Haute-Loire. Le Puy-en-Velay : le forcené menace de tuer un pompier avec un hachoir

Les policiers ont dû faire usage de leurs armes pour maîtriser un homme d’une trentaine d’années pris d’une crise de folie, ce mardi à 14h30, au Puy-en-Velay. L’individu a poursuivi les pompiers avec un couteau et un hachoir avant de s’en prendre à l’un d’eux, tombé au sol dans sa fuite.

Les faits se sont produits dans la paisible résidence Vert-Bois, dans le quartier de Roche-Arnaud. C’est la compagne de cet individu, déjà connu des services de police, qui a donné l’alerte. Son conjoint venait d’être pris de folie. Lorsque les sapeurs-pompiers et le Samu sont arrivés sur place, l’individu est sorti de son appartement, un couteau dans une main et un hachoir dans l’autre. Les secours ont tenté de s’enfuir. Revenus dans la cour, l’un des soldats du feu a trébuché. L’homme s’est alors jeté sur lui, menaçant de le tuer avec le hachoir. Il n’a finalement pas porté de coups.

Le forcené serait alors remonté chez lui avant d’en redescendre et de lancer des couteaux en direction des policiers. Ces derniers ont riposté en tirant deux coups de feu : l’un au sol et l’autre atteignant l’homme à la jambe. Blessé, ses jours ne seraient pas en danger. Il a été maîtrisé puis hospitalisé.

Aucun policier ou pompier n’a finalement été blessé. Une cellule de soutien psychologique a été activée au centre de secours principal du Puy-en-Velay. Le commissaire Alfred Lenglet et le procureur de la République René Pagis se sont rendus sur place. L’enquête a été confiée au SRPJ de Clermont-Ferrand.

Le Progrès

http://www.leprogres.fr/haute-loire/2012/06/19/le-puy-en-velay-le-forcene-menace-de-tuer-un-pompier-avec-un-hachoir

La justice avait relâché le tueur de gendarmes

Abdallah Boumezaar venait d’échapper à une peine plancher de deux ans quand il a ouvert le feu sur les militaires.

Alors que la mort brutale de la maréchale des logis-chef Audrey Berthaut et de sa collègue l’adjudante Alicia Champlon suscite depuis lundi matin une vive émotion jusqu’au plus haut sommet de l’État, une polémique se fait jour sur la trajectoire judiciaire du délinquant multirécidiviste qui les a froidement abattues lors d’une intervention à Collobrières (Var). Connu à plusieurs reprises pour des infractions à la législation sur les stupéfiants et des affaires de violences volontaires, Abdallah Boumezaar venait d’échapper à une peine plancher de deux ans d’emprisonnement quand il a fauché les deux femmes gendarmes en faisant feu à neuf reprises. Le 13 juin dernier, ce marginal de trente ans, maçon de profession, était passé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulon (Var) pour une affaire de violences sur ascendant. Les faits remontaient au 11 mai dernier, quand il avait levé la main sur sa mère, Djamila, à La Seyne-sur-Mer.

Expertise psychiatrique
Mais, selon les juges, les violences semblaient en décalage avec ce qu’avait dénoncé la victime, qui s’était vu délivrer un seul jour d’interruption temporaire de travail (ITT). Le 13 mai, soit trois jours après l’agression et avant même l’audition de son fils, la mère d’Abdallah avait d’ailleurs, selon nos informations, retiré sa plainte tout en soulignant la dangerosité de son fils. «Il devient fou lorsqu’il boit de l’alcool», avait-elle déclaré devant le tribunal. Écartant l’hypothèse de la peine plancher, les magistrats avaient finalement prononcé un jugement de six mois d’emprisonnement, assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant trois ans. Dans ses motivations, le tribunal avait en outre considéré qu’une expertise psychiatrique avait préconisé un suivi médical lors de la garde à vue de Boumezaar, qui venait par ailleurs de faire l’objet d’une rapide enquête sociale. Par ailleurs, les juges ont pris en compte le fait qu’il a appris la mort de son père à sa sortie de prison. Il aurait souffert que sa mère ait passé ce décès sous silence alors qu’il était derrière les barreaux. Enfin, le sursis-mise à l’épreuve prononcé lors de sa comparution immédiate était accompagné d’une injonction de soins. Abdallah Boumezaar devait être convoqué le 8 juillet prochain par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip), censé prévenir toute récidive.

Cette démarche semblait impérieuse tant le palmarès délinquant du présumé tueur de gendarmes est chargé. À 30 ans, cet homme versé dans l’alcool afficherait déjà neuf condamnations, notamment pour violences à l’encontre de policiers et pour des affaires de stupéfiants. Il avait notamment écopé de trente mois en 2002 pour sa participation à un réseau de revente de résine de cannabis à La Seyne-sur-Mer. Puis à une peine de six ans pour violences, avant de recouvrir la liberté en septembre dernier. Depuis lors, Abdallah s’était officiellement mis «au vert» chez une tante à Collobrières. Mais sans ralentir ses penchants pour l’alcool et la violence. Et jusqu’à ce que son chemin croise, dimanche soir, celui de deux femmes gendarmes venues à son domicile pour tenter de démêler un banal vol de sac à main. Une cérémonie nationale en leur hommage se tiendra vendredi prochain à Hyères.

Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/19/01016-20120619ARTFIG00968-la-justice-avait-relache-le-tueur-de-gendarmes.php#!

Essonne : un fuyard gravement accidenté

Un jeune du quartier des Pyramides à Evry a tenté d’échapper à un équipage de la brigade anti-criminalité cet après-midi, vers 17 h 30, sur la N7 peu après Ris-Orangis. Pris en chasse par les policiers, il aurait alors bifurqué vers l’autoroute A6 en direction de Savigny et Chilly-Mazarin. Brûlant des feux et prenant tous les risques, l’automobiliste de 20 ans aurait réussi à semer les agents.

Mais arrivé dans Villemoisson-sur-Orge, sans être poursuivi, le véhicule «qui roulait à vive allure», selon les témoins est sorti de la route à proximité du château et de la route de Corbeil. Gravement blessé, le fuyard a été transporté d’urgence à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-un-fuyard-gravement-accidente-19-06-2012-2056351.php

Carpentras (Vaucluse), 2 malfrats interpellés dans leur cité après s’être enfuis dans un véhicule volé en tirant

Dans la nuit de lundi à mardi, vers une heure, avenue du Pont des Fontaines à Carpentras, une fusillade nourrie a opposé les policiers de la Bac et deux individus, roulant à bord d’une voiture volée.

Hier après-midi, un impressionnant dispositif a été mis en place par les forces de police, aux abords de la cité Émile Zola, pour interpeller ces deux hommes âgés d’une vingtaine d’années, qui avaient été identifiés. Au moment de leur arrestation musclée, ces derniers, qualifiés de dangereux, étaient en possession de plusieurs armes et de gilets pare-balles.

La Provence

http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/interpellation-musclee-de-deux-hommes-armes

(merci @ "duralexsedlex" du Forum Police & Réalités)

Trois pirates informatiques d’Anonymous arrêtés par la DCRI

La radio RTL révèle ce mardi après-midi que le groupe Anonymous a subi des pertes en France. Trois de ses activistes, âgés de 19, 24 et 43 ans, auraient été arrêtés dans l’Essone, en Isère et en Haute-Savoie.

Ce coup de filet est l’oeuvre de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), qui les a interpellés et placés en garde à vue ce mardi matin.

Le contre-espionnage français les soupçonne d’avoir participé à bloquer, en janvier dernier, plusieurs sites internet français dont ceux de l’Élysée, du ministère de la Défense, de l’Express ou encore de Vivendi. Ces actions étaient mises en oeuvre pour protester contre la fermeture de Megaupload, plateforme de téléchargement et de streaming.

Sud-Ouest

http://www.sudouest.fr/2012/06/19/trois-pirates-informatiques-d-anonymous-arretes-par-la-dcri-747808-5166.php

(merci à "Corinne Cat")

Oui, les espions britanniques ont le droit de coucher avec les suspects

Voilà bien une question qui n’a jamais traversé l’esprit de James Bond : est-ce légal pour un agent infiltré de coucher avec un suspect ? Oui, si ne pas le faire met en danger sa couverture, a répondu très sérieusement ce mardi le ministre de l’Intérieur britannique lors d’un débat au Parlement , rapporte le Telegraph.
Cette curieuse question s’est hissée en haut de l’agenda politique suite à l’échec d’une mission d’infiltration d’un agent britannique au sein d’un groupe d’activistes environnementaux. L’agent en question, Marc Kennedy, avait ainsi couché avec au moins deux femmes qui ont menacé de porter plainte dès qu’elles ont découvert sa véritable identité.

L’affaire Mark Kennedy

Agent expérimenté, Marc Kennedy démarre cette nouvelle mission en 2003. Il devient Mark Stone, alpiniste, et se «déguise» en activiste : cheveux longs, boucles d’oreilles et tatouages. Pendant ces années d’infiltration, Mark est souvent amené à fixer des banderoles sur les immeubles, et échappe, bien évidemment, à toute toute poursuite pénale. Prenant son rôle très au sérieux, il entretient des relations sexuelles avec au moins deux femmes du groupe. Ce qui lui vaut aujourd’hui d’être au coeur du scandale.

En effet, début 2011, les militants découvrent ses véritables papiers d’identité, faisant de facto capoter l’enquête. Ses conquêtes «trahies» se sentent abusées et font alors sortir l’histoire au grand jour. L’une d’entre elles, Ana, affirme avoir eu «plus de vingt fois des relations sexuelles avec Mark Kennedy», en 2005, alors qu’elle était âgée de 21 ans. Kennedy, lui, invoque pour se défendre la loi sur les pouvoirs d’enquête (RIPA) qui autorise depuis 2000 les agents à avoir des relations sexuelles dans le cadre de leur action.

La protection de la couverture

C’est ce même texte de loi qu’a rappelé ce mardi Nick Herbert, devant les parlementaires, affirmant que cette «autorisation de coucher était importante», sans quoi les agents en couverture pourraient se trahir. Il a rappelé toutefois que coucher pour la Patrie ne devait se faire qu’en dernier recours, et que chaque situation devait être jugée au cas par cas. «Plutôt que de stipuler de façon très spécifique ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas», Herbert prône un contrôle accru des agents infiltrés par la hiérarchie policière, afin de prendre les meilleures décisions possibles. Une attaque à peine déguisée contre la hiérarchie de Kennedy , qui avait semble-t-il échappé à tout contrôle en fin de mission.

En février, l’inspection générale de la police avait publié un rapport suite à cette affaire, qualifiant de «moralement mauvais» et «très peu professionnel» le comportement de l’agent infiltré, tout en rappelant qu’il était impossible d’interdire les relations sexuelles avec des suspects. En effet, même si les policiers infiltrés doivent agir en tout temps avec «intégrité» et «proportionnalité», l’interdiction absolue de coucher avec les suspects fournirait à ces derniers une manière très simple de tester l’honnêteté des agents…

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/oui-les-espions-britanniques-peuvent-coucher-avec-les-suspects-19-06-2012-2056247.php

Var : la mort des deux femmes gendarmes aurait-elle pu être évitée?

Pourquoi le suspect interpellé dans le cadre de l’enquête sur le drame de Collobrières était-il libre, compte tenu de son lourd casier judiciaire? Pourquoi deux femmes gendarmes ont-elles été envoyées, seules, dans une zone réculée du Var? Eclairage.

Le drame de Collobrières aurait-il pu être évité? La question revient avec insistance à mesure que la personnalité et le casier judiciaire d’Abdallah Boumeraaz, le suspect interpellé et qui a reconnu être l’auteur des coups de feu qui ont coûté la vie à deux femmes gendarmes, dimanche, se précise. L’homme doit être présenté à la justice ce mardi à 18h.

Le passé judiciaire de ce trentenaire de 90 kg pour 1,80m est comme lui: imposant. Depuis 2000, le suspect a en effet été condamné à maintes reprises. Il a notamment fait six ans de prison pour trafic de drogue, vols et violences aggravées. Une condamnation qu’il a complètement purgée avant de recouvrer la liberté en septembre 2011. Le 13 juin 2012, rebelote, il est de nouveau convoqué devant les juges. Cette fois, on lui reproche d’avoir frappé violemment sa mère, qui a porté plainte avant de se rétracter. Dans cette dernière affaire, le tribunal correctionnel de Toulon a suivi l’avis de parquet et condamné l’intéressé à une peine mixte de six mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve et obligation de soins.

Boumeraaz n’était pas dans le cas d’une "récidive légale"

Une peine qui peut sembler clémente dans la mesure où Boumeraaz a été condamné plusieurs fois pour des faits de violences. "Etymologiquement, on peut estimer qu’Abdallah Boumeraaz est un récidiviste, mais pas aux yeux de la loi", explique à L’Express Me Grégory Cagan*. Le code pénal prévoit qu’au-delà de trois ans, ou lorsque le condamné a exécuté pleinement sa peine, on ne peut plus parler de "récidive légale". Abdallah Boumeraaz a été condamné en 2012 et en 2006 pour des faits de violences, le délai des trois ans nécessaire à la notion juridique de "récidive légale" était donc écoulé. C’est la raison pour laquelle le juge de Toulon n’était pas tenu de prononcer une peine de prison ferme.

Alliance réclame à nouveau des peines plancher

Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, relance en marge de cette tragédie -une première dans l’histoire de la gendarmerie- le débat sur les peines plancher. Il pose la question de "la mise en place d’un dispositif de peines plancher incompressibles et obligatoires pour les délinquants réitérant" ainsi que "pour les individus auteurs d’agressions sur les personnes dépositaires de l’autorité publique".

Adieu les peines plancher?

François Hollande avait promis durant la campagne présidentielle de supprimer "les peines planchers qui sont contraires au principe de l’individualisation des peines". Un engagement qui avait provoqué l’ire du syndicat de police Alliance.

Pour le président de l’Union syndicale des magistrats (USM) Christophe Régnard, interrogé au micro de France Inter, les peines plancher "ne sont pas automatiques et ne peuvent pas l’être car la Constitution et la Déclaration des droits de l’Homme de 1789 l’interdisent". La loi prévoit ainsi que le juge puisse adapter la peine et sa durée en fonction "des faits, de la personnalité et de l’effort de réinsertion du condamné", précise le magistrat.
Pour Me Cagan, "créer un délit particulier pour les agresseurs et assassins de policiers et gendarmes serait contraire au principe européen d’égalité pour tous. S’il existait, chaque catégorie voudrait alors un traitement particulier. D’un code pénal de 500 pages, on passerait alors à un pavé de 5000 pages!" argumente l’avocat.

Machisme ambiant

Dernier volet de la polémique autour du drame de Collobrières: le fait que deux femmes ait été envoyées, seules, dans une zone considérée comme "reculée" où des renforts mettent nécessairement du temps à arriver. Sur les forums et malgré leur devoir de réserve, des gendarmes montent au créneau, rapporte RTL. Avec une question lancinante: comment a-t-on pu laisser deux femmes gendarmes en première ligne dans cette affaire?

"Ces deux femmes étaient des gendarmes avant tout, tranche le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, au micro de la radio. Les militaires, qu’ils soient masculins ou féminins, reçoivent la même formation, maîtrisent de la même manière les techniques d’intervention physique et psychologique. Evidemment, c’est un drame absolu, mais pour autant, des patrouilles de deux gendarmes femmes ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel." Et les gendarmes femmes d’arguer: "Arrêter d’être machos et de nous prendre pour des enfants!"

*Me Grégory Cagan est avocat pénaliste au cabinet Cornet Vincent Segurel (CVS).

L’EXPRESS

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/var-la-mort-des-deux-femmes-gendarmes-aurait-elle-pu-etre-evitee_1128491.html

Un enseignant poursuivi pour viol se suicide la veille de son procès

Un ancien enseignant, accusé d’agressions sexuelles sur deux anciens élèves, s’est suicidé dans la nuit de lundi à mardi à la veille de son procès devant la cour d’assises du Nord, a-t-on appris de source judiciaire.

http://lci.tf1.fr/filnews/france/un-enseignant-poursuivi-pour-viol-se-suicide-la-veille-de-son-7367045.html

Val-de-Marne : un homme retrouvé grièvement brûlé en pleine rue

Le corps d’un homme d’une trentaine d’années a été retrouvé inanimé et brûlé à 40% dans la nuit de lundi à mardi, en pleine rue, à Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Des traces de sang et de carburant ont été retrouvées à proximité du corps de l’homme, qui ne portait aucune pièce d’identité et dont le pronostic vital est engagé.

Aucun témoin n’a été recensé.

Il a été transporté à l’hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). L’enquête a été confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.

LeParisien.fr avec AFP

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/val-de-marne-un-homme-retrouve-grievement-brule-en-pleine-rue-19-06-2012-2056085.php

Le travail de nuit peut nuire gravement à la santé des femmes

Considéré comme probable cancérogène en raison de son effet perturbant sur le rythme biologique, le travail de nuit entraîne chez les femmes un risque accru d’environ 30% de cancer du sein, selon une étude française publiée mardi.

Ce n’est pas la première fois qu’est pointé du doigt l’effet néfaste du travail nocturne. L’agence cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Centre international de recherche sur le cancer (IARC/CIRC), l’a classé en 2010 comme "probablement cancérogène" en tant qu’activité perturbatrice du "rythme circadien".

Le rythme "circadien" (qui en latin signifie "environ un jour") gère l’alternance veille-sommeil, régulant de nombreuses fonctions biologiques et se trouve altéré chez les personnes travaillant la nuit ou ayant des horaires décalés.

Une étude chez des infirmières avait déjà "montré un excès de risque de cancer du sein pour celles travaillant la nuit", explique Pascal Guénel, directeur de recherche au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, France).

Mais l’originalité de cette étude est de porter sur une population féminine générale et de traiter de manière relativement détaillée les types et les durées des activités de nuit effectuées, explique cet épidémiologiste.

Une augmentation de 30% du risque de cancer chez les femmes ayant travaillé la nuit peut être considérée comme "plutôt légère mais significative d’un point de vue statistique", indique à l’AFP M. Guénel qui a dirigé l’étude publiée dans l’International Journal of Cancer.

Un tel accroissement signifie que le "risque relatif" est de 1,3 alors que "par comparaison le risque relatif de cancer du poumon chez les fumeurs est de dix", relativise-t-il.

Mais le risque lié au travail de nuit est "du même ordre de grandeur" que d’autres risques connus de cancer du sein comme les mutations génétiques, l’âge tardif de la première grossesse ou les traitements hormonaux.

Une perturbation du cycle hormonal

L’étude relève une augmentation du risque particulièrement marquée pour les femmes ayant travaillé la nuit pendant plus de quatre ans et pour celles qui ont alterné travail de nuit et travail de jour, plus perturbant pour l’horloge interne.

L’étude montre aussi un risque accru (50% au lieu de 30%) pour les femmes qui ont commencé à travailler la nuit avant leur première grossesse.

Dans ce cas, l’hypothèse est qu’avant la première grossesse, "les cellules des glandes mammaires, pas encore complètement différenciées, sont encore plus vulnérables à des perturbations", explique M. Guénel.

D’une manière générale, "toutes les études sur le travail de nuit partent de l’hypothèse d’une perturbation du rythme circadien qui entraîne une perturbation du cycle hormonal, suspectée d’entraîner un risque accru de cancer", indique-t-il.

Ces données tirées de l’étude générale Cécile sur les facteurs environnementaux, professionnels et génétiques sur le cancer du sein, a porté sur l’analyse comparée de 1.250 femmes atteintes d’un cancer du sein et 1.350 femmes non touchées, dans deux départements français (Ile-et-Vilaine, dans l’ouest et Côte-d’Or, dans le centre, choisis pour des raisons pratiques).

Désormais plusieurs études vont "globalement dans le sens d’une augmentation du risque de cancer liée au travail de nuit", souligne M. Guénel. "C’est un problème de santé publique qu’il faudra prendre en compte à un moment donné".

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/19/1381830-le-travail-de-nuit-peut-nuire-gravement-a-la-sante-des-femmes.html

Pétition pour que le tueur de gendarmes du Var soit condamné à perpétuité

COPIEZ-COLLEZ LE LIEN SUIVANT DANS VOTRE NAVIGATEUR INTERNET :

http://www.avaaz.org/fr/petition/Petition_pour_que_le_tueur_de_gendarmes_du_Var_soit_condamne_a_perpetuite/?cAUFybb

(merci à Isabelle V.)

Gendarmes tuées: le suspect déféré dans la journée, cérémonie nationale vendredi

Une cérémonie nationale en hommage aux deux gendarmes abattues dimanche à Collobrières (Var) se tiendra vendredi à Hyères, tandis que le tueur présumé et sa compagne devraient être déférés devant la justice mardi en fin de journée, ont précisé mardi justice et gendarmerie.

Le suspect, toujours placé en garde à vue mardi matin, devrait être déféré en fin de journée devant la justice, avec sa compagne d’une vingtaine d’années dont le degré de complicité doit être défini, a-t-on appris de sources concordantes.

Agé de 30 ans, le colosse d’1,80 m déjà connu de la justice, a reconnu lundi durant sa garde à vue avoir tué Alicia Champlon, une adjudante de 29 ans, et Audrey Berthaut, maréchal des logis-chef et mère de famille de 35 ans.

Dans le village de Collobrières, les lieux du crime ont été scellés, mais une cinquantaine d’enquêteurs de la gendarmerie continuaient mardi leur travail d’exploitation des indices pour reconstruire la chronologie précise des faits.

Un hommage devrait être rendu aux deux gendarmes à 09h00 vendredi à Hyères, en présence du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a-t-on appris auprès de sources dans la gendarmerie.

"La Nation aura sans doute l’occasion dans les jours qui viennent de rendre hommage à ces deux gendarmes, et de leur témoigner sa reconnaissance", avait annoncé lundi le ministre, lors d’une visite éclair à Collobrières.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/18/1381651-gendarmes-tuees-le-suspect-defere-dans-la-journee-ceremonie-nationale-vendredi.html#xtor=RSS-6

Vincennes : deux « dépeceurs » chinois décrivent un double meurtre

es Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne et de la criminelle, a apporté aux policiers qui enquêtaient sur la mystérieuse découverte de restes humains dans le bois de Vincennes tous les éléments qui leur manquaient : un mobile et un scénario. Reste à déterminer si cet homme et cette femme qui s’accusent sont bien les auteurs de ce double meurtre… et ce qui les a poussés à se livrer à la police, alors que personne, a priori, ne les soupçonnait.

Selon les déclarations faites par les deux suspects aux enquêteurs, ils connaissaient les victimes, un autre couple de chinois, dont des parties de corps ont été retrouvées à quelques jours d’intervalle, dans un état plus ou moins avancé de décomposition. Et ils avaient la garde de leur bébé. Mais l’enfant serait mort, apparemment dans des conditions accidentelles. Les deux suspects auraient alors tenté de dissimuler aux parents le décès de leur bébé, le faisant vraisemblablement disparaître dans un sac poubelle. Un événement initial dont le déroulé "reste à affiner", indique-t-on de source proche de l’enquête. Selon les déclarations de la femme aux policiers, le nourrisson venait de décéder de "mort subite".

Une fuite en Chine, et un retour en France

Mais les parents de l’enfant auraient découvert la mort de leur bébé, ce qui aurait alors dégénéré en violente altercation. Au cours de la bagarre, d’après les déclarations des suspects, les parents auraient été tués. C’est alors que leurs meurtriers auraient essayé de se débarrasser des corps, tout comme ils avaient essayé de dissimuler le corps du bébé. Pour cela, ils auraient découpé les corps, avant de disperser les restes humains. Ce qui explique comment deux joggeuses ont pu découvrir, le 7 juin au soir, dans le bois de Vincennes, une jambe sans vêtement et coupée à la cheville, en état de décomposition. Avant qu’une partie de torse humain ne soit elle aussi retrouvée, quelques jours plus tard, par un chien d’aveugle non loin de là, également en état de décomposition, laissant les enquêteurs de la brigade criminelle "perplexes" et "sans le début de début d’une piste"… La découverte de ces restes humains avait provoqué une stupeur d’autant plus grande qu’elle survenait au moment du passage en France du "dépeceur" canadien Luka Rocco Magnotta.

Entretemps, les suspects s’étaient enfuis en Chine. Avant, toutefois, de revenir en France, poussés par les remords – ou par la crainte d’une vengeance de la part de la famille des victimes… Selon des sources proches de l’enquête, c’est après avoir consulté un avocat, qui lui aurait fortement conseillé de se rendre, que le couple de suspects a décidé d’avouer.

Dimanche soir, sur leurs indications, une seconde partie de tronc humain a été découverte au bois de Vincennes. Selon une source judiciaire, l’autopsie réalisée lundi a démontré qu’il s’agissait d’une autre partie du tronc découvert par le chien d’aveugle. Et selon les toutes premières constatations, la jambe pourrait être celle de la femme et le tronc appartiendrait à l’homme. "Il reste à vérifier les affirmations" du couple en garde à vue "ainsi que les circonstances exactes de cette affaire", ont indiqué des sources proches de l’enquête.

Lci/Tf1

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/vincennes-deux-depeceurs-chinois-decrivent-un-double-meurtre-7365843.html

Le siège du PS visé par un engin incendiaire

Un homme a été interpellé hier en milieu de matinée après avoir tenté de déployer quelques heures plus tôt une banderole, puis jeté un engin incendiaire, devant le siège du Parti socialiste (PS), rue de Solferino à Paris (VIIe). Selon les premières investigations, le suspect, âgé de 41 ans, s’est présenté vers 5 heures devant les bureaux pour y installer un calicot dénonçant sa situation personnelle, avant d’être repéré par les vigiles chargés de la surveillance les lieux.

« Cet homme semble en conflit avec la mairie de la ville de Malakoff (Hauts-de-Seine), explique une source proche de l’affaire. Il s’estime maltraité par cette municipalité et voulait le faire savoir… » Identifié grâce à sa banderole — sur laquelle il avait inscrit ses coordonnées —, l’auteur de cet acte de malveillance a été arrêté dans sa chambre d’hôtel à Malakoff. Les enquêteurs y ont saisi un second engin incendiaire, contenant de l’alcool à brûler. Il a été placé en garde à vue.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-siege-du-ps-vise-par-un-engin-incendiaire-19-06-2012-2056010.php

Aubervilliers : trois blessés graves après un vol à la portière

Un accident de la circulation a fait trois blessés graves et un quatrième plus léger, ce mardi matin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Vers 8 h 45, le conducteur d’une voiture et sa passagère sont victimes d’un vol à la portière : deux inconnus juchés sur un scooter, parvenus à leur hauteur, se sont emparés avec violence du sac à main de la passagère avant de prendre la fuite.

L’automobiliste a poursuivi les deux motocyclistes. Le pilote du scooter a pris un virage à droite, à grande vitesse, pour tenter de distancer son poursuivant. Mais un camion-benne se trouvait dans la rue empruntée par les deux voleurs. Ces derniers ont très violemment percutés le camion avant de voir le conducteur de la voiture, qui les poursuivaient et qui n’a pas pu freiner, en faire de même. Rapidement sur place, les pompiers et une équipe du Samu ont secouru le pilote du scooter qui se trouve dans le coma. Le passager du deux-roues a également été sérieusement blessé. Les pompiers ont dû procéder à la désincarcération de l’automobiliste de l’habitacle de sa voiture. Sa passagère a été plus légèrement blessée. Christian Lambert, le préfet de Seine-Saint-Denis s’est rendu sur place.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/aubervilliers-trois-blesses-graves-apres-un-vol-a-la-portiere-19-06-2012-2056042.php

La presse indienne en émoi face aux accusations d’inceste contre un diplomate français

La presse indienne suit de très près l’évolution de l’enquête sur un diplomate français de 39 ans, habitant à Bangalore (sud du pays), suspecté du viol de sa fille âgée de 3 ans et demi.
L’affaire a éclaté jeudi 14 juin, après le dépôt par son épouse indienne d’une plainte, accompagnée d’un rapport médical d’un hôpital privé, indiquant que la fillette portait des marques de sévices sexuels. La mère de trois enfants, âgée de 37 ans, explique alors aux policiers que ce n’est pas la première fois que l’enfant serait violé par son père. Quelques heures plus tard, une jeep de la police est venue prendre le père de famille pour l’interroger au commissariat.

INTERVENTION DU CONSULAT DE FRANCE

Selon The Hindu, des sources policières ont ensuite indiqué que les autorités ont libéré rapidement le diplomate, après l’envoi par un officiel du consulat d’une lettre demandant de ne pas placer l’homme en détention, tant que des expertises prouvant le viol ne sont pas réalisées. L’auteur de la lettre donne des garanties et explique qu’il ne laissera pas sortir le diplomate du pays tant que des investigations seront en cours.

Des tests ultérieurs ont été effectués dans un hôpital d’État vendredi après-midi. Du sang du père et des vêtements de la fillette ont été envoyé pour analyses en laboratoire.

Aux policiers, la femme du diplomate a déclaré qu’elle soupçonnait son mari depuis avril 2010, mais qu’elle n’avait pas intenté d’action en justice faute de preuves. D’après la presse indienne, le couple aurait trois enfants, un garçon de 7 ans, la petite victime supposée, et un bébé de 20 mois.

IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE EN QUESTION

Le grande interrogation dans cette affaire, c’est l’immunité diplomatique dont bénéficierait ou non le suspect. Dans un premier temps, The Deccan Chronicle a affirmé que selon des sources proches du ministère des affaires étrangères indien, le diplomate jouissait de l’immunité diplomatique et que tant que le gouvernement français ne l’annulait pas, il pourrait éviter tout procès en Inde.

Néanmoins, le statut diplomatique de l’homme restait bien flou, empêchant de fait toute arrestation. Ni le consulat français de Bangalore ni l’ambassade de New Delhi ne se sont empressés de lever le voile. Dimanche, The Times of India indiquait que selon des sources officielles à l’ambassade, le diplomate français n’avait pas d’immunité diplomatique. Il disposerait d’un passeport de service et non diplomatique. Et même s’il en disposait, l’immunité ne pourrait s’appliquer pour un crime hors du cadre de son service.

APPEL AU GOUVERNEMENT INDIEN

La femme du diplomate, une citoyenne indienne originaire du Kérala, a de son côté fait parvenir une lettre au ministre indien de l’intérieur, M. Chidambaram, ainsi qu’au ministre des affaires étrangères, M. Krishna, appelant le gouvernement à tout faire pour qu’un éventuel procès ait lieu en Inde.

Comme le rapporte Rue89, le Quai d’Orsay a été interrogé sur cette affaire lors d’un point presse lundi 18 juin. Le ministère confirme les informations dévoilées par la presse indienne : "Une instruction est en cours. Il ne nous appartient pas, à ce stade, de la commenter. La Convention de Vienne sur les relations consulaires ne prévoit pas (article 43) d’immunité de juridiction pour les actes accomplis hors de l’exercice des fonctions consulaires."

D’après The Hindustan Times et The Indian Express, une trentaine d’activistes d’ONG des droits de l’enfant ont manifesté lundi 18 juin devant le Consulat de France, pour demander l’arrestation du diplomate.

Pauline Pellissier

Le Monde

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/06/19/la-presse-indienne-en-emoi-apres-des-accusations-de-viol-contre-un-diplomate-francais_1720783_3216.html

Deux gendarmes morts en service – la gendarmerie meurtrie :

Deux gendarmes sont tombés victimes de leur devoir dans la soirée de dimanche.
L’adjudante Alicia Champion et le MDL Chef Audrey Bertaut sont intervenues au domicile d’un individu violent soupçonné d’un vol. Elles furent agressées, l’arme de l’une d’elle a été prise par le voleur. Il en a fait usage contre elle. La seconde militaire, probablement partie appeler des renforts a été poursuivie par le meurtrier puis littéralement abattue sur la place du village.

Le meurtrier, connu et déjà condamné pour sa violence, a été jugé la semaine précédente pour avoir battu sa mère (qui réclamait qu’on l’enferme). Il a bénéficié d’un sursis. La justice en a décidé autrement et aujourd’hui devra expliquer en quoi le sursis est efficient lorsqu’il est appliqué à un multirécidiviste.

Deux femmes en intervention, cela pose un problème de force physique disent déjà quelques uns, un problème de perception chez le délinquant. S’il vous plait, ne tombons pas, en plus, dans ces raccourcis. A mon avis, homme ou femme, le résultat aurait, sans doute, été le même. Puis ces deux femmes faisaient un métier. Je pense qu’elles auraient été offensées par ces remarques.

C’étaient bien des gendarmes en intervention, cette nuit là, dans ce village, pas deux femmes gendarmes.

Les conditions du meurtre de ces militaires s’éclaircissent au fil des heures, pourtant les questions commencent à se murmurer dans les brigades.

Un murmure, un simple murmure ……. pour l’instant.

Les questions, il est probablement trop tôt. Cependant, nous ne pouvons pas les éluder.

- Pourquoi une intervention chez un délinquant en soirée. Ne pouvait-on pas attendre le lendemain ?

- Pourquoi les interventions se font-elles à deux, seulement deux, j’ai envie de dire ?

Trop tôt pour répondre.

Recueillons nous devant ces deux militaires victimes de leur devoir, simplement, humblement

jmestries

La grogne dans la Gendarmerie

https://sites.google.com/site/lagrognegend/1/deuxgendarmesmortsenservice%E2%80%93lagendarmeriemeurtrie

Gendarmes tuées : le meurtrier présumé a un casier judiciaire chargé

Le choc est immense à Collobrières, petit village du Var. Deux femmes gendarmes ont été tuées par arme à feu dimanche soir alors qu’elles intervenaient pour une affaire de vol dans cette bourgade de près de 2 000 habitants.

Un suspect, interpellé vers 3 heures du matin, a reconnu être l’auteur des coups de feux, a indiqué le procureur de Toulon, Xavier Tarabeux, lundi dans l’après-midi. D’importants moyens avaient été mobilisés pour retrouver le meurtrier, après ce drame qui constitue une première dans l’histoire de la gendarmerie.

Il était sorti de prison en septembre

Condamné par le passé pour infraction à la législation sur les stupéfiants et vols avec violences, cet homme de 30 ans était sorti de prison en septembre, après six mois d’incarcération. La semaine dernière, il avait été condamné à une peine de sursis-mise à l’épreuve pour violences commises sur sa mère.Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect a tiré dans un premier temps deux coups de feu sur Audrey Berthaut, maréchal des logis-chef de 35 ans, mère de deux filles de 5 et 13 ans, un fait considéré comme «un meurtre». Puis il a poursuivi sa collègue, Alicia Champlon, une adjudante de 29 ans, et tiré six balles dans sa direction, a souligné le procureur, qui, dans ce second cas, a retenu «une volonté de donner la mort par préméditation, donc l’assassinat».

Des constatations effectuées par la police technique et scientifique, qui étaient toujours en cours lundi matin, ont permis de relever notamment des traces de griffures et des résidus de poudre sur les mains du tueur présumé.

«J’allais fermer les volets et là j’entends crier : "Oh non pas ça !"»

Selon les premiers éléments, tout a commencé dans la journée de dimanche par le vol du sac à main d’une habitante de Collobrières par l’auteur présumé des coups de feu. Celui-ci aurait été aperçu ivre en début de soirée, selon le patron de l’un des trois bars du village, interrogé par l’AFP. Le mari de cette habitante frappe alors à la porte du voleur présumé, que lui ouvre sa compagne, et alors que les deux femmes gendarmes arrivent sur les lieux. S’ensuit alors une rixe assez violente, durant laquelle, après avoir frappé et donné des coups de pied dans la tête de la gendarme mère de famille, le suspect lui subtilise son arme de service, un Sig Sauer de calibre 9 mm, et tire. L’autre gendarme s’enfuit alors, le suspect lui court après et la tue également, avant de prendre la fuite à pied avec sa concubine et d’être arrêté peu après, ainsi que sa compagne, et placé en garde à vue.

Sur RTL, un riverain a raconté ce qu’il avait vu et entendu. «J’allais fermer les volets, et là j’entends crier : "Oh non pas ça !" et "Au secours !" Du coup, j’ai sorti la tête du volet. Là, le monsieur a tiré sept coups : quatre coups en face sur la dame qui criait "Au secours !", en fait, et trois coups dans la rue à côté. Et quand le monsieur a fini de tirer le troisième coup, il s’est enfui dans la rue juste à côté», a t-il expliqué. «J’ai tremblé en descendant. Mais c’était pour essayer de sauver s’il y avait quelqu’un à sauver. J’ai vu le monsieur partir, donc je me suis dit : "Il ne va pas revenir…" Je suis descendu, au cas où s’il y avait besoin d’aide. Mais il n’y avait plus rien à faire», a encore raconté ce témoin.

Manuel Valls annonce un hommage de la nation

Les deux gendarmes étaient âgées de 29 et 35 ans. L’une d’elle avait pour compagnon un gendarme de Salon-de-Provence. L’autre était la mère de deux petites filles de 5 et 13 ans, ont indiqué la préfecture et les militaires. Manuel Valls s’est rendu sur place, lundi midi, et a rencontré les familles des deux femmes. «La nation aura sans doute l’occcasion dans les jours qui viennent de rendre hommage à ces deux gendarmes, et de leur témoigner sa reconnaissance», a déclaré le ministre de l’Intérieur lors d’une conférence de presse à la mairie de la commune. Selon lui, «ce drame, sans précédent dans l’histoire de la gendarmerie, vient rappeler le caractère souvent périlleux et imprévu des missions de sécurité publique que les gendarmes sont amenés à accomplir, quotidiennement, en zone rurale, sur l’ensemble du territoire».

Dans la matinée, François Hollande avait également réagi. «C’est avec une très grande émotion que j’ai appris le meurtre de deux femmes gendarmes, cette nuit à Collobrières», explique le président de la République dans un communiqué, ajoutant: «A travers ce drame, c’est la République qui est atteinte». Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a lui exprimé «sa profonde émotion» devant ces «crimes odieux»

Le FN pose la question de la récidive

« Le meurtre de deux femmes gendarmes dans un village varois par un individu déjà connu des services de police et de gendarmerie pose une fois encore la dramatique question du sentiment d’impunité qui règne chez les criminels et qui nourrit le phénomène de récidive » écrit ce lundi le FN dans un communiqué. « Une fois encore, une fois de trop, l’homme qui a assassiné deux représentantes des forces de l’ordre se retrouvait en liberté alors qu’il était déjà connu pour des actes de violence et de délinquance », ajoute le parti d’extrême droite.

La mère du tueur présumé : «J’aurais préféré qu’il me tue avant»

«Mon fils est devenu fou». Djamila Boumezaar est la mère d’Abdallah, l’homme qui a reconnu avoir tué par balles les deux femmes gendarmes. Contactée par le parisien.fr, la femme, qui vit dans une cité de la Seyne-sur-Mer (Var) apparaît complètement effondrée. Son fils de 30 ans avait déjà été condamné par le passé pour infraction à la législation sur les stupéfiants et vols avec violences. Djamila aussi été victime de la violence de son propre fils, en mai dernier. «Il m’avait fracassé contre une porte. J’ai donc porté plainte. Et puis il a été jugé la semaine dernière. Je ne comprends pas pourquoi le juge l’a laissé en liberté. Parce qu’il est fou», raconte-t-elle, entre deux sanglots. «J’aurais préféré qu’il me tue. Comme ça il aurait été arrêté et jamais les deux femmes gendarmes n’auraient perdu la vie. Je suis si triste pour elles et pour les deux petites filles», poursuit péniblement Djamila. Abdallah venait d’être condamné à une peine de sursis-mise à l’épreuve pour violences commises sur sa mère. C’était le 13 juin.

LeParisien.fr avec AFP

http://www.leparisien.fr/faits-divers/var-deux-femmes-gendarmes-abattues-un-suspect-interpelle-18-06-2012-2054624.php

Fonction publique : l’absentéisme en hausse

Dans la fonction publique territoriale, les absences pour raisons de santé (maladies ordinaire, maternité, longue maladie, accident du travail) sont en progression continue depuis 2007. C’est ce que révèle l’étude annuelle du groupe d’assurance Dexia Sofcap. En 2011, chaque agent arrêté une fois l’a été en moyenne 23 jours, contre 17 il y a dix ans. En cinq ans, le nombre d’absences a augmenté de 17% et touche d’avantage d’agents (+ 12%). Et c’est dans les grandes collectivités, de plus de 350 salariés, que l’absentéisme est au plus fort.

« Il faut contrôler beaucoup plus les absences ! »

Principale raison de cette augmentation : le vieillissement de la population des agents territoriaux. Ils ont en moyenne 45 ans contre 39 dans le secteur privé. « Il faut contrôler beaucoup plus les absences ! s’exclame Agnès Verdier-Molinier, directrice de l’Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (IFRAP). Il y a à peu près deux fois plus de jours d’absence dans le public par rapport au privé. Aujourd’hui, dans la fonction publique, il y a très peu de contrôles sur les arrêts maladie : on ne sait pas si ce sont de "vrais arrêts" ou pas. »

« Des personnels en première ligne dans la gestion de la crise »

Mais l’aspect physique entre également en compte : les agents territoriaux de catégorie C sont particulièrement concernés. Ils exercent les métiers les plus physiques et représentent pratiquement 4 agents territoriaux sur 5. « Ce sont des éboueurs, des pompiers, des agents de la voirie, beaucoup d’agents qui ont des fonctions d’accueil dans les quartiers sensibles, explique Baptiste Talbot est secrétaire général de la CGT Service public. C’est à la fois des agents qui sont sur des tâches pénibles et exposées physiquement, mais qui font aussi partie des personnels en première ligne dans la gestion de la crise économique que l’on connaît. Il y a une augmentation beaucoup plus importante de l’absentéisme lié aux accidents du travail. Cela montre bien que le premier facteur de tout ça, c’est la pénibilité des missions. »

« Il faut un droit à la reconversion »

Et malgré la pénibilité de ce genre de travaux, « il n’y a rien de prévu pour les métiers physiques. On se contente de reclasser les gens quand ils sont finis, déplore Jean Claude Lenay, secrétaire national de la CFDT Interco. Un éboueur qui reste 35 ans derrière une benne à ordure, il ne faut pas se demander comment il va finir ! Si on constate que de façon moyenne, au bout de 15 ans d’exercice d’un métier, une personne rentre dans une zone à risque, il faut lui permettre un droit à la reconversion juste avant d’arriver dans cette zone à risque, de manière à ce qu’elle puisse être réorientée. »

RMC

http://www.rmc.fr/editorial/268640/fonction-publique-labsenteisme-en-hausse/

Gendarmes tués dans le Var : 3 questions que pose ce drame

La mort de deux gendarmes en intervention, dimanche soir à Collobrières, est un choc immense pour toute la profession. Lundi 18 juin, sur le forum Gendarmes et citoyens (sur lequel n’interviennent pas exclusivement des gendarmes), les mots "tristesse", "colère" et "incompréhension" s’échangent beaucoup. Et si la plupart des participants se refusent à polémiquer, quelques réactions et/ou interrogations reviennent plus que d’autres.

Celle, par exemple, des raisons pour lesquelles la seconde victime du meurtrier présumé aurait fui la scène sans, semble-t-il, faire usage de son arme. "Peut-être était-ce juste de la peur, mais peut-être était-ce aussi la peur de ce qui se passerait pour elle si elle utilisait son arme", s’interroge Spence2011 sur le forum. Avant de demander, comme l’ont fait récemment certains policiers après l’affaire de Noisy-le-Sec, une "présomption de légitime défense" pour les gendarmes.

1. Demande d’une présomption de légitime défense

"On la mériterait bien, non ?", s’offusque auprès du "Nouvel Observateur" un gendarme de la région Paca, bouleversé. "Quand on utilise notre arme, on est systématiquement mis en cause, alors qu’on ne fait que notre travail ! Comment se fait-il, à partir du moment où notre mission est de protéger les personnes et les biens, qu’on ne présume pas qu’on a utilisé notre arme en état de légitime défense ?" Sur le forum, Le Crotale s’emporte : "C’est parfaitement inadmissible qu’un militaire armé (…) soit CONTRAINT de prendre la fuite pour ne pas avoir à répondre de ses actes devant une juridiction de jugement et être livré à la vindicte populaire et journalistique…" Avant d’imaginer un autre scénario :

Si la seconde gendarme avait fait usage de son arme alors que la brute épaisse n’avait seulement qu’asséné un coup de poing à sa collègue ! On lui aurait opposé que sa riposte était inadaptée (arme à feu contre coup de poing) et elle aurait été condamnée !!"

Lui aussi demande une présomption de légitime défense pour les gendarmes et les policiers.

Une requête dont l’utilité n’est pas très claire selon l’ancien gendarme aujourd’hui président de l’association Gendarmes et citoyens (liée au forum), Christian Contini : "A quoi ça peut servir ? On est en état de légitime défense ou on ne l’est pas." Quant aux faits, il dénonce "une exécution pure et simple" des deux gendarmes qui "se sont déplacées pour un différend de voisinage et se sont retrouvées face à une bête féroce."

Rien à voir, dit-il, avec les conditions d’utilisation des armes. Le secrétaire général du Syndicat national des officiers de police SNOP-SCSI Jean-Marc Bailleul est d’accord : "On est dans un cas de légitime défense. Sur une affaire comme celle-ci, des policiers auraient pu être touchés de la même façon".

2. Quelle différence entre gendarmes et policiers pour l’utilisation des armes ?

Les gendarmes, comme les policiers, sont soumis aux mêmes règles de légitime défense que tout citoyen : "Ils ne peuvent riposter qu’en cas d’agression actuelle, injuste et quand cette agression est dirigée contre une personne, et la riposte doit être immédiate, absolument nécessaire et proportionnée" selon la direction de la gendarmerie. Toutefois, en tant que militaires, "ils disposent d’un droit d’usage des armes plus étendu que les policiers", rappelle Christian Contini. "En théorie" ajoute le gendarme précédemment cité. Car en pratique, "c’est très différent", poursuit celui qui "défie quiconque de faire appliquer cet article du code de la défense."

Les gendarmes peuvent également utiliser leur arme dans plusieurs cas particuliers régis par le code de la défense. La gendarmerie nationale les résume ainsi : "quand on garde des lieux spécifiques lors d’opérations militaires, quand on ne peut pas résister autrement que par l’usage d’une arme, dans une zone de défense ultra-sensible par exemple,

quand la personne dont on a la garde s’enfuit à pieds après sommation (trois appels audibles ‘Halte gendarmerie!’) ou quand, après sommation toujours, et si elle se trouve dans un véhicule, qu’elle refuse d’obtempérer à un ordre d’arrêt et qu’on est sûr qu’elle a commis un crime ou un délit grave."

Quand, dans une situation similaire, fait remarquer Jean-Marc Bailleul du SNOP-SCSI, un policier ne peut tirer "que si la voiture lui fonce dessus".

Un arrêt de la Cour de cassation du 18 mars 2003 a ajouté à cette règlementation un impératif "d’absolue nécessité". "Comment la définit-on ?", demande l’ancien gendarme Christian Contini, pour lequel "elle veut tout et rien dire." Même si selon Jean-Marc Bailleul l’arrêt de 2003 tend à "uniformiser" les façons de faire entre policiers et gendarmes, il y a toujours, assure-t-il, un "vrai besoin d’uniformisation" en vue de "voir disparaître des disparités absolument injustifiées." Il faudrait selon lui trouver un compromis : "le policier ne doit plus avoir peur de sortir son arme, et, en même temps, est-il logique de pouvoir tirer dans le dos d’un fugitif ?" Sur le forum, nombreux sont ceux, aussi, à pointer du doigt le fait que, dimanche, les gendarmes sont intervenus à deux.

3. Un manque d’effectifs inlassablement pointé du doigt

"On nous demande à NOUS gendarmes d’assurer un service avec les moyens à notre disposition. Nos effectifs ne sont pas en adéquation mais peu importe, on ‘s’arrange’ et on y arrive", écrit sur le forum interceptor, qui demande que les gendarmes soient au minimum trois par patrouille. Mais Le Crotale, plutôt favorable à un "nouveau schéma pour les interventions nocturnes", "n’est pas certain que le fait de sortir à 3 soit LA solution." Tous s’accordent à dire que "plus on est mieux c’est" comme l’affirme le gendarme de Paca, et que "patrouiller à deux au lieu de trois est très différent".

Mais celui selon lequel le drame de dimanche "n’aurait jamais dû arriver" n’est pas convaincu que cela aurait changé quoi que ce soit. Quant à la direction de la gendarmerie, elle assure "qu’en brigades territoriales, -les unités les plus proches de la population-, les gendarmes sont pratiquement toujours à deux." Sur le forum, encore, un participant propose d’opter pour "le principe d’une patrouille de trois personnes la nuit".

Cette tragédie met l’accent sur la nécessité de disposer des moyens suffisants pour assurer une surveillance continue sur toute l’étendue du territoire"

a par ailleurs déclaré l’Union nationale du personnel en retraite de la gendarmerie (UNPRG). L’Unsa police a évoqué "cet acte ignoble et la froideur avec laquelle ces crimes odieux ont été commis." Et SGP Unité Police FO a dénoncé un "lâche assassinat" et rappelé qu’une "intervention de police ou de gendarmerie n’est jamais sans risque y compris dans les zones rurales".

On a appris lundi après-midi que le principal suspect, qui a reconnu être l’auteur des coups de feu, était sorti de prison en septembre. Et le gendarme de conclure : "Qu’on n’apprenne pas maintenant qu’il aurait dû y rester…"

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120618.OBS9007/gendarmes-tues-dans-le-var-3-questions-que-pose-ce-drame.html

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