Go-fast : 2 blessés, dont un policier, lors d’une interpellation à un péage

Deux hommes, dont un policier, ont été blessés mardi après-midi lors d’une interpellation dans le cadre d’un go-fast, au péage de la Gravelle sur l’A81, entre Laval et Rennes.

Un policier de la DIPJ de Rennes, qui voulait interpeller un suspect au volant d’une Audi S3 arrêtée au péage de La Gravelle (Mayenne), a été fauché par le conducteur, qui a fait marche arrière pour tenter de s’enfuir.

Un autre policier a alors ouvert le feu sur le suspect, qui a été sérieusement blessé au ventre et transporté au centre hospitalier de Laval. Le policier, dont le pronostic vital n’est pas engagé, a été blessé au cou et à la mâchoire.

Deux autres hommes qui participaient au go-fast ont également été interpellés unpeu plus tard dans l’après-midi en Ille-et-Vilaine. Selon les premières constatations, au moins une centaine de kilos de résine de cannabis étaient dissimulés dans le véhicule, a précisé Jean-Paul Le Tensorer, directeur interrégional de la police judiciaire du Grand ouest, basé à Rennes.

TF1

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/go-fast-2-blesses-dont-un-policier-lors-d-une-interpellation-a-7435360.html

Mulhouse (68) Nuit de tensions, de dégradations et d’incendies

La nuit de lundi à mardi a été plus qu’agitée, dans différents quartiers mulhousiens et principalement dans celui de Bourtzwiller. Ou plus exactement dans quelques rues situées aux abords du collège. Un établissement qui, peu avant minuit, a été victime d’un jet de cocktail molotov, de pierres et de barres de fer.

L’accueil du collège a été complètement détruit par les flammes, ainsi que trois pièces attenantes, malgré l’intervention rapide des pompiers. Plusieurs vitres de l’entrée de ce bâtiment public portaient encore les stigmates des jets en tout genre

Depuis quelque temps, la tension était palpable dans ce quartier mulhousien. Mais lundi soir, après un contrôle de police, tout a dégénéré. Il semblerait qu’un équipage de la brigade anticriminalité, après avoir aperçu deux jeunes pousser un scooter, aient voulu contrôler ces individus. Ils ont essuyé immédiatement des jets de pierres et ils ont dû utiliser leur flashball pour se dégager. Un des jeunes, qui poussait le deux-roues, a été touché par un tir.

Les jeunes, présents, n’ont pas du tout compris pourquoi les policiers avaient fait usage d’une arme. Résultat, outre le collège touché, plus d’une dizaine de véhicules ont été incendiées dans la nuit. Des voitures de police ont également été dégradés durant la soirée. Une demi-compagnie de CRS, en faction à Colmar, a été rapatriée sur Mulhouse peu après minuit. Finalement, le calme est revenu dans le quartier vers 2h. Le moment où, du côté des quartiers Wolf-Wagner et Drouot à Mulhouse, d’autres violences urbaines éclataient. Là aussi, des voitures ont été incendiées. Des gendarmes sont venus prêter main forte aux policiers du côté du Drouot. Un de leur véhicule a été dégradé par des jets de pierres.

L’Alsace / France3

http://www.lalsace.fr/actualite/2012/07/31/nuit-de-tensions-de-degradations-et-d-incendie

Un camion percute deux motards de la police

REIMS – BETHENY (Marne). Hier, deux motards policiers ont été violemment percutés par un poids lourd sur le boulevard des Tondeurs dans le sens Witry-lès-Reims / Saint-Brice-Courcelles.

HIER après-midi vers 15 h 30 à hauteur de la commune de Bétheny, trois motards de la police circulaient sur le boulevard des Tondeurs à Reims lorsqu’un poids lourd immatriculé au Benelux a voulu dépasser un véhicule sans s’apercevoir que les motards étaient déjà engagés sur la voie de dépassement. La remorque du camion est alors venue faucher violemment deux des trois fonctionnaires de police, les projetant sur la glissière de sécurité sur une distance d’environ cinquante mètres.

Blessés très sérieusement, leur pronostic vital n’était toutefois pas engagé à l’heure où nous rédigions ces lignes. Les motards ont été pris en charge et évacués rapidement par le Samu au CHU de Reims.

Leur moto totalement détruite laissait comprendre la violence de l’accident. « Ils ont fait vraiment une très grosse chute et ont eu énormément de chance même si leur état est tout de même assez grave. Ils ont de multiples blessures », expliquait hier un responsable du commissariat de Reims.

Comme c’est le cas dans ce genre d’accident, le conducteur du poids lourd sera soumis à des analyses afin de déterminer s’il circulait ou non sous l’empire de l’alcool ou de stupéfiants avant d’être placé en garde à vue le temps de l’enquête.

L’accident qui s’est produit en direction de Saint-Brice-Courcelles a également vu la voie rapide être coupée durant de nombreuses minutes afin de laisser les secours procéder à leur intervention.

T.A.F.

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/un-camion-percute-deux-motards-de-la-police#.UBfXiepYHus.facebook

Deux CRS grièvement blessés dans un accident sur l’A26

Deux CRS ont été grièvement blessés dans l’accident de leur camionnette qui a percuté une rambarde de sécurité avant de verser sur le bas-côté, dans la matinée de mardi, sur l’autoroute A26 (Reims-Calais), à hauteur de Remies (Aisne).

Pour des raisons encore indéterminées la camionnette, seule en cause dans l’accident, a quitté la chaussée après 10 heures, alors qu’elle circulait en direction de Calais, et glissé en contrebas, ont précisé les secours. Selon cette source, un des passagers de la camionnette de CRS a été éjecté dans l’accident alors que son collègue a dû être désincarcéré. Les deux policiers ont été médicalisés sur place par le SMUR avant d’être transportés au centre hospitalier de Laon. La circulation sur l’A26 a été réduite à une seule voie pour la durée d’intervention des secours.

TF1

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/deux-crs-grievement-blesses-dans-un-accident-sur-l-a26-7434534.html

Valls annonce "15 zones de sécurité prioritaires" dès septembre

Il s’agit de "mettre en place une action de sécurité renforcée sur des territoires bien ciblés, caractérisés par une délinquance enracinée et de fortes attentes de la population", a expliqué mardi le ministère de l’Intérieur.

C’était l’une des promesses de campagne de François Hollande. Mardi, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls a annoncé aux préfets réunis Place Beauvau que "quinze zones de sécurité prioritaire" seraient déployées dès septembre. Le ministère précise que Manuel Valls a signé "hier" lundi une circulaire qui sera prochainement adressée aux préfets sur la mise en place de ces zones (ZSP) dont "entre cinquante et soixante doivent être déployées en l’espace d’un an, à compter de septembre", a indiqué le ministre.

En attendant, "dans un premier temps, 15 ZSP ont été prédéfinies, au niveau central, en fonction de critères objectifs de gravité: 9 en zone police, dont trois au sein de la PP, 5 en zone gendarmerie et une en zone mixte", a précisé Manuel Valls. Il avait annoncé fin juin la création des premières zones de sécurité prioritaires, évoquant pour septembre une première vague d’"une cinquantaine, peut-être soixante" de ces zones.

Avec ces zones, une des promesses de campagne de François Hollande, il s’agit de "mettre en place une action de sécurité renforcée sur des territoires bien ciblés, caractérisés par une délinquance enracinée et de fortes attentes de la population", avait-il alors souligné. "L’idée, c’est de mettre le paquet là où il faut, pour ce qu’il faut, avec souplesse, adaptation", avait insisté le ministre.

TF1

http://lci.tf1.fr/france/societe/valls-annonce-15-zones-de-securite-prioritaires-des-septembre-7434593.html

Clandestins : Valls veut remplacer les gardes à vue par 12 heures de rétention

Manuel Valls a annoncé mardi pour la fin octobre un projet de loi visant à permettre la rétention administrative pendant douze heures des immigrés clandestins, en réponse à la fin de la garde à vue pour les sans-papiers ordonnée par la Cour de cassation.

Le 5 juillet, la Cour avait décidé que conformément à la législation européenne, il était désormais illégal de placer des clandestins en garde à vue (24 heures renouvelables une fois), pour le seul motif de séjour irrégulier.

Les policiers ne disposaient donc plus que des quatre heures d’un contrôle d’identité ou d’une audition libre pour engager la procédure préalable à une éventuelle expulsion.

Cette décision de la Cour de cassation concernait 60.000 personnes par an, selon les associations de défense des sans-papiers.

Dans un discours prononcé mardi devant les préfets et communiqué à l’AFP, le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’"un projet de loi (serait) proposé au Parlement avant la fin du mois d’octobre qui créera un régime spécifique de retenue administrative portant à douze heures le délai pour vérifier la situation d’un étranger".

"C’est essentiel pour l’efficacité de notre politique d’éloignement", a-t-il insisté.

Le député UMP Eric Ciotti s’est inquiété lundi "d’un effondrement de près de la moitié des reconduites à la frontière depuis le mois de mai". Le parlementaire "est dans la polémique", lui avait répondu l’Intérieur expliquant que "la chute du nombre de reconduites (était) due uniquement à la nouvelle donne sur les gardes à vue".

"Un objectif de justice et de fermeté"

Après la décision de la Cour de cassation, l’avocat de l’association d’aide aux étrangers Cimade, Me Patrice Spinosi, avait appelé de ses voeux "une nouvelle mesure de pré-rétention administrative, qui permettra d’arrêter la personne et de vérifier son identité, pendant une durée de huit à dix heures maximum", avant "le cas échéant, d’enclencher la procédure de retour".

"Ce qu’on peut craindre c’est que le législateur invente une procédure d’exception, dérogatoire au droit commun", avait mis en garde Stéphane Maugendre, président du Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti).

Manuel Valls a par ailleurs répété les grands axes de sa politique sur l’immigration axée, selon lui, sur "un objectif de justice et de fermeté". Il souhaite que soit menée "une action résolue contre la fraude documentaire et les filières de travail clandestin".

Une circulaire sur les critères de régularisation des sans-papiers sera transmise aux préfets à la rentrée, a-t-il dit annonçant par ailleurs avoir demandé à l’Inspection générale de l’administration (IGA) un audit sur l’accueil des étrangers en préfecture, que les associations jugent souvent indignes.

Il a confirmé vouloir simplifier la naturalisation, "terme logique d’un parcours d’intégration réussi". L’"entretien d’assimilation" ne se fera plus "par questionnaire à choix multiples mais par le bais d’un dispositif permettant d’évaluer au mieux l’insertion des personnes dans la société française."

"Il vous sera diffusé pour la fin de l’été un support permettant de tenir valablement les entretiens d’assimilation" et qui "aura vocation à témoigner de la capacité à adhérer à la communauté nationale et aux valeurs de la République", a dit Manuel Valls.

© 2012 AFP

http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/31/1410558-clandestins-valls-veut-remplacer-les-gardes-a-vue-par-12-heures-de-retention.html#xtor=RSS-6

Tragique accident de Tourcoing : un enfant décédé, 3 autres grièvement brûlés

Un enfant est décédé et trois de ses camarades âgés de neuf à onze ans ont été grièvement brûlés lundi soir -dont l’un restait dans un état critique mardi matin- apparemment lors d’un jeu qui a mal tourné à Tourcoing (Nord), a-t-on appris de sources concordantes.

L’un des deux enfants, âgé de 10 ans, hospitalisé en Belgique, et dont le pronostic vital était engagé, est décédé en fin de matinée, vers 11H15, a indiqué le parquet de Lille.

"On s’oriente de toutes façons vers la thèse d’un accident", avait précisé une source proche de l’enquête. "L’hypothèse criminelle est formellement exclue, il s’agit apparemment d’un jeu d’enfants qui a mal tourné", a souligné de son côté une source judiciaire.

Le pronostic vital d’un enfant de neuf ans, également transféré en Belgique, restait engagé mardi matin. Les deux autres garçons, le frère jumeau de la première victime et un autre enfant de 11 ans, ont également été brûlés très gravement, sur 10 à 20% du corps.

Un adulte de 25 ans, qui a tenté de leur porter secours, souffre de blessures plus légères aux mains.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il semblerait que les enfants, qui s’étaient retrouvés dans un petit terrain vague derrière des garages, à proximité de leur domicile, ont été blessés lors d’un jeu qui a mal tourné. Un bidon de produit inflammable, des pétards et un bâtonnet de feu d’artifice ont notamment été retrouvés sur les lieux du drame.

Enquête ouverte

"L’une des hypothèses est que les enfants ont tenté de fabriquer quelque chose, peut-être une fusée", a indiqué la source judiciaire.

Les enfants se trouvaient seuls au moment de l’accident. Ils avaient l’habitude de se retrouver pour jouer à cet endroit, situé au milieu de ce quartier tranquille et pavillonnaire et où plusieurs objets divers étaient fréquemment abandonnés.

Des voisins, alertés par des cris vers 21H, ont prévenu les secours. Selon plusieurs témoignages, un bruit de détonation a également été entendu, laissant supposer qu’une explosion pourrait être à l’origine du drame.

Souffrant d’importantes brûlures, les jeunes garçons ont été rapidement transportés par hélicoptère au CHRU de Lille pour deux d’entre eux, et dans des hôpitaux de Gand et de Bruxelles pour les deux plus gravement atteints.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Lille pour tenter de déterminer les circonstances exactes du drame.

Au cours d’un point de presse, le maire de Tourcoing, Michel-François Delannoy, a remercié les voisins qui s’étaient portés au secours des enfants, dont deux étaient transformés en torches vivantes.

Il a précisé que la ville avait souhaité obtenir la propriété du lieu du drame ainsi que des venelles avoisinantes – qui appartiennent actuellement à une copropriété – afin de les sécuriser.

© 2012 AFP

La Dépêche

http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/31/1410559-tragique-accident-de-tourcoing-un-enfant-decede-3-autres-grievement-brules.html#xtor=RSS-6

Asnières : l’agent immobilier se fait voler sa voiture et 50 000 €

Un homme qui venait de stationner sa voiture, ce dimanche 29 juillet, vers 6 heures, dans une rue d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a été victime d’un vol à main armée. Deux hommes, le visage dissimulé sous des cagoules, ont menacé la victime avec une arme de poing avant de la contraindre à descendre de sa Bentley Continental.

Les deux voleurs ont ensuite pris la direction des quais de Seine. Très rapidement informé, la police a lancé une alerte générale. Le véhicule dérobé, estimé à plus de 150 000 €, a été retrouvé, quelques minutes plus tard, incendié à Pierrelaye (Val d’Oise). Selon le propriétaire de ce véhicule de luxe, agent immobilier de profession, 50 000 € en argent liquide se trouvait également dans l’habitacle. Selon nos informations, cette importante somme n’a pas été retrouvée.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/asnieres-l-agent-immobilier-se-fait-voler-sa-voiture-et-50-000-eur-31-07-2012-2108570.php

Un gendarme blessé à la jambe d’un coup de hache

Un gendarme de la brigade de Saint-Gilles (Gard) a été blessé à la jambe d’un coup de hache en tentant d’interpeller, hier soir , un individu près de Génerac (Gard). La patrouille, composée de deux militaires, avait été appelée, vers 21 h, à la suite d’un conflit de voisinage.

Une dizaine de points de suture

A leur arrivée sur place, un individu prend la fuite en voiture. Il est prit en chasse par les gendarmes qui repèrent la voiture du fuyard, engagée sur un chemin, et ,en train de faire demi-tour. Le malfaiteur fonce sur les gendarmes, qui se trouvent à pied à ce moment là. L’un d’eux est obligé de sauter pour éviter la véhicule qui finit par s’arrêter.

Soudain, l’individu sort une hache à la main et porte un coup à la jambe gauche d’un des gendarmes, puis prend la fuite. Le malfaiteur a, finalement, été interpellé avec le concours de la police de Nîmes. Le militaire s’en tire avec une blessure qui a nécessité une dizaine de points de suture.

Le Midi Libre

http://www.midilibre.fr/2012/07/31/un-gendarme-blesse-a-la-jambe-d-un-coup-de-hache,541905.php

(merci @ "Anthonin Lamoureux")

L’ex-femme de Dutroux sera libérée sous condition

La justice belge vient d’autoriser la remise en liberté sous conditions de Michelle Martin, l’ex-femme et complice du meurtrier pédophile Marc Dutroux, qui a purgé plus de la moitié des 30 ans de réclusion auxquels elle avait été condamnée.

Michelle Martin, 52 ans, sera accueillie dans un couvent des soeurs clarisses à Malonne, près de Namur, selon son plan de réinsertion approuvé par le tribunal d’application des peines de Mons. Elle devra également se "tenir à distance" des familles des victimes.

Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/31/97001-20120731FILWWW00297-l-ex-femme-de-marc-dutroux-liberee.php#!

Fêtes de Bayonne : 15 pickpockets interpellés

Quinze pickpockets roumains qui pourraient appartenir à un réseau ont été interpellés pour vols en réunion et recel en bande organisée pendant les fêtes de Bayonne. Sept d’entre eux devaient être présentés hier après-midi à un juge d’instruction et sept autres ont été écroués samedi et dimanche en vue de leur jugement en comparution immédiate mardi, a-t-on précisé de même source.

Une quinzième personne était lundi après-midi en garde-à-vue.

« Une information pourrait être ouverte concernant les sept personnes présentées devant le juge d’instruction cet après-midi, a précisé Anne Kayanakis, procureur de la République à Bayonne. « Si l’information est ouverte, l’appartenance à une association de malfaiteurs pourrait être retenue », a-t-elle dit. Le point d’orgue de ces arrestations a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, quatrième jour des fêtes de Bayonne, lorsque sept pickpockets présumés ont été arrêtés par la police.

« Certains sont assez jeunes bien qu’il n’y ait pas de mineurs. Ils ont tous la nationalité roumaine et nous avons des raisons de penser qu’ils ont l’habitude de fréquenter des festivals ou des manifestations festives pour procéder à ce genre de vols à la tire de façon organisée », a déclaré Anne Kayanakis.

La République des Pyrénées

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/07/31/fetes-de-bayonne-15-pickpockets-interpelles,1092864.php

Etats-Unis : une femme condamnée après avoir élevé pendant vingt-trois ans un enfant volé

Une femme qui avait volé une petite fille âgée de trois semaines dans un hôpital de New York en 1987 et l’avait élevée comme son propre enfant jusqu’à l’an dernier a été condamnée à douze ans de prison, lundi 31 juillet, à New York.

Ann Pettway avait des problèmes mentaux et avait fait trois fausses couches quand elle s’est déguisée en infirmière et a enlevé Carlina White à l’hôpital de Harlem, dans le nord de New York, le 4 août 1987. Le juge Kevin Castel, en prononçant la peine, a souligné que les parents de la fillette avaient vécu "un vrai cauchemar". Plus tôt, lors d’une audience émouvante, Pettway, 50 ans, avait dit aux parents qu’elle était "profondément désolée".

Devant le tribunal, les parents biologiques, aujourd’hui séparés, ont raconté les moments horribles qu’ils avaient traversé quand leur petite fille a disparu et les vingt-trois années de chagrin qui ont suivi. Leur angoisse continue d’ailleurs de troubler leurs relations avec leur fille, qu’ils ont retrouvée l’an dernier. "Je suis brisée en un million de morceaux", a dit la mère, Joy White, tout en décrivant les problèmes d’identité de sa fille qui a été élevée par une autre mère.

ENLEVÉE À 19 JOURS

Le père, Carl Tyson, a regardé durement l’accusée lors de son témoignage : "Pendant vingt-trois ans, Ann, vous m’avez fait souffrir. Vous avez mis une pierre dans mon cœur", a-t-il dit. M. Tyson a d’ailleurs regretté la sentence prononcée contre Ann Pettway : "J’aurais voulu une peine de vingt-trois ans", a-t-il affirmé à la presse devant le palais de justice. La petite Carlina avait disparu en août 1987, alors qu’elle n’avait que 19 jours, de l’hôpital où ses parents l’avaient amenée en urgence en raison d’une forte fièvre. L’enfant n’avait jamais été retrouvée.

Carlina assure aujourd’hui que sa fausse mère se droguait, la maltraitait et qu’elle ne lui a avoué la vérité qu’il y a quelques années. Enceinte à l’âge de 16 ans, Carlina n’avait pas pu obtenir de sa prétendue mère un extrait de naissance et avait commencé à avoir des soupçons. Le problème s’était représenté lorsque la jeune fille avait essayé de passer son permis de conduire et de trouver du travail.

Carlina White avait alors décidé d’appeler le Centre américain chargé des enfants disparus, disant qu’elle avait l’impression de "ne pas savoir" qui elle était. En quelques jours, grâce à son ADN, les enquêteurs ont pu identifier Carlina et lui faire retrouver ses vrais parents.

Le Monde

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/07/31/etats-unis-une-femme-condamnee-apres-avoir-eleve-pendant-vingt-trois-ans-un-enfant-vole_1740396_3222.html#xtor=RSS-3208

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