merah tenait un discours réfléchi, rationnel et cohérent. Il assumait son attachement à l’islam radical, citant régulièrement des versets du Coran ou encore certains propos imputés à Ayman al-Zawahiri, le chef du réseau terroriste al-Qaida, tels que : "J’aime la mort autant que vous aimez la vie."

Mohamed Merah revendiquait ses actions avec force détails sans manifester le moindre remords. Il ne dissimulait nullement ses intentions homicides à l’égard des forces de sécurité (militaires et policiers), sans pour autant utiliser l’invective ou l’injure.

Informées par nos soins régulièrement de l’état d’avancement des négociations en cours, les autorités administratives et judiciaires ne pouvaient que constater la situation de blocage et notre impuissance à raisonner le mis en cause, qui avait manifestement décidé depuis le début de livrer un combat à mort avec les forces de l’ordre. [...]

III. L’intervention planifiée du jeudi 22 mars 2012 à 10 h 30

Il convient de préciser que l’ensemble des opérations menées par le Raid ont été validées au préalable par les autorités administratives et judiciaires compétentes.
Considérant le fait que le mis en cause avait mis à profit la journée du mercredi 21 mars 2012 pour reprendre des forces, nous décidions de nous organiser pour l’empêcher de se reposer. [...]
Alors même que Mohamed Merah nous avait notifié verbalement son intention d’opposer une résistance farouche et de mourir les armes à la main si nous tentions une quelconque manoeuvre destinée à le déloger, les policiers du Raid étaient tous sensibilisés, par l’intermédiaire de leur chef d’équipe, afin de conserver à l’esprit l’impérieuse nécessité de l’interpeller. La consigne leur était donnée de retarder autant que possible l’usage des armes létales en direction du mis en cause et d’interpréter avec la plus stricte rigueur les conditions de la légitime défense.

Les policiers emploient des grenades "flash bang" pour empêcher Merah de dormir et installent des perches vidéo pour le localiser dans l’appartement (NDLR).

Il convient de préciser à ce stade que l’ensemble des policiers devant intervenir à l’intérieur des lieux étaient munis de leur masque à gaz dans la mesure où il était prévu de saturer l’espace de gaz lacrymogène afin de contraindre le mis en cause à sortir de son lieu de retrait, vraisemblablement la salle de bain. Cette manoeuvre était retardée dans la mesure où le reste de l’appartement, vide de tout occupant (cf. la couverture vidéo), était ouvert au quatre vent [sic]. Le résultat escompté n’aurait pas été atteint et aurait eu pour effet de gêner la progression des policiers du Raid.

Vers 11 h 30, le groupe d’intervention placé au niveau de la porte, qui réalisait une brèche à l’aide d’une perche métallique dans le mur des WC attenant à la salle de bain, annonçait contre toute attente une nouvelle agression armée dans leur [sic] direction. Malgré cela, instruction était donnée de ne pas riposter et de lancer des grenades offensives afin de déstabiliser le mis en cause et de s’assurer de sa personne. [...]

Une action de feu destinée à le neutraliser

Mohamed Merah s’engageait alors dans une action désespérée d’une rare violence destinée apparemment à tuer un maximum de policiers engagés sur l’opération.

Le mis en cause se découvrait en quittant sa pièce de repli (la salle de bain) et faisait feu sans discontinuer pendant de longues minutes en direction des policiers positionnés sur le balcon et en direction des tireurs d’élite. L’un des tireurs d’élite tentait même de neutraliser le mis en cause en lui tirant au niveau du poignet gauche. Cette action de tir réussie, si elle affaiblissait vraisemblablement le mis en cause, ne le stoppait pas.

Le mis en cause se rapprochait des fenêtres et faisait feu dans la direction des policiers repliés derrière le mûr porteur situé entre les fenêtres 1 et 2. L’un des policiers du Raid pris sous le feu et positionné sur le balcon tentait de se dégager. Lors de cette manoeuvre, il subissait l’onde de choc d’un tir qui frôlait son casque et qui lui faisait perdre l’équilibre. Un deuxième projectile lui effleurait le cou au niveau de la carotide. Il chutait finalement du balcon avant d’être pris en charge par d’autres policiers du Raid positionnés à l’aplomb des fenêtres.

Mohamed Merah s’acharnait sur les deux autres policiers encore présents sur le balcon avant d’être repoussé par les tirs de riposte des tireurs d’élite. Loin de renoncer à sa folie meurtrière, Mohamed Merah [...] procédait à un tir dit "à la palestinienne", dirigeant son bras armé en direction des policiers situés en contrebas et tirant aveuglément dans leur direction sans s’exposer outre mesure. L’un des policiers du Raid était alors blessé par balle au niveau du pied.

Considérant l’impossibilité matérielle pour certains policiers du Raid ainsi positionnés sous les fenêtres de s’extraire et de se replier, les tireurs d’élite devaient se résoudre à faire une action de feu destinée à le neutraliser. Mohamed Merah recevait plusieurs impacts le déséquilibrant. Il tombait au sol par la fenêtre, inanimé. [...]

Malgré les efforts déployés, en retardant au plus loin ses actions légitimes de riposte proportionnée qui auraient permis de mettre un terme plus tôt aux tirs dont nous étions l’objet et de préserver l’intégrité de ses personnels, en s’interdisant l’utilisation de certaines techniques et de certaines armes alors même que les circonstances l’auraient justifiée, le Raid n’est pas parvenu à interpeller Mohamed Merah et à le maintenir en vie contre son gré."

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-merah-le-rapport-du-patron-du-raid-24-05-2012-1464961_23.php

Des poursuites contre la policière auteur d’un livre à charge sur sa fonction

Sihem Souid, fonctionnaire de la police aux frontières et auteure du livre «Omerta dans la police», sera jugée en appel début 2013.

La cour d’appel de Paris a décidé jeudi que Sihem Souid, une ex-fonctionnaire de la police aux frontières très critique envers la police, serait finalement jugée début 2013 pour violation du secret professionnel, tout en reconnaissant la nullité de sa garde à vue.

Sihem Souid s’est fait connaître du grand public après avoir publié un «Omerta dans la police» aux éditions du Cherche-Midi, où elle dénonçait le climat de racisme et d’homophobie régnant selon elle à la police aux frontières (PAF) d’Orly.

Soupçonnée d’avoir transmis à un journaliste des informations confidentielles sur des dispositifs de sécurité aéroportuaire, Sihem Souid avait été «sommée» en juin 2009 de se rendre à l’Inspection générale des services (IGS) par sa supérieure hiérarchique.

Des poursuites avaient été engagées à son encontre pour violation du secret professionnel.

«Harcèlement discriminatoire»

Mais le 18 mars 2011, le tribunal correctionnel de Créteil avait jugé irrégulières les conditions de la garde à vue de Mme Souid. Dans la foulée, il avait annulé l’intégralité de la procédure et estimé qu’il n’était pas «valablement saisi».

Jeudi, la cour d’appel de Paris a confirmé la nullité de la garde à vue, mais a considéré qu’elle était «valablement saisie par l’ensemble des autres actes de l’enquête et la citation».

Par conséquent, elle a fixé le procès de l’ancienne adjointe de sécurité au 17 janvier 2013.

Les plaintes de cette jeune femme de 30 ans et de cinq de ses anciens collègues ont conduit à la désignation fin 2010 d’un juge d’instruction chargé d’enquêter sur des faits de «harcèlement discriminatoire» dans cette unité de police en pointe dans le contrôle de l’immigration.

Mme Souid est aujourd’hui en poste à la préfecture de police de Paris.

Plusieurs de ses anciens soutiens dans cette affaire l’accusent désormais de mensonge. Elle a de son côté porté plainte contre eux pour diffamation, injures et harcèlement.

(AFP)

http://www.liberation.fr/societe/2012/05/24/des-poursuites-contre-la-policiere-auteur-d-un-livre-a-charge-sur-sa-fonction_821143

Gard: Un forcené est retranché dans un appartement

Soupçonné d’avoir tiré un coup de feu ce jeudi matin, il refuse de se rendre. Des négociateurs sont sur place…

L’homme, âgé de 21 ans, s’est enfermé dans son appartement de Bernis (Gard), et refuse de céder, rapporte cet après-midi le site du Midi Libre.

Il aurait tiré un coup de feu en matinée, l’hypothèse d’une victime n’est pas évoquée. Une violente altercation serait à l’origine de son geste, au retour de la feria de Nîmes.

Ce sont ses proches qui ont prévenu les gendarmes. Deux négociateurs sont actuellement en pourparlers avec lui, et en lien avec un membre du GIGN à Paris.

http://www.midilibre.fr/2012/05/24/enferme-dans-son-appartement-un-forcene-refuse-de-se-rendre,506143.php

VIDEO. Etats-Unis : il enferme un bébé dans une lave-linge, elle se met en marche

La (mauvaise) blague aurait pu tourner un drame. En enfermant un bébé dans un lave-linge pour s’amuser, un Américain s’est offert une belle frayeur quand la machine s’est déclenchée. L’incident, dont le bambin est sorti indemne, fait depuis les délices des internautes, la vidéo ayant été vue plusieurs centaines de milliers de fois sur Internet.

Le 11 mai, dans une laverie de Camden, dans le New Jersey, cet homme a l’étrange idée de glisser un jeune bébé dans une machine à laver, apparemment pour s’amuser, sous les yeux de la femme avec qui il était en pleine corvée de linge. Certains médias américains évoquent les parents de l’enfant, d’autres sa babysitter et son petit ami.

Mais le jeu a mal tourné quand la porte de la machine s’est bloquée et que le cycle s’est déclenché, avec le bambin à l’intérieur. La panique a aussitôt gagné les deux adultes, qui se sont jetés sur la porte mais n’ont pu l’ouvrir. C’est finalement un employé qui a sauvé l’enfant en débranchant la machine, après plus d’une minute d’hystérie.

Un acte peut-être idiot mais pas condamnable

Que risque l’imprudent ? «Ce n’était pas un choix intelligent de mettre le bébé dans le lave-linge, mais ce n’était pas un crime», a dit un porte-parole du bureau du procureur, Jason Laughlin, cité par plusieurs médias. «Nous ne pensons pas qu’il y ait eu intention criminelle. C’était plutôt un accident», a-t-il ajouté, précisant que les adultes ne devraient pas être poursuivis.

Le petit garçon, âgé d’un an, est sorti à peu près indemne de cette aventure loufoque, atteint «de blessures mineures», selon Jason Laughlin. «Je pense à mettre un panneau (pour interdire ce genre de comportement). C’est ridicule mais ça me protègerait», a confié la propriétaire de la laverie Laurie Chhour à une chaîne de télévision locale.

En France, en Seine-et-Marne, Bastien, un enfant de 3 ans, est mort en novembre dernier après avoir été placé dans un lave-linge mis en marche pour le punir d’une innocente bêtise.

VIDEO. La mauvaise blague d’un Américain.

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http://www.leparisien.fr/faits-divers/video-etats-unis-il-enferme-un-bebe-dans-une-lave-linge-elle-se-met-en-marche-24-05-2012-2014881.php

Etats-Unis : un homme arrêté 33 ans après la disparition d’un enfant à New York

Un homme a été arrêté après s’être incriminé dans la disparition mystérieuse il y a 33 ans d’un petit garçon de 6 ans à Manhattan, un fait divers qui avait traumatisé l’Amérique, a indiqué jeudi le chef de la police de New York.

"Un individu actuellement en garde à vue a fait des déclarations aux enquêteurs de la police de New York et s’est dit impliqué dans la disparition et la mort d’Etan Patz", le 25 mai 1979 sur le chemin de l’école, a précisé le chef de la police Ray Kelly dans un communiqué.

Il a précisé que d’autres détails devraient être donnés plus tard dans la journée.

Selon le New York Post, le suspect a été arrêté mardi à Camden, dans le New Jersey voisin. Il travaillait à l’époque dans un bar proche du domicile de l’enfant, et l’aurait attiré avec des bonbons.

Pour des raisons non précisées, il l’aurait poignardé, aurait coupé son corps en morceaux avant de le mettre dans des sacs-poubelle, selon le quotidien citant une source policière.

L’homme, qui aurait avoué à des proches avoir tué un enfant, mais sans jamais en préciser l’identité, était apparemment dans le radar de la police depuis des années.

Etan Patz avait disparu dans son quartier de SoHo, dans le sud de Manhattan, alors que pour la première fois ses parents l’avaient autorisé à se rendre seul à l’arrêt de bus scolaire, dans la rue voisine.

Le mois dernier, la police et le FBI avaient pendant plusieurs jours creusé une cave de la rue, à une cinquantaine de mètres de l’appartement où habitent toujours les parents.

Armés de marteaux-piqueurs, des dizaines d’enquêteurs avaient cassé la dalle de béton de la cave de 4 mètres sur 18, pour atteindre la terre en dessous et la base des murs, avant d’emporter des débris pour examens. Ils n’avaient apparemment rien trouvé.

Cette cave était à l’époque utilisée par un homme à tout faire, Othniel Miller, qui connaissait l’enfant.

Jose Antonio Ramos, un ami de l’ancienne baby-sitter d’Etan, a également été soupçonné de sa disparition, mais cet homme, actuellement emprisonné pour une autre agression sur un enfant, n’a jamais été inculpé.

La disparition du petit garçon au joli sourire, dont la photo avait été placardée sur toutes les briques de lait pour essayer de faire avancer l’enquête, avait traumatisé l’Amérique.

Des millions de parents avaient alors interdit à leurs enfants de marcher seuls jusqu’à l’arrêt de bus scolaire ou de jouer dehors.

Le président de l’époque, Ronald Reagan, avait ensuite fait du 25 mai la journée nationale des enfants disparus.

Rien n’a jamais permis jusqu’à présent d’établir ce qu’il était devenu.

Le petit garçon a été déclaré mort en juin 2001 par un tribunal de Manhattan, mais l’enquête a été relancée il y a deux ans par le procureur Cyrus Vance, qui a respecté une promesse faite aux parents d’Etan pendant sa campagne électorale.

Certains habitants du quartier de SoHo n’ont jamais oublié le drame, et étaient encore venus le mois dernier déposer des fleurs sur les barrières fermant la rue lors des travaux d’excavation.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/24/1361236-etats-unis-un-homme-arrete-33-ans-apres-la-disparition-d-un-enfant.html#xtor=RSS-6

Marseille. Arrêtés après une expédition punitive contre un racketteur

Le pire lui a immédiatement sauté au visage. Deux hommes, grands et costauds, soulevant à bout de bras un adolescent, presque encore un enfant, pour le balancer sans précaution dans le coffre de leur voiture. Voilà ce qu’a vécu un témoin. Un rapt, pensait-il, qu’il allait dénoncer à la police au plus vite. Les forces de police les plus proches, conscientes d’avoir affaire à un événement grave, n’ont pas tardé pas à localiser le véhicule, grâce au signalement qui leur a été fourni. Et lorsque les trois suspects sont arrêtés, puis interrogés, les enquêteurs se rendent compte qu’ils ne font pas face à de dangereux pédophiles.

Après avoir libéré la victime, choquée, mais qui n’a pas souffert d’autres violences, les suspects ont livré les raisons de leurs actes : Ils auraient agi en représailles. Celui qu’ils venaient d’enlever rackettait leur neveu de 13 ans. Les deux collégiens se croisaient au collège. Depuis plusieurs jours, l’enfant se comportait de façon bizarre, refusant à plusieurs reprises de se rendre dans l’établissement. Après l’avoir questionné plus longuement, ses oncles ont fini par comprendre : leur neveu a avoué qu’il était victime de racket.

Un garçon à peine plus vieux que lui l’avait forcé à lui remettre de l’argent, à plusieurs reprises. Mais le racketteur était allé plus loin. Sans doute en se montrant plus menaçant que précédemment, il avait fini par obtenir les bijoux de la mère. L’outrage de trop pour les oncles, âgés d’une trentaine d’années. Ils ont décidé de mettre en place une expédition punitive contre le garçon.

Une idée qui s’est soldée par leur placement en garde à vue, puis une mise en examen pour séquestration, un délit qui peu leur valoir une lourde peine de prison. Passé le choc et l’émotion, la victime a néanmoins été elle aussi rattrapée par la justice.

Après avoir été entendu par les enquêteurs pour le dossier concernant l’enlèvement, l’adolescent a dû répondre aux questions des policiers concernant le racket. Poursuivi pour ces faits, il sera jugé très prochainement.

La Provence

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/arretes-apres-une-expedition-punitive-contre-un-racketteur

Les élèves Officiers ont le blues

Comme à chaque fois qu’elle s’ouvre au grand public, l’Ecole nationale supérieure des officiers de police (Ensop) de Cannes-Ecluse a fait le plein, samedi, pour sa journée portes ouvertes. De quoi donner un peu de baume au cœur à des forces de l’ordre persuadées du divorce avec la population et, pour une partie d’entre elles, engagées dans un mouvement de protestation contre une justice jugée « trop laxiste » avec les délinquants et « trop tâtillonne » avec les fonctionnaires de police. Car le blues des hommes en bleu touche aussi la prestigieuse école d’officiers.

Inquiets de leur mauvaise image auprès du public

« C’est un métier qui devient de plus en plus dur, estime la commissaire principale Claudie Ferchot, directrice de la formation à l’Ensop. Le sentiment d’être systématiquement mis en cause se développe et il y a un moment où ça peut peser. » La polémique qui entoure la mise en examen d’un fonctionnaire de police après qu’il a abattu le 21 avril dernier Amine Bentounsi, un caïd de Meaux, à Noisy-le-Sec (93), est dans toutes les têtes.

Dans cette école qui accueille deux promotions de 70 aspirants officiers, « ce qui se passe dans la police nous touche forcément, reprend Claudie Ferchot. Ne serait-ce que parce que la moitié de nos élèves arrivent ici par voie interne, après avoir connu le terrain pendant de nombreuses années. » S’il n’y a pas de crise des candidatures, l’officier note toutefois qu’« on voit de plus en plus de policiers changer de métier après quelques années de service ».

Outre ses élèves français, l’Ensop accueille aussi des auditeurs étrangers tout au long de ses formations, qui apportent un autre regard sur la police française. « Nos homologues allemands ou polonais sont ahuris de voir l’image qu’on a auprès de la population, reprend Claudie Ferchot. Chez eux, le regard qu’on porte sur eux est très différent, alors même que leurs méthodes sont plus musclées que les nôtres. »

C’est entre autres pour changer l’image des policiers que l’Ensop organise ses journées portes ouvertes. Et au stand de tir de l’école, la file d’attente des curieux est bien garnie. Dans la queue, Patrick pense que « c’est très français de critiquer, notamment la police. Le flic, on lui crache dessus mais dès qu’on a besoin de lui, on l’appelle et on se désole qu’il ne soit pas là plus vite ». Et comme pour répondre à la polémique récente, les agents instructeurs ont insisté, au cours de leur démonstration de tir, sur la notion de légitime défense. « Vous avez vu, les cibles qui se retournent sont toutes armées, souligne un officier. Mais on fait aussi des exercices avec des cibles qui tiennent un bouquet de fleur. Et là, l’élève n’a pas intérêt de tirer… »

Source:Le Parisien.fr

(merci à "DAN92" du Forum Police & Réalités)

Narbonne, un handicapé souffre-douleur d’individus depuis des années, criblé de plombs

Fluet, visiblement fragile, Gérard Assemat est encore tout ému.

Il vient de rentrer à Sallèles, de l’hôpital de Perpignan où les médecins ont renoncé à retirer les plombs de son visage et de son crâne, tant l’émotion était vive chez cet homme de 58 ans. Des plombs bien visibles sur sa joue ou mieux cachés, derrière l’oreille, sous les cheveux. Fruits d’une agression dont il a été victime mardi en début de soirée.

Il était presque 19 heures. Gérard Assemat rentrait chez lui dans son fauteuil roulant électrifié. Il venait de tourner dans la rue de Grenache où il partage une villa avec sa mère, tutrice officielle. De l’autre côté de la route, Estelle Solé, la boulangère de la Grand-Rue, sa voisine, promène son chien.

"On m’a tiré dessus"

Quand déboule une voiture, un cabriolet 106 – "au coffre rouge, mais pas comme le reste de la voiture", se souvient le Sallèlois – qui commence par raser la boulangère avant de se diriger vers le quinquagénaire. Estelle Solé ne voit pas vraiment ce qui se passe.

Quelques instants plus tard, pourtant, elle remarque que son voisin lui fait signe. Elle répond à ce qu’elle croit être un salut avant de se rendre compte qu’il zigzague, dans un état d’énervement anormal, vers elle.

Elle s’aperçoit alors qu’il a le visage en sang

"On m’a tiré dessus", lui explique alors Gérard Assemat. Elle prévient aussitôt les secours qui prennent en charge le malheureux. Hier, l’un et l’autre étaient encore sous le coup de l’émotion. Dans sa grande maison, entouré par son frère et sa mère, Gérard Assemat en tremblait encore, sur son siège : "Ils sont arrivés derrière moi, j’ai senti la voiture m’effleurer et j’ai vu le canon d’une arme tournée vers moi".

Ce n’est malheureusement pas la première fois que le quinquagénaire est la cible d’agressions diverses. Depuis quelques années, et alors que sa santé était alors moins défaillante, on lui avait déjà arraché une sacoche. Quelque temps plus tard, des individus l’avaient bousculé pour lui voler sa bicyclette, retrouvée cisaillée, un peu plus loin.

Ses agresseurs en fuite

Bien sûr, les tireurs et leur voiture se sont évanouis à travers les rues du village sans laisser de trace. L’enquête de la gendarmerie ne fait donc que commencer. La brigade des recherches, aidée par les techniciens carcassonnais a entendu, hier, l’unique témoin des faits.

http://www.midilibre.fr/2012/05/23/un-sallelois-crible-de-plombs-en-pleine-rue,505689.php

(merci à "duralexsedlex" du Forum Police & Réalités)

Dordogne : un père poursuivi pour une gifle au violeur de sa fille

Les faits remontent à juillet 2010. Un couple du Sarladais vient d’apprendre que la dernière de leurs quatre enfants, une fillette de 4 ans, a été victime d’un viol. L’auteur est le fils de leurs amis, qui viennent chaque été en Dordogne. Il n’a pas 13 ans. Son jeune âge lui évitera un procès aux assises, il passera devant le juge des enfants de Nice (où il réside). Les parents ne savent pas alors que le garçon ne risque guère plus qu’une sanction éducative avec suivi socio-judiciaire.

Le viol devrait être jugé à l’automne. Mais hier, les parents de la fillette étaient poursuivis. Leur avocate, Me Pascale Lascaray, ne cachait pas sa colère de les voir répondre, devant le tribunal de Bergerac, de violences envers l’adolescent. Elles ont été commises en présence de son père, qui n’a pas estimé devoir s’interposer. Mais la mère a porté plainte pour un œil au beurre noir !

Un délit en réponse au crime

L’écoute attentive de la magistrate qui présidait l’audience a néanmoins permis de replacer les différents faits, le crime de l’adolescent et le délit des parents, à leur juste place. « Votre colère était légitime, mais on ne peut pas accepter la justice privée. Une engueulade, oui, des coups, non », expliquait le vice-procureur, en demandant une sanction symbolique de 300 euros avec sursis. « Il méritait une trempe ! Et la réaction de mes clients a été très retenue par rapport au viol, totalement reconnu par son auteur. Le père de l’enfant a tendu son poing en disant "si tu étais un homme, je te casserais la gueule". Mais il n’a pas frappé», plaidait Me Lascaray en demandant la dispense de peine.

Le tribunal a tranché pour une peine de 200 euros avec sursis.

http://www.sudouest.fr/2012/05/24/un-pere-poursuivi-pour-une-gifle-au-violeur-de-sa-fille-723251-4697.php

(merci à "duralexsedlex" du Forum Police & Réalités)

Affrontements entre police et jeunes à Massy mercredi soir

Des affrontements ont eu lieu mercredi soir entre les forces de l’ordre et des jeunes, dans le quartier des Grands Ensembles à Massy (Essonne), après la mort d’un jeune homme qui roulait sans casque à bord d’une moto volée, a indiqué une source proche de l’enquête. Selon cette source, des affrontements ont eu lieu entre les forces de l’ordre et quelques dizaines de jeunes, entre 23h00 et minuit, sans faire de blessés. Il n’y a pas eu d’interpellations.

Cette source a fait état de fausses rumeurs mettant en cause la police après la mort d’un jeune homme de 24 ans, originaire d’Antony (Hauts-de-Seine), dans la nuit de mardi à mercredi, alors qu’il circulait sans casque à bord d’une moto qu’il venait de dérober. Un autre jeune homme, âgé de 19 ans, originaire de Massy, et qui se trouvait avec lui sur la moto, a été grièvement blessé, et son pronostic vital est engagé.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/affrontements-entre-police-et-jeunes-a-massy-mercredi-soir-7271531.html

Reims. Agressés en famille par une trentaine d’individus

Pour une simple remontrance, cinq membres d’une même famille ont été agressés par une trentaine de jeunes. Les victimes cherchaient une pharmacie de garde quand les faits se sont produits.

ILS cherchaient une pharmacie de garde, ils ont fini aux urgences. Cinq membres d’une même famille se souviendront longtemps de leur passage au quartier Croix-Rouge à Reims, où une trentaine d’individus leur sont tombés dessus à la suite d’une simple remontrance en voiture. « Alors que je me dirigeais vers le parking, cinq jeunes ont traversé la route devant moi n’importe comment. J’ai dû m’arrêter. Machinalement, j’en ai regardé un. Il m’a défié du regard et m’a dit : « Nique ta mère ! » Je suis quelqu’un de droit, d’honnête. Je n’accepte pas qu’on puisse insulter les gens comme ça. Arrivé sur le parking, je suis descendu et j’ai demandé à ce jeune pourquoi il m’avait insulté. Et alors là, en quelques secondes, le groupe des cinq s’est retrouvé à une trentaine. Des copains sont arrivés de partout. Un jeune a collé sa tête contre moi en hurlant. Je l’ai repoussé. J’ai commencé à me prendre des coups dans tous les sens. J’en ai vu avec des bâtons, d’autres avec des ceintures. Mon beau-père est descendu pour s’interposer. Lui aussi a été frappé. Nous étions encerclés. »

Les violences n’ont même pas épargné la jeune femme enceinte, frappée au ventre d’un coup de ceinture puis poussée à terre. Pendant ce temps-là, un quatrième individu s’est engouffré dans la voiture pour voler le sac à main de la jeune femme.

Bilan : 70 € disparus avec le sac ; blessures au bras, à la tête, au dos et aux jambes pour le concubin (deux jours d’incapacité totale de travail) ; douleurs aux jambes pour la concubine ; crise d’angoisse de sa sœur enceinte prise de contractions juste après l’agression. « Le travail a démarré dès notre arrivée à l’hôpital. Elle a été admise à la maternité où elle a accouché le lendemain midi. Heureusement, il n’y a pas de séquelles. Le bébé se porte bien. » Plainte a été déposée.

L’Union

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/agresses-en-famille-par-une-trentaine-dindividus

La Ciotat (13). Dans un foyer Adoma, il tue son voisin de chambre à coups de pieds et de poings

Pour un différend a priori futile, il s’est battu avec un autre homme, dans le couloir de la résidence Adoma. Les sapeurs-pompiers n’ont rien pu faire pour ranimer la victime, âgée de 57 ans.

Le suspect a été interpellé sur place par la police. Lors de sa garde à vue, il a d’abord confirmé être suivi pour des troubles psychiatriques, notamment liés à des crises de schizophrénie. Il a aussi expliqué avoir « bu trois pastis dans un bar » avant les violences, mais il ne se trouvait manifestement pas en état d’ébriété quand la rixe s’est déclarée. Il n’a d’ailleurs pas été placé en dégrisement avant sa garde à vue.

Selon la direction de l’établissement, la victime habitait le foyer depuis quatre ans. L’agresseur, lui, depuis environ deux ans. Ils logeaient dans deux chambres proches, et se croisaient souvent, car ils partageaient, comme tous les résidents, la cuisine, les douches et les sanitaires. Le plus jeune homme avait fait déjà l’objet d’une réclamation, selon le directeur, car il écoutait la musique trop fort. « Il était un peu bruyant » confirmait-il hier matin.

La Provence

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/la-ciotat-il-tue-son-voisin-de-chambre-a-coups-de-pieds-et-de-poings

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