A la suite de la mort d’un automobiliste, mardi, lors d’une course-poursuite à Millau (Aveyron), un policier a été mis en examen vendredi à Montpellier pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le policier incriminé «a été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction d’exercer les fonctions de policier et de porter une arme», a précisé le procureur de Montpellier, Brice Robin.
Ce chef de mise en examen, avec la circonstance aggravante de faits commis par «personne dépositaire de l’autorité publique», est une qualification criminelle qui peut conduire son auteur devant une cour d’assises. Une mise en examen pour homicide involontaire aurait été passible du tribunal correctionnel.
L’automobiliste, un jeune homme de 26 ans, est mort mardi vers 3 heures du matin à Millau en tentant de se soustraire à un contrôle de police de deux agents de la brigade anticriminalité (BAC). Dans un premier temps, des sources proches de l’enquête avaient indiqué que l’homme était décédé dans l’accident de sa voiture, qui a heurté un poteau, puis un second, avant de s’immobiliser. L’autopsie pratiquée mercredi a révélé que l’homme avait succombé à une balle.
Le policier soupçonné d’être l’auteur du coup de feu mortel, a toujours reconnu avoir fait feu en direction de l’automobile de la victime et a expliqué avoir cru son collègue en danger. Les deux policiers de la BAC ont indiqué qu’ils avaient tenté d’intercepter une puissante voiture qui arrivait à vive allure sur un rond-point et qu’ils la soupçonnaient de servir à transporter de la drogue.
Après une course-poursuite, la voiture avait fait un demi-tour brutal et les deux policiers étaient descendus de leur propre véhicule pour s’avancer à pied vers le fuyard. Celui-ci avait alors accéléré en direction des policiers, qui avaient chacun ouvert le feu une fois. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), à qui les investigations ont été confiées après les coups de feu, a découvert 1,6 kilo de résine de cannabis dans la voiture.
Le policier, d’abord placé en garde à vue jeudi à Rodez, a ensuite été déféré vendredi au pôle criminel de l’instruction de Montpellier.
LeParisien.fr avec AFP
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alors la ce n’est pas juste !!! ce policier fait son travail …la voiture a foncée sur eux et si ces transporteurs de drogues les avaient tués ils auraient été en prison ???? faites une manifestation dans toute la FRANCE on ne se sent plus en sécurité nous FRANCAIS …..
Encore une affaire où un policier risque la cour d’assise pour avoir fait usage de son arme; pourtant il faut être lucide les armes de policiers tuent plus de flics (suicides) que de truands. Courage pour la suite à ce policier.
Vu les circonstances , les policiers ont bien fait de tirer , quelle autre solution avient ils ?
11 Avril – Chambéry , il s’appelait Cédric Papattico , si lui et son binôme avaient eu la possibilité d’utiliser une vrai arme , il serait parmis nous aujourd’hui ,alors à ce policier de Millau , je souhaite patience et courage , et tout mon soutien .
Je sais que nous serons nombreux à le soutenir !
Avec ce genre d’affaires, c’est à se demander comment les policiers ne baissent pas tous les bras…Comment imaginer, devant ce genre de situation totalement absurde, que des jeunes aient encore envie de devenir policier ?
C’est franchement totalement démoralisant.
Mais c’est pourtant clair. il ne faut plus rien interpeller. Faitent quelques TA de temps en temps et c’est tout. Dès le changement de gouvernement quand valls s’est rendu au chevet d’un crapaud qui a chuté après un refus d’optempérer, il ne s’est pas ocuupé d’avoir voir le colègue qui se retrouve maintenant dans la merde!!!
Donc le message est clair, nous ne sommes plus soutenu et défendu par ministère….
Ne plus rien faire, et on vera…. dommage pour les victimes