Des armes à feu et des munitions saisis chez un particulier à Marseille

Vingt-sept armes dont 14 de guerre et 150 kg de munitions ont été saisies jeudi à Marseille par les gendarmes dans une cache dissimulée dans la "villa cossue" d’un collectionneur, déjà condamné en février pour des faits similaires, ont indiqué vendredi le procureur et les gendarmes. Le collectionneur, un entrepreneur en maçonnerie de 51 ans, a été arrêté jeudi et devrait être mis en examen samedi pour "détention d’un dépôt d’armes illicite aggravée par le fait d’une condamnation antérieure, délit d’importation et de fabrication d’armes, détention d’armes de 1e et 4e catégories et association de malfaiteurs", a précisé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest lors d’une conférence de presse avec les gendarmes.

Le procureur a ajouté que le premier chef pouvait, à lui seul, être sanctionné d’une peine de dix ans d’emprisonnement. "On le soupçonne de transformer les armes et éventuellement de les céder", a ajouté le procureur, précisant que des pièces permettant de reconstituer cinq fusils d’assaut supplémentaires avaient également été trouvées ainsi que des outils et manuels techniques. Huit armes étaient en état de fonctionnement et trois en cours de remilitarisation.

Il recevait les armes par colis postaux

L’instruction devrait établir si les éventuels acheteurs de ces armes étaient d’autres collectionneurs ou des malfaiteurs, selon le procureur. Certaines de ces armes, parmi lesquelles on trouve deux pistolets mitrailleurs israéliens Uzi, deux kalachnikov et les éléments d’une troisième, ainsi que plusieurs fusils d’assault dont un M16 américain et des carabines avec silencieux et lunette de visée laser, ont été "bricolées, refaites et remilitarisées, ce qui est interdit", a précisé le magistrat.

L’homme recevait ses armes par colis postaux, notamment une "kalachnikov originaire d’ex-Yougoslavie reçue neuve et démilitarisée et qui était en cours de remilitarisation", a précisé le colonel Jacques Diacono de la section de recherche de la gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d’Azur à Marseille. Le dernier colis, contenant un pistolet, est arrivé mercredi et a été signalé par La Poste aux gendarmes qui ont lancé leur opération à son domicile jeudi matin à l’aube.

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/des-armes-a-feu-et-des-munitions-saisis-chez-un-particulier-a-marseille-7344426.html

Dijon : l’ignominie de l’indifférence après le viol d’une jeune fille dans une cave

(…) Dijon. 24 juillet 2007. Quartier Clemenceau. Peu après minuit. Une jeune fille quelque peu éméchée rentre chez elle. Elle croise un groupe de cinq jeunes et leur demande s’ils n’auraient pas un « petit joint ». Et sa vie bascule.

L’un d’eux, au prétexte de la fournir en cannabis, l’entraîne dans une cave toute proche et lui intime l’ordre de lui pratiquer une fellation. Elle refuse. Tenue par les cheveux, elle est alors rouée de coups et obligée de s’exécuter. Pendant ce temps, les courageux comparses récupèrent son sac et lui volent son téléphone portable ainsi que sa carte bleue. (…)

L’un d’eux osera même « on ne savait pas si elle était consentante » qui fera bondir la procureure Roux-Morizot. (…)
M e Delavictoire, bien que fort convaincante, ne parviendra pas à disperser la désagréable impression laissée par les explications peu convaincantes de Kévin Colabella. Samy Belhachemi tentera piteusement de se défendre seul, s’empêtrant fort logiquement dans des diatribes aux relents parfois sordides, cyniques et agressifs.

Échappant donc aux foudres d’une cour d’assises, les deux hommes ont finalement été condamnés à deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis.

http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2012/06/07/dijon-l-ignominie-de-l-indifference-apres-le-viol-d-une-jeune-fille-dans-une-cave

Alertés par un échange d’enveloppes, les policiers trouvent 150.000 euros

Trois personnes ont été placées en garde à vue jeudi soir à Paris après que les policiers, alertés par un échange d’enveloppes suspects, ont trouvé sur eux et dans leurs voitures près de 150.000 euros en liquide, a-t-on appris auprès vendredi de source policière.

Jeudi vers 22h00, des policiers de la BAC du XIVe arrondissement repèrent "un échange suspect d’enveloppes entre deux hommes dans une voiture et un troisième individu", a expliqué Régis Mongendre, responsable de la communication de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).

Ils décident alors de les contrôler et trouvent dans les enveloppes "près de 45.000 euros" en liquide, et 5.000 euros sur l’un d’eux, selon Régis Mongendre.

Les policiers vont alors fouiller les deux véhicules des protagonistes et trouver près de 100.000 euros en liquide. Un des trois a évoqué le remboursement d’un prêt pour justifier la provenance de cet argent.

L’enquête a été confiée au Service de l’accueil et de l’investigation de proximité (SAIP) du XIVe arrondissement de Paris.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/alertes-par-un-echange-d-enveloppes-les-policiers-trouvent-150-7344346.html

La consommation de cannabis coûte cher à l’État

Ce marché illicite pèse plus de 830 millions d’euros chaque année. Des revenus qui échappent totalement au fisc, alors que l’État paye une facture salée en prévention, répression et soins.

Le cannabis agite le débat public depuis la sortie de la ministre du Logement, Cécile Duflot, en faveur de la dépénalisation de sa consommation. Une idée qui refait périodiquement surface sans jamais effacer les antagonismes entre ses partisans et opposants. L’enjeu du débat n’est pourtant pas anodin d’un point de vue économique. «Le cannabis est de loin la drogue illicite la plus consommée et la plus disponible en France», constate l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). D’après ses dernières données, environ un tiers (32,8%) des adultes de 18 à 64 ans ont «expérimenté» cette substance en 2010, soit plus de 13 millions de personnes. La consommation régulière, en revanche, est nettement moins fréquente, car elle touche 2,1% de cette tranche d’âge. Et sa tendance est à la baisse depuis 2002, où un pic avait été atteint. «La proportion des 15-75 ans considérant le cannabis dangereux dès l’expérimentation est passée de 52 % à 60 % entre 1999 et 2008», explique l’OFDT.

Toujours est-il que ce commerce reste juteux. La vente de cannabis représente un chiffre d’affaires annuel de 832 millions d’euros, selon les dernières estimations de l’OFDT. Un marché stable car les prix résistent bien, après s’être effondrés entre 1996 et 2008. Durant cette période, le prix de la résine de cannabis avait perdu un quart de sa valeur. Il graviterait aujourd’hui autour de 5 euros pour un gramme. Celui de l’herbe, qui avait été pratiquement divisé par deux, se serait installé autour de 7 euros pour un gramme. Autant de revenus qui ne contribuent pas aux caisses de l’État, le cannabis étant un produit classé stupéfiant et son usage étant interdit, conformément à la loi du 31 décembre 1970. Si ce trafic ne rapporte rien au fisc, il coûte cher à la collectivité. «Les comptes publics sont affectés négativement du fait des dépenses de soins, de prévention, de répression et de recherche», relève Pierre Kopp, professeur d’économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Facture de 1,7 milliard d’euros pour l’État

Dans son article «Les drogues sont-elles bénéfiques pour la France?» paru dans la Revue économique en septembre dernier, l’économiste a évalué à 1,7 milliard d’euros le coût des drogues illicites pour l’État. D’après ses calculs, leur effet sur les dépenses de santé s’élèverait à 709,97 millions d’euros, tandis que les impôts non encaissés du fait des décès prématurés de consommateurs représenteraient 179,70 millions. À l’inverse, les retraites non versées à cause de ces décès permettraient à l’État d’économiser 80 millions d’euros. Enfin, les dépenses de «répression, de prévention et de recherche» grèveraient encore la facture de 916,59 millions d’euros, dont 300 millions pour les seules interpellations des délinquants. Or, les arrestations pour usage de cannabis représentent toujours 90% des interpellations liées aux stupéfiants. En 2010, l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en a recensé plus de 120.000, en léger recul de 2% par rapport à 2009.

S’il se refuse à commenter une éventuelle légalisation du cannabis, Pierre Kopp estime tout de même que «cette mesure rapporterait environ 1 milliard d’euros à l’État grâce aux taxes». Il relativise également l’impact d’une dépénalisation sur la consommation. Selon lui, «il s’agit de trouver le juste niveau de taxation, qui permettrait de maintenir le prix actuel du cannabis». Si ce prix devenait prohibitif, cela aurait pour effet contre-productif d’encourager le trafic, prévient-il. Un avis partagé par le docteur Alain Rigaud, addictologue. Dans un entretien à France 24, il cite l’exemple des Pays-Bas. «La consommation de cannabis y est tolérée et elle n’a jamais explosé», observe-t-il. «Idem pour le Portugal, qui a autorisé la détention de marijuana dans le cadre d’une consommation personnelle: aujourd’hui, le pays fait partie de ceux qui comptent le moins de consommateurs en Europe.»

Une entreprise sur 10 touchée par le cannabis au travail

L’entreprise n’est pas épargnée par la consommation de cannabis. Selon le cabinet de conseil Interstys, une société sur dix est concernée par ce phénomène. Les conséquences en sont multiples: «L’usage du cannabis, représente d’abord un coût pour l’entreprise en terme de journées de travail perdues dues à l’augmentation de l’absentéisme et à la diminution de la productivité. Mais surtout il représente un vrai danger pour la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise, avec des risques accrus d’agressivité, de conflits, d’accidents de travail ou de dommages à un tiers», note le cabinet. Des risques d’autant plus lourds pour l’entreprise qu’en vertu de l’article 1384 du code civil, la responsabilité de l’employeur peut être mise en cause, en cas d’usage ou de trafic de drogues au sein de l’entreprise, ou lors d’un accident d’un salarié sous l’emprise de drogues. Ces cas ne sont pas si isolés, assure le cabinet. Il cite des statistiques de l’Inserm selon lesquelles 15 à 20% des accidents du travail sont provoqués chaque année par des conduites addictives.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/08/20002-20120608ARTFIG00680-la-consommation-de-cannabis-coute-cher-a-l-etat.php#!

Paris : un vendeur à la sauvette poignardé en pleine rue

Règlement de comptes dans la communauté indo-pakistanaise. Un jeune homme de 24 ans, qui, d’après les premiers éléments de l’enquête, serait un vendeur à la sauvette, a été poignardé en pleine nuit dans le IIe arrondissement, par un «collègue». Jeudi, son pronostic vital était toujours réservé.

Il était 2h30 du matin. Cinq hommes, en deux petites bandes, se sont affrontés sur le boulevard Bonne-Nouvelle, désert à cette heure, à l’angle de la rue de Cléry (IIe), au niveau de la porte Saint-Denis. L’affrontement aurait dégénéré en sauvage agression. L’un d’eux aurait sorti une arme blanche et blessé grièvement au ventre le jeune de 24 ans. Les deux agresseurs se sont enfuis. La victime a été trouvée gisant boulevard Bonne-Nouvelle et transportée à l’hôpital de la Salpêtrière (XIIIe), entre la vie et la mort. Les premières constatations et investigations ont été faites par le service de nuit du commissariat du IIe arrondissement.

Un commerçant a assisté au drame

Le parquet a ensuite confié l’enquête au 1er DPJ (district de police judiciaire). Les policiers ont fouillé la scène de crime. L’arme blanche n’a pas été retrouvée. D’après les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un règlement de comptes intracommunautaire entre vendeurs à la sauvette, une rivalité de territoire. Hier, l’identité de l’agresseur a été révélée par les amis de la victime, née en Inde, présents lors de la rixe. Ils se connaissaient tous.

Les enquêteurs de la police judiciaire pourraient également disposer d’images de la vidéoprotection d’une des 23 caméras de l’arrondissement qui se trouve sur le boulevard. Ils peuvent aussi compter sur le témoignage de José*, commerçant de la rue de Cléry, qui est la seule personne à avoir assisté au drame et qui a été auditionné par les policiers à deux reprises. « Ils parlaient dans leur langue devant la porte, je ne comprenais rien, raconte-t-il. Je suis sorti une première fois puis je suis rentré. Quand je suis ressorti, il était en sang, allongé par terre. »

Hier, le présumé auteur de cet homicide était recherché par la police. Le pronostic vital de la victime était toujours réservé. D’après une source proche du dossier, « l’interpellation de l’agresseur ne devrait pas tarder ».

Jacques Boutault, maire du IIe arrondissement (EELV), s’est ému de ce crime dans son arrondissement, « l’un des plus sécuritaires de Paris ».

* Le prénom a été changé.
Le Parisien

http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-un-vendeur-a-la-sauvette-poignarde-en-pleine-rue-08-06-2012-2038818.php

Var : un an avec sursis pour avoir transmis le virus du sida

«C’est une sublime histoire d’amour qui finit mal», avait plaidé au tribunal l’avocat du prévenu. Son client, un personnel civil de défense, reconnu coupable d’avoir transmis le virus du sida à un partenaire, a été condamné jeudi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Draguignan au cours d’une audience à huis clos réclamée par la partie civile.

«administration de substance nuisible»

Cet homme de 30 ans, originaire de Perpignan (Pyrénées-Orientales), était poursuivi pour «administration de substance nuisible suivie d’incapacité supérieure à 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité». La procureur Catherine Doustaly, stigmatisant l’attitude du prévenu, avait requis trois ans de prison. Le tribunal a accordé à la partie civile, qui réclamait 50.000 euros de dommages et intérêts, une provision de 15.000 euros.

Les deux hommes, qui se sont connus en septembre 2007 au cours d’une soirée chez des amis dans la région de Draguignan, «ont eu un coup de foudre», a expliqué l’avocat du prévenu, Me Pierre-Louis Bassole. «Pendant deux à trois semaines, ils ont eu des rapports protégés, puis au cours de vacances au Portugal, le compagnon de mon client est tombé malade», a-t-il ajouté. Selon lui, son client se savait séropositif mais «était dans le déni absolu de sa maladie, le refus de la culpabilité, refusant de se soigner». Le couple a alors réalisé des tests en janvier 2008 qui se sont révélés positifs.

Les associations réservées sur la pénalisation des contaminations

Me Bassole insiste sur le fait que les deux hommes avaient continué à vivre ensemble jusqu’en décembre 2008, alors que la plainte avait été déposée en juillet. «Dans une lettre qui a été produite à l’audience, mon client, déplorant cette situation, a écrit malheureusement la haine s’est installée entre nous. Ici la haine, c’est le sida, la peste moderne», a encore dit l’avocat.

En février, un éducateur spécialisé, reconnu coupable d’avoir sciemment transmis le virus du sida à deux partenaires, avait été condamné par la même juridiction à deux ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans. Les associations sont en général réservées sur cette pénalisation des contaminations.

LeParisien.fr

La tueuse en série russe massacrait les retraitées

Les habitants de Krasnoufimsk, petite ville à l’est de Moscou, en ont encore le sang glacé.Même condamnée depuis lundi à vingt ans de prison, la tueuse en série Irina Gaidamachuk leur fait encore peur. Ce serial killer en jupons a été jugé responsable des assassinats de dix-sept retraitées, des meurtres commis entre 2002 et 2010, huit années pendant lesquelles elle a échappé à la police.

Pommettes saillantes, chevelure brune, Irina est une belle slave à la silhouette élancée lorsqu’elle s’installe dans cette région de l’Oural à la fin des années 1980. Dans cette petite ville industrielle où elle vit sans emploi avec son mari et ses deux enfants, l’alcool ronge peu à peu son quotidien et son physique. Quand les services sociaux lui retirent son aîné, elle bascule dans le crime.

Au début, elle ne planifie pas vraiment. Le premier meurtre est sauvage et amateur, mais très vite elle rode son scénario et repère ses cibles plusieurs jours avant de passer à l’acte. Toutes ses victimes sont âgées, la plus jeune a 61 ans, la plus vieille 89. « C’est l’assistante sociale », lance-t-elle en frappant à la porte de sa proie. Une fois entrée, Irina abat sa victime à coups de marteau ou de hachette pour des sommes parfois dérisoires. Pendant que la retraitée, crâne fendu, gît dans son sang, elle fouille l’appartement. « Elle agissait avec cynisme sur des femmes seules pour leur voler leurs économies prévues pour leur enterrement », précise le comité d’enquête.

Si la vieille dame n’est pas à son domicile lorsque la tueuse sonne, elle laisse un mot, fixant un rendez-vous. Des traces qui, pendant des années, n’arriveront pas à être exploitées. Avant de quitter la scène du crime, elle prépare un incendie, ou une explosion en ouvrant le robinet de gaz, ou encore en mettant un fer à repasser en marche…

Très vite, les autorités s’inquiètent de l’existence d’un tueur en série. Un portrait-robot est dressé, placardé partout en ville. Même si la police est persuadée, devant la violence des faits commis, que le criminel est un homme déguisé sous une perruque blonde, toutes les descriptions qui leur reviennent correspondent à une femme. D’où son surnom : la Blonde au marteau. Les Russes, férus de littérature, l’affublent aussi d’un « Raskolnikov en jupon », du nom d’un fameux personnage de Dostoïevski dont l’obsession est de « tuer la vieille ».

La traque dure plusieurs années, les enquêteurs sont sur les dents, les vieilles dames vivent terrorisées. Plus de 3 000 personnes sont interrogées, plus de 400 documents saisis et la plupart des blondes de la région sont auditionnées. L’une d’elles finira même par avouer des crimes qu’elle n’a jamais commis et les policiers qui ont extorqué ces aveux seront d’ailleurs condamnés.

C’est en 2010, lorsque Irina tue une femme de 81 ans, que des témoins mettent enfin la police sur sa trace. A son arrestation, sa famille tombe des nues. « J’ai vécu quatorze ans avec elle et je ne me suis jamais douté de rien », confiera, accablé, son mari à la presse russe. « Je ne peux pas le croire. Elle était une mère douce et gentille », confirme une amie. Irina Gaidamachuk confesse tous ses meurtres. Décrochée de toute réalité, elle dit avoir tué pour pouvoir être une « mère normale ». « J’avais besoin d’alcool et mon mari Youri refusait de me laisser boire », tente-t-elle de justifier.

Lundi dernier, dans le box des accusés, la Raskolnikov féminine, âgée de 40 ans, est apparue les épaules arrondies, le visage bouffi et le regard vide. Elle a été condamnée à vingt ans de prison, en dessous des vingt-cinq encourus.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-tueuse-en-serie-russe-massacrait-les-retraitees-08-06-2012-2038696.php

Ardèche : le meurtrier présumé de Marie-Jeanne arrêté en Espagne

Après un an de cavale, c’est un simple contrôle de billets de train qui a eu raison d’Anthony Draoui, le suspect numéro 1 dans le meurtre de Marie-Jeanne a Tournon (Ardèche), a révélé ce vendredi la radio France-Bleu Drôme Ardèche. La police espagnole l’a interpellé jeudi en Espagne, à la descente d’un train à Port-Bou, juste après la frontière française, alors qu’il venait d’être contrôlé à bord, sans papier à présenter.

Se faisant passer pour un russe, il n’a pas réussi à duper les contrôleurs, qui l’ont refoulé à la gare frontalière de Cerbère, où la PAF l’a identifié grâce à ses empreintes digitales.

Plus de onze mois de cavale

Ce jeune SDF d’une vingtaine d’années devrait être présenté vendredi après-midi au parquet d’Avignon, en charge de l’affaire, qui avait ouvert une information judiciaire contre X pour homicide volontaire. Le procureur de la République d’Avignon, Bernard Marchal, tiendra une conférence de presse sur l’affaire à partir de 16 heures.

Le suspect était recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre en juin 2011 de Marie-Jeanne Meyer, 17 ans, retrouvée tuée et brûlée alors qu’elle faisait son jogging à Tournon-sur-Rhône, en Ardèche. Anthony Draoui, dont l’ADN a été retrouvé sur la scène de crime, avait été arrêté dans la Drôme jour même de la découverte du corps de Marie-Jeanne Meyer, après avoir agressé une commerçante. Il avait ensuite disparu à l’issue de sa garde à vue, le lien n’ayant alors pas encore été fait entre les deux affaires. Il n’avait plus donné signe de vie depuis juillet 2011 et était recherché.

Soulagement

Marie-Jeanne Meyer avait disparu le 18 juin après être partie faire un jogging dans la campagne, sur les hauteurs de Tournon-sur-Rhône. Son corps partiellement carbonisé, enterré dans un trou, avait été découvert le 21 juin au soir par les gendarmes, dans une zone boisée et escarpée de la commune. Interrogé par l’AFP, Frédéric Sausset, le maire de Tournon-sur-Rhône, a fait part vendredi de son «soulagement». «Pour nous, cette information est un vrai soulagement, en espérant que le suspect soit bien l’assassin. Symboliquement, quand on est sur une date anniversaire d’un évènement aussi tragique, on peut espérer que cette affaire va être maintenant explicitée, et jugée. On va pouvoir savoir», a-t-il réagi. «J’attendais cet instant tous les jours. Je n’avais qu’une peur, c’était qu’il se trouve en Amérique latine ou en Asie du sud-est», a-t-il ajouté.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/ardeche-le-meurtrier-presume-de-marie-jeanne-arrete-en-espagne-08-06-2012-2038568.php

Une jambe humaine trouvée par une joggeuse au Bois de Vincennes

Une joggeuse a trouvé jeudi soir pendant son footing dans le bois de Vincennes une jambe humaine coupée au niveau de la cheville en état de décomposition, a-t-on appris vendredi de sources policières. La macabre découverte a eu lieu peu avant 20 heures, et le membre n’était pas couvert de vêtements.

Des policiers du XIIe arrondissement ainsi que des hommes de la brigade criminelle, saisie de l’enquête, se sont rendus sur place jeudi dans la soirée.

Des premières recherches effectuées dès jeudi soir aux alentours du lieu où a été trouvée cette jambe n’ont rien donné, a précisé l’une des sources.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-jambe-humaine-trouvee-par-une-joggeuse-au-bois-de-vincennes-08-06-2012-2038544.php

Merah : nouvelles révélations sur ses échanges avec le Raid

Alors que les juges d’instruction ont demandé mercredi la levée du secret défense sur l’affaire Merah, l’Agence France Presse (AFP) a divulgué jeudi des documents dont elle a eu connaissance. Elle relate les propos encore partiels* de l’assassin de Toulouse et de Montauban lors des trente-deux heures de siège de son appartement toulousain.

Mohamed Merah a revendiqué ses assassinats, affirmé avoir réfléchi à d’autres actes, clamé ses liens avec les talibans et le banditisme.

21 mars, 3h12 quartier de la Côte Pavée. «Nous percevons en provenance de l’immeuble dans lequel se déroule l’intervention, des tirs d’armes à feu», raconte un officier du SRPJ présent, selon un document d’enquête dont l’AFP a eu connaissance.

Tapi dans son appartement, Merah, identifié comme le «tueur au scooter» responsable de la mort de trois parachutistes, trois enfants et un père juifs, vient d’accueillir le Raid, qui tente d’entrer, d’un tir nourri. Un policier est blessé. Le contact est toutefois établi. Même si ce n’est pour l’heure que par des invectives : «Je suis le messager d’Allah, j’ai combattu pour Allah !», «J’en ai pas tué assez !». Il assume ses actes, évoquant des «repérages» à Toulouse et sa région.

4h20. Le chef du Raid retranscrit les déclarations «les plus marquantes», celles qui donnent une première idée du parcours et de la détermination de Merah: «Je soutiens Al-Qaïda», «Je me suis engagé à intégrer les groupes de combat», «Je suis allé au Pakistan cet été», «Je suis allé en Algérie, Irak, Syrie», «J’ai décidé de taper la France», «Je vous ai tapé la France», «J’ai un 9mm, un Uzi et un 45"». A un policier, il lâche: «Arrête de me passer la pommade».

Les hommes du SRPJ, chargés de faire un rapport sans prendre part aux négociations, décident d’enregistrer, à l’aide d’un iPhone*, les dialogues entre les policiers et Merah, tué dans l’assaut final le 22 mars.

5h10. Merah tire une demi-heure, les policiers répliquent.

6 heures, les discussions reprennent. A l’arrivée d’un fonctionnaire de la DCRI qui le connaît, «Mohamed Merah semble se calmer», note l’officier. Et livre ses projets dont l’enquête devra vérifier la crédibilité.

12h38, le forcené évoque des cibles envisagées, un «attentat contre l’ambassadrice de l’Inde ou des personnalités de type chef de presse, suggérées par les talibans pakistanais». Toutefois, «l’intéressé précise qu’il se refusait à commettre ces actions qu’il estimait hors de sa compétence», selon le document d’enquête.

Merah raconte ses «repérages» dans l’agglomération toulousaine notamment à Blagnac, Colomiers, Launaguet. Il cite une «maison juive», la synagogue de Bagatelle à Toulouse, l’appartement de policiers, celui d’un gendarme…

En début d’après-midi. Le forcené jette une arme au sol et parle de ses appels de la nuit aux médias, passés peu après minuit depuis une cabine téléphonique toute proche, pendant ces quelques heures où il a échappé à la surveillance de la police. Il explique ensuite avoir filmé les attentats avec une caméra fixée au torse, et revendique avoir pensé à «agir en France» dès son retour du Pakistan en novembre 2011, où, selon un livre à paraître («Affaire Merah, l’enquête», Ed. Michel Lafon), il a été en lien avec un groupe lié à Al-Qaïda. Il dit avoir «uniquement attendu d’avoir le matériel pour agir». C’est pour cela, explique-t-il, qu’il se serait rapproché du grand banditisme pour trouver des fonds.

Enigme sur son compte bancaire. Un autre document, consulté par l’AFP, révèle que 3 700 euros en espèces, aussitôt utilisés, ont transités sur le compte de Mohamed Merah entre le 23 décembre 2011 et le jour de la tuerie du collège Ozar Hatorah le 19 mars. Le Toulousain pourtant ne dispose comme ressource officielle que de 390 euros de pôle emploi.

*L’intégralité des échanges enregistrés avec l’Iphone n’a pas pas été versée au dossier. «Une partie du dialogue est quasi inaudible et deux experts travaillent à la transcription», a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête. Les juges ont indiqué aux familles des victimes que ces transcriptions seront versées au dossier en septembre.

L’ex-épouse religieuse de Merah va assigner «Le Point» en justice

L’avocat de celle qui fut religieusement l’épouse de Mohamed Merah du 15 décembre 2011 à sa répudiation le 2 janvier a indiqué jeudi qu’il allait assigner Le Point pour avoir attenté à la vie privée de sa cliente mineure. Il reproche à l’hebdomadaire d’avoir publié contre le gré de la jeune fille, un article consacré aux quelques jours pendant lesquels elle a été au regard de l’islam (mais non pas de l’état civil) l’épouse de Merah. Me Etelin juge «particulièrement odieux» le procédé consistant à donner l’impression que la jeune fille a parlé au Point alors que «l’article en cause n’est rien d’autre que la reproduction de son interrogatoire effectué par les policiers après la mort de Mohamed Merah», a-t-il dit à l’AFP. «L’article fournit tous les détails permettant de l’identifier, ainsi que ses parents», a-t-il dit. Contacté par l’AFP, le directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert, a indiqué ne pas avoir été informé de cette plainte et n’a pas souhaité réagir avant d’en connaître les éléments précis.
LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/merah-nouvelles-revelations-sur-ses-echanges-avec-le-raid-07-06-2012-2037505.php

Noyé en échappant à la police : il avait bu et consommé des stupéfiants

Youssef était connu des services de police pour des faits de violence et de vol. Il vivait dans la cité de la Plaine du Lys à Dammarie-Lés-Lys, une ville voisine de Melun (Seine-et-Marne). Lundi soir, le jeune homme de 24 ans est mort, noyé, après avoir tenté d’échapper à un contrôle de police.

D’après les premiers résultats de l’autopsie, Youssef avait bu de l’alcool en faible quantité et consommé des stupéfiants.

Il n’avait qu’ «un taux de 0,6 grammes d’alcool par litre de sang», un taux «faible», a commenté jeudi, Bruno Dalles, procureur de la République de Melun.

Le soir du drame, un peu avant minuit, des policiers de la compagnie départementale d’intervention veulent contrôler un groupe de quatre personnes soupçonnées de consommation de stupéfiants. C’est alors que l’un d’eux, Youssef, se jette à l’eau pour tenter d’échapper au contrôle. Un brigadier-chef saute à son tour pour tenter de le sauver de la noyade. Mais trop tard. Le policier revient sur la berge. Le jeune homme a déjà disparu au milieu du fleuve. Le petit frère de la victime plonge, lui aussi, dans les eaux noires du fleuve. En vain.

Le corps de l’aîné réapparaît un peu plus tard. Les pompiers le repêchent mais sans parvenir à le réanimer. L’heure du décès est prononcée à 1 heure.

L’enquête, confiée à la police judiciaire, est toujours en cours et des témoins doivent encore être entendus.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/noye-en-echappant-a-la-police-il-avait-bu-et-consomme-des-stupefiants-07-06-2012-2037528.php

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