Contre l’insécurité, les usagers du RER D regroupés aux heures creuses

L’union fait la force. La SNCF vient de décider de pérenniser son expérimentation lancée cet automne sur le RER D, entre les gares de Corbeil-Essonnes (91) et de Malesherbes (Loiret). Né à l’initiative de maires du sud de l’Essonne, le test proposait aux usagers de se regrouper dans les voitures centrales des trains aux heures creuses afin de diminuer le sentiment d’insécurité.
Une idée partie d’un constat : sur ce secteur, les rames sont désertes, surtout tard le soir, et l’usager est plus craintif s’il est isolé. Après une campagne de communication de plusieurs mois et une enquête de satisfaction, « le bilan est globalement positif, même si peu de clients ont changé leurs habitudes », explique-t-on à la SNCF.

D’après un sondage, 60% des voyageurs jugent le concept utile

Sur les 200 questionnaires distribués, 94 personnes ont répondu. 60% d’entre elles jugent le concept utile. 19% ont changé leurs habitudes. « Les femmes ont été plus sensibles au sujet », précise la SNCF. Pour les autres, 17% ne voient pas l’intérêt, 21% refusent car les wagons en question ne sont pas en face de leur sortie, 2% n’ont pas compris où il fallait monter, 18% le faisaient déjà avant et 23% ne se prononcent pas ou ne le font pas pour d’autres raisons.

Pour le maire sans étiquette de Ballancourt-sur-Essonne, Charles de Bourbon Busset, à l’origine de cette expérience, l’heure est à la satisfaction. « La SNCF a reconnu que c’était nécessaire après avoir dit que ce n’était pas une bonne idée. J’ai dû les tanner. Et maintenant, dans les retours que j’ai eus, mes administrés sont plus rassurés », s’enthousiasme-t-il.

« Nous sommes très contents, car même si ça ne touche pas tout le monde, ceux qui veulent se regrouper ont au moins la possibilité de le faire. D’après l’enquête, 45% des personnes qui voyagent seules ont tout de même un sentiment d’insécurité », rappelle Caroline Parâtre, directrice de l’Union des maires de l’Essonne et conseillère générale UMP de La Ferté-Alais. L’expérimentation pourrait-elle être élargie sur l’ensemble de la ligne D? « La demande est venue des élus du sud de l’Essonne. Nous n’en avons pas eu sur d’autres secteurs. La problématique est par ailleurs très localisée et spécifique ici, explique-t-on à la SNCF. Mais c’est à l’étude. »

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/transports/contre-l-insecurite-les-usagers-du-rer-d-regroupes-aux-heures-creuses-06-06-2012-2035582.php

Policier tué à Chambéry : trois arrestations de suspects en Rhône-Alpes

La Direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon a procédé à trois interpellations, selon Europe 1, deux mois après la mort de Cédric Pappatico. Le policier de la BAC avait été tué lors d’une intervention sur un cambriolage.

Deux mois après la mort du policier de la BAC à Saint-Alban-Leysse près de Chambéry, tué par des cambrioleurs en fuite, trois arrestations ont été réalisées par la police. D’après Europe 1, ces interpellations ont eu lieu en région Rhône-Alpes, mais la radio n’en précise pas le jour. Ce sont ses empreintes qui ont confondu l’un d’entre eux.
Peu après minuit le 11 avril dernier, deux fonctionnaires de police de la BAC avaient été appelés pour le cambriolage d’un magasin Darty à Saint-Alban-Leysse, en banlieue de Chambéry en Savoie. Un homme faisait le guêt sur le parking pendant que trois ou quatre personnes dévalisaient le magasin d’électroménager.

Traîné sur "30 à 40 mètres" par la voiture des voleurs

A l’arrivée de la voiture de police, les voleurs ont abandonné leur butin et démarré en trombe leur imposant 4×4 Porshe Cayenne, percutant délibérément Cédric Pappatico, l’un des deux policiers, sorti de la voiture pour pointer son gomme-cogne, un fusil à balles en caoutchouc.

L’homme, âgé de 32 ans, avait été traîné sur "30 à 40 mètres" selon le procureur. Son décès était constaté une heure plus tard. Il été décoré d’une médaille de la police nationale à titre posthume, quelques jours plus tard, lors d’une cérémonie d’hommage conduite par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Claude Guéant.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/policier-tue-a-chambery-trois-arrestations-de-suspects-en-rhone-alpes_1123472.html

Var : il frappe à coups de poings un bébé de 14 mois

Le corps du bambin était couvert de bleus. Mercredi, un homme de 30 ans se présente chez un médecin de Luc-en-Provence (Var), avec un enfant de 14 mois inconscient. Les pompiers sont aussitôt alertés. La gendarmerie aussi. Car l’homme est rapidement suspecté d’être à l’origine des ecchymoses relevées sur l’enfant de sa concubine. Il l’aurait frappé à coups de poings.

Le bébé a été évacué par hélicoptère sur l’hôpital de La Timone à Marseille, où son pronostic vital n’est pas engagé. Le suspect a été mis en examen pour «violences habituelles supérieures à 8 jours sur mineur de moins de 15 ans». Une information judiciaire est ouverte et un mandat de dépôt requis.

Une deuxième information judiciaire pour «non assistance à personne en péril et non dénonciation de violences sur un mineur de moins de 15 ans» a également été ouverte à l’encontre de la mère du bébé. Elle doit être convoquée chez le juge pour une mise en examen.

Des expertises médicales ont été demandées par les magistrats. Le juge des enfants a été saisi d’une mesure de protection de la victime ainsi que des deux fillettes de 17 mois et 3 ans, les deux enfants du suspect, nés d’un premier mariage.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/var-il-frappe-a-coups-de-poings-un-bebe-de-14-mois-06-06-2012-2035626.php

Une policière sauve la vie d’un bébé à la Part Dieu

L’enfant de 17 mois a été sauvé mardi en fin d’après-midi.

Le petit garçon ne respirait plus après avoir semble-t-il ingurgité un corps étranger. Paniquée, sa maman a fait appel à un équipage de police qui passait dans le centre commercial. Une jeune gardien de la paix a alors pris le bébé des bras de sa maman et lui a prodigué les premiers secours, parvenant à le faire cracher et retrouver une respiration normale. Il a été pris en charge par le SAMU et transféré vers l’hôpital Femme-Mère-Enfants de Bron. Son pronostic vital n’est plus engagé.

http://www.mlyon.fr/88416-une-policiere-sauve-la-vie-d-un-bebe-a-la-part-dieu.html

Le séjour irrégulier ne justifie pas la garde à vue, selon la Cour de cassation

Le séjour irrégulier d’un étranger ne peut suffire à son placement en garde à vue dans le cadre d’une procédure d’expulsion, estime la chambre criminelle de la Cour de cassation dans un avis consulté mercredi par l’AFP.

Cet avis va désormais être transmis à la première chambre civile de la haute juridiction qui avait souhaité connaître la position de la chambre criminelle avant de se prononcer définitivement sur cette question délicate.

"Le ressortissant d’un Etat tiers ne peut (…) être placé en garde à vue à l’occasion d’une procédure diligentée pour entrée ou séjour irréguliers selon la procédure du flagrant délit", écrit la chambre criminelle dans cet avis rendu mardi.

La Cour de cassation avait été saisie de plusieurs recours sur l’article du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) prévoyant la possibilité du recours à la garde à vue dans la cadre d’une interpellation pour séjour irrégulier.

Cette disposition fait l’objet depuis plusieurs mois d’une cacophonie judiciaire après un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) affirmant qu’un étranger en séjour irrégulier ne pouvait être emprisonné sur ce seul motif.

Mais la France continue d’affirmer que cette décision européenne n’empêche pas le placement en garde à vue. Sur le terrain, les tribunaux rendent des décisions contradictoires, favorables, ou non, aux clandestins.

La décision finale de la Cour de cassation est donc très attendue pour trancher définitivement ce débat. La chambre civile, compétente en matière de droit des étrangers, rendra un arrêt définitif, en tenant compte de l’avis de la chambre criminelle, à une date qui n’est pas encore connue.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/06/1371184-le-sejour-irregulier-d-un-etranger-ne-justifie-pas-la-garde-a-vue.html#xtor=RSS-6

Arcueil : une banque victime d’un braquage

Une attaque à la voiture bélier contre une banque d’Arcueil (Val-de-Marne) s’est déroulée ce matin. Selon des témoignages recueillis sur place par un journaliste du Parisien.fr, les agresseurs auraient fait irruption dans la succursale de la Société Générale, rue Salvadore Allende, vers 9 heures. Selon une élue municipale, des coups de feu auraient été entendus.

En tout cas, une femme a été légèrement blessé à la jambe, sans que l’on sache si c’est par les tirs. «Je suis allée chercher ma voiture dans le parking, j’ai vue de la fumée et j’ai pensé qu’il y avait le feu dans le parking. Mais on m’a dit qu’il s’agissait d’un braquage…», raconte une voisine encore sous le choc.
«La voiture qui a été utilisée par les braqueurs a brûlé et se trouve toujours sur place», relate notre reporter. D’importantes forces de police sont déployées dans le quartier qui a été bouclé.

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/arcueil-une-banque-victime-d-un-braquage-06-06-2012-2035390.php

Six mois ferme contre un jeune conducteur qui avait écrasé un gendarme

Un conducteur de 20 ans qui avait fauché un gendarme de 32 ans mort sur le coup sur une route de l’Orne a été condamné mardi soir à six mois de prison ferme. «La vitesse – entre 111 et 120 km/h au lieu de 80 km/h autorisé pour le jeune conducteur – et le manque d’attention sont à l’origine de l’accident», a indiqué mercredi le procureur de la République à Argentan, David Pamart, qui avait requis mardi deux ans avec sursis et l’annulation de son permis pendant 3 ans.

Condamné à 24 mois de prison dont 18 avec sursis et à une annulation de permis avec interdiction de le repasser pendant deux ans, le jeune homme a expliqué à la barre qu’il avait le regard sur son poste radio au moment de l’accident et affirmé qu’il n’était pas au téléphone. «Son téléphone était en communication entre trois minutes et trente secondes avant l’accident mais il n’est pas prouvé qu’il l’était encore au moment de l’accident», a précisé M. Parmart qui a estimé, lors de l’audience, que l’on avait plus affaire à un «inconscient de la route» qu’à un «assassin de la route».

L’avocat du prévenu, qui avait obtenu son permis huit mois plus tôt, «a souligné que l’accident était intervenu tôt le matin, qu’il faisait nuit et que le gendarme, sans élément particulier – comme des bandes réfléchissantes – en plus de sa tenue de gendarme, n’était peut-être pas très visible», selon le parquet. L’adjudant Ludovic Richard, a été fauché par le monospace alors qu’il sécurisait les lieux pour éviter un nouvel accident sur le lieu d’un premier à Pointel, à 75 km au nord-ouest d’Alençon.

Le gendarme, membre de la brigade départementale de renseignement et d’investigation judiciaire d’Alençon, se rendait avec quatre collègues, dont sa compagne, à Aunay-sur-Odon (Calvados), pour une autre mission. Les militaires s’étaient arrêtés en apercevant un accident sans gravité impliquant deux véhicules. La directrice de cabinet du préfet de l’Orne, Edith Harzic, avait alors parlé d’un «dramatique concours de circonstances».

En déplacement à Lille, le président de la République d’alors Nicolas Sarkozy avait salué la mémoire du gendarme.
«Je suis sûr que, quelle que soit (sa) sensibilité, chacun voudra s’associer à la mémoire et à la tristesse de la famille de ce gendarme de 32 ans, tué parce que, sur la route, il y a des gens qui ne comprennent pas que tout n’est pas permis», avait déclaré M. Sarkozy.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/six-mois-ferme-contre-un-jeune-conducteur-qui-avait-ecrase-un-gendarme-06-06-2012-2035455.php

UN POLICIER FAIT GREVE DE LA FAIM

Mesdames, Messieurs les élus,

Que vous soyez de gauche ou de droite, il y a des Hommes qui de tous les gouvernements vous ont obéis sans rechigner. Premiers pions sur votre échiquier en politique sécuritaire vous n’avez tous eu aucun remord à les utiliser. Leur demandant toujours plus avec moins de moyens et d’effectifs, ils n’avaient comme droit, que de se taire.

Qui sont ces Hommes ? Sont –ils seulement des êtres humains à vos yeux ? Qui sont-ils pour n’avoir aucun droit de protester quand leur vie est en danger ? Qui sont-ils pour n’avoir que le droit d’obéir et de se taire ? Des Chiens ? Le mien grognait si je le traitais injustement… Ces personnes que vous feignez d’ignorer, que vous méprisez parce que vous êtes des élus du peuple alors qu’ils ne font qu’eux, que vous obéir pour protéger ce peuple qui vous à mener là où vous êtes. Vous vous en désintéressez.

Savez-vous, seulement, quel peut-être leur quotidien ? Pour beaucoup d’entre eux, les horaires de bureau tel que les vôtres ils ne les connaissent pas. Leur code de déontologie les oblige à être disponible H24 qu’ils soient en congé ou pas. Certains d’entre eux habitent loin de leur famille car leur unité le demande ou par peur des représailles de personnes qu’ils auraient pu arrêter. Ils n’ont pas le droit de faire grève. Ils n’ont même pas un monument où inscrire le nom de leurs morts en service. Une plaque de rue n’y pensez même pas… On n’honore pas les serviteurs de l’Etat en France… IMPENSABLE. Les martyrs de révolutions étrangère à la France, voir d’Europe y sont bien plus représentés. Ces Hommes que vous méprisez morts, n’espérons pas leur donner une valeur à vos yeux vivants…

Si je vous écris aujourd’hui rassurez-vous ce n’est pas pour vous faire la morale. Pour vous la faire, encore aurait-il fallu que je m’adresse à des gens qui en fassent preuve par le passé. Hors, élus de tous bords vous n’avez fait que piétiner à tour de rôle ces Hommes. Pourquoi donc suis-je venue vous écrire dans ce cas ?

Si je viens vous adresser cette missive c’est pour vous faire part d’une situation que je trouve inacceptable pour deux de ces personnes que vous traitez pire que des chiens. Deux policiers, Laurent Cuenca et Laurent Gay sont passés en conseil de discipline pour avoir osé créer une association loi 1901 pour alerter sur les suicides dans leur profession. Hors de tout syndicat, ils ont bravés leur hiérarchie pour que l’on entende le mal être de certains policiers. Le 30 mai 2012 la sanction est tombée. Sanction totalement arbitraire basée sur un dossier monté de toute pièce (l’association faisait de l’ombre aux syndicats de police et embarrassée la hiérarchie) allant jusqu’à affabuler sur le mort du père de Laurent Cuenca, qui est bien vivant n’en déplaise à certains. (Pour ces accusations Laurent Cuenca a déposé plainte et cela se réglera devant les tribunaux).

Mais face à cette décision de la cour de discipline prise sur ces allégations mensongères deux familles avec des enfants se retrouvent dans la détresse.

Ces deux policiers vont se retrouver sans salaire pendant plusieurs mois. Pire encore pour la famille Cuenca, M Laurent Cuenca à décider depuis le 1er juin 2012 d’entamer une grève de la faim, afin d’obtenir du ministre de l’intérieur Monsieur Manuel Valls l’annulation de la décision de la cour de discipline et être réhabilité dans son honneur.

Alors Messieurs et Mesdames les Elus ma question est : Combien d’entre vous vont oser leur venir en aide ? Etes-vous tous des couards ? qui osera intercéder en leur faveur ?

Emilie

Braquage d’Aubervilliers : un 3e suspect interpellé, le convoyeur entre la vie et la mort

Un troisième suspect, soupçonné d’avoir participé lundi au braquage d’un fourgon blindé qui a grièvement blessé un convoyeur de fonds, a été interpellé en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris mercredi de source proche de l’enquête, confirmant une information de RTL.

Deux autres suspects de ce braquage, mené par trois malfaiteurs à 05H30 devant une agence BNP Paribas d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), avaient été interpellés lundi. Mardi, le convoyeur de fonds de la société TAS, opéré du foie et du rein, était toujours entre la vie et la mort.

Les malfaiteurs avaient arraché au convoyeur blessé deux sacs de jute dans lesquels se trouvait un butin estimé à 190.000 euros en billets de banque.

Selon RTL, un quatrième homme est toujours recherché par la police pour sa participation présumée à cette attaque à la kalachnikov dont "la très grande violence" a été dénoncée par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, mardi.

Les attaques contre des sociétés de transport de fonds sont en pleine recrudescence ces derniers mois, notamment en Ile-de-France.

Les deux voitures utilisées par les braqueurs, dont l’une a été retrouvée incendiée à quelques kilomètres du lieu de l’attaque, avaient été placées sous la surveillance de la police à l’aide de balises, qui n’ont pas permis aux enquêteurs d’intervenir à temps.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/06/1371086-braquage-d-aubervilliers-un-3e-suspect-interpelle.html#xtor=RSS-6

Que feriez-vous si c’était votre fils ?

Madame, Monsieur,

La nouvelle ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé que sa priorité est de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs récidivistes.

Si elle passe à l’acte, les violences commises par les mineurs délinquants, qui ont déjà augmenté de 575 % en France depuis 19901, risquent de connaître une nouvelle flambée.

C’est pourquoi je vous invite à signer d’urgence la pétition ci-dessous, pour demander au gouvernement de renoncer à supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs récidivistes.

Nous pouvons l’obtenir car :
- cette mesure ne figurait nulle part dans le programme officiel du candidat François Hollande ;

- nous sommes en pleine campagne pour les élections législatives, et aucun parti ne peut se permettre de promouvoir des réformes fortement impopulaires ;

- ce message a été envoyé à 1,7 millions de personnes, et nous pouvons déclencher un tsunami de pétitions si nous agissons tous maintenant.

On imagine parfois que les « mineurs délinquants » sont des petits garnements qui se font surprendre par un policier alors qu’ils viennent de voler une pomme à l’étalage, de casser une vitre en jouant au ballon, ou de faire des graffitis. Dans le pire des cas, on les voit voler une mobylette, arracher son sac à main à une vieille dame, cracher sur un passant.

Eh bien cette vision des choses est totalement dépassée, et si vous la présentiez à un surveillant travaillant dans un centre pour « mineurs délinquants », il vous rirait au nez devant tant de naïveté.

Car voici les faits :

Les mineurs ne représentent que 5 % de la population française, mais ils sont actuellement responsables2 de :
- 25 % des viols et agressions sexuelles
- 27 % des vols avec arme
- 34 % des cambriolages
- 35 % des vols de voiture
- 41 % des viols sur mineurs
- 44 % des incendies volontaires

Le jeune Matthieu qui avait avoué avoir violé et brûlé la petite Agnès, 13 ans, à l’automne dernier était un mineur.

Quelques mois avant ce crime abominable, il avait attiré une autre victime dans la forêt, où il l’avait ligotée, bâillonnée, puis violée avec des objets et sous la menace d’une arme.

Arrêté par la Police, il fut remis en liberté au bout de 4 mois par la Justice, sous prétexte qu’il était mineur, et fut autorisé à intégrer un internat mixte, fréquenté par de toutes jeunes filles. Il ne tarda pas à commettre un nouveau crime, toujours sous son statut de « mineur » (il a 17 ans) !

Dans le journal Le Progrès, le 2 février, vous pouviez lire qu’à Lyon, en pleine journée en centre ville, trois mineurs ont violé une fille de 15 ans. Ils ont eux aussi, été immédiatement remis en liberté, parce qu’ils étaient « mineurs ».

Peut-être avez-vous répondu à l’appel de Joël Censier, ce policier dont le fils Jérémy a été sauvagement assassiné par une bande. Eh bien, dans ce cas aussi, celui qui a fait preuve de la plus grande sauvagerie, qui s’est acharné à coups de poignards sur le corps de ce jeune garçon innocent, c’était un « mineur » !!!

C’est à ce type de cas que vous risquez d’être confronté si vous avez vous aussi un jour le malheur de croiser la route d’un de ces « mineurs délinquants ».

Une hausse à trois chiffres

Je vous disais que, entre 1990 et 2009, le nombre de mineurs mis en cause pour crimes et délits contre des personnes en France a augmenté de 575 %.

De toutes les catastrophes qui s’abattent sur notre pays, c’est donc celle qui s’amplifie avec le plus de violence.

L’évolution la plus inquiétante concerne les viols et agressions sexuelles : ces crimes ont diminué chez les plus de 18 ans mais ne cessent d’augmenter chez les mineurs.

Les violences commises par les mineurs sur les forces de l’ordre et les pompiers, elles, ont doublé entre 2003 et 20083.

Ces chiffres, je les donne pour faire taire définitivement les démagogues qui, quand on parle de criminalité des jeunes, expliquent que « la jeunesse a toujours été turbulente ». Non, ce que nous subissons dans notre pays n’est ni anodin, ni habituel. Par son ampleur et sa gravité, c’est un phénomène sans précédent historique.

Une évolution parfaitement prévisible

Et pourtant, lorsque vous êtes sur le terrain, comme les experts de l’Institut pour la Justice, vous constatez que cette évolution est parfaitement normale : elle est la conséquence directe du criminel laxisme dont font preuve les autorités publiques vis-à-vis des mineurs.

Dans deux cas sur trois, lorsque la police arrête un mineur, la Justice décide de ne pas engager de poursuites. Le jeune est renvoyé dans la rue.

Ensuite, lorsqu’un jugement se met en route, et que la culpabilité du jeune est prouvée et déclarée par le tribunal, aucune sanction réelle n’est prononcée dans plus de la moitié des cas :

Sur les 54 000 condamnations prononcées en 20094 :
- 13 000 mineurs ont bénéficié d’un sursis total ;
- 15 000 mineurs ont reçu une simple « admonestation » du juge (cela veut dire concrètement que le juge leur demande de ne pas recommencer) ;
- Et 5 000 mineurs se sont simplement vu « remettre aux parents » (ce qui est considéré comme une « sanction » par la Justice).

L’illusion des « Travaux d’Intérêt Général »

On parle beaucoup des « Travaux d’Intérêt Général », comme s’il s’agissait de la panacée. La réalité, c’est que pour beaucoup de juges, condamner un jeune à des « travaux d’intérêt général » est encore trop dur. Dans leur esprit, cela s’apparente à du « travail forcé » qu’il faut éviter.

Résultat, les « peines » de travail d’intérêt général ne concernent que 3 000 jeunes chaque année5 (sur 215 000 arrestations !).

Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que plus d’un mineur sur deux « condamné » par la Justice récidive, le plus souvent juste après sa condamnation6.

La réalité des « prisons » pour mineurs

Si vous êtes surpris par ces informations, continuez à lire. Ce que vous avez lu n’est rien à côté de ce que je vais maintenant vous révéler sur les fameuses « prisons pour mineurs ».

Aujourd’hui en France, 800 mineurs sont en prison. On en fait beaucoup de cas dans les médias, où ils sont présentés comme des sortes d’enfants perdus, des « victimes de la société », dont personne n’a su, ou pu, prendre soin.

Là aussi, la réalité est tout autre :

Les « établissements pour mineurs » sont, de l’avis de tous les surveillants de prison, les prisons les plus difficiles à gérer, loin devant les prisons pour majeurs.

« Surveillants agressés, tentatives d’évasion, prises d’otage » y sont fréquents, et se multiplient, comme la presse l’a rapporté récemment (Le Figaro du 4 mai 2011).

Le problème n’est absolument pas la surpopulation carcérale : ces établissements sont au tiers vides.

Le problème est que, dans ces établissements, les mineurs jouissent d’une impunité inimaginable pour une personne de l’extérieur :

Les éducateurs et surveillants n’ont aucun moyen d’exercer leur autorité : pour obtenir une sanction même minime, comme la privation de télévision pendant un jour ou deux, il est obligatoire de réunir une commission de discipline (ce qui prend plusieurs jours) devant laquelle le mineur est obligatoirement assisté d’un avocat !

Un nouveau rapport du Sénat révèle7 que : « Un mineur qui dévaste toute sa cellule ne peut pas être placé en cellule de punition ». De même, un « mineur qui, à table, lors du repas du soir, se lève, injurie ses pairs et jette sur le mur son assiette de nourriture, ne peut en théorie être puni immédiatement de travaux de nettoyage, voire d’une privation de télévision pour la soirée. »

Autre problème : comme les surveillants n’ont pas le droit de les fouiller au corps, tout un trafic de drogue se développe en toute impunité. Dans un rapport réalisé pour le ministère de la Justice, un surveillant explique : « aujourd’hui, tous les détenus mineurs, ils sont au parloir et hop, ils se mettent le truc dans l’anus, voilà »8.

Mais le moment où la politique publique vis-à-vis des mineurs délinquants devient une insulte à la figure du citoyen de base, c’est lorsque vous prenez connaissance de certains traitements de faveur dont ils bénéficient, au nom de leur « réinsertion ».

« On est en train de leur donner des goûts de luxe »

Les mineurs incarcérés bénéficient d’activités dont ne pourraient même pas rêver la plupart des adultes et enfants vivant à l’extérieur.

Les employés de l’administration pénitentiaire eux-mêmes ont dénoncé récemment le scandale des « ateliers de bien-être » pour les jeunes criminels :
« Une esthéticienne vient deux fois par mois leur faire des papouilles sur le visage. Vous et moi, on ne peut pas forcément s’offrir ça à l’extérieur. On est en train de leur donner des goûts de luxe. »9

Ils ont tous droit à la télévision, à des consoles de jeux vidéos. Dans les « centres éducatifs fermés », ils ont aussi accès, gratuitement, à des activités comme le kayak, la piscine, ou le golf10.

Un rapport officiel paru en 200411 donnait des exemples de séjours à l’étranger qui durent au moins 3 mois : raids en Finlande à ski de fond et traîneaux, voyage au Canada (région du lac Saint-Jean), marche dans le Haut-Atlas ou séjour au Sénégal (parmi les activités : visites, safari, balades en pirogue). Parfois, cela tourne mal, comme le précise le rapport :
« Partis de Martinique sur deux catamarans, les mineurs et les personnels éducatifs avaient abordé en Haïti. Sur place, l’un des mineurs s’est rendu coupable de vols, port d’arme prohibé, menaces à agents de la force publique et incendie volontaire d’un bâtiment administratif »12

Car évidemment, ces cadeaux ne leur rendent pas service. Au contraire, ils renforcent leur sentiment de toute-puissance, et les rendent encore plus violents.

Des méthodes qui rendent les jeunes encore plus violents

Un rapport réalisé par des chercheurs du CNRS, et rendu public en avril 2012 révèle à quel point les jeunes placés en Centre Educatif Fermé sont dans « un affrontement permanent avec les adultes », avec des récits « ponctués de situations d’insultes, de menaces et d’agressions envers eux » :
« Ainsi telle éducatrice nouvellement arrivée précise que « pendant les 15 premiers jours, j’ai oublié mon prénom parce qu’ils m’appelaient tous "sale pute" à longueur de temps. »13

Car de toute façon, il est interdit aux éducateurs d’avoir le moindre contact physique avec les mineurs délinquants, y compris pour récupérer un objet volé. Il suffit que les jeunes gardent l’objet sur eux et ils ne peuvent rien faire :
« On peut faire des fouilles dans les chambres pour tenter de les récupérer mais si c’est caché sur eux, on ne peut pas les fouiller à corps. (…) on appelle la gendarmerie qui intervient, ne serait-ce que pour un recadrage. A la gendarmerie, certains ne comprenaient pas pourquoi on les faisait intervenir aussi souvent »14

Même le fait d’empêcher un mineur de s’évader de ces « Centres Educatifs Fermés » est impossible. Dans le même rapport, il est expliqué que :
« La politique du CEF le Marcellat consiste à ne pas opposer d’entrave physique aux tentatives de sorties illicites des jeunes. Si le franchissement de la porte est constaté par un membre du personnel éducatif, celui-ci pourra suivre le jeune pour tenter de le convaincre de retourner au Centre. Dans le cas contraire, la gendarmerie est contactée. »15

Il y a seulement quelques jours, le 31 mai 2012, on apprenait à nouveau qu’un centre éducatif fermé avait été totalement vandalisé par ses occupants, à Combs-la-Ville. Sans surprise, les éducateurs présents sur les lieux, n’ont rien pu faire. Voici ce qu’a rapporté la presse :
Vers 0h30 dans la nuit de mardi à mercredi, les sept mineurs délinquants multirécidivistes placés au centre éducatif fermé (CEF) de Combs-la-Ville ont saccagé leur établissement.

« Ils l’ont tagué, ils ont cassé les vitres des chambres et des cuisines, dont certaines étaient en double, voire triple vitrage… décrit Jean-Michel Tavan, directeur de l’Association de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (Adsea 77), qui gère le site. C’est monté en puissance, avec une dynamique de groupe. La situation devenant trop risquée, le nouveau directeur a décidé d’appeler la police. Heureusement, les jeunes ne s’en sont pris qu’au matériel, pas au personnel. »16

Et c’est pourquoi je vous pose la question : est-ce vraiment le moment de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs, qui ont été créés en 2011 pour apporter davantage de fermeté vis-à-vis des récidivistes de 16 à 18 ans ?

Faut-il considérer, comme semble le faire la nouvelle ministre de la Justice Christiane Taubira, que ces jeunes ne sont après tout que de « grands enfants », qu’il ne faut surtout pas les juger dans des tribunaux qui risqueraient de les sanctionner à la mesure de la gravité de leurs actes ?

Auriez-vous le sentiment que la situation actuelle est encore trop « ferme » vis-à-vis d’eux, et que réduire encore (si c’est possible) les possibilités de sanctionner les mineurs délinquants serait un service à leur rendre ?

Ou choisiriez-vous au contraire de taper du poing sur la table, et de faire preuve, enfin, d’un peu de responsabilité et de fermeté face à cette situation absurde, ne serait-ce que pour protéger des jeunes filles et des citoyens innocents ??

Dans quelques jours auront lieu les élections législatives : c’est le moment où les élus sont le plus à l’écoute de la population et le moment idéal pour obtenir de la garde des Sceaux qu’elle renonce publiquement à son projet.

Si nous ne déclenchons pas aujourd’hui un mouvement de protestation massif contre la suppression des tribunaux pour mineurs délinquants, le gouvernement n’en fera qu’à sa tête dès que les élections seront passées.

En revanche, si nous agissons tous ensemble maintenant, nous pouvons être entendus.

Encore une fois, ce message a été envoyé à 1,7 millions de citoyens, ce qui peut avoir un impact considérable si nous sommes nombreux à participer, en cliquant ici pour envoyer votre pétition signée à Christiane Taubira.

Ce type d’occasion ne se présente pas souvent.

Si vous relayez ce message auprès de vos proches, et si tout le monde fait de même, l’effet de notre mobilisation en sera encore décuplé.

Je compte sur vous,

Laurence Havel
Institut pour la Justice

http://news.institutpourlajustice.com/Go/index.cfm?WL=347&WS=347181_5270777&WA=670

Paris : le chanteur des Guns N’Roses dépouillé de ses bijoux à Bercy

Axl Rose, le chanteur du célèbre groupe de rock américain Guns N’Roses, a été victime mardi soir d’un vol de bijoux dans les loges du Palais omnisports de Bercy (POPB), à Paris. On ignorait avec précision les circonstances du vol qui a été perpétré apparemment durant un concert privé, donné par la vedette à l’issue de son concert au POPB, en présence d’une centaine de personnes privilégiées.

Ce vol a provoqué l’ire du chanteur, a dit la source, nécessitant une intervention de la police dans sa loge.
L’ojet du vol : trois colliers en or et diamants. Le préjudice est estimé, selon la source, à 200.000 dollars mais «reste à vérifier» et une enquête a été ouverte sur ce vol présumé.

Compositeur de talent et bête de concerts, le chanteur américain Axl Rose est le seul membre originel de Guns N’Roses, l’un des groupes les plus marquants de l’histoire du rock.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-le-chanteur-des-guns-n-roses-depouille-de-ses-bijoux-a-bercy-06-06-2012-2035265.php

Un jeune bisontin de 20 ans martyrisé toute une nuit

Un jeune homme de 20 ans a été enlevé, séquestré et roué de coups dans la nuit de vendredi à samedi dernier par un groupe de jeunes, avant d’être relâché par ses agresseurs. Trois d’entre eux ont été mis en examen ce mardi à Besançon, deux mineurs étant placés sous contrôle judiciaire, alors que le troisième homme a été incarcéré.

Lorsque son ancienne petite amie lui donne rendez-vous dans le quartier de Palente, à Besançon vendredi soir, ce jeune Bisontin de 20 ans est loin d’imaginer le calvaire qui l’attend. En lieu et place de la belle, à 21h, il tombe nez-à-nez avec une bande de jeunes qui l’obligent à monter dans une voiture et l’emmènent dans une maison abandonnée, où l’attendent encore d’autres personnes. Sur huit personnes présentes, il croit en reconnaître quatre.

Le supplice commence. Il est roué de coups par deux hommes armés d’une arme de poing, d’un couteau et d’un bout de bois, pour un motif qui reste flou.

Deux d’entre eux, âgés de 16 ans, ont été placés sous contrôle judiciaire et le troisième, âgé de 20 ans et bien connu de la justice, a été placé en détention.

http://www.macommune.info/article/un-jeune-bisontin-de-20-ans-martyrise-toute-une-nuit-70743

Comment Merah a échappé à la planque des policiers

Malgré le dispositif mis en place autour de son domicile, le tueur au scooter s’est joué de la surveillance des policiers pendant plusieurs heures. Par le passé, ce sont les services de renseignement qu’il avait réussi à tromper.

La nuit est tombée sur Toulouse ce mardi 20 mars. Dans quelques heures, le Raid lancera l’assaut contre l’appartement de Mohamed Merah, au numéro 17 de la rue du Sergent-Vigné. Le jeune jihadiste, identifié depuis la veille comme le tueur au scooter, est cerné. Un dispositif de surveillance très serré a été mis en place tout autour de son immeuble.
Fait incroyable : Merah va pourtant parvenir à le déjouer. Durant près de cinq heures, probablement au volant de sa voiture, il sillonne la Ville rose préparant, méthodiquement, la médiatisation de ses crimes.

1 Vers 19h30, il se présente chez Yamina*, une jeune femme dont l’ex-mari, carrossier, l’a fait travailler. Le week-end précédent, ils se sont croisés dans une boîte de nuit des environs de Toulouse. Merah lui a demandé si elle pourrait l’héberger prochainement en raison de « problèmes familiaux ». Elle n’est donc pas surprise quand il se présente à sa porte, ce mardi soir. « Il a déposé deux sacs dans ma chambre et m’a demandé s’il pouvait dormir chez moi, raconte-t-elle aux policiers. Je lui ai remis un trousseau de clés, mais il n’est jamais revenu. » Elle assure n’avoir pas regardé à l’intérieur des sacs, qui contenaient des vêtements, mais aussi la caméra GoPro utilisée par Merah pour filmer ses tueries et l’ordinateur avec lequel il en a fait un montage vidéo.

Ignorant que Merah a quitté son domicile, les forces de l’ordre préparent l’assaut. A 22 heures, le patron de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire rédige un PV intitulé « éléments d’enquête motivant les arrestations de Mohamed Merah et Abdelkader (NDLR : son frère soupçonné de complicité) ». Le top départ de l’opération de neutralisation du terroriste est ainsi donné.*

2 A 22 h30, des policiers de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police judiciaire de Toulouse se rendent avenue Camille-Pujol, à quelques centaines de mètres de la rue du Sergent-Vigné. Un dispositif de surveillance est installé, « en complément » de celui déjà déployé par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). A 23h45, tout est en place. Au total, cinq points sont tenus par la BRI, les autres par la DCRI.

Mohamed Merah, lui, est en vadrouille.

3 A 0h22, il se trouve au numéro 79 de l’avenue de la Gloire, dans une cabine téléphonique. Il y passe quatre coups de fil, respectivement à Al-Jazira à Paris, BFMTV, i>télé et enfin France 24, où il finit par joindre un interlocuteur. Durant les quatorze minutes de cette conversation, il revendique calmement ses crimes.

4 Il est 0h45. Alors qu’il se rapproche de son domicile de la rue du Sergent-Vigné, Merah s’arrête dans une autre cabine, au 69, avenue de Castres, à trois rues. Il tente alors, de nouveau, de joindre Al-Jazira et BFM. Sans succès. Parallèlement, Merah adresse au siège parisien d’Al-Jazira une copie vidéo de ses massacres. Le courrier a été posté « entre le mardi 20 mars après 17h30 et le mercredi 21 mars avant 17h30 », estime la Poste. Compte tenu du siège du Raid, le pli n’a pu être expédié qu’entre la fin de l’après-midi du mardi et le moment où le terroriste rentre chez lui vers 1 heure. Remarque-t-il quelque chose? Entre l’avenue de Castres et son immeuble, il passe en tout cas à proximité immédiate d’un dispositif de surveillance. Les policiers ne le voient pas.

5 A 2h45, alors que les hommes de la BRI et de la DCRI sont positionnés et que le Raid est en alerte, les services du contre-espionnage donnent l’ordre de « resserrer le dispositif aux abords immédiats du domicile de l’objectif au cas où l’intéressé sortirait avant l’arrivée du Raid ». A partir de cet instant, des fonctionnaires se rapprochent de l’immeuble, certains sont « cachés dans des taillis » près de la porte d’entrée de la résidence. A 3h12, les effectifs du Raid, arrivés sur place, s’apprêtent à casser la porte de son appartement. Merah ouvre le feu. C’est le début d’un siège de trente-deux heures, qui aboutira à l’assaut final et à sa mort.

* Le prénom a été changé.

Les juges d’instruction parisiens enquêtant sur l’affaire Merah ont reçu hier les familles des victimes juives du tueur, leur promettant en particulier de faire toute la lumière sur d’éventuelles complicités. La recherche d’un réseau « fait partie des investigations », menées notamment au plan international, a précisé l’un des avocats des proches des victimes.

Le Parisien
http://www.leparisien.fr/faits-divers/comment-merah-a-echappe-a-la-planque-des-policiers-06-06-2012-2035244.php

Champigny-sur-Marne : un enfant chute du 11e étage

Un petit garçon de 8 ans se trouvait, mardi soir, dans un état critique après être tombé du 11e étage d’une tour de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Les circonstances exactes de l’accident, survenu vers 22 heures, n’étaient pas connues dans l’immédiat. On sait seulement que l’enfant devait se trouver seul dans une pièce de l’appartement, et ses parents dans une autre, lorsque le drame s’est produit tour Rodin,un immeuble de 30 étages situé dans le quartier du Bois-l’Abbé.

Le Parisien
http://www.leparisien.fr/champigny-sur-marne-94500/champigny-sur-marne-un-enfant-chute-du-11e-etage-06-06-2012-2035165.php

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 7 354 followers

%d bloggers like this: