Narbonne (11) : sinistre « tournante » : 7 jeunes accusés de l’avoir violée toute une nuit

Une jeune femme fragile psychologiquement, violée à plusieurs reprises à son domicile en pleine nuit, sept suspects mis en examen : c’est une affaire particulièrement sordide qui fait l’objet d’une enquête criminelle au commissariat.

Les faits remontent à la nuit du 30 au 31 mars dernier. Sept jeunes hommes, dont deux mineurs, passent la soirée chez l’un d’eux. L’alcool coule à flot. On fait la fête. Finalement, l’un d’eux propose d’aller voir une de ses connaissances, âgée de 31 ans, dont les difficultés sont suffisamment lourdes – et connues – pour qu’elle soit placée sous curatelle renforcée.

Les individus éméchés se présentent à la porte d’une petite maison de la rue Boissy-d’Anglas, située tout près de la place Élie-Sermet. Ils frappent à la porte.

La jeune femme qui vit seule et ne se méfie pas, les fait entrer…

La malheureuse vit alors un véritable cauchemar qui durera une bonne partie de la nuit : forcée à subir les assauts de plusieurs hommes brutaux, humiliée et frappée lorsqu’elle protestait. Son appartement a été dévasté. Les meubles renversés. Et, avant de partir, certains de ses agresseurs ont emporté des objets lui appartenant.

Une fois seule, elle a trouvé refuge chez un voisin qui l’a rassurée, puis transportée à l’hôpital où une ITT de trois jours a été prescrite, et au commissariat pour déposer plainte.

Mais la jeune femme, dont le corps porte des traces de coups, est traumatisée par cette terrible soirée. Elle tient des propos confus. D’ailleurs, elle a dû être hospitalisée pendant plusieurs jours, avant de pouvoir être entendue.

Midi Libre

http://www.midilibre.fr/2012/06/30/une-femme-fragile-victime-d-une-tournante,525950.php

Béziers. Colère après l’arrestation d’un mineur de 15 ans : « Il a été frappé comme un chien »

« On accepte que nos jeunes soient arrêtés, ce ne sont pas des saints, mais il y a des façons de le faire et ce qui s’est passé hier est inadmissible » : une demi-douzaine de mamans criaient leur révolte, devant une barricade de fortune faite de poubelles, à la suite de l’interpellation d’un mineur de 15 ans qui a dégénéré.

Il est environ 21 h 30, jeudi soir. La BAC arrive sur place pour enquêter sur un vol de deux-roues. Il fait encore très chaud, les gamins et les parents prennent l’air au pied des immeubles. Les policiers interpellent un mineur de 15 ans, bien connu de leurs services, et deux autres jeunes. Un attroupement se forme. Des renforts sont appelés. « Tout se passait calmement, jusqu’à l’arrivée des policiers en uniforme, témoigne Sabrina. Ils ont arrêté deux garçons, on n’a rien dit mais ils s’en sont pris ensuite au fils de Fatima. Tout le monde sait qu’il est malade, qu’il souffre d’hydrocéphalie, a un tuyau dans la tête et que le moindre coup peut lui être fatal. » Alertés par les cris des jeunes, les adultes s’approchent. « On a vu ce gamin de 15 ans poussé dans une voiture, il hurlait que ses menottes lui faisaient mal, il a commencé à se débattre, les policiers le brutalisaient lui coinçaient la tête entre les fauteuils » continuent les mamans.

Selon elles, les coups de matraque ont commencé à pleuvoir sur la petite foule formée autour des véhicules des forces de l’ordre. « J’ai arraché la matraque des mains d’un policier pour protéger mon petit-fils de 16 ans qui était à terre, j’ai même pris un coup » s’indigne Brigitte. Moise, 14 ans, s’approche, un œil au beurre noir : « J’ai reçu un coup-de-poing mais je ne porterai pas plainte, cela ne sert à rien. »

Fatima et Abdellah, les parents du garçon de 15 ans, reviennent du tribunal. Leur fils a été placé sous contrôle judiciaire et placé en centre éducatif fermé à Nîmes : « Le juge nous a dit que c’était pour éviter qu’il revienne faire le caïd dans le quartier. Mon fils avait le visage enflé, des griffures, mais le docteur qui l’a examiné n’a rien signalé. Je lui ai ramené ses médicaments, il est soigné pour hyperactivité. » Fatima n’a pas dormi de la nuit : « Je ne laisserai pas passer ça, il a été frappé comme un chien. »

Midi Libre

http://www.midilibre.fr/2012/06/30/arrestation-d-un-mineur-la-revolte-des-mamans,525935.php

Tarn : un homme s’accuse du meurtre de Patricia

L’homme qui s’est présenté samedi matin dans une brigade de gendarmerie du Tarn pour s’accuser du meurtre de Patricia Bouchon, une joggeuse tuée le 14 février 2011 à Bouloc (Haute-Garonne), a été placé en garde à vue dans l’après-midi, a-t-on appris de source proche de l’enquête. "Cet homme a donné des éléments qui demandent à être vérifiés avant de se prononcer sur son éventuelle implication" a-t-on indiqué de même source.

Cet homme est interrogé dans cette brigade proche de Castres (Tarn) par des membres de la section de recherches de gendarmerie de Toulouse, en présence d’un avocat commis d’office, conformément à la réforme de la garde à vue. En fin d’après-midi, les enquêteurs se refusaient à donner tout élément permettant d’identifier cet homme ou de dire s’ils faisaient un lien entre lui et la disparition de Patricia Bouchon.

Centaines d’audition

Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, avait eu les vertèbres cervicales et le crâne brisés sous les coups de son agresseur le 14 février 2011, alors qu’elle faisait son jogging matinal avant le lever du jour. Comme tous les matins, elle était sortie vers 4h30 sur les routes de campagne, avant d’aller travailler à Toulouse, où elle occupait un emploi de secrétaire dans un cabinet d’avocats. Malgré d’intenses recherches, son cadavre n’avait été retrouvé que six semaines plus tard, le 29 mars à Villematier, à dix kilomètres de chez elle, dans la direction du Tarn, dissimulé dans un conduit d’eau sous une petite route avec un gant en latex enfoncé dans la gorge.

Les enquêteurs ont exploré les pistes d’un rôdeur, celle d’une connaissance, jusqu’ici en vain, en dépit de centaines d’auditions et de plus d’une dizaine de gardes à vue.

Le Point

http://www.lepoint.fr/societe/tarn-un-homme-s-accuse-du-meurtre-de-patricia-30-06-2012-1479423_23.php

Un maire visé par une plainte après avoir « secoué » un ado

Une plainte pour violence aggravée a été déposée contre Jean-Pierre Parouty, 74 ans, maire d’Arronville depuis 2001, par le père d’un jeune de 15 ans que l’édile aurait surpris en pleine nuit dans la rue.

[...]

A Arronville,

un premier incident avait opposé vers minuit des jeunes du village à des habitants et des élus, dans la nuit de samedi à dimanche, après le vol de bouteilles de champagne et d’une enveloppe contenant de l’argent au foyer rural. Les gendarmes s’étaient déplacés pour ramener un peu de calme dans le village,

qui organisait le feu de la Saint-Jean.

C’est aux alentours de 3h30 du matin que l’incident s’est produit.
« Je débarrasse les tables. Un adjoint éteint les lumières, raconte Jean-Pierre Parouty. Je vois trois jeunes qui rôdent et je leur demande leurs noms… » Ils se montrent alors agressifs, selon lui.
« Ils me disent : On va te casser la gueule. Ils allaient s’enfuir quand j’ai attrapé l’un d’eux par le col de son vêtement. Je lui ai dit : j’en ai marre! Je l’ai secoué comme un enfant. En même temps, un autre assurait qu’il allait m’étriper, me faire ma fête. Il disait qu’il appelait ses potes en manipulant son portable. Dans la sente, sans lumière, je me suis senti menacé. » Le jour même, une plainte est déposée à son encontre à la gendarmerie par le père de l’adolescent.

Le maire encaisse mal le coup. « Je l’ai juste tenu comme ça, assure Jean-Pierre Parouty en mimant le geste. J’étais dans mon rôle. » L’élu reconnaît avoir « peut-être fait une erreur, c’est vrai. »

Alors il rappelle le contexte, celui d’une petite délinquance incessante et des actes d’incivilité à répétition qui minent selon lui la vie du village.

« Je n’arrête pas de porter plainte. L’après-midi avant les faits, on est venus m’avertir que des jeunes venaient de casser le lavoir, d’enlever des tuiles (NDLR : tagué et dégradé, il est en piteux état). Cela n’arrête pas. Auparavant, le petit pont de bois sur le Sausseron a été cassé, les abris de jardins sont cambriolés, les massifs de fleurs dévastés… Tout cela devient lourd. »

Le problème des jeunes n’est apparemment pas nouveau dans le village. Il y a un an, le conseil municipal évoquait l’absence de lieu pour qu’ils se retrouvent et évoquait des risques. « C’est peut-être le prix à payer pour que les jeunes se sentent bien dans notre village et ne s’opposent pas systématiquement à l’équipe municipale », avançait à l’époque un élu.

Pour le maire, le contexte d’une rivalité municipale n’est pas à exclure. Le père de l’adolescent, qui a porté plainte, est en effet élu d’opposition…

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/arronville-95810/un-maire-vise-par-une-plainte-apres-avoir-secoue-un-ado-29-06-2012-2070666.php

Parti en vacances, il abandonne ses enfants de 4 et 6 ans

Jeudi après-midi, les pompiers du Havre ont découvert deux enfants âgés de quatre et six ans, abandonnés dans leur maison depuis trois jours. Le père était parti en vacances avec la fille aînée, ne laissant aux deux autres qu’une boîte de céréales pour toute nourriture, indique RTL.

En état de malnutrition légère, les enfants ont été transportés à l’hôpital. Inquiète de ne pas avoir de nouvelles, leur mère avait donné l’alerte et a pu récupérer ses deux fils.

"J’ai vu les volets fermés. On aurait pu croire qu’ils étaient partis en vacances. Je n’ai pas entendu de cris, de bruits. On a rien entendu du tout. C’est un Monsieur avec qui on s’est toujours plus ou moins bien entendu", a témoigné une voisine au micro de RTL.

En vacances en Espagne, le père aurait laissé un message à sa femme pour la prévenir. Le couple serait en pleine séparation.

7/7.be

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/1462389/2012/06/29/Parti-en-vacances-il-abandonne-ses-enfants-de-4-et-6-ans.dhtml

Sans raison, l’automobiliste fait feu sur un cycliste

Depuis sa cuisine, l’homme se lève difficilement. Il boite bas. Le moindre mouvement le fait grimacer.

Demain, ça fera une semaine. Une semaine que Lilian Eymeric ne peut plus faire ce qu’il aime : son métier de sapeur-pompier professionnel à L’Isle-sur-la-Sorgue et du sport.

Une semaine qu’on lui a tiré dessus sans raison alors qu‘il était à vélo dans le Gard, route d’Avignon à Codolet. Une semaine que le projectile le fait horriblement souffrir. Lorsqu‘il bouge, la munition frotte l‘os de sa hanche gauche.

L’impact du coup de feu le projette sur le côté

C’était dimanche dernier vers 18 h 45. Parti d’Ardèche dans l’après-midi, le cycliste avale les kilomètres en position de triathlon.

Il roule en direction d’Avignon, pour rentrer chez lui à Saint-Saturnin-lès-Avignon, lorsqu’il est doublé par une voiture. « Elle m’a dépassé sans freiner. Celui qui était à l’arrière côté droit m‘a tiré dessus à bout portant ». Le projectile transperce le cuissard et pénètre la chair sur six à sept centimètres.

L’impact est tel qu’il le pousse à se déporter sur le côté. Il freine et s’immobilise sur un terre-plein. « Sur le coup, je n’ai pas compris ce qui se passait. Ca m’a brûlé. J’ai vu que j’avais un trou et que du sang coulait ».

La victime : « J’aurais pu être sec dans le fossé »

D’un simple geste, avec ses doigts, il montre un écart pas plus grand que deux centimètres. La largeur de l‘orifice d‘entrée de la munition. « Dans la position que j’avais et à l’allure où il est passé, il aurait pu me toucher n’importe où. J’aurais pu être sec dans le fossé ».

Bien conscient qu’il a frôlé la mort. Les mains frottent son visage. La balle l’a touché bien plus profondément. « Je n’arrête pas de rendre service. Et là, je suis victime d’un geste gratuit. J’ai l’impression qu’il n’y a plus de logique. Plus de respect ».

Pas de rapprochement avec les faits dans le Vaucluse

Remonter sur un vélo ? Pas tant que le plomb sera en lui. Il souffre trop. Mais après ? Il a un léger sourire crispé. « Je ne sais pas trop. C’est certain que ça va me faire bizarre… »

L’enquête est entre les mains de la brigade de recherches de la compagnie de Bagnols-sur-Cèze.

Et un de nos contacts d’indiquer : « C’est du plomb tiré avec une carabine ou un pistolet. Pour l’instant nous faisons du recoupage d’informations. Les investigations se poursuivent. Mais il n’y a pas de rapprochement avec les faits qui se sont produits dans le Vaucluse ».

Le Dauphiné.com

http://www.ledauphine.com/vaucluse/2012/06/29/sans-raison-l-automobiliste-fait-feu-sur-un-cycliste

Ce policier avait tué sa femme béarnaise : 25 ans de réclusion

Jeudi soir à 19 heures, au quatrième jour de son procès, d’un coup, Jacques Prévosto a fait chavirer la cour d’assises de l’Hérault. La journée avait été intense, pour cet homme accusé d’un crime qu’il niait depuis trois ans, contre toute évidence. Car personne n’arrivait à croire que son épouse Marie-Paule, née Monteiro, fille d’une famille portugaise de Mazères-Lezons, ait pu se suicider ce dimanche 5 juillet 2009, à Saint-Pargoire, un petit village proche de Pézenas. En s’étranglant elle-même, après s’être bourrée de somnifères, pendant que ses deux jeunes enfants jouaient dans le jardin.

Et personne ne pouvait comprendre que ce policier ait ensuite décidé, pour dissimuler le geste de son épouse, d’incendier son corps avec sa voiture, en bordure d’autoroute.

"Tu l’as brûlée ! Et après, tu dis à tes enfants que tu n’as rien fait ? Depuis trois ans, ma mère va tous les jours sur la tombe de Marie-Paule. Elle lui parle, elle se couche dessus" lui crie alors Élisabeth la soeur jumelle de Marie-Paule, qui a recueilli à Gelos, les deux jeunes enfants du couple, après le crime.

Après une suspension d’audience, Jacques Prévosto, qui entretenait au moment des faits une liaison avec une collègue, fonctionnaire de police elle aussi, bascule.

"J’ai entendu Élisabeth et les larmes. Pour la mémoire de Marie-Paule. Pour le pardon de mes enfants. Comme de toute façon vous le savez. Je suis coupable. Je n’en dirai pas plus, c’est au-dessus de mes forces."

L’audience s’arrête, dans une salle bouleversée, où se pressent des policiers, venus en mémoire de Marie-Paule, brigadier au bureau de police de Lattes, près de Montpellier.

Hier matin, Jacques Prévosto refuse d’en dire plus. De raconter, comme le presse le président, "comment est morte Marie-Paule".

"Je ne veux plus être responsable d’autres souffrances. Je suis responsable de la mort de la seule femme que j’ai vraiment aimée. J’ai déjà été au-delà de ce que je pouvais."

Puis, prostré dans son box, il ne relève plus la tête de la journée. Ni pendant les plaidoiries des avocats de la famille Monteiro, qui insistent : "Ses aveux tardifs n’excusent pas son geste terrible." Ni lorsque l’avocat général réclame 25 ans de réclusion criminelle à son égard. Simplement, à la fin de l’audience, il reprend la parole : "Je demande pardon, en espérant que ce soit un jour accepté."

Après deux heures de délibéré, le verdict tombe à 19 heures : 25 ans de réclusion. Jacques Prévosto ne devrait pas faire appel.

La République des Pyrénées

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/06/30/25-ans-de-reclusion-pour-le-mari-de-la-bearnaise,1089459.php

(merci à "Clarisse Joly")

Taubira veut développer la justice «réparatrice»

La ministre souhaite faire progresser l’idée de faire se rencontrer des victimes et des auteurs de délits et crimes. La correspondance des époux Chenu avec un assassin de leur fils ont souvent inspiré les promoteurs de la «justice réparatrice».

En marge du procès pénal, la rencontre entre l’auteur d’une infraction et sa victime peut s’avérer réparatrice. L’idée fait son chemin en France, en suivant l’exemple de la Belgique où des médiateurs facilitent ces rencontres en prison. Le débat s’est ouvert, jeudi à Bourg-en-Bresse, lors des XVII es assises de l’Institut national d’aide aux victimes (Inavem). La garde des Sceaux Christiane Taubira, attendue ce vendredi dira qu’elle souhaite déveopper ce sujet dans notre pays.

C’est une pratique importée du Canada, où elle est baptisée «justice restaurative». En Belgique également, des médiateurs facilitent les rencontres en prison entre les condamnés et les victimes.

Réparation, réinsertion…

Dans l’Hexagone, le concept n’avait jusqu’à présent pas fait beaucoup d’émules, bien qu’il soit défendu par une association spécialement crée par Stéphane Jacquot, élu UMP très investi sur ce sujet, et plusieurs magistrats de renom, comme Yves Charpenel.

Dans ce cadre, des parents ont entretenu une correspondance avec le meurtrier de leurs fils. Dans une première approche, des victimes ont rencontré des auteurs qui ne sont pas directement leurs agresseurs. Une façon de ne pas être mis immédiatement en présence de son bourreau. Mais de quelqu’un qui.. .s’en rapproche.

Une expérimentation avait été menée à partir de la mi-2010 à la maison d’arrêt de Poissy (Yvelines). Les rencontres avaient pour objectifs la réparation pour la victime, et la réinsertion pour le coupable.

Le Figaro racontait l’histoire d’un couple confronté à l’indicible, il y a quelques mois. Il s’agissait des époux Chenu, dont le drame a fait la une des médias -leur fils a été massacré par un groupe de jeunes néonazis homophobes-, ont été des pionniers le plus souvent incompris. «On ne peut pas dire que leur sort ne nous concerne pas. On n’y peut rien, ils sont rentrés dans notre vie, expliquent les époux Chenu en parlant des meurtriers. Quand nous pensons à François, notre fils, ils sont là…».

Par Laurence De Charette

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/29/01016-20120629ARTFIG00512-taubira-veut-developper-la-justice-reparatrice.php

(merci à "Francky Felix")

Guyane : les armes des soldats ne sont pas chargées

C’est un fait que la hiérarchie militaire se garde bien de divulguer. En mission de lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane, les soldats arborent des fusils d’assaut. Mais ils ne sont pas chargés. Seul l’officier qui les accompagne possède des cartouches qu’il peut distribuer à ses hommes en cas de nécessité. Les gendarmes qui composent ces mêmes missions ont, eux, des armes chargées.

Ce fait s’explique assez aisément. La Guyane est un département français. Et la France n’est pas en guerre. Ses soldats n’ont donc pas de raison d’avoir des armes chargées quand ils évoluent sur le territoire national. En revanche les gendarmes, même s’ils ont le statut de militaires, sont habilités à avoir des armes chargées. Le problème survient lorsque les gendarmes et les soldats qui luttent contre ce pillage de l’or guyanais se font tirer dessus. Comme hier, mercredi. Un hélicoptère des gendarmes a essuyé une première salve, au-dessus du site d’orpaillage clandestin de Dorlin, au sud-ouest du département, en pleine forêt amazonienne. Un gendarme a été blessé à la cuisse. Les soldats et les gendarmes ont répliqué en allant sur le terrain. C’est là que deux marsouins du 9e Rima (Régiment d’infanterie de marine) ont été tués, et deux gendarmes blessés.

"Far West"

Ce drame illustre une nouvelle fois le fléau chronique auquel est confronté ce département d’outre-mer, collé au nord du Brésil et grand comme un sixième de la France hexagonale. Des milliers de garimpeiros, des orpailleurs clandestins, oeuvrent en forêt et arrachent à la terre, dans des puits étroits à la chaleur infernale, une dizaine de tonnes d’or par an, selon le préfet cité par le quotidien local France-Guyane. Pour lutter contre ce pillage, Nicolas Sarkozy avait mis en place en février 2008 la mission Harpie, du nom d’un rapace gigantesque. Harpie mobilise un total de 1 200 gendarmes et soldats, qu’ils soient légionnaires du 3e REI ou marsouins du 9e Rima. Mais, si la mission permet de saisir chaque année une quantité impressionnante de vivres, moteurs et carburants aux orpailleurs clandestins, elle peine à confisquer une dizaine de kilos d’or.

Le site de Dorlin où les deux militaires ont été tués est bien connu en Guyane pour la violence qui y règne. C’est un vrai "Far West", selon un magistrat du tribunal de Cayenne. Six orpailleurs clandestins y ont ainsi été assassinés par une bande rivale le 21 janvier dernier, au moment même où Nicolas Sarkozy atterrissait en Guyane pour une visite officielle. Les gendarmes, qui se sont rendus sur place le lendemain, ont récupéré cinq corps. Le sixième, sans doute le chef du groupe, a été jeté au fond d’un puits de mine par les assassins et recouvert de terre. Il n’a toujours pas été retrouvé par les enquêteurs. Il ne le sera probablement jamais : la tâche est trop compliquée et dangereuse désormais entre les éboulements et les tirs des orpailleurs.

Le Point

http://www.lepoint.fr/societe/guyane-les-armes-des-soldats-ne-sont-pas-chargees-28-06-2012-1478604_23.php

(merci à "Anthonin Lamoureux")

Infos suite affaire Police/victimes …

Comme prévu, j’ai quelques infos à vous apporter sur les suites de l’affaire de l’ex-association « Police/victimes » toujours en cours:

Nous sommes donc passés le 30 Mai 2012 devant le conseil de discipline demandé par l’inspection technique des CRS et nous avons écopé d’une proposition de sanction du 3ème groupe, à savoir d’une suspension de 6 mois dont 4 avec sursis pour l’ex Président et de 4 mois de suspension dont 3 mois avec sursis pour l’ex vice-président, au motif du non-respect du devoir de réserve et de déloyauté envers l’institution…sic..!

Ce dossier disciplinaire, du moins en ce qui me concerne, était entaché de graves allégations mensongères sur ma vie privée (ma mère se serait pendue et je l’aurai dépendue en 2002), alors qu’elle est décédée naturellement dans son lit ???

Mon avocat qualifie même de faux qui plus est par personne dépositaire de l’autorité publique !!! (crime selon le CP). Le harcèlement moral que nous avons subi sur toute l’année 2011/2012 est avéré. Il sera suivi aussi de conséquences lourdes contre les auteurs…

Plus loin dans un autre acte de la procédure: c’est mon père qui s’est pendu ??, bien en vie aujourd’hui…Que viennent faire ces allégations ??

C’est un véritable lynchage que je qualifie d’ignoble et les auteurs devront s’expliquer à la barre.

Je ne parle pas des notations en baisse et une mise à l’écart de l’avancement injustifiée.

Plus loin que ça, c’est une atteinte à la liberté d’expression et à la loi 1901 et des comptes devront être rendus vis à vis de nos ex-adhérents et de nos partenariats avec des enseignes dans le sport, les loisirs, voyages, commerces etc …

A ce jour, Mr VALS, ministre de l’intérieur n’a pas répondu aux nombreux courriers envoyés par des élus, associations et particuliers. Irait- il dans la droite ligne de son prédécesseur ?

Notre combat ira jusqu’au bout afin d’obtenir d’une part une réhabilitation complète sur ce qui nous a été faussement reproché et des dommages et intérêts conséquents car au travers de cette affaire depuis 2011, ma famille et moi- même ont subi les plus ignobles attaques de cette administration omnipotente et avec la complicité de certaines organisations syndicales et sociales reconnues d’utilité publique. Il feront l’objet sans aucun doute d’une invitation aussi devant la barre car nous avons des preuves écrites à l’appuie..

Affaire donc à suivre.

Justice sera rendue …

Pétition de soutien qui est aujourd’hui à +de 400 signatures destiné à Mr VALS, Ministre de l’intérieur :

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N17702

Retrouvez nous sur : https://www.facebook.com/#!/groups/320160628058670/

Laurent Cuenca

http://www.armee-media.com/2012/06/29/infos-suite-affaire-policevictimes/

(merci à "Christine DE France")

Hommage national aux militaires tués en Guyane mardi aux Invalides

Un hommage national sera rendu mardi aux deux militaires tués en Guyane dans une opération de lutte contre l’orpaillage illégal, lors d’une cérémonie aux Invalides présidée par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé vendredi son ministère.

LCI/TF1

http://lci.tf1.fr/filnews/france/hommage-national-aux-gendarmes-tues-en-guyane-mardi-aux-invalides-7394237.html

(rectifications effectuées dans le titre et le texte. J’ai remplacé le mot de "gendarme" par "militaire)

Course-poursuite mortelle à Millau : un policier mis en examen

A la suite de la mort d’un automobiliste, mardi, lors d’une course-poursuite à Millau (Aveyron), un policier a été mis en examen vendredi à Montpellier pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le policier incriminé «a été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction d’exercer les fonctions de policier et de porter une arme», a précisé le procureur de Montpellier, Brice Robin.

Ce chef de mise en examen, avec la circonstance aggravante de faits commis par «personne dépositaire de l’autorité publique», est une qualification criminelle qui peut conduire son auteur devant une cour d’assises. Une mise en examen pour homicide involontaire aurait été passible du tribunal correctionnel.

L’automobiliste, un jeune homme de 26 ans, est mort mardi vers 3 heures du matin à Millau en tentant de se soustraire à un contrôle de police de deux agents de la brigade anticriminalité (BAC). Dans un premier temps, des sources proches de l’enquête avaient indiqué que l’homme était décédé dans l’accident de sa voiture, qui a heurté un poteau, puis un second, avant de s’immobiliser. L’autopsie pratiquée mercredi a révélé que l’homme avait succombé à une balle.

Le policier soupçonné d’être l’auteur du coup de feu mortel, a toujours reconnu avoir fait feu en direction de l’automobile de la victime et a expliqué avoir cru son collègue en danger. Les deux policiers de la BAC ont indiqué qu’ils avaient tenté d’intercepter une puissante voiture qui arrivait à vive allure sur un rond-point et qu’ils la soupçonnaient de servir à transporter de la drogue.

Après une course-poursuite, la voiture avait fait un demi-tour brutal et les deux policiers étaient descendus de leur propre véhicule pour s’avancer à pied vers le fuyard. Celui-ci avait alors accéléré en direction des policiers, qui avaient chacun ouvert le feu une fois. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), à qui les investigations ont été confiées après les coups de feu, a découvert 1,6 kilo de résine de cannabis dans la voiture.

Le policier, d’abord placé en garde à vue jeudi à Rodez, a ensuite été déféré vendredi au pôle criminel de l’instruction de Montpellier.

LeParisien.fr avec AFP

http://www.leparisien.fr/faits-divers/course-poursuite-mortelle-a-millau-un-policier-mis-en-examen-29-06-2012-2071047.php

Russie : arrestation d’un ex-policier soupçonné d’avoir tué 23 femmes

Un ex-policier russe soupçonné d’avoir violé et tué 23 femmes en Sibérie Orientale entre 1994 et 1999 a été arrêté après avoir échappé pendant plus de 18 ans à la justice, a indiqué vendredi le Comité d’enquête russe.

LCI/TF1

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/russie-arrestation-d-un-ex-policier-soupconne-d-avoir-tue-23-femmes-7393943.html

200 euros d’amende pour avoir pagayé sur la Seine

Un adepte du paddle, qui consiste à avancer sur l’eau en ramant debout sur une planche, a été condamné à une amende de 200 euros par un tribunal de police de Paris pour avoir pratiqué cette discipline tendance sur la Seine en 2010.

Un règlement interdit de faire usage de la force manuelle sur la Seine, a expliqué Me Sylvain Cormier, jugeant «complètement excessive» cette condamnation, prononcée jeudi.

Cette interdiction «n’est pas visible, pas connue, de nombreux problèmes de droit se posent et on va donc sérieusement se poser la question d’interjeter appel. Certes nul n’est censé ignorer la loi, mais ce règlement de police n’est pas du tout affiché sur les berges, et très obscur», a-t-il ajouté.

Le paddle est un sport de glisse de plus en plus tendance qui consiste à se jucher sur une planche puis de la faire avancer à la force des bras en pagayant.

Une démonstration autorisée sur la Seine quelques jours plus tard

Le prévenu, Raphaël Filippi, encourait 1.500 euros d’amende. C’est un ancien windsurfer de haut niveau qui a participé à plusieurs courses de paddle.

«Un peu en prévision» de sa première course sur la Seine, en décembre 2010, à l’occasion de l’ouverture officielle du Salon nautique de Paris, «il était venu faire un shooting de photos avec un ami hawaïen» sur le fleuve, en novembre 2010, a expliqué Me Cormier.

Les deux sportifs sont arrêtés sur le champ par une brigade fluviale. «Il y a eu une grosse intervention de la police, c’est quand même un peu surdimensionné par rapport à ce qu’il a fait», fait valoir l’avocat, en soulignant que l’ami hawaïen, introuvable, n’a pour sa part pas été poursuivi.

Pour la défense de son client, Me Cormier met en avant que «le paddle n’est pas nocif, pas bruyant et ne perturbe pas la faune et la flore, c’est plus intéressant de le promouvoir que de le combattre, quitte à sensibiliser les gens sur les règlements et la sécurité».

«C’est important pour les villes qui veulent se réapproprier leur fleuve, c’est quand même mieux que le jet-ski!», a-t-il plaidé.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/paris-75/200-euros-d-amende-pour-avoir-pagaye-sur-la-seine-29-06-2012-2070868.php

Une "mafiosa" à la tête d’un trafic de bijoux volés

Quatre personnes ont été interpellées à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, dans le cadre du démantèlement d’un important réseau structuré de receleurs de bijoux volés revendus ensuite à des marchands d’or. "Il s’agit d’une très belle affaire", confie au Point.fr une source. Au terme d’une minutieuse enquête menée conjointement par la brigade de répression du banditisme (BRB) de la Seine-Saint-Denis et le groupe d’intervention régional (GIR), les policiers ont réussi à mettre la main sur un véritable trésor. "C’est la caverne d’Ali Baba", ironise un haut fonctionnaire.

Selon une source judiciaire, plusieurs kilos de bijoux en or, une centaine de bagues en diamants, des montres de grande valeur, des bronzes, des tableaux, des pièces d’or et une forte somme d’argent en liquide ont été saisis par la police. Outre cette récolte spectaculaire, les enquêteurs vont certainement pouvoir identifier un couple de diamantaires en relation étroite avec une femme d’une cinquantaine d’années d’origine serbe et sa fille âgée de 16 ans, toutes deux soupçonnées par la justice d’être à la tête d’un réseau de voleurs et de receleurs d’or…

Luxueux train de vie

"Certains bijoutiers ayant pignon sur rue dans les beaux quartiers de Paris n’hésitent pas à racheter des lots de bijoux volés pour les revendre une fois transformés dans leur atelier de fabrication. En agissant de la sorte, ces commerçants peu scrupuleux encouragent les vols à l’arraché", s’agace un policier. Toujours d’après la police, des voleurs se rendent assidûment au domicile de la mère de famille pour écouler de la marchandise. Lors de la perquisition, plusieurs bijoux provenant de récents cambriolages ont été découverts.

Les enquêteurs, qui agissent sous la commission rogatoire d’un juge d’instruction dans le cadre d’un dossier de "vols, recels, blanchiment aggravé et association de malfaiteurs", s’intéressent au patrimoine de la quinquagénaire et à celui de sa famille, dont le luxueux train de vie les intrigue. Les mis en cause ont été déférés au parquet de Bobigny, l’enquête se poursuit.

Pour faire face à la multiplication des vols de bijoux en or, le tout nouveau préfet de police Bernard Boucault a renforcé les effectifs notamment dans les secteurs où sont signalées les infractions. De leur côté, la direction régionale de la police judiciaire et les groupes d’intervention régionaux (GIR) vont accentuer les contrôles auprès des établissements susceptibles d’acquérir et de revendre des bijoux volés.

Le Point

http://www.lepoint.fr/societe/une-mafiosa-a-la-tete-d-un-trafic-de-bijoux-voles-29-06-2012-1479060_23.php

Guyane : un gendarme blessé par balle

Un gendarme a été légèrement blessé par balle à un bras, hier soir, lors d’un contrôle mené sur le fleuve Approuague, sur la commune de Regina dans l’est de la Guyane, selon une source proche de l’enquête.

Aucun lien ne peut être établi entre ces faits et l’embuscade dans laquelle sont morts mercredi deux militaires qui menaient une opération contre les orpailleurs. Quelque 200 km séparent les deux endroits.

A 19h30 heures locales jeudi (00h30, heure de Paris), les gendarmes ont voulu contrôler deux embarcations sur le fleuve Approuague, dans la commune de Regina dans l’est de la Guyane. Les occupants ont alors ouvert le feu, touchant un des gendarmes au bras, avant de prendre la fuite. Un dispositif de recherche a été mis en place, a ajouté une des sources.

Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/06/29/97001-20120629FILWWW00394-guyane-un-gendarme-blesse-par-balle.php

Un motard de la gendarmerie perd le contrôle de sa machine et sort de la route. Il est grièvement blessé.

Un gendarme appartenant à la brigade motorisée du Pont-de-Claix a été victime d’un grave accident, hier après-midi, alors qu’il patrouillait à moto avec un autre militaire dans le Trièves.

Vers 17 heures, alors qu’il roulait sur la route départementale 34 qui relie Mens à Monestier-de-Clermont, il a subitement perdu le contrôle de sa machine à la sortie d’un virage à droite, à la hauteur de la commune de Roissard et a chuté au sol. Il est alors parti en glissade et a heurté une voiture avant de plonger dans un champ en pente qu’il a dévalé sur une trentaine de mètres.

Grièvement blessé _notamment à la tête_ cet homme âgé d’une quarantaine d’années a été secouru par les sapeurs-pompiers et médicalisé par une équipe du SAMU 38 avant d’être transporté par hélicoptère jusqu’au CHU Grenoble.

La Dauphiné

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/06/27/un-motard-de-la-gendarmerie-perd-le-controle-de-sa-machine-et-sort-de-la-route

Flashé à 94 reprises, avec un record à 251 km/h

L’automobiliste concerné doit comparaître vendredi devant le tribunal correctionnel de Versailles.

Chef d’entreprise dans le secteur des fruits et légumes. Et semble-t-il chauffard les vendredis et dimanches soirs, quand il partait de Rouen chercher son fils dans l’Essonne pour le week-end.

Entre mars 2011 et janvier 2012, cet automobiliste a été flashé par les radars à 94 reprises! Mais le tribunal correctionnel de Versailles le jugera vendredi uniquement pour les 61 excès de vitesse commis dans les Yvelines.

Parmi les infractions constatées figurent 38 délits de très grande vitesse, soit plus de 50 km/h au-delà des limites autorisées. «Son record, au volant de son BMW X6 immatriculé au Luxembourg, c’est 251 km/h sous un tunnel de l’A86 limité à 70 km/h en raison d’un plafond assez bas et du rétrécissement à deux voies», révèle une source judiciaire, qui indique que ce Fangio normand comparaîtra également pour «mise en danger de la vie d’autrui».

L’accusé nie toutefois être l’auteur de ces infractions. Arguant que le BMW X6 était au nom de sa société, il renvoie les responsabilités vers ses collaborateurs.
«Il conteste, mais il est toujours flashé aux mêmes endroits et son téléphone portable borne tout le long du trajet…», précise la source judiciaire.

Déjà condamné à de multiples reprises par la justice pour de précédents excès de vitesse, le chef d’entreprise récidiviste risque jusqu’à un an de prison.

«Il n’a pas pris conscience du danger qu’il fait courir aux autres, indique la source judiciaire. C’est un fou de vitesse, qui a déjà créé plusieurs incidents. Et quand il va faire réparer sa voiture chez son concessionnaire, il se vante de dépasser des Porsche sur l’autoroute!»

Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/28/01016-20120628ARTFIG00730-flashe-a-94-reprises-avec-un-record-a-251-kmh.php#!

Villiers-le-Bel : un procès pour oublier les émeutes

JUSTICE – Le policier mis en examen dans l’accident mortel de 2007 est jugé à Pontoise…

Un procès, enfin. Cinq ans après l’accident mortel de deux adolescents renversés alors qu’ils circulaient sur une mini-moto le 25 novembre 2007 par une voiture de police à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), le conducteur du véhicule comparaît ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour «homicide involontaire».

«On vit normalement ici»

A Villiers-le-Bel, où plusieurs jours d’émeutes avaient enflammé la ville, les habitants attendent ce procès avec impatience. «C’est la première fois qu’on va entendre le policier s’expliquer sur les faits», relève Aïcha, une jeune femme de 28 ans, croisée sur la place du Bois-Joli.

Devant un hall d’immeuble, à une centaine de mètres du lieu de l’accident, Cissé, 32 ans, estime que «Villiers-le-Bel a le droit de tourner la page. On vit normalement ici. Mais on nous ramène toujours cette histoire à la figure», poursuit-il. Depuis 2007, seuls les émeutiers ont été jugés. Des peines de prison d’un à trois ans ferme ont été prononcées pour les jeunes accusés de jets de projectiles. Concernant les tirs par arme à feu, deux habitants ont été condamnés en appel à trois et quinze ans de prison. Deux autres ont été acquittés. «Les autorités auraient largement pu éviter les émeutes en nommant dès le premier jour un juge d’instruction», avance un responsable d’association.

Cinq ans après, le moindre incident fait toujours trembler la ville. Comme cet accident survenu le 9 juin dernier entre deux jeunes et une voiture de police lors d’un contrôle. «Il n’y a pas eu d’étincelle. Mais ramener comme ils l’ont fait des fourgons de flics et les hélicoptères, c’est de la provocation», s’émeut un jeune qui fait des tours sur une mini-moto dans le quartier de la ZAC. Cette rancœur contre les policiers est désormais partagée par les plus âgés. «Les policiers manquent de respect. Quand ils parlent aux jeunes, j’ai l’impression qu’ils sont eux aussi devenus des voyous», s’agace Ibrahim, un quadragénaire du quartier des Carreaux. Il assure qu’il se rendra ce vendredi à Pontoise pour «entendre» le policier.

William Molinié

20 Minutes

http://www.20minutes.fr/article/962653/Societe-Villiers-le-Bel-Un-proces-pour-oublier-les-emeutes.php?xtor=AL-82

In Memoriam

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 7 328 followers

%d bloggers like this: