"Abus de pouvoir : mode d’emploi ( Strasbourg en pointe )"

Nous avions quelques espoir de voir le bon droit, l’honnêteté intellectuelle ou simplement le bon sens revenir d’actualité dans la gestion des personnels de la gendarmerie.

Il n’en est rien, à Strasbourg, en tout cas, où le général fait de la résistance.

« Pas étonnant » se disent les gendarmes, comme toujours, dans cette vénérable boutique, « à partir de maintenant, on fait comme d’habitude » . C’est le changement, et ce que nous craignions se produit. « Pour maltraiter pandore, le bastonner, l’humilier, droite ou gauche, tout le monde est d’accord » .

Voilà M Valls ce que nous pensons. En tout cas, c’est bien vous qui assumez, à nos yeux la responsabilité des élucubrations d’une hiérarchie que vous confortez dans son attitude.

En tous cas cette affaire d’un gendarme muté malgré un jugement en référé qui l’interdisait en dit long sur les pratiques toujours admises dans notre pays.

Notre gendarme alsacien se croyait protégé par la loi de la république lorsqu’il a du constater que la hiérarchie de la gendarmerie s’assoyait joyeusement dessus. Malgré l’ordre des juridictions, il fut muté, sa femme a perdu son emploi et ses enfants ont du changer d’école en pleine année scolaire pour la simple raison que cela plaisait à Monseigneur le général de gendarmerie.

Mais Sa Majesté, sourd aux ordres de la République, cru à une erreur et demanda un second jugement. Il l’obtient et doit s’exécuter. Personnellement, je me demande ce qu’il va encore inventer pour détourner la loi.

Ce sont les attendus de ce second jugement ( suivez ce lien ) ( ne vous demandez pas d’où cela vient, les jugements sont publics dans notre pays ) que je porte à votre connaissance. Je vais vous donner quelques clés propres à vous aider à la compréhension de ce qui se passe en réalité, ou du moins ma lecture, ce que j’en comprends pour bien connaître le fonctionnement complexe de cette comédie humaine.

L’objet de la contestation de la première décision est tout à fait formel. Le ministère de la défense a été tenu à l’écart de la première procédure. En effet, le domaine disciplinaire tient bien du ministère de la défense, encore pour quelques temps en tout cas.

Le reste vient sur le fond.

Pour une raison qui n’est pas dite dans le texte, mais que nous pouvons deviner dans la phrase « comportement en totale inadéquation avec son état de gradé supérieur », vous devez comprendre que ce gradé supérieur déplait depuis un bon moment à ses chefs. Il agace. Soit simplement il tutoie ses collaborateurs, est trop proche d’eux. Allez savoir !!!! Peut-être est-il allergique à la répression aveugle que la hiérarchie lui impose ? Je pencherais cependant davantage à un garçon de caractère qui dit les choses comme elles sont et par-là est amené à glisser quelques vérités qui dérangent. En tout cas, un délit de sale gueule à n’en pas douter à mon sens.
Cette phrase veut nous faire croire qu’aujourd’hui un adjudant est un gradé supérieur, alors que la direction de la gendarmerie ne cesse de dire le contraire et a transformé un gradé supérieur en simple exécutant pour les besoins de sa politique constante de faire de la gendarmerie la copie de la police nationale.

Aujourd’hui le paradoxe ne gène plus. Il suffit d’affirmer ce qui arrange pour les besoins du moment.

Dans ces cas de délit de « déplaire », la hiérarchie de Marseille ou du Nord, de Brest à Strasbourg attend le moindre incident pour chercher à faire couvrir ses décisions. Le procédé habituel est d’aller expliquer au Procureur que le vilain canard doit partir et obtenir de lui un petit mot pour qu’il prenne à son compte les abus d’une hiérarchie non seulement indigne, mais d’une absolue lâcheté. Ce fut fait pour notre adjudant et vous noterez que le procureur l’admet lorsque l’avocat du gendarme va lui poser la question. Il a fait une lettre de complaisance pour faire plaisir aux officiers, mais ne voit aucun obstacle à travailler avec l’O.P.J. en question.

Ce que j’ai vu également dans ce type de dossier, c’est la désapprobation affirmée par les collègues de la « cible » de travailler avec lui. L’argument fut également avancé par la hiérarchie à la recherche d’un responsable de ses décisions. Mais voilà, les dits collaborateurs, non seulement n’ont aucun problème à travailler par notre adjudant, mais en plus sont choqués par le traitement qu’il a subi.

Notre hiérarchie, dans ce qui ressemble à un véritable harcèlement contre notre adjudant, ne trouve plus de soutien à son raisonnement. Elle se retrouve seule face à ses décisions. C’est bien elle seule qui veut sanctionner sans raison un militaire.

Ne pensez surtout pas que nous soyons face à un fait isolé. Nous assistons simplement à l’application de procédés qui ne peuvent qu’être appris dans les écoles des officiers de gendarmerie. Autrement comment comprendre que ces procédés soient si étendus ?
Mais il reste un fait, les constructions artificielles, souvent mensongères, ne rebutent pas la hiérarchie. Comment se défendre ? Beaucoup de gendarmes, très disciplinés, trop disciplinés renoncent à faire appel à la justice. Bien souvent le coût financier du procès est le seul frein à faire valoir son droit. L’administration le sait. Elle compte sur cet aspect et si elle est désavouée, se vengera dans tous les cas en bloquant la carrière du petit prétentieux qui demande à ce que le bon droit règne.

Il devient évident qu’aujourd’hui le ministère doit exiger une enquête interne sur le cas de cette hiérarchie alsacienne qui a non seulement abusé de son pouvoir, mais a véritablement construit un dossier bidon. Cela est parfaitement indigne et occasionne un préjudice considérable à la discipline militaire.

La discipline ne peut-être que librement consentie. Elle ne peut l’être qu’à la condition d’être loyale. Autrement elle est contestée, même si elle est fondée dans sa rigueur. Elle est suspecte systématiquement si les conditions de justice et d’équité ne sont pas réunies.

Vous devez vous interroger sur le rôle des « représentants du personnels »! Ne cherchez pas. Ils n’ont pas intérêt à la « ramener » ils vont se faire taxer de « syndicalistes » et verront leur carrière finie. Je crois d’ailleurs que, toujours dans le même secteur, un représentant national ( CFMG ) est en train de faire les frais de sa trop forte implication ; frais professionnels et frais personnels puisque sa santé est aujourd’hui en cause.
Où est la morale, Monseigneur dans la mutation de cet adjudant que vous avez signée ?
La morale est peut-être de reconnaître ses dérives.
jmestries

http://lagrognegend.blogspot.fr/2012/06/abus-de-pouvoir-mode-demploi-strasbourg.html

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