Finistère: 2 enfants et leur père morts

Deux enfants, âgés de 18 mois et quatre ans, et leur père de 35 ans, ont été retrouvés pendus ce matin au domicile familial à Fouesnant (sud du Finistère), a-t-on appris auprès du parquet de Quimper. L’hypothèse privilégiée par les enquêteurs est "un double homicide suivi d’un suicide dans un contexte de séparation conjugale", a indiqué Eric Tuffery, procureur de la République à Quimper.

La mère de famille, retrouvée dans la matinée à Quimper, a été entendue par les gendarmes. Elle aurait quitté le domicile dans la nuit après une dispute. Le parquet de Quimper communiquera lundi après-midi sur l’enquête.

Selon le Télégramme, des auditions, notamment de membres de la famille et de voisins, sont en cours. Une autopsie des trois corps doit être réalisée lundi.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/06/10/97001-20120610FILWWW00114-finistere-2-enfants-et-leur-pere-morts.php#!

Bruxelles : un Français arrêté après l’agression de deux policiers

Après avoir agressé deux policiers belges, vendredi soir, à Bruxelles, un Français âgé de 34 ans a été placé sous mandat d’arrêt pour tentative d’assassinat dans un contexte terroriste. Venu de Paris en train, il a dit être un «moudjahidine» venu en Belgique pour mener la «guerre sainte», a expliqué la porte-parole du parquet fédéral, Lieve Pellens.

Il a expliqué avoir commis son acte pour exiger le départ des «infidèles» en Afghanistan et protester contre la politique du gouvernement belge à l’égard des musulmans et du port du niqab. Il a nié avoir voulu tuer les policiers. «Son intention était de se faire tuer par les policiers», a poursuivi la représentante du parquet. Elle a précisé qu’il n’était pas connu des services de police français ou belges.

L’agression s’est déroulée dans une station de métro, à Molenbeek, une commune populaire de Bruxelles frappée il y a une semaine par des échauffourées sur fond d’islamisme radical. Ces heurts avaient opposé des jeunes aux forces de l’ordre après l’interpellation houleuse d’une musulmane convertie portant le voile intégral. Le groupuscule Shariah4Belgium avait alors mis en ligne une vidéo qui tentait de justifier le comportement violent de la femme interpellée. Son chef a depuis été inculpé pour incitation à la haine et à la violence.

Un des policiers blessés vendredi, âgé de 23 ans, a pu quitter l’hôpital samedi dans la journée. Sa collègue, une femme de 24 ans, elle-même de confession musulmane, était toujours hospitalisée samedi soir. De source hospitalière, elle est hors de danger. «On ressent de la colère et de l’incompréhension, a confié à RTL une de ses soeurs. Le pire dans l’histoire, c’est que nous sommes musulmans. Nous n’avons rien à voir avec ces individus».

Le président de la Ligue des imams de Belgique et le président de l’Union des mosquées de Bruxelles ont fermement condamné samedi l’agression. «On demande que l’auteur soit poursuivi», a insisté le président de l’Union des mosquées, Jamal Habbachich.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/bruxelles-un-francais-arrete-apres-l-agression-de-deux-policiers-09-06-2012-2040644.php

A Massy, un deuxième gymnase incendié en deux semaines

Nouvel incendie dans un gymnase à Massy (Essonne). Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 0h30, le centre sportif Albert-Camus, situé avenue de la République, a été partiellement endommagé par les flammes.

Les causes du sinistre ne sont pas encore déterminées. Mais cet incident survient deux semaines exactement après qu’un incendie a ravagé un autre gymnase à Massy et après de multiples heurts entre jeunes et policiers dans la commune.

http://www.leparisien.fr/essonne-91/massy-encore-un-gymnase-incendie-10-06-2012-2040968.php

Villiers-le-Bel : le conducteur du scooter dans un état stable

La collision entre deux jeunes en scooter et un véhicule de police samedi après-midi n’a pas entraîné de flambée de violence. Le conducteur du scooter, «sérieusement atteint» est dans un état stationnaire.

La ville ne s’est pas embrasée. La situation est calme dimanche matin à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), au lendemain de l’accident entre deux jeunes hommes circulant à scooter et une voiture de police. «Dans la nuit, il n’y a rien eu qui puisse être relié à l’accident impliquant la voiture de police», a confirmé Didier Vaillant, le maire PS de la commune.

Le conducteur du deux-roues, «sérieusement atteint», a été transporté dans un hôpital parisien, avait expliqué peu après les faits le préfet Pierre-Henry Maccioni. Dimanche après-midi, le jeune homme était dans un état stationnaire. Sa tête a heurté le véhicule de police lors de l’accident. Agé de 20 ans, le jeune homme, prénommé Rodrigue, est un rappeur connu dans son quartier sous le pseudonyme Akerone. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, «s’est rendu à la Salpêtrière au chevet du jeune blessé, sérieusement atteint, pour rencontrer sa famille, sa mère notamment, et s’enquérir de son état», a-t-on précisé Place Beauvau. Le second jeune homme, 18 ans, légèrement blessé et hospitalisé localement, est sorti de l’hôpital dans la nuit. «Le quartier est en état de choc», a toutefois précisé le maire de la ville.

Éviter le scénario de 2007

Le choc entre le scooter et la voiture de police s’est produit samedi à 16h25. Peu avant, 4 policiers dans un véhicule banalisé de la BAC (Brigade anticriminalité) repéraient deux jeunes hommes «non casqués» sur un scooter, a raconté le commissaire Éric Heip. Ces derniers ont «constaté» la présence des policiers et ont fait «demi-tour sur le trottoir». «Le véhicule de la BAC a suivi le scooter» (…) puis les policiers «l’ont perdu de vue». Alors le scooter «a surgi entre deux voitures et est venu heurter le véhicule de la BAC à l’avant-gauche», raconte le commissaire.

«Il ne s’agit pas d’une course-poursuite», a martelé le préfet. «Il faut sortir de cette idée d’une chasse. (…) C’est plus une patrouille de surveillance de police. Le scooter n’était pas poursuivi au moment du choc», renchérit le procureur, Yves Jannier. Le scooter avait été repéré dans un vol avec violence, un arrachage de collier, vendredi. «On a bien sûr en mémoire les événements de 2007», lâche le député-maire de Sarcelles, François Pupponi (PS). «La grande différence, c’est qu’il y a cinq ans, il y a eu deux morts», souligne-t-il.

Le 25 novembre 2007, deux adolescents trouvaient la mort dans la collision de leur moto avec un véhicule de police à Villiers-le-Bel. L’accident avait provoqué deux jours de violence entre jeunes et forces de l’ordre. «Tout sera fait pour que le calme soit maintenu», a assuré le préfet, indiquant que le dispositif policier avait été «renforcé et adapté» et qu’il le resterait «le temps nécessaire».

La version de la police contestée
Au 8, avenue du 8-Mai-1945, dans le quartier de Puits La Marlière, où l’accident a eu lieu, une trace de sang tache la chaussée. «Le scooter était sur le trottoir quand les mecs de la BAC les ont vus», a raconté Ayoube, 25 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom. «En les voyant, les policiers ont donné un coup d’accélérateur et ont tamponné les deux jeunes qui ont été projetés par terre», a-t-il affirmé tout en précisant que l’un d’eux portait un casque.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a souhaité que «toute la clarté» soit faite sur cette affaire, a rapporté le préfet. Le procureur va de son côté «requérir l’ouverture d’une information judiciaire» pour «la recherche de la vérité». Dans le même sens, le maire souhaite «qu’un juge d’instruction puisse être nommé dans les meilleurs délais». «Les protagonistes, les policiers qui patrouillaient, et des témoins» sont auditionnés, a indiqué le procureur, qui estime «prématuré de s’avancer sur le profil» des deux jeunes blessés.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/10/01016-20120610ARTFIG00037-villiers-le-bel-nuit-calme-apres-un-accident-de-scooter.php#!

Les « nourrices », complices et otages des trafiquants

Cacher la drogue dans les gaines techniques des immeubles est passé de mode. Trop risqué car ces planques sont connues et font l’objet d’inspections de plus en plus ciblées des services de police. Les trafiquants ont trouvé une parade efficace. Ils squattent les appartements de locataires appelés dans leur jargon les « nourrices ». Une occupation souvent contrainte, mais parfois acceptée par certains.

Et toujours contre une rétribution pour s’assurer du silence de ces nourrices, jamais choisies au hasard .

Ces habitants au-dessus de tout soupçon mettent, bon gré mal gré, leur logement à la disposition des trafiquants. « Ces derniers repèrent souvent des familles isolées, désargentées, vivant des minimas sociaux, des personnes vulnérables et dont ils savent qu’elles seront perméables à cette proposition contre rémunération », décrypte Roland Gauze, le directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille. Fin mai, ses services ont démantelé un réseau de nourrices dans la gigantesque cité de Campagne-Lévêque qui cachait 60 kg de cannabis mais aussi trois pistolets automatiques chargés, un pistolet Manurhin 222 et un fusil d’assaut kalachnikov avec ses chargeurs. Parmi ces nourrices, un pensionné par la Cotorep (invalidité) et une famille monoparentale.

Un maillon essentiel du trafic

« Hormis la fonction de cache, l’appartement sert aussi de position de repli pour les trafiquants. Ils peuvent ainsi se réfugier chez des gens insoupçonnables. Ils possèdent souvent un double des clés quand ils ne les confisquent pas purement et simplement à leurs hébergeurs. Les trafiquants parviennent à leurs fins grâce à un mélange de pression et de perversité sur leurs victimes », détaille Roland Gauze, constatant que le nombre de nourrices augmente, ce qui permet de diviser les risques pour les trafiquants.

Sociologue de l’univers urbain qui travaille à Marseille pour l’association Transvercité, Claire Duport resitue ce phénomène. « Les habitants des cités sont contraints de se soumettre au caïdat local. Les dealeurs s’approprient l’espace des cités aux dépens de la population. Et ces trafiquants enrôlent de très jeunes guetteurs, des gamins dé- scolarisés car ils savent qu’ils échapperont à toute poursuite pénale. » Selon elle, l’activité des nourrices illustre parfaitement « cette économie du cannabis qui est avant tout une économie de la pauvreté servant à remplir le réfrigérateur et le cartable du petit frère ».

« Les nourrices sont par la force des choses les otages des trafiquants et deviennent leurs complices malgré elles. Certains n’en ont pas conscience. D’autres collaborent ouvertement, comme ce fut le cas à Campagne-Lévêque où l’une d’elles découpait les barrettes de haschisch », raconte le patron de la PJ marseillaise. C’est d’ailleurs chez une femme et son fils que les policiers ont découvert 15 kg d’herbe, 6 kg de résine, deux pistolets 9 mm et 10000 € en liquide. Et, chez un homme, un kalachnikov et un coffre-fort avec plusieurs dizaines de milliers d’euros.

« Les trafiquants savent s’adapter. Les réseaux sont devenus de véritables petites entreprises industrielles où chacun a un rôle au milieu d’un système très cloisonné difficile à remonter. Ils ont appris à modifier leurs types de caches », résume Jean-Jacques Fagni, procureur adjoint de Marseille. « La police s’adapte aussi », ajoute le magistrat, déterminé à mettre hors jeu les nourrices, un des maillons essentiels à l’essor du trafic.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-nourrices-complices-et-otages-des-trafiquants-10-06-2012-2041323.php

Contrôle de police à Villiers-le-Bel: Manuel Valls au chevet de l’un des deux jeunes blessés

Deux jeunes hommes en scooter ont été blessés, dont un «sérieusement», en heurtant une voiture de police lors d’un contrôle samedi à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), où en 2007 des émeutes avaient éclaté après la mort de deux jeunes dans un accident avec la police.

Les blessés sont âgés de 18 et 20 ans. Le conducteur du deux-roues, «sérieusement atteint», a été transporté dans un hôpital parisien, a expliqué le préfet Pierre-Henry Maccioni. Sa tête a heurté le véhicule de police lors de l’accident.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls «s’est rendu ce [samedi] soir à la Salpêtrière au chevet du jeune blessé, sérieusement atteint, pour rencontrer sa famille, sa mère notamment, et s’enquérir de son état», a-t-on précisé place Beauvau.

«Il ne s’agit pas d’une course-poursuite»

Agé de 20 ans, le jeune homme, prénommé Rodrigue, est un rappeur connu dans son quartier sous le pseudonyme Akerone, a-t-on appris de sources concordantes. Le second jeune homme, légèrement blessé, a été hospitalisé «localement», a ajouté le préfet, dans une conférence de presse au commissariat de Villiers-Le-Bel, en présence du procureur de la République, du commissaire, du maire et du député.

Le choc entre le scooter et la voiture de police s’est produit à 16h25. Peu avant, quatre policiers dans un véhicule de la BAC (Brigade anti-criminalité) banalisé repéraient deux jeunes hommes «non-casqués» sur un scooter, a raconté le commissaire Eric Heip. Ces derniers «constatent» la présence des policiers et font «demi-tour sur le trottoir». «Le véhicule de la Bac décide de suivre le scooter (…) puis les policiers "le perdent de vue". Puis le scooter "surgit entre deux voitures et vient heurter le véhicule de la BAC à l’avant-gauche», raconte le commissaire.

«Il ne s’agit pas d’une course-poursuite», a martelé le préfet. «Il faut sortir de cette idée d’une course-poursuite, d’une chasse. (…) C’est plus une patrouille de surveillance de police. Le scooter n’était pas poursuivi au moment du choc», renchérit le procureur, Yves Jannier.

Le scooter avait été repéré dans un vol avec violence, un arrachage de collier, vendredi.

Les évènements de 2007 en mémoire

«On a bien sûr en mémoire les événements de 2007», lâche le député-maire de Sarcelles, François Pupponi (PS). «La grande différence, c’est qu’il y a cinq ans, il y a eu deux morts», souligne-t-il. Le 25 novembre 2007, deux adolescents trouvaient la mort dans la collision de leur moto avec un véhicule de police à Villiers-le-Bel. L’accident avait provoqué deux jours de violence entre jeunes et forces de l’ordre.

Le maire Didier Vaillant (PS) a demandé «à tous les habitants de garder leur calme». «Nous prenons toutes les dispositions pour que ce qui s’est passé en 2007 ne se reproduise pas», a-t-il ajouté. Des médiateurs sont sur le terrain. «Tout sera fait pour que le calme soit maintenu» a assuré le préfet, indiquant que le dispositif policier avait été «renforcé et adapté» et qu’il le resterait «le temps nécessaire».

Peu avant 01h00, dimanche, la situation était calme dans la ville, alors que de nombreux policiers patrouillaient. Au 8, avenue du 8 mai 1945, dans le quartier de Puits La Marlière, où l’accident a eu lieu, une trace de sang tâchait le trottoir, a constaté une journaliste de l’AFP. «Le scooter était sur le trottoir quand les mecs de la BAC les ont vus», a raconté Ayoube, 25 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom. «En les voyant, les policiers ont donné un coup d’accélérateur et ont tamponné les deux jeunes qui ont été projetés par terre», a-t-il affirmé tout en précisant que l’un d’eux portait un casque.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a souhaité que «toute la clarté» soit faite sur cette affaire. Le procureur va de son côté «requérir l’ouverture d’une information judiciaire» pour «la recherche de la vérité».

Dans le même sens, le maire souhaite qu’un juge d’instruction puisse être nommé «dans les meilleurs délais». «Les protagonistes, les policiers qui patrouillaient, et des témoins» sont auditionnés, a indiqué le procureur, qui estime «prématuré de s’avancer sur le profil» des deux jeunes blessés.

http://m.20minutes.fr/societe/950201-controle-police-villiers-le-bel-manuel-valls-chevet-deux-jeunes-blesses/

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