La première édition avait rassemblé en août 2016 170 personnes, selon Mediapart, seul média alors autorisé à couvrir l’événement. Pour la deuxième fois, un « camp d’été décolonial » est organisé à partir de ce samedi 12 août et pendant quatre jours par la militante « afroféministe » Fania Noël et la journaliste Sihame Assbague, qui attendent 220 participants. Et cette fois encore, il est « réservé uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français », peut-on lire sur le site dédié. Autrement – et plus simplement – dit : il est interdit aux Blancs !

La rhétorique identitaire des tenants de ce type d’événement commence à être connue : pour lutter pour le racisme, il ne faudrait se retrouver qu’entre personnes appartenant aux minorités victimes, et donc de fait opérer une distinction raciale. Sihame Assbague expliquait ainsi sa démarche dans un entretien à Vice en décembre dernier : « Avec l’organisation du camp, nous n’avons pas voulu faire de la pédagogie à l’intention des Blancs – ce qui peut être utile et que nous pouvons faire à d’autres moments – mais nous concentrer sur les « racisés » comme nous, qui subissent les mêmes oppressions que nous, et qui ont besoin d’échanger sur ces questions-là. »……Cliquez ici pour lire la suite

(Merci Nadia)

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