« Ce matin je me suis levé, j’avais mal aux dents »: cahiers sur les genoux, assis sur des marches place Stalingrad à Paris, plusieurs dizaines de migrants répètent en choeur les phrases prononcées par leur professeur de français.
Le temps est agréable, mais qu’il fasse « -5 degrés » comme cet hiver ou en période de canicule, ils sont une petite centaine, tous les soirs, à suivre une heure de cours de français en plein air, sur des pentes d’herbe longeant la place, devant le bassin de la Villette.

« J’ai mal au dos », mime devant son tableau en criant Pierre Piacentini, pour se faire entendre de tous ses élèves du « niveau 2 » serrés sur les marches et, faute de place, debout en haut de l’escalier. Le bruit de la fontaine, la musique du bar voisin et la circulation compliquent parfois un peu sa tâche.
« J’ai mal au dos », reprennent en choeur une cinquantaine d’hommes, âgés de 18 à 30 ans, pour la majorité originaires du Darfour ou d’Afghanistan, tout en prenant des notes.
La scène, un peu incongrue, interpelle les passants qui sont nombreux à s’arrêter……Cliquez ici pour lire la suite

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